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Comment lutter contre le spécisme dès l’enfance ?

La période des fêtes est toujours une période délicate pour nous, car si nous – animaux humains – fêtons ce que nous souhaitons fêter (pour certains ce sera d’agréables moments en famille, pour d’autres la naissance de Jésus, …), pour les animaux non humains, c’est clairement moins la fête!

Il faut bien le dire, la fin d’année est la période la plus cruelle pour les animaux d’élevage, et lorsqu’on se sensibilise au sujet il est clairement difficile de voir défiler sur la table « festive » tous ces morceaux d’animaux… sans parler que dans beaucoup de familles, les « restes » finiront à la poubelle. Cela fait mal au coeur quand on sait toute la violence, la barbarie et les traumatismes qu’il y a derrière tous ces plats que l’on nomme « festifs ».
Alors, quand tu as franchi le cap, que tu as enlevé les oeillères et que tu ne « dichotomises » plus, tu ne peux que parler de spécisme.

Spécisme, KésaKo?
C’est un terme que tu retrouves dans le dictionnaire et qui revient à établir une hiérarchie et un rapport de domination entre les espèces. Comme on a pu le faire entre les « races humaines » il y a des années de cela, maintenant l’humain a encore ce besoin de classifier les « espèces » selon son bon vouloir afin de réassurer son égo démesuré, et de se donner bonne conscience quand il s ‘agit de blesser, torturer et violenter les espèces dites « inférieures ». Il y a donc une catégorisation d’espèces en tous genres : ceux à caresser, à faire dormir dans son lit, à promener, à prendre soin et celles à torturer, violenter, massacrer…
En bref, le spécisme c’est trouver normal de caresser un chien mais de manger une vache! Pour autant ce choix est uniquement culturel et en rien fondé sur la science ou la logique.

Et on le sait, il n’y a rien de plus dangereux que la phrase « on a toujours fait comme ça »… et pourtant. Pourtant, on continue à faire « comme ça ».

Afin de lutter contre le spécisme, c’est à chacun de nous de semer des graines, qu’importe lesquelles. Je crois vraiment que c’est avec son coeur qu’il faut agir et bien que nous en avons tous un, il agit de différentes manières.  Ainsi, chez nous, nous avons décidé auprès de nos enfants de les sensibiliser au spécisme, tout simplement, en les guidant sur un chemin bienveillant. Pour ce faire, nous les encourageons à aller à la rencontre des autres espèces animales, à identifier toutes nos similitudes et à s’intéresser à nos différences.
Nos enfants sont encore jeunes, alors bien évidemment ils feront leurs choix propres plus tard, et nous ne souhaitons pas les guider avec la peur ou la culpabilisation; mais plutôt par l’amour de la nature et le respect des autres espèces vivant sur cette Terre, à nos côtés.
Ainsi, nous n’hésitons pas à aller dans des refuges pour animaux où ces derniers ont été sauvé des abattoirs et peuvent vivre une vie décente, où l’humain n’a pas une place de prédateur.  On les encourage aussi à prendre soin du chien qui vit à nos côtés, à essayer de comprendre ses besoins quand bien même elle ne possède pas la parole humaine; sans pour autant faire de l’anthropomorphisme il est facile de faire attention aux émotions de nos amis les animaux.

Avant Noël, nous sommes donc allés visiter un refuge, où mes enfants ont pu passer un moment magique, et câliner avec leur accord des vaches, des moutons, des poules, des oies, des chèvres, des lapins… prendre conscience, à la hauteur de leur maturité, que chaque vie compte.

Comme le disait si bien Gandhi: « on reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux« . Ainsi quelle civilisation sommes-nous ? et quelle civilisation souhaitons-nous offrir à nos enfants?

Bien sûr, cet article n’est pas une ode au véganisme en tant que tel, puisque selon moi le véganisme est un idéal, une idéologie, voire une philosophie de vie qui amène l’idée que n’étant que de passage sur cette planète, c’est à nous de faire attention aux traces qu’on y laisse. A chacun, dès lors,  de donner son maximum, selon ses capacités du moment afin de préserver toute la beauté de ce monde.

 

 

Et si tu veux en savoir plus sur nos parcours en ce qui concerne le végéta*isme, voici un article que l’on avait co-écrit avec Alexis: https://ailesetgraines.com/vege-out-parler-salade/

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