Chères Wonder-Womans, super mamans, compagnes hors normes, cet article s’adresse à vous toutes.

Tout est parti de discussions avec un groupe de copinEs. Sabrina nous raconte qu’elle est rentrée hier soir à 20H30 du travail, à 20H, son compagnon (rentré depuis 17H) lui envoie un texto « tu nous fait quoi à manger ce soir ? » et là… elle réalise qu’elle n’a pas fait de courses, que la supérette d’à côté est fermée et qu’elle a juste envie de rentrer. A son retour, cela tourne mal à la maison, elle n’est pas de bonne humeur, fatiguée, excédée et elle a une machine à faire. Ils finissent par commander leur repas, un peu agacés par les prix exhorbitants.

Le lendemain, nous en discutons, et je lui demande « pourquoi tu ne lui as pas demandé ce que lui te préparerait ce soir vu que tu rentrais tard ? » « ah ben c’est moi qui m’occupe de la cuisine à la maison, courses, machines et ménage » « ah bon… mais tu finis plus tard non ? ». Elle fronce les sourcils. L’ai-je agacée ? Je n’en sais fichtrement rien sur le moment, mais j’ai pour habitude d’être assez franche dans mes relations.

Quelques jours plus tard, la situation se reproduit et étrangement… elle adopte mon conseil. La sentence est immédiate par sms « ben rien, on mangera de la sauce tomate ». Elle est furieuse, et lui envoie un émoji énervé. Toutefois, en rentrant, le frigo est plein, Monsieur lui a fait l’honneur d’un repas home-made. Elle est toute émue le lendemain. Mais là où le gentleman perd de son aura, c’est lorsqu’il lui rétorque que ce serait bien que cela ne se reproduise pas trop souvent, il est crevé en rentrant du travail quand même !

Cela s’appelle… la charge mentale, lorsque les femmes se sentent une responsabilité de tout gérer dans le foyer. Selon une enquête INSEE datant de 2010, les femmes prennent en charge 71% des tâches parentales (bon d’accord, pour l’allaitement, on le garde !) et 64% des tâches domestiques ! Mais, on travaille aussi non ?

Résultat, on est crevées et agacées du « ben il fallait demander !! » . Et moi j’aimerais dire « eh bien non. On est deux à vivre ici ! »

Alors à chaque couple ses règles, son fonctionnement. Mais pourquoi ne pas créer un nouvel état d’homeostasie ou chacun intervient à hauteur de ce qu’il peut faire ?

Nos mères, grands-mères ont lutté pour l’égalité des sexes, pour briser les carcans d’une société patriarcale rigide pour elles, pour nous, pour nos enfants !

Sabrina et moi, nous avons des visions très différentes du couple. Et des compagnons aux caractères assez antagonistes. Lui et moi, nous avons toujours eu cette propension à partager les tâches. Alors bien évidemment, cela n’a rien de parfaitement égalitaire. Mais par exemple, je vais m’occuper de la vaisselle car ça l’agace, il va cuisiner plus souvent que moi parce que ça ne lui déplait pas.

En réalité, nous essayons de nous économiser. Quand l’un est fatigué, l’autre prend la relève. Bien sur, on a tatonné au début, mais on a fini par en parler.

Alors, pourquoi ne pas mettre quelques coups de canifs aux idées reçues et aux règles pré établies ?

Vous vivez ensemble dans le même logement, ainsi vos responsabilités légales vis-à-vis de ce dernier sont les mêmes. Vous avez donc les mêmes droits. Et l’ère de l’homme des cavernes est terminée !

Mais comment faire ?

J’ai une tendance à être non-violente, calme, très « douce » diront certains. D’où l’étonnement de mes copines lorsque je leur raconte que la veille, Monsieur a fait une machine, l’a étendue, a fait le ménage, m’a préparé un super repas parce qu’il savait que j’avais eu une dure journée ! Et pourtant, cela n’a rien d’incompatible, c’est un fonctionnement de couple, de personnes, que l’on a su trouver avec le temps.

  • Engagez la conversation, il sera facile à comprendre que parfois vous ayiez besoin de temps pour vous reposer, voir des amis, ou simplement faire ce qu’il vous plait ; ainsi, vous pourriez établir une sorte des « listes de qui fait quoi » (par exemple : je fais à manger le mardi, vendredi, samedi dimanche et toi les autres jours ou je préfère m’occuper du ménage, peux-tu gérer les courses stp, etc… ). Certaines personnes choisissent même d’établir une semaine-type notée. Mais soyez flexibles, vous êtes des êtres humains et nous sommes faillibles, et pire encore, ce n’est pas un drame
  • Soutenez vous dans les cas de grande fatigue, n’hésitez pas à en discuter et à demander un soutien plus important sur les tâches qui vous incombent
  • Lorsque ce n’est pas bien fait, dites vous bien que Rome ne s’est pas construite en un jour, vous pouvez discuter de la meilleure manière de faire les choses ! Ne sombrez pas dans le conflit ! «  Aimer, c’est renoncer à la force » Milan Kundera
  • Essayez de rendre le jeu amusant « on fait le ménage en mettant la musique fort, on danse, on chante en même temps, et puis on s’écroule de rire sur le canapé avec mal aux abdominaux à force de rire », « on fait des concours de cuisine qu’on note comme top chef », « on s’envoie des listes de courses mystère avec des rébus », « celui qui fait la vaisselle peut manger le dernier bonbon » en parallèle « celui qui a oublié d’accomplir une des taches doit un café à l’autre ». La  vie peut être drôle, belle et pourquoi les corvées seraient forcément un poids ? Pourquoi ne pas essayer d’y trouver un peu de plaisir ? essayez de vous amuser, la vie est courte, rendez-la plus belle !
  • Accordez vous des breaks sur ces domaines là, ce n’est pas très grave s’il manque de la sauce tomate pour le repas de ce soir ou si la vaisselle attend demain
  • Si vous en avez les moyens, faites appel à une aide ménagère pour vous dégager plus de temps ensemble (et c’est déductible à 50% des impots, depuis janvier 2017, pour les foyers non imposables, un crédit d’impots existe).
  •  N’oubliez jamais de vous remercier l’un et l’autre, après tout, c’est un cercle vertueux ! Cela s’appelle « le renforcement positif ». Même fatigué, de mauvaise humeur, quand on pense qu’il est normal que l’Autre ait fait ci où ça, il est important de noter ces choses là. Auriez-vous envie de faire plaisir à quelqu’un qui fait mine de ne pas remarquer ce que vous faites ? Ou bien en reviendrez-vous à un acte passif, à autre chose ? Le remerciement sincère, la gratitude nous met en position de faiblesse, par rapport à un manquement ou une aide, selon la psychologue et gestalt-thérapeute Sylvie Schoch de Neufor, lorsque nous remercions,. « Nous sommes reconnus par l’autre dans notre unicité et notre totalité ». La gratitude nous plonge avec l’autre, nous élève et nous soude. Le jeu semble en valoir la chandelle ?
  • Soyez indulgent avec l’autre, au final, vous êtes un couple, une équipe gagnante, soutenez-vous !
  • Pour terminer, pensez l’un à l’autre «  L’attention est un pur acte d’amour » Jeanne Siaud-Facchin !

SOURCES

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1303232?sommaire=1303240

François de Singly – sociologie de la famille moderne

Tout est là, juste là – Jeanne siaud Facchin

L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera

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