Tout savoir sur le burn out parental

Qu’est-ce que le burn out?

Il faut déjà savoir que le burn out parental ne concerne QUE les parents investis dans leur rôle, et c’est donc une tendance qui s’accroit ces dernières années avec les connaissances de la neuropsychologie de l’enfant qui poussent certains parents dans un idéalisme destructeur.

Bien sûr, nous avons tous envie de bien faire, de mieux faire… mais attention, il y a tout un fossé entre la théorie et la pratique, et les spécialistes tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme. Car la parentalité n’est pas un sprint, ou une course à la perfection/comparaison. Il s’agit davantage d’un marathon à vie, une véritable course de relais (normalement^^) où la survie de l’enfant dépend de celle du parent.

Il devient ainsi plus qu’essentiel de parler enfin du burn out parental, sans honte et sans pression sociale !

Sais-tu que la France est dans le top 5 des pays où il y a le plus de burn out ? Sais-tu que cela touche aussi bien les mamans que les papas ? Sais-tu que cela ne concerne pas que les parents de jeunes enfants, ou que les familles monoparentales ne sont pas spécifiquement touchées ? Bref… sais-tu réellement ce qu’est le burn out parental ?

Ayant de plus en plus de coachés.es dans cette situation, j’ai décidé de suivre une des seules formations de spécialistes dans le domaine et de vous partager quelques connaissances à ce sujet pendant ces 15 prochains jours, afin que l’on puisse enfin stopper l’omerta sur ce sujet !

Car le burn out parental résulte en réalité d’un déséquilibre entre un stress chronique et la sensation de manquer de ressources pour y faire face. Les symptômes sont les suivants :irritabilité, épuisement, perte de plaisir dans sa parentalité, distanciation affective avec les enfants et sensation de ne pas être le parent que l’on souhaiterait être.

Pour en savoir, plus direction ce site :
https://www.burnoutparental.com/le-burnout-parental

Avec le test: https://www.burnoutparental.com/test-pba
https://www.testmyburnout.com

Plus de risque de burn out quand on est parents d’hypersensibles?

Pourquoi il me semble important d’en parler auprès des parents ayant des enfants HP/HS ? Tout simplement car la densité émotionnelle de ces enfants peut être un facteur en plus de stress, et peut épuiser le parent à long terme.

Cependant, il reste essentiel de se dire que ce ne sont pas les spécificités de l’enfant qui génèrent un burn out mais bien le cumul de différents facteurs + le manque de ressources pour y faire face. C’est donc ce déséquilibre, maintenu dans la durée, qui va épuiser le parent, lui faire perdre confiance en lui et en sa parentalité.

Il faut ainsi prendre en considération les facteurs sociodémographiques, situationnels, la psychologie du parent, la relation avec l’enfant et les facteurs familiaux… l’accumulation des difficultés peut générer un mal-être jusqu’au possible burn out.😟

Pour mieux t’expliquer tout cela j’ai préféré hier te faire une vidéo que tu peux retrouver sur IGTV/Facebook/YouTube (chaîne ailesgraines).

N’hésite pas à la partager si tu penses qu’elle peut aider d’autres personnes car le burn out parental est à mon sens une thématique d’utilité publique ! 🙏🏻

Par contre il est essentiel de se connaître, de comprendre ses propres limites et de se faire aider par une professionnel si l’on se sent en grande vulnérabilité ; car seule la thérapie peut pleinement aider à comprendre pourquoi nous nous sommes épuisé.es dans cette quête d’idéal, pourquoi tant de pression, pourquoi ce désintérêt pour soi-même et enfin pourquoi on ne peut plus/pas s’accorder un « droit d’existence ». Car le burn out parental prend souvent racine dans quelque chose de plus profond qu’un simple déséquilibre, notamment lorsqu’il revient régulièrement.
Les hypersensibles/surdoués sont souvent sujets à un manque de confiance lié à leur enfance et/ou sentiment de décalage, ce qui peut amener dans leur parentalité une fragilité supplémentaire. Ainsi, un thérapeute avec cette spécialisation peut être très aidant ☺️

Les conséquences du burn out

Les conséquences du burnout sont dévastatrices autant pour le parent que pour l’enfant et le couple.

Voici certains symptômes : irritabilité, problèmes de santé (ou aggravation de troubles existants), addictions (internet, sport, travail, drogue…), idées suicidaires ou de fugues (envie de tout plaquer), troubles du sommeil (ce qui va engendrer un cercle vicieux), + de conflits conjugaux (augmentation d’adultère), négligence et violence verbale/psychologique/physique sur l’enfant. Car lorsqu’on va mal, on devient égocentré (mécanisme de survie) et ne voit pas tjrs les conséquences. De plus, il aura du mal à admettre qu’il va mal, pensant qu’il n’a pas d’autres choix que de ne «rien lâcher», et il va s’enfoncer. En parallèle, il va s’autoflageller, se juger et culpabiliser, il n’aura ainsi plus l’énergie pour trouver des solutions. Sa vision de lui-même va se dégrader et donc sa confiance en lui et en ses potentialités aussi. Voilà pourquoi il est plus que nécessaire de rassurer le parent, et de NE JAMAIS LE FAIRE CULPABILISER! N’oubliez pas, seuls les parents investis font des burnout, alors inutile de lui rappeler ce qu’il sait déjà puisqu’il n’aura de cesse de se rabaisser lui-même.Inutile également de se comparer, soyez plutôt la personne qui va lui tendre la main et pas le maintenir au sol. Expliquez-lui qu’il peut prendre soin de lui, écoutez-le sans le juger et tentez avec lui de voir ses potentialités et ses ressources! Car on en a tous, mais au fond du trou, on ne les voit plus, elles nous paraissent inaccessibles. Le parent en burn out est souvent un parent qui veut tout, et trop «bien faire», il a lu davantage que vous sur la parentalité positive, il passe son temps à se comparer à des idéaux sur les réseaux sociaux, il ne vit plus que pour ses enfants et s’est totalement oublié… il a donc besoin qu’avec bcp de douceur, on lui rappelle qu’il doit mettre son masque à oxygène en 1er ; il a aussi besoin de travailler sur lui. Pourquoi tant d’idéalisme? Qu’est-ce que cela vient raviver comme crainte? Ne pas hésiter à l’encourager à consulter un professionnel adapté et FORMÉ… et toujours lui rappeler : « Tu es epuisé car tu es justement un BON parent».😉

Les causes: entre culpabilité et sacrifices…

Voilà la grande difficulté des parents épuisés, ils font rarement dans la demi-mesure et ne savent pas NE PAS se sacrifier sans culpabiliser.

C’est un lourd fardeau de sans cesse culpabiliser pour tout, de ne pas se sentir à la hauteur de ses propres idéaux, de la pression des autres, de se justifier de ses choix, de faire face aux familles qui se placent en modèle tout en disant « qu’elles ne sont pas parfaites », rajoutant inexorablement une comparaison assassine. Si elles ne sont pas parfaites, alors pourquoi ne pas le montrer, se dit-on ? Car la réalité, c’est qu’un parent épuisé est extrêmement vulnérable, et qu’il ne verra pas les choses telles qu’elles sont : il n’a donc pas besoin d’image, de paroles ou d’autres idéaux qui vont le culpabiliser, mais bel et bien de spécialistes soutenants qui les aideront à ne pas se sacrifier!

Lors de ma formation, il était intéressant de voir à quel point la posture du thérapeute est essentielle : il doit rester neutre, impartial, d’où le fait qu’il ne doit pas en dire trop sur lui pour laisser toute la place à l’autre, qu’il ne doit pas se positionner en tant que modèle et encore moins poser un jugement sur l’autre afin de ne JAMAIS alimenter ce sentiment de culpabilité. Il est ainsi essentiel d’utiliser plutôt l’écoute active, une reformulation bienveillante, et de réinterroger le parent sur son besoin de sacrifice avec douceur. Car certaines personnes ne savent pas vivre autrement que dans le sacrifice, et dans la population des hypersensibles c’est quelque chose que je remarque très souvent…

La crainte de ne pas être « aimé.e » y est très forte, et les HS pensent dès lors qu’ils mériteront le respect et l’amour de l’autre seulement en se sacrifiant ; même si le sacrifice n’est pas de l’amour !

Le parent qui restera dans cette dualité, entre culpabilité et sacrifice, ne pourra pas vivre de manière épanouissante sa parentalité, et finira alors par s’épuiser à la longue.

Un cheminement qui réinterroge donc nos propres croyances gravées depuis souvent bien longtemps

Je terminerai cet article de sensibilisation au burn out parental en vous disant que même si le burn out parental est une thématique lourde, on peut tous.tes s’en sortir. On peut même en apprendre beaucoup sur soi et sur les autres. Et finalement, toute expérience permet aussi de grandir.

Si tu te reconnais dans cette thématique du burn out, ne reste pas seul.e avec cela et n’hésite pas à chercher de l’aide auprès de votre généraliste, de votre sage-femme, de la PMI, du CMP, d’Allô Parents Bébé (appel gratuit : 0 800 00 34 56), d’associations (appea.org, http://www.lespatesaubeurre.fr, @association.maman.blues etc.)… .

Et dans tous les cas ne vous isolez pas, aller chercher une écoute de confiance est le plus important, pour vous, pour vos enfants et donc pour votre famille !

Et ne l’oubliez pas : « VOUS êtes un SUPER parent ! ».

Si cet article te parle ou si tu penses qu’il peut aider une autre personne, n’hésite pas à le partager et donc à donner de la visibilité à ce sujet si méconnu !

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