Tout savoir sur l’hypersensibilité

1. Effet Barnum & hypersensibilité

Avant de rentrer dans le vif du sujet de l’hypersensibilité, il faut avant tout que vous sachiez que tout le monde ne l’est pas, car bien que chaque individu ait sa propre sensibilité, seulement 15 à 25% des personnes sont hypersensibles
Mais qu’est-ce que l’effet Barnum ?

“En 1948, le psychologue Bertram Forer soumet ses étudiants à un test de personnalité. Comme analyse personnalisée, il n’utilise pas les résultats du test, mais remet à chacun la même description construite à partir d’un recueil d’horoscopes.” Un corpus de caractéristiques que vous trouverez facilement sur wikipédia si l’étude vous intéresse.

Mais en conclusion, la grande majorité des étudiants trouvaient le test très bien fait et étaient persuadés que les résultats leurs correspondaient totalement

L’effet Barnum est donc un biais cognitif à prendre en compte car il va pousser les personnes à accepter n’importe quelle description comme étant la sienne.
Un biais, qui est malheureusement utilisé dans de nombreuses professions pour manipuler et tirer avantages des fragilités des personnes.

Si je vous parle de l’effet barnum avant de vous livrer la définition de l’hypersensibilité c’est parce que je crois qu’il est important de ne pas se coller une étiquette qui ne nous correspond pas, ça n’aide pas à avancer sur la connaissance de soi, bien au contraire
Et puis dorénavant, ça évitera de vous faire avoir 😅

2. Hypersensibilité, définition & caractéristiques

3auteurs phares en ce domaine :
Elaine N. Aron, Saverio Tomasella et Arielle Adda.

  • Si on regroupe leurs ouvrages, voilà ce qu’on peut dire des hypersensibles: on naît hypersensible, on ne le devient pas et on le restera toute notre vie même si certain.es passeront leur vie à le cacher ou à le contrôler!
  • les émotions sont denses et puissantes, il y a quelques années les hypersensibles étaient même diagnostiqués et traités médicalement comme des bipolaires par les psychiatres
  • Ils ont une grande empathie, parfois même envahissante, ce qui les pousse à avoir des valeurs et des convictions très élevées; les mettant ainsi dans des situations compliquées (se mettre en danger pour défendre une injustice, sembler immature car pleure plus facilement, proies idéales pour les pervers narcissiques…).
  • ils vont chercher un sens profond à la vie, aux évènements et aux personnes, et auront donc du mal à “passer à autre chose”, ce qui sera incompris par l’entourage.
  • Très créatifs et intuitifs, ils ont souvent besoin d’une activité artistique pour s’épanouir et libérer leurs émotions. Mais malgré leur intuition, leur humanité les pousse à ne pas s’y fier.
  • Ils ressentent le monde x 10 000, les bons côtés comme les mauvais. Mais auprès d’eux, la vie est toujours très colorée.
  • Ils ont souvent besoin de s’isoler, car être empathe et tout ressentir fatigue énormément tant émotionnellement que physiquement.
  • Ils sur-investissent les relations, ce qui peut être étouffant ou trop fusionnel. Mais lorsqu’on ressent tout x 1000 on vit tout x1000. Donner à un hypersensible une relation plus “basique” c’est comme donner une miette de pain à quelqu’un qui meurt de faim… il en voudra toujours plus!
  • ils sont sensibles à la critique et peuvent donner l’impression de manquer de confiance en eux, car ils sont dans l’incompréhension totale face à la méchanceté. Le monde est violent pour eux, ce qui peut créer de fortes angoisses voire des symptômes dépressifs. Et au final s’ils ne se sentent pas acceptés ils peuvent avoir une faible estime d’eux-mêmes

3. Cerveau des hypersensibles

L’hypersensibilité est innée, et on dispose aujourd’hui de suffisamment d’imageries médicales pour affirmer que l’hypersensibilité se voit clairement dans le cerveau: les zones vont s’allumer plus vite et en surnombre comparé à un cerveau non-hypersensible (NB: non-hypersensible ne veut pas dire “non-sensible”, je rappelle que nous avons tous.tes une sensibilité propre). Ainsi l’hypersensibilité est souvent accompagnée d’une hyperesthésie (réaction forte aux stimulis extérieurs, très grande sensibilité aux bruits, odeurs, luminosité, sensations tactiles…). Le cerveau peut être vite submergé de toutes les informations car il y a une surexcitation dans les zones neuronales (notamment sur les zones concernant les interactions avec autrui).

Les études du Dr BIANCA ACEVEDO montrent que les neurones miroirs ainsi que l’insula sont plus réactifs chez les HS, ce qui explique l’hyper-réactivité émotionnelle dans les relations humaines.

Donc NON, un HS ne peut pas juste “lâcher l’affaire” ou “passer à autre chose”, il ne peut pas non plus “faire comme si ce n’était pas grave” ou ne pas “en faire une affaire d’état”. Toutes ces petites expressions n’ont pas de sens pour un HS, elles sont juste là pour le juger, et lui poser l’étiquette “pas normal” qui va juste lui faire perdre confiance en lui, et en ses capacités.
L’HS a un cerveau différent, et different ne veut dire ni mieux ni moins bien … ça veut dire différent!

Sachons accepter cette difference pour s’en enrichir! 🙏🏻😉

Source: “Vive les zatypiques” d’A.Akoun & I.Pailleau

4. Hypersensible et le relationnel

L’HS peut avoir des difficultés relationnelles et sera jugé trop susceptible, trop sensible, trop fusionnel, trop excessif… et il peut même en devenir toxique pour son entourage s’il se sent mal-aimé. 😣

Car un HS qui se sent jugé va le ressentir x1000 (cf posts précédents). Pour une simple remarque, il peut croire qu’on ne l’aime pas ou qu’on lui en veut, ce qui peut fragiliser son estime de lui et l’angoisser au plus haut point. Il n’est pas rare qu’un HS soit un dépendant affectif s’il ne travaille pas sur sa confiance en lui. Il peut même en arriver à détériorer -voire détruire- ses relations (sans le vouloir) par simple crainte de ne pas être accepté tel qu’il est.

Seule solution: il doit apprendre à expliquer ses émotions et à s’entourer de personnes tolérantes (pas forcément HS). Pour cela il doit avant tout assumer son hypersensibilité, ce qui lui permettra de mieux reconnaître et accueillir son émotion, et donc de communiquer sur ses besoins.

Mais il faut aussi dire qu’avoir un ami HS c’est avoir un “véritable ami loyal et empathique”, un ami qui sera toujours là à vos côtés sans vous juger, un ami qui pourra vous décrocher la lune et vous aidera à porter vos valises.❤ Mais ces amitiés sont rares car tout le monde n’en est tout simplement pas capable 🤷‍♀ .

L’HS va souvent se remettre en question (et pour cause, on l’a remis souvent en question), mais il faut juste admettre qu’au final il n’y a pas de fautif, mais juste des différences. C’est à l’HS de s’assumer pour choisir au mieux ses relations, et non pas s’investir en dépit de mieux ou par crainte de la solitude. Car n’oubliez pas que les HS sont des mets de choix pour les pervers narcissiques!

Sachez donc vous aimer pour offrir aux “bonnes personnes” le meilleur de vous-même, car vous êtes souvent les meilleurs amis qu’on puisse avoir

A lire: Saverio Tomasella: ” A fleur de peau” .

5. Les hypersensibles abîmés

Pas facile d’évoluer dans un tel monde en tant qu’HS, d’autant que -comme le dit le psychanalyste Saverio Tomasella (auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’hypersensibilité)- on est dans une société de plus en plus « hyposensible, dure et anti-bisounours ». Pour autant on sait aujourd’hui que ressentir des émotions, voire à l’extrême comme pour l’hypersensibilité n’est pas une pathologie, et qu’au contraire c’est une singularité qui se développe beaucoup mieux dans un environnement bienveillant. (CF les recherches neuroscientifiques faites par Elaine N.ARON). .
.
Mais que deviennent les HS qui ont été éduqués ” à la dure” , à coups de pieds aux fesses (au sens propre comme au figuré)?
Et bien ils sont “abîmés” et non “cassés” 😉
A force d’entendre des phrases telles que “arrête de faire le bébé, de faire des caprices, de faire semblant…”, il aura bien compris que ses émotions gênent et qu’il semble plus adéquat de les cacher pour s’intégrer, se faire accepter et aimer! Ainsi il va avec le temps intégrer que ce qu’il est n’est pas aimable, ce qui va inévitablement fragiliser sa confiance en lui. .
.
L’HS va devoir se redécouvrir et apprendre à légitimer cette partie-là de lui qu’il a fui et désaimé (par mimétisme) pendant tant d’années. La confiance se travaille, et ce à tous âges et pour n’importe quelle situation. Et je cite BOURDEVERRE VEYSSIERE Soline:” L’évolution est toujours possible. Rien n’est figé. Gardons à l’esprit qu’il est toujours temps de redresser la barre. Notre cerveau plastique nous le permet”. De plus elle rajoute dans son livre “J’ai confiance en toi”: “En donnant à voir aux enfants des adultes aimants, respectueux, en pleine conscience et en pleine confiance, nous leur offrons le spectacle vivant de ce qu’ils sont susceptibles de devenir”.
Ainsi, se réparer passe inévitablement par l’amour de soi et un long travail sur sa confiance. Mais tout est possible, il suffit d’être convaincu qu’on le mérite (d’où parfois le serpent qui se mord la queue…😖).

6. Les hypersensibles et le monde du travail

Là encore si on cherche sur internet des informations sur le sujet, on trouvera inévitablement des conseils pour “gérer” cette hypersensibilité, un peu comme un handicap ou quelque chose de honteux à cacher pour que tout se passe “bien”. Comment voulez-vous que les HS soient acceptés et appréciés pour ceux qu’ils sont si on les cache? Comment voulez-vous être bien dans vos baskets si vous sentez que votre naturel dérange?

“Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie.” Charles Baudelaire

Il est vrai que l’HS dans ce milieu très compétitif, de rigueur structurelle, de hiérarchisation et d’organisation figée, pourra avoir du mal à y trouver sa place. Peu d’HS s’épanouissent d’ailleurs dans leur travail selon la spécialiste Elaine ARON.
Mais que l’on soit HP ou non, on a tous besoin de se sentir valorisé et respecté dans son travail; ce qui est plus délicat lorsque le schéma basique de l’entreprise est de mettre en lumière ce qui ne va pas et de toujours faire plus et mieux. Se rajoute l’hyperesthésie de l’HS (cf posts précédents) qui peut générer plus facilement des maladies.
Pour autant selon Daniel H. Pink (expert dans le champ de la motivation au travail et de la psychologie appliquée aux affaires): “le futur appartient à l’hémisphère droit” car il y a aujourd’hui besoin d’intégrer au monde du travail de l’intuition, de la créativité et de l’empathie”. D’autant que les HS mettent en place un climat chaleureux au sein des équipes, et ont le sens aigü du travail bien fait!

Mais en attendant que faire?
1. Travailler sa confiance, le regard de l’autre doit moins compter que votre propre regard sur vous-même
2. Prendre le travail comme… un travail! En changer ou trouver une source d’épanouissement à côté (au pire le voir comme un simple job alimentaire).
3. Ne pas attendre d’être en burn-out pour demander un arrêt de travail!
4. Accepter l’inacceptable: le monde ne changera pas 😅 Le faux-self peut être votre ami et votre allié du moment que vous savez le distinguer du vrai-self.
5. Prendre soin de vous, légitimer seul vos besoins et vos émotions!❤

7.Hypersensibilité et Parentalité

Il est rare de ne pas savoir/sentir que l’on est différent, et d’ignorer donc son hypersensibilité… mais cela arrive! Par fuite ou conformisme, on oublie un peu qui on est. Voilà pourquoi il est important de parler ici de la parentalité. Car avoir un enfant nous bouleverse de l’intérieur et remue un peu la poussière sous les meubles.
Le plus souvent, les émotions vives et si authentiques des enfants nous percutent de plein fouet et nous mettent face à nos limites… et à nos propres émotions. Et plus on a enfoui nos émotions et plus c’est douloureux qu’elles se réveillent (certain.es lutteront d’ailleurs toute leur vie pour les enterrer… et donc faire taire celles de leurs enfants).

La parentalité nous met face à l’enfant qu’on a été, l’enfant brimé, l’enfant non écouté et l’enfant blessé. Si certains parents en voudront du coup à leur enfant pour cela, au point de souhaiter qu’à leur tour il se conforme comme il a lui même fait, d’autres n’auront pas d’autres choix que d’entamer un travail honnête envers eux-même!
Ils se re-découvriront donc HS. C’est donc par la compréhension des attitudes et des aptitudes de leur enfant qu’ils feront le lien pour eux-mêmes.

Débutera alors un magnifique voyage, où l’enfant va reconnecter le parent avec ce qu’il est, où l’adulte va apprendre à travers l’amour qu’il porte à son enfant, à s’aimer pour ce qu’il est.
. Il se pardonnera ainsi ses différences et apprendra même à les aimer. Il donnera dès lors le plus bel exemple qu’il soit à son enfant : pas besoin d’être parfait, pas besoin d’être comme tout le monde, l’amour se fait par soi pour soi.

Cette belle expérience permettra alors au parent comme à l’enfant de pleinement s’épanouir avec son hypersensibilité propre, mais aussi de nouer une belle et authentique relation d’amour (que les HS savent très bien mettre en place : cf voir précédemment).

8. Hypersensibilité et le couple

Comme on l’a vu dans les posts précédents, l’HS est un passionné, il se livre vite et entièrement. Il pose son coeur sur la table comme on y poserait un bout de pain et il l’offre à tout ceux qui ont faim. Bien sûr il a appris, et à raison, que dans ce monde on ne peut pas se fier à tout le monde et encore moins se donner à tous. Il apprendra, bien souvent dans la douleur, à faire preuve de prudence… Mais malheureusement c’est contre-nature pour un HS, qui ne rêve que d’un monde de bisounours (il est d’ailleurs moqué pour cela!).

Alors il semble parfois plus raisonnable de se mettre en couple avec un autre HS.
Pour autant les couples entre HS ne sont pas plus faciles car il y a là deux volcans prêts à faire irruption n’importe quand et n’importe où 🌋
On peut vite être submergé par ses émotions et noyé par les émotions de l’autre, au point de les lui reprocher. On voudrait être écouté et respecté mais sans l’énergie de le faire pour l’autre. D’autant que chaque HS est différent et a sa propre personnalité, ce qui complexifie parfois l’entente et la compassion. .

Alors autant se mettre avec un non-HS? Pas forcément non plus, car comme on l’a vu tout au long de la semaine, on peut vite se sentir incompris et jugé, ce qui affectera très fortement la confiance en soi et dans le couple. .

La solution reste donc toujours la même: se connaître et s’accepter suffisamment soi-même pour ne pas attendre de l’autre qu’il le fasse. (Ce conseil vaut également pour les non-HS 😉). Savoir exprimer ses besoins et ses émotions, et les légitimer assez reste la clé d’une relation saine et épanouie.

Demain, dans le dernier post on relatera les préjugés qu’on a sur les HS et je vous donnerai du concret pour y faire face. Car non, l’hypersensibilité n’est pas un problème à résoudre, mais une force à utiliser!

9. Les forces de l’hypersensibilité

Pour ce dernier post j’avais envie de revenir sur ce stéréotype de l’hypersensible fragile, qui pleure tout le temps, à qui on ne peut rien dire et qui doit à tout prix “se renforcer” sous peine de souffrir toute sa vie. Cette phrase te parle?
Tu connais l’histoire de cet enfant à qui on a répété sans cesse d’arrêter de pleurer, de faire des caprices et de se secouer un peu car tu comprends, “la vie est dure” ?! Et bien si la vie est dure pour cet enfant c’est justement parce qu’on lui a fait comprendre qu’il n’était pas comme il faut, et qu’on attendait de lui un autre comportement. Ce n’est donc pas sa sensibilité qui lui a fait du tord, mais ceux qui l’ont critiqué! C’est une sacrée différence !!! 😉

Nombreux sont les adultes hypersensibles qui ont été respectés avec cette caractéristique et qui ont su en faire une force. Car crois-moi, il n’y a pas plus forte qu’une personne hypersensible… car il en faut de la force pour vivre dans ce monde, quand tu ressens tout x 1000 !!!
Les HS ont une grande force de résilience (= capacité de rebond face aux difficultés de la vie), s’ils tombent souvent, ils ne restent jamais à terre ! 💪🏻
Il faut un sacré courage en soi pour pleurer publiquement; bien plus que pour ravaler ses larmes et se conformer! Il faut également une bonne dose de confiance en soi pour se mettre à nu, comme un HS sait si bien le faire, face à tant de personnes qui elles en seront incapables… et accepter cet état de faits!

Un HS ira au bout de ses convictions, de ses valeurs et de son amour pour les autres… alors certes on est que 20% … mais si ce monde tient encore debout c’est peut-être parce que nous sommes encore 20%! Alors la prochaine fois que vous entendrez une personne vous critiquer ou porter un jugement sur un HS, sachez lui montrer toutes ces belles caractéristiques qu’elle affectionne certainement aussi (car bon… Il faut être honnête: les personnes qui jugent le + les HS sont souvent celles qui savent aussi utiliser leur gentillesse ! ). .

En espérant que cet article vous ont aidé à vous accepter. ❤

Avec toute ma bienveillance,

Elodie, une HS assumée😁

10. BONUS: le test !

Si après tout cela tu te poses encore des questions, Saverio TOMASELLA propose sur son site un test gratuit pour t’auto-identifier hypersensible ou non !
https://ultrasensibles.com/wp-content/uploads/2018/01/Test-hypersensibilité-1-1.pdf

LE VOICI

QUESTIONS

OUI

NON

Êtes-vous à la recherche de l’authenticité ?

Vos perceptions sensorielles sont-elles exacerbées (odeurs, lumières, bruits…) ?

Avez-vous l’impression d’être perméable, une peu « comme une éponge », de vivre sans « filtre » protecteur ?

Ressentez-vous tout (ou presque) de façon intense ?

Vous sentez-vous à vif, sur le qui-vive, en « hémorragie » permanente ?

Êtes-vous délicat, fragile, émotif ?

Êtes-vous subtil, original, créatif (sous une forme ou une autre) ?

Êtes-vous attentif et à l’écoute d’autrui ?

Ressentez-vous de l’empathie et de la compassion pour autrui ?

Êtes-vous sociable, joyeux et enthousiaste ?

Êtes-vous pudique, timide ou réservé ?

Êtes-vous désenchanté, nostalgique, facilement las et découragé ?

Êtes-vous angoissé, anxieux, inquiet, soucieux pour vous ou pour les autres ?

Appréciez-vous la beauté, notamment celle de la nature ?

Cherchez-vous à faire plaisir aux autres ?

Avez-vous peur de blesser les autres ?

Craignez-vous de décevoir et d’être rejeté ?

Vous réjouissez-vous du bonheur des autres ?

Êtes-vous affecté par les souffrances et malheurs des autres ?

Avez-vous besoin de calme, de lenteur et de solitude pour réfléchir ?

Vous sentez-vous déstabilisé par les reproches et les brusqueries ?

Vous sentez-vous facilement coupable ?

Êtes-vous rapidement submergé par la honte ?

Êtes-vous sur vos gardes ou vous sentez-vous peu à votre place, voire «maudit»?

Évitez-vous les disputes et les conflits ?

Cherchez-vous à vous cacher, à vous replier sur vous ou à fuir ?

Êtes-vous dépendant de l’affection des autres ?

Avez-vous peur d’être abandonné ?

Sentez-vous monter en vous des bouffées d’émotions imprévisibles ?

Êtes-vous impulsif, avant de faire un retour sur vous ?

Avez-vous une capacité d’analyse très développée ?

Pratiquez-vous souvent l’introspection de manière approfondie ?

Avez-vous des perceptions précises et des intuitions fines ?

Vous sentez-vous vite débordé, à cran, « susceptible », facilement irritable ou contrarié ?

Êtes-vous découragé par les critiques et la contradiction ?

Vous arrive-t-il d’être soudainement pris de panique ?

Avez-vous une mauvaise conception de vous-même ou une faible estime de vous ?

Passez-vous beaucoup de temps à réfléchir, à penser, à ruminer ?

Avez-vous un grand sens du détail ?

Etes-vous très exigeant ou très perfectionniste ?

Etes-vous rapidement submergé par vos émotions ?

Avez-vous remarqué que vous saturez facilement et que vous vous fatiguez rapidement ?

Vous sentez-vous souvent en décalage avec les autres ? (Par exemple dans votre manière d’être, de penser, d’agir…)

TOTAL

“Si le total de vos réponses « OUI » est supérieur à 20, vous êtes probablement hypersensible (ou ultrasensible).
Indépendamment des chiffres, c’est votre perception de vous-même et de votre sensibilité qui compte le plus, car aucun test ne détient la vérité sur vous-même…

Test réalisé par Karine Hyenne, Cédric Vitaly et Saverio Tomasella, à retrouver ici : https://ultrasensibles.com/wp-content/uploads/2018/01/Test-hypersensibilité-1-1.pdf

N’hésite pas à me dire en commentaire si tu te reconnais dans cet article ou si tu as fait le test.
Tu peux également partager cet article sur les réseaux sociaux afin de faire re- connaître les caractéristiques des hypersensibles. 🙂

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20 réponses
  1. Arnould
    Arnould dit :

    Bonjour
    Merci pour cet article j’ai lu avant quelques trucs sur les hypersensibles ils sont souvent très survolés et « clichés » c’est la première fois que je lis quelque chose qui représente aussi bien ce que je vis. Je me pensais hypersensible mais n’ai jamais vu un psy. Là plus aucun doute. Je le vis assez mal mais je sais que je dois l’utiliser comme une force, le chemin est long. Après quelques pervers narcissiques je dois me reconstruire et retrouver confiance en moi. Le plus dur c’est ce besoin d’affection et pourtant je sais que je dois plus me laisser avoir et me jeter dans les bras du premier qui me promet monts et merveilles.
    Courage à tout les hypersensibles comme moi.

    Répondre
  2. Amandine F.
    Amandine F. dit :

    Je viens de faire le test : 25.
    Ça se confirme 😊
    Et rétrospectivement, ça explique beaucoup de choses…
    Merci de mettre toutes ces infos en ligne en tout cas, ça aide beaucoup de monde j’ai l’impression 🙏

    Répondre
  3. Marion
    Marion dit :

    J’avais quelques doutes, mais avec 32 oui… plus vraiment 🙈 Je ne sais pas trop quoi faire de cette information finalement 😅
    Merci pour tous tes articles sur le sujet en tout cas Elodie ❤️

    Répondre
  4. Pô
    dit :

    Je me suis reconnue dans la plupart du texte.
    En fait je me doute que je le suis depuis des années. Surtout quand je me revois enfant.
    Au test si j’ai bien compté j’ai eu 37.
    Je suis super isolée en ce moment (de mon propre chef, je ne blâme pas les autres), et je rejette en bloc ce que je ressens et suis. Je me déteste.
    Tout en sachant que ce n’est pas très intelligent de réagir coml3 cela. Bref.
    Je vais peut-etre commencer sérieusement à prendre en compte tout cela…
    Merci pour cet article ❤

    Répondre
  5. Mickaëlla
    Mickaëlla dit :

    Merci Élodie !
    je ne saurai dire pourquoi c’est depuis quelques jours que je me suis mise à suivre ton compte Insta alors que ça fait des mois que je le vois par ci par là au détour des partages de comptes que je suis…y’a pas de hasard parait-il…Peut-être que je me sens prête pourtant rien que de l’écrire je ressens un trac énorme ! D’après le test j’ai un profil ultra sensible…prochaine étape…test de douance ? ça me coûte ! mais j’ignore même ce que ça me coûte !!!

    Répondre
  6. Mapye
    Mapye dit :

    Bonjour, je viens de vous découvrir grâce au site “Rayures et ratures”. Je viens de faire le test. Sur les 45 questions j’ai hésité sur 5. Pour tout le reste c’est oui. Comment s’accepter, comment vivre avec ce gouffre à vif que je ressent depuis mes 8 ans (j’en ai 43) je suis en échec partout toujours en manque cruel de confiance et d’estime de moi? Je suis perdu.

    Répondre
  7. Mapye
    Mapye dit :

    Merci pour votre site. Ça fait du bien de le lire même si mon rouleau de “sopalin” à maigri au fur et à mesure que je lisais vos articles. Merci.

    Répondre
  8. Angélique
    Angélique dit :

    100% de oui. À 39 ans découvrir que je suis hypersensible, merci Instagram.
    Quelle souffrance de se sentir toujours Différente et pas comprise face à nos réactions. J’essaie de me dire je suis comme et je ne peux rien changer, j’ai essayer mais c’est invivable. Je me reconnaîs dans beaucoup de commentaires par rapport à l’isolement…
    Introvertie et hypersensible sacrée duo lol apprendre à s’accepter et s’aimer c’est mon chemin, sur la voie de l’acceptation.
    Merci pour cet article de qualité 🙏🏼

    Répondre
  9. Caroline
    Caroline dit :

    Salut Élodie,
    Tout d’abord, merci pour ce bel article. Je vais continuer d’explorer ton blog car il m’a l’air tellement intéressant ! Je l’ai découvert grâce à Rayures et ratures, alors merci aussi à Chloé 😉
    Il subsistait peu de doute sur mon hypersensibilité, mais ce test scelle ce diagnostic. Je n’ai hésité que sur trois questions, et ce n’est pas un non franc mais plutôt un “ça dépend”.
    J’ai également vécu une histoire difficile avec un PN (et mythomane de surcroît), je sais que je suis une proie facile… Et j’en suis venue à me surprotéger malheureusement.
    Je suis si hypersensible que rien que de lire les autres commentaires, j’ai pleuré face à la souffrance de certains. Je vous (nous !) souhaite à tous d’arriver à vous accepter et à vous aimer ❤️ Chemin long et truffé d’embûches, on apprend les choses à la dure car ressenties x1000, mais on va y arriver ! 💪

    Répondre
  10. Léanne
    Léanne dit :

    Quel bonheur de mettre des mots sur une existence de ressentis flous, de questions, de décalage et d’incompréhension…

    J’ai 20 ans et je me suis toujours dit qu’un “truc” clochait chez moi (et mes parents me le disaient aussi, ce qui n’arrangeait rien à la détresse!). Depuis ma dépression j’ai été forcé d’apprendre à me connaitre pour me guérir de 18 années à me mentir, me contenir, me cacher, jusqu’à me perdre et me persuader que c’était normal.

    Puis avec une thérapie et des longues heures à m’interroger sur moi, j’ai découvert que je n’étais pas le problème… et que je devais m’accepter comme je suis. En l’occurrence hypersensible, ce qui explique une multitude d’événements passés. Reconnaitre (et non pas encore accepter malheureusement) mon hypersensibilité me permet d’avancer sur le chemin de l’estime de soi, de la satisfaction personnelle et surtout me permet de me découvrir.

    Je ressens encore de façon puissante mon hypersensibilité comme un handicap. En décalage avec les autres, en attente en permanence de choses qu’on ne peut pas me donner et qui me fait me sentir encore plus seule et déprimée. En permanence révoltée contre l’injustice. En proie à mes émotions.

    Lire des articles sur le sujet et lire des réactions de personnes qui sont comme moi, cela me fait un bien fou. Parce que finalement ce n’est pas moi le problème, mais la société qui nous inculque l’hypersensibilité comme un problème, rendant la vie difficile et fatigante.

    A tous les hypersensibles, bon courage sur le chemin de l’acceptation, ne baissons pas les bras et apprenons à nous aimer.

    Merci pour cet article 🙂

    Répondre
  11. UmmSalih
    UmmSalih dit :

    bonjour j’ai bcp aimée votre article
    j’ai fait le test et je n’ai que 1 non c’est plus simple comme sa
    je me sentais déjà très mal mais la pour le coup que dois je faire 😞

    Répondre

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