S’aimer est un acte écologique primordial. Au-delà de toutes les vertus que l’on peut prêter – et reconnaître – à l’amour propre véritable (telles la félicité ressentie, la légèreté de notre quotidien, de notre être, le fait que l’on rayonne positivement tout autour de soi – cette liste n’est pas exhaustive et n’attend que d’être complétée dans les commentaires!), s’aimer, aimer son soi dans toutes ses facettes, est un acte écologique vital, important, absolu. Oui, s’aimer est crucial pour notre planète. En avant pour la démonstration, je vous embarque sur mon dos le temps de ces quelques lignes.

D’abord, qu’est ce que réellement l’amour pour soi?

T’aimer, c’est aimer toutes les facettes de ton toi – pas seulement une partie, pas uniquement celle valorisée par l’autre – qui que soit cet autre. T’aimer, c’est ne ressentir aucune honte, aucune gêne, vis-à-vis de tes comportements passés, de tes comportements actuels, de tes pensées enfouies ou refoulées. C’est accepter toutes tes facettes. Tu ne saurais poser de condition à ton amour-propre. Tu regardes avec bienveillance certains aspects de toi que tu aimerais voir évoluer; et si tu veux les voir évoluer c’est non pas parce que tu en as honte, que cette partie-là n’est pas aimable. C’est justement parce que tu t’aimes que tu souhaites t’accompagner – avec bienveillance  – vers un schéma de fonctionnement plus positif, d’avantage épanouissant, pour toi ainsi que pour tes proches.

Comme tu le ferais avec ton enfant, ton partenaire: tu ne portes pas de jugement sur lui, tu ne lui demandes pas de changer qui il est. Tu accompagnes, avec tout ton amour, ses expressions d’être, ses joies, ses peines, ainsi que ses volontés internes de changement, s’il réclame ton aide.

S’aimer, c’est s’accorder la place centrale (tout comme aimer l’autre démarre par ne pas lui accorder la place centrale, qui nous est simplement dévolue..). S’aimer, c’est être son meilleur ami.

Ne pas s’aimer, quel bilan écologique?

Je ne sais pas si vous avez lu “Le concept du continuum”, de Jean Liedloff. Si ce n’est pas le cas, je vous le conseille fortement, ça a été un ouvrage fondateur dans ma vie d’homme; on peut y voir les tribulations d’une peuplade d’Amérique – les Yekwanas – n’ayant jamais été au contact de notre monde moderne. Je suis persuadé que, si on essayait de leur expliquer que la quasi-totalité des hommes dits civilisés éprouvent un amour-propre, un amour pour soi, oscillant entre le néant et le partiel, cela provoquerait en eux autant de perplexité et d’incapacité dans l’imaginaire que moi en train de tenter de me représenter un quotidien avec des dimensions d’espace-temps différentes de celles que l’on connaît. Inimaginable.

Ne pas s’aimer? Qu’est ce qu’il me raconte là, l’homme pressé? Ils la sniffent par chez eux la feuille de coca, ou bien?

Quand on ne s’aime pas, on tente par tous les moyens de remplir le vide qui en résulte. Et plus il y a de facettes de soi que l’on rejette, que l’on juge, que l’on traite sans l’amour et la bienveillance qu’elles méritent, plus ce vide est grand, béant, et donc énergivore à remplir. Cela devient alors un véritable gouffre écologique.

Par quels moyens?

Quand on ne s’aime pas,  on cherche un amoureux, une amoureuse, qui par l’amour qu’il ou elle nous exprimera viendra combler momentanément et artificiellement ce manque. Ainsi, on dépensera du carburant (voiture/bus/avion/train) pour aller à sa rencontre, pour le séduire, pour maintenir la flamme du couple vivace quand celle-ci faiblira, afin de sécuriser, à tout prix, l’amour apporté par l’autre et par la relation; amour qui nous remplit. Une rupture n’est pas tant douloureuse par le manque de l’autre, que par le vide insupportable que l’autre ne remplit plus.

Quand on ne s’aime pas, on fait des enfants, pour remplir ce vide plus longtemps, d’une manière plus pérenne; l’amour d’un petit, c’est pour la vie, pas vrai? Avec des conséquences tout sauf anecdotiques pour le choupi, on l’utilise alors pour être aimé, totalement. Inconditionnellement. On lui fait porter un fardeau, trop lourd pour lui, mais si vital pour nous. L’empreinte écologique de la venue au monde d’un nouvel être humain n’est pas anecdotique, vous en conviendrez (attention, je ne dis pas que faire un enfant c’est le mal, je parle simplement de l’empreinte écologique laissé sur l’autel de notre manque d’amour pour nous-même).

Quand on ne s’aime pas, on consomme: les soirées entre potes, l’alcool, des fringues, des activités à sensation fortes… On consomme autant que l’on peut, jusqu’à la lie, se sentant enfin “bien”, “plein” uniquement lors des soirées festives, ou d’une pratique du saut en parachute, ou de l’achat de cette nouvelle TV. Notre vide est rempli, le temps de quelques instants – cela ne dure jamais.  Alors nous reconsommons, encore et encore.

Quand on ne s’aime pas, on tente de se remplir en mangeant, gras, sucré, souvent, nous apportant alors une vague de douceur, tel un câlin apporté par le biais de la bouffe. Quand on ne s’aime pas, on court, on nage, on fait du sport, souvent; pour se décharger, pour se remplir d’adrénaline, de boost, de kif, jusqu’à plus soif. Jusqu’au lendemain, seulement. Entretemps, on aura renouvelé ses crampons, ses chaussures de sport trois fois l’an, trop usés.

Le bilan écologique d’un amour absent ou partiel pour soi est catastrophique; on dépense toute notre énergie à consommer, les autres ou des choses. Nous dépensons des milliers de litres de carburant, d’objets, de distance à avaler et de ressources (minerais, animaux, alimentation) afin de tenter de remplir ce manque d’amour pour soi, comme on tenterait de contenter celui qui a soif en lui donnant à manger: en vain.

amour nature écologie

Apprendre à s’aimer, une démarche écologique

Au-delà de dimensions plus philosophiques, en parlant d’écologie de l’esprit par exemple, apprendre à s’aimer est une démarche vitale pour notre planète, profondément écologique. Tant que chaque être humain n’aura pas appris à s’aimer, totalement, sans condition, il continuera à saccager sa planète, pour la dévorer, en espérant enfin avoir le creux, le vide au fond de soi, totalement et définitivement comblé. Dans une course sans fin.

Attention, apprendre à s’aimer n’est pas aisé; s’aimer totalement est un état que bien peu de personnes connaissent dans nos contrées, c’est un chemin long, sinueux (nota bene: s’aimer, ce n’est pas être béat de soi, c’est être en paix avec soi). A titre personnel, je n’y suis pas encore, loin s’en faut. Mais j’avance, chaque jour un peu plus. Bien que s’aimer soit profondément naturel, ce mécanisme a été profondément altéré en nous: l’amour pour nous de nos parents était souvent dépendant, conditionné, au moins en apparence: il fluctuait selon si l’on était plus ou moins sage, si l’on ramenait ou non les notes suffisantes, si on brillait ou pas aux yeux d’une personne extérieure, etc… A l’école -et ce 35h par semaine depuis l’âge de 3 ans, si ce n’est pas avant!-, on a donné à l’autre (le “maître”) le pouvoir d’estimer la valeur que l’on avait: “cancre”, “bon à rien”, “sage”, “talentueux”, “turbulent”, les notes – soumission suprême de notre amour-propre et de notre capacité à nous aimer pour et par nous.

Dans une société ayant besoin que la majorité se sacrifie pour les profits de quelques uns, s’aimer, prendre soin de soi, prendre du temps pour soi, est vu comme un acte égoïste, immature: enfantin.

Apprenons cela de nos enfants; ils pensent à eux, pour eux. Ils s’aiment – ou plutôt ne se posent même pas cette question, l’amour pour soi étant naturel-, totalement, profondément, ne portent aucun jugement sur eux-même… jusqu’au moment où le parent, la figure d’autorité, lui en impose un extérieur. Répété, cet amour au conditionnel le détournera de son chemin, et, perdu au milieu de la pampa, il tentera par tous les moyens de combler ce manque au fond de lui, sans jamais parvenir à trouver la bonne clé.

S’aimer est un long chemin, énergivore; on dépensera du carburant pour se rendre fréquemment chez son thérapeute, on dépensera des arbres afin d’acheter un bouquin de Christophe André, un autre sur les accords toltèques.

Mais au fil du temps, et de ton évolution, quand tu arrives à cet embranchement où – si tu tournes à droite – tu te retrouves face à cette berge qui a l’air clémente, où tu peux poser tes fesses en paix; où tu poses un regard aimant et bienveillant sur la moindre pliure de ton histoire et de ton être, chaque action de ton passé, chaque émotion inavouable: c’est bon, tu es arrivé mon pote. Place à l’épanouissement.

S’aimer, c’est avoir tout l’amour dont on a besoin à portée de main, d’une manière autonome: c’est local, sans émission de CO2 , avec des ressources inépuisables; si tu veux préserver ta planète, prends soin de toi l’ami. Entre dans ce cercle vertueux où toi, tes enfants et ta planète seront gagnants.

Bien à toi

 

Alexis Ailes&graines s'aimer

 

 

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