famille minimaliste
Si tu nous suis sur les réseaux sociaux, tu sais, que nous nous sommes lancés dans le minimalisme il y a déjà un moment.

D’ailleurs à ce sujet j’en avais fait un article “comment devenir minimaliste en une semaine?” avec quelques conseils pratico-pratique (lien ici).

Mais également une vidéo sur notre chaîne youtube sur la difficulté d’être minimaliste avec nos proches: https://youtu.be/PYPXb0G .

Dans cette vidéo je fais suite à une de mes story quotidienne sur instagram où je te parle de nos choix de vie atypique et pourquoi on ne se lave pas tous les jours, pourquoi on a choisi le minimalisme, pourquoi on vise le zéro déchet, pourquoi je ne me maquille pas etc…

Je te donne aussi quelqu’unes de nos astuces pour prendre soin de notre famille, notamment de nos enfants tout en respectant nos valeurs. Peut-être que cela te donnera des idées. 🙂

Une vidéo très simple où je me livre personnellement !!

Je précise néanmoins que je n’ai rien contre les personnes qui se lavent tous les jours, se maquillent où achètent du chocolat bien sûr. 😀 mdr

C’est sans jugement aucun, chacun son chemin !

Mais je trouve aussi essentiel de tout déconstruire et de toujours s’interroger sur les choix que nous faisons, pour soi, pour nos enfants, pour la planète…

Alors si toi aussi tu as des petits conseils à me proposer pour continuer ma route vers le minimalisme et le ZD, je suis preneuse. 😉

Et comme bien sûr tout cela participe selon moi, à prendre soin de soi, je t’invite à télécharger gratuitement mes 7fiches bienveillance pour prendre soin de toi, toute une semaine.

Avec toute ma bienveillance,
Elodie

Tu veux offrir le meilleur de toi-même à tes enfants et garder toute ta bienveillance ?
Alors commence par toi-même !
Pour cela je te propose gratuitement de t’envoyer chaque jour une fiche, pendant une semaine pour prendre soin de toi et ainsi pouvoir donner ce qu’il y a de meilleur à ceux que tu aimes.
Profite, c’est cadeau et c’est ici : https://ailesetgraines.com/semainebienveillance/

Aujourd’hui je voudrais te parler de cette phrase : « Tu as de la chance d’être blogueuse ! ». Voilà une phrase qui a raisonné dans ma petite tête. Sur le coup, je me suis dit “accords toltèques”, chacun voit à travers son prisme, ainsi mon naturel positif n’en a rien conclu. Sauf que, voilà mon interlocuteur qui n’en est pas resté là. Il en vient, avec une attitude équivoque, carrément à me questionner sur le prix de mes accompagnements… tout sourire je lui explique donc qu’il y a un réel travail derrière et que je fixe toujours le prix en fonction ce qui est offert sur le marché, ainsi que par rapport aux retours des parents testeurs.
Et puis de fil en aiguille, le voilà un brin jugeant avec un monologue bien-pensant… Je me suis alors demandé si cela valait vraiment le coup de développer le sujet. Je tente donc une première approche en lui demandant s’il connaissait le métier de “blogueur/se ». A priori non. Mais cela ne l’arrête pas, au contraire, il m’en explique les idées qu’il en a.

Et d’un coup j’ai repensé au site de ma photographe de mariage. Je me souviens que j’avais eu une sorte de refroidissement général quand j’avais vu ses tarifs, et qu’heureusement j’avais eu la curiosité de lire l’article qu’elle avait rédigée à ce sujet. Elle y expliquait tout le travail derrière, tous les investissements et autres frais que l’on ignore; comme comme tout le monde on se dit “heu ça lui fait + de 100euros de l’heure, à l’aise quoi” ! Car pour compter ses sous on sait faire, mais pour quantifier un travail que l’on ne connait pas, on ne sait plus… Surtout lorsqu’on est habitué à payer 5 euros un tee-shirt « Made in China » pour juste financer des camps de concentration (m’enfin ça c’est un autre débat…).
On peut concrètement dire que la plupart des personnes ignorent bien la valeur des choses, notamment avec ces “nouveaux métiers” du Net. On a déjà du mal à pleinement réaliser que derrière chaque mot écrit il y a une personne qui les pense; que derrière chaque mot lu il y a une personne qui les vit… alors se dire que derrière tout cela il y a aussi du travail….

Alors j’ai attendu. J’ai attendu que cette personne termine son monologue; à priori elle en avait des choses à exprimer. Je l’écoute, patiemment, attendant mon tour de parler. Sachant qu’elle n’allait pas forcément apprécier mon point de vue, car différent du sien, je lui demande la permission de m’exprimer sur le métier que je fais. Je lui propose donc de lui expliquer les avantages et les inconvénients de ma vie de blogueuse, afin qu’il puisse tenter d’y réfléchir avec mon expérience; toute personnelle bien sûr.
Permission accordée.

Au départ, il ne faut donc pas oublier qu’être “blogueur/se » c’est être souvent auto-entrepreneur/se, donc quitter dans la plupart des cas un travail où chaque mois qu’importe le résultat tu as ta paye !
J’ai donc quitté mon emploi agréable, un revenu stable qui m’apportait une quiétude familiale (et bien oui j’ai deux gosses et un loyer à payer comme tout le monde !), pour tenter de vivre de ma passion, et surtout pour poursuivre mon rêve de l’instruction en famille.
Ma réalité c’est que j’ai deux enfants en bas âge à m’occuper H24, 7/7j (et non j’ai fait le choix de pas avoir de TV, non on a pas de famille à proximité, ni de babysitter).
Je bosse donc dès que je le peux, dès que je vais aux WC, en préparant les repas, pendant les tétées, le soir quand ils sont au lit jusqu’à tard dans la nuit (parfois même jusqu’à 2h du matin), tout en allaitant 6 fois/nuit mon fils, les week-ends et jours fériés compris. D’ailleurs je ne sais plus ce que sont les vacances. Un jour, j’avais calculé par semaine, j’en suis à + de 55h de travail, sans compter la charge mentale, les enfants et les tâches ménagères bien sûr, qui eux ne s’arrêtent pas non plus.

95% de mon travail n’est pas rémunéré, il est offert gratuitement sur internet.
Il est le fruit d’années d’études (car oui contrairement à beaucoup de blogueurs/ses, j’ai un paquet de diplômes et d’expériences pour légitimer ma posture professionnelle), de pratiques professionnelles et de lectures quotidiennes. Tout cela, c’est du temps, tout cela c’est de l’énergie, tout cela quand tu es salarié ou fonctionnaire c’est payé !
Mais le monde du net est différent: d’abord tu te vends, après on te paye (si tu as cette chance).
Mais les règles je les accepte. Je les accepte contre du temps, contre la chance que j’ai de faire ce que je veux comme je veux. Je ne cotise pas au chômage, donc concrètement si personne ne veut débourser de l’argent pour mon travail, je ne peux pas nourrir ma famille. C’est ça la vie des auto-entrepreneurs/ses du web.
A côté de cela, je prends le temps tous les matins de me lever avec mes enfants, on a le temps de se câliner, de se bisouter et de déjeuner en pyjama. Quand ils sont malades, je peux les chouchouter, et décaler tout ce que j’avais prévu. Je peux programmer aussi mon travail des jours à l’avance quand j’ai le temps d’en faire plus que prévu. Je peux aller à des activités en pleine semaine et profiter sans qu’il y ait trop de monde partout. On peut partir n’importe quand n’importe où… et c’est un luxe. Un vrai luxe, qui se paye ! A chacun de voir si ça en vaut le coup.
Derrière chacun de mes accompagnements il y a donc une qualité professionnelle, avec la déontologie qui va avec. Je fais toujours en sorte de ne jamais rendre dépendant/e de moi, je fais toujours en sorte de mettre la personne au centre de sa vie, au centre de son projet, au centre de son épanouissement. Ce n’est certainement pas commercial, j’en suis pleinement conscience, mais c’est éthique ! Et bien sûr, je m’engage à être disponible auprès des personnes une fois qu’elles ont acheté un accompagnement. Je ne les culpabilise pas en cas d’échec mais cherche avec elles comment faire autrement.

Chaque mot est pensé, choisi, étudié, soumis à discussion.
Chaque image est soigneusement recherchée et réfléchie.
Je prépare chaque vidéo, je condense mes recherches, je vérifie mes sources.
Je réponds à tous les messages, je lis tous les commentaires.
Je tente d’être présente au maximum sur nos réseaux sociaux.
Je crée des accompagnements de toute pièce en parallèle du contenu gratuit quasi-quotidien.
En bref, j’apprends chaque jour un nouveau métier ou plutôt de nouvelles professions. Car il y a aussi tout le côté marketing et commercial; qui n’est pas du tout mon fort il faut bien le dire… mais aussi tout le côté web (création de site, création de pages de vente, création de tunnels de vente, savoir sécuriser un site, sécuriser un lien de paiement, créer des videos, faire le montage vidéo etc…). Bref j’ai tellement appris, et je n’en suis qu’au début.
Je crois très honnêtement que si j’avais su tout ce qu’il y avait avant de me lancer… et bien je n’aurais certainement pas tenté !!

Chaque jour je me demande si cela va fonctionner, si mon travail va plaire, si les gens seront contents au point de repartager. Car il faut bien être honnête, je n’existe que par les partages des uns et des autres. Si mon entreprise existe, c’est parce que les personnes le veulent bien.
C’est aussi pour cette raison que je n’aime pas parler de clients ou de prospects, mais bien de personnes. Peut-être est-ce lié à ma sensibilité professionnelle, venant du monde de l’aide à la personne, mais il est évident pour moi que je réalise pleinement que je peux impacter positivement ou négativement la journée de quelqu’un.
Les personnes qui me suivent au quotidien me font confiance pour apporter des informations de qualité, et qui ne vont pas les culpabiliser; mais au contraire les aider positivement dans leur vie. C’est une responsabilité aussi.
Je n’ai pas envie d’être de ceux/celles qui balancent une info et basta, op je bloque si ça plaît pas.
Cependant je dois bien admettre que se mettre à nu sur internet c’est aussi s’exposer sans cesse au pire de l’être humain… au pire en chacun de nous. Les gens se permettent tellement plus quand ils sont derrière un écran… à croire que certains n’ont pas compris qu’une petite croix rouge pourrait éviter qu’ils se fassent du mal en voyant un contenu qu’ils n’aiment pas… et que cela éviterait également de blesser une personne de l’autre côté de l’écran, qu’ils ne connaissent pas.

Et puis il y a la concurrence. Comme tout entrepreneur/se, dans tous les domaines tu fais face à la concurrence, qu’elle soit loyale ou déloyale. Comme dans tous milieux, parfois tu fais confiance et tu te retrouves avec un couteau dans le dos. Tu tombes, tu te fais mal, tu pleures et tu te relèves.
Et puis tu te dis que c’est ça la vie.

Que l’on a tous des choix à faire, que le mien a été de privilégier ma famille et d’espérer qu’un jour je puisse vraiment vivre de ce choix. 🙂
En attendant, je remercie Dieu chaque soir de m’avoir donné le courage de quitter mon confort de vie pour voir mes enfants grandir au quotidien. Et je donne tout le reste pour faire en sorte que cette situation se pérennise. Je donne mon maximum pour les autres mais aussi pour moi et ma famille, car j’aime ça. Car j’ai envie d’y croire, car j’ai envie de montrer et de démontrer que OUI C’EST POSSIBLE, qu’il faut croire en ses rêves et se battre pour. Chaque jour j’ai la chance de rencontrer, même virtuellement, de nouvelles personnes extraordinaires aussi, chacune d’entre elles me donnant la force de poursuivre avec leurs likes, leurs commentaires, leurs MPs, leurs partages, leurs retours sur mes accompagnements.

Chaque jour j’ai la sensation d’apporter un peu à ce monde: un peu de bienveillance, un peu d’harmonie, un peu de positif. Chaque jour je me dis que même si cela ne fonctionne pas, au moins j’aurais tenté, et que ça aura été une belle expérience.

Car oui, j’ai de la chance d’être blogueuse.

 

 

Elodie

 

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👉  Nous vous accompagnons également dans votre parentalité:   https://ailesetgraines.com/accompagnement/

Suite à vos demandes voici le TAG PAPA ALLAITEMENT. Il fait donc suite à la vidéo qu’Elodie a faite, où elle répondait au TAG MAMAN ALLAITEMENT de MAMAN MODE D’EMPLOI

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10 questions auxquelles je réponds en tant que PAPA pro-allaitement.

1/ Lors de la 1ère grossesse, avais-tu un avis sur l’allaitement? Souhaitais-tu que ta compagne allaite?

2/Depuis combien de temps ton expérience allaitement a t-elle commencé?

3/ As-tu su trouver ta place en tant que papa? (on dit souvent que le biberon est un problème pour trouver sa place de père…).

4/ Ta compagne a t-elle rencontré des problèmes avec son allaitement?

5/ Si oui, as-tu été un soutien pour elle? Et comment?

6/Autour de toi, y avait-il beaucoup de mamans allaitantes? As-tu, toi-même été allaité?

7/ Quelle est la remarque la plus bizarre qu’on t’ait faite concernant l’allaitement?

8/ C’est quoi un “papa pro-allaitement ” pour toi?

9/ Le sein ce n’est pas que nourricier, ça apaise aussi les pleurs de bébé. Alors toi, sans tétou, tu fais comment?

10/ Quel conseil donnerais-tu aux futurs papas? ________________________________________________

Si toi aussi tu veux répondre à ces questions, en tant que papa, pour démocratiser l’allaitement alors il te suffit de nous citer et de continuer cette belle initiative en taguant d’autres papallaitants 😉

Nous concernant on tague tout simplement: tous les supers papas qui souhaitent partager leur expérience pour promouvoir l’allaitement!

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On cherche tous le bonheur à l’extérieur tout en sachant qu’il est en nous.

Cependant on attend souvent que l’autre nous renvoie une image positive de nous-même, et donc “participe” à notre bonheur. Pourtant être heureux/se peut se résumer en peu de choses… à la fois peu mais tant aussi: la générosité. Voici une petite vidéo que j’ai faite rapidement, sans trop de préparation je dois bien l’admettre mais l’improvisation a dû bon parfois car il permet de laisser la parole au coeur.

Finalement, en me réécoutant je me suis rendue compte que tout est tellement lié et logique, et que ça me tenait à coeur de vous partager cette vidéo. Ainsi je tente d’expliquer finalement comment une relation peut-être saine et épanouie 🙂

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

Suite à la story sur notre compte Instagram, vous avez été nombreux/ses à réagir, et j’avais envie de poursuivre cette thématique “confidences” en vidéo. Mais de fil en aiguille finalement j’en suis arrivée à me confier sur les raisons de la naissance d’Ailes & Graines 🙂 Lire la suite



La période hivernale est déjà propice  à l’introspection. Mais quand mon fils de 6 ans se met en tête, le 23 décembre, à 18h30, que c’est l’heure d’ouvrir un cadeau de noël, de nouvelles petites cloches viennent tintinambuler pour relancer mon cerveau fatigué vers une nouvelle réflexion  sur fond de conventions sociales ( non, ce thème n’avait pas  encore été traité chez nous 😉 ) ! Lire la suite

Pas toujours facile de faire des choix atypiques, surtout lorsque la majorité pense forcément avoir raison! Si comme nous tu as fait des choix différents, comme l’éducation bienveillante, le véganisme, l’école à la maison, etc … et bien tu dois certainement toi aussi faire face à de nombreuses critiques. Différences ne rime pas forcément avec tranquillité. Lire la suite

Après l’interview des deux papas qui gèrent la chaîne “Pères Indignes”, nous continuons notre tour d’horizon de personnes extraordinaires du quotidien avec Samantha, une amie, une puéricultrice, une de nos ecrivains mais surtout une formidable maman bienveillante IEFeuse! Lire la suite

Vous avez été nombreux-ses à nous questionner face à l’article d’Alexis sur l’accouchement à domicile, ainsi j’ai souhaité te raconter mon expérience à ce sujet.

En effet, si pour notre 1er enfant j’ai accouché à la maternité, comme tout le monde, pour notre deuxième garçon il était impensable pour moi d’y remettre les pieds et je t’explique pourquoi dans cette vidéo.

Cette vidéo est donc toute personnelle, cela ne reflète en rien les débats sur la médicalisation ou non de la naissance, cela permet juste de partager mon expérience de l’accouchement à domicile et aussi par là-même de faire savoir qu’on peut très bien vouloir et pouvoir accoucher autrement 🙂

Si tu veux en savoir plus, voici l’article qu’Alexis avait écrit au sujet de l’AAD: https://ailesetgraines.com/le-choix-de-laccouchement-a-domicile/

PS: si tu aimes cette vidéo tu peux la liker, la commenter, la partager et t’abonner à notre chaîne youtube (ICI). 😉

 

On entend souvent les mêmes choses en ce qui concerne l’éducation bienveillante, notamment par ses détracteurs qui prônent les punitions sous prétexte d’éviter de former des “enfants rois”. Et pourtant, si on regarde dans l’histoire ou même ailleurs dans le monde, et que l’on oublie pas de prendre de la distance avec sa propre éducation, on se rend compte que la phrase d’Einstein n’a jamais été aussi vraie: “la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent“.

Ainsi, je te fais un petit podcast pour aider à voir les choses différemment, pour évoluer sur certains points et qui sait peut-être sortir “du cadre” pour changer le monde 🙂
(Les abonnés newsletters comprendront la référence !! Et pour les autres et bien n’hésitez pas à vous abonner, un email est envoyé chaque semaine avec parfois des petits surprises!).

Voici l’article sur la culpabilité dont je te parle : https://ailesetgraines.com/pas-de-culpabilisation-bienveillant/

Avec toute ma bienveillance,

PS: si tu aimes ce podcast, partage-le ! 🙂

Un rapide podcast que j’avais enregistré il y a quelques semaines lorsqu’on devait chercher une nouvelle maison; en effet j’ai été confronté à la question “qu’est-ce que vous faîtes de votre vie?”, et avec cette question, arrivent une multitude de regards désapprobateurs lorsque je répondais que je m’occupais de mes enfants. Et malheureusement, ce sont souvent les femmes qui jugent le plus ce choix là.
Je profite donc de ces 6 minutes de podcast pour expliquer ce choix, pour dire qu’on peut être mère au foyer et féministe, mais surtout pour remercier tous les parents au foyer car, il faut bien se le dire, être parent est le plus difficile métier du monde !

Si ce podcast te plaît, alors partage-le, abonne-toi à notre chaîne youtube (www.youtube.fr/ailesgraines) et tu peux bien sûr me laisser un gentil commentaire (ça me fait toujours plaisir !).

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

 

Vous avez été nombreux à nous demander plus de précisions sur comment se passe un quotidien en instruction en famille (IEF), avec des enfants non scolarisés donc. Par cette vidéo je te fais un bref résumé de notre quotidien, avec quelques petits extraits partagés. Lire la suite

Comme le dit notre bannière, on est une famille atypique, mais on ne le réalise pas forcément: c’est plutôt le regard des autres -parfois désagréable- qui nous le rappelle.
On a donc décidé d’en rire et même de l’assumer.
Mais tu ne sais pas tout… dans cette vidéo je me livre encore un peu plus, avec distance et ironie. Je n’en suis pas moins intimidée d’en dire autant.
Mais voilà, encore une fois, je pense à vous, à toi, à celui qui va se reconnaître et qui se sentira peut-être moins seul. Et oui, des Z’atypiques il y en a pleins, alors autant se soutenir! 🙂

Si tu aimes cette vidéo, partage, et abonne-toi !

Sinon tu peux nous retrouver sur divers réseaux sociaux:
* FACEBOOK: https://www.facebook.com/ailesetgraines/
* INSTAGRAM: https://www.instagram.com/ailesetgraines/

Si tu nous suis depuis un petit moment déjà, tu sais que nous sommes une famille minimaliste. Aussi, à la veille de notre départ en Suède pour 10jours et avec deux enfants en bas-âge, on trouvait intéressant de te partager l’intérieur de notre valise.

J’ai donc étalé toutes nos affaires sur le lit afin de t’expliquer pourquoi j’ai fait ces choix. J’en profite aussi pour te partager nos coups de coeur en termes de marques bio & éthique – sans rétribution financière aucune bien sur, il en va de soit! (pas de sponsoring!)

A la fin de la vidéo, nous en profitons pour refaire une mini-présentation de la famille, suite aux questions que l’on nous pose régulièrement en commentaires sur les différents réseaux sociaux. De quoi vit-on exactement et quels choix avons-nous fait à Ailes & Graines?

 

(https://youtu.be/dDqUaz5MCpM)

Sinon voici tous les liens de mes bons plans dont je te parle dans la vidéo :
* Pour les vêtements bio & éthique : www.modetic.com
* Pour les sarouels Les petites choses de Julia​ : https://www.facebook.com/lespetiteschosesdejulia
* Le collier d’Allaitement : Collier d’allaitement & de portage by apasdemoa​ (son site : https://collier-d-allaitement-et-de-portage.com) // L’interview sur le co-allaitement: https://ailesetgraines.com/co-allaitement-interview-dune-super-maman/
* L’Atelier “Jouer pour grandir” de Famille Epanouie​ : https://www.famille-epanouie.fr/jouer-pour-grandir/

Si tu as d’autres questions n’hésites pas, on essayera au mieux de te répondre 🙂

Avec toute ma bienveillance,

S’aimer est un acte écologique primordial. Au-delà de toutes les vertus que l’on peut prêter – et reconnaître – à l’amour propre véritable (telles la félicité ressentie, la légèreté de notre quotidien, de notre être, le fait que l’on rayonne positivement tout autour de soi – cette liste n’est pas exhaustive et n’attend que d’être complétée dans les commentaires!), s’aimer, aimer son soi dans toutes ses facettes, est un acte écologique vital, important, absolu. Oui, s’aimer est crucial pour notre planète. En avant pour la démonstration, je vous embarque sur mon dos le temps de ces quelques lignes. Lire la suite

Le cododo est une pratique qui consiste à ce que le parent dorme avec son enfant; une pratique parfois plébiscitée parfois critiquée. En tout cas, elle laisse rarement indifférent. Lire la suite

Autour des années 1940 en France, une nouvelle tendance – qui nous semble aujourd’hui être devenue une évidente banalité – a métamorphosé la venue au monde de centaines de millions de bébés; dorénavant, leur première bouffée d’air, le passage de femme / homme à maman / papa, cette première découverte ex-utero, et foule d’autres moments intimes singulièrement rares qui constituent l’avènement ou la mue d’une parentalité, se déroulent systématiquement durant une hospitalisation, dans des maternités publiques ou privées impersonnelles et aux inconnus nombreux.

Les mères gestantes sont-elles des femmes malades? L’accouchement est-il pathologique par nature?

La réponse est non, bien sur, mais cette systématisation de l’hospitalisation ou le nombre plus qu’infime d’accouchements en maternité réalisés sans aucun acte médical (forceps, injection d’ocytocine, péridurale, épisiotomie, césarienne, la liste est sans fin…) semble prouver que si, dans l’inconscient ainsi que dans le discours de nombre de soignants, un accouchement est une situation pathologique. Cette pratique est devenue une norme intangible, allant de soi à tel point que les premières images qui viennent, lorsque l’on évoque à une personne non sensibilisée l’accouchement à domicile, sont ces petits pays lointains qui n’ont malheureusement pas la chance d’avoir un réseau médical aussi pointu et développé que le notre, ou encore ces mères qui ont subi un accouchement si rapide qu’elles n’ont eu le temps de sortir de chez elle. L’idée qu’une femme – en France! – veuille accoucher volontairement chez elle amène bien souvent dans l’entourage une certaine stupeur, légitime par la méconnaissance acquise ces dernières décennies de l’accouchement au domicile, avec pour craintes prégnates la mort de l’enfant ou celle de la mère. Une crainte qui traverse les générations à travers les récits de nos aïeux les plus âgés, venant d’une époque où l’hygiène était à des années-lumières de nos conditions actuelles. Vivant dans une société paternalisante où la médicalisation est un acte d’abord rassurant, déléguant aux “sachants” la capacité à écouter et prendre soin de son corps, certains couples (dont nous) choisissent néanmoins volontairement d’accoucher à domicile, participant à l’émergence d’une tendance à contre-courant complet de celle connue il y a moins d’un siècle; un choix forcément atypique en France qui l’est nettement moins aux Pays-Bas par exemple, où une femme sur trois accouche dans la chaleur de son foyer, entourée des gens qu’elle aime, par choix.

Notre premier accouchement a eu lieu dans une maternité dite “physiologique”: nous concernant, malgré un personnel sage-femme très respectueux et attentionné, la physiologie est un concept avec lequel ladite maternité s’arrange facilement, avec notamment des injections d’ocytocine strictement obligatoires, des anesthésistes tenant un discours dévalorisant la capacité de la mère à vivre son accouchement sans péridurale, utilisant à chaque fin de phrase des arguments chocs du type “vous dites toutes ça, et puis 95% d’entre vous finissent avec la péridurale, hein!“, une position d’accouchement imposée, les mesures en tout genre effectués sur petit bout trente minutes à peine après sa venue au monde, interrompant alors notre première rencontre pour remplir des cases sur une feuille… Notre second accouchement fut à notre domicile, dans notre cocon, juste à deux, sans sage-femme. Une piscine gonflable remplie d’eau pour l’occasion, des bougies, de la pénombre, un naturel et une complicité totale entre nous.

Et bien, notre deuxième accouchement a permis l’achèvement de ce que notre premier n’avait pu réaliser jusqu’au bout; il faut savoir que pour nous, un premier accouchement a une signification toute particulière, tel un rite de passage entre la vie d’enfant (être l’enfant de…) et la vie de parent (être la mère ou le père de …). C’est un moment intense, empli d’émotions, très attendu – et souvent même très fantasmé! Une mue de nos personnes se sont partiellement opérées lors du premier, puis totalement avec le second; le lieu accompagnant cette profonde transition est important, et nécessite d’être adapté aux désirs profonds de réassurance, de confort, de quiétude, d’apaisement; éléments que la maternité n’a pas pu nous offrir, lors de notre première expérience, et que l’on a pu mettre en place pour le second. Réfléchir en amont au lieu d’accouchement et étaler devant soi toutes les possibilités s’offrant à vous (certaines conditions de santé pouvant orienter vers un refus de la sage femme spécialisée en AAD, par exemple) est un exercice qui nous semble essentiel.

J’ai été peiné, moi Alexis, de voir que lorsque ma femme dit avoir accouché à domicile, on lui assène le fait qu’heureusement son mari était médecin , qu’heureusement j’étais avec elle. Comme si ma blouse blanche maintenait la sécurité. Il n’en est rien et je tiens à le dire publiquement: ma femme a accouché seule, car son corps est fait pour donner la vie! Aucun médecin n’accouche une patiente, aucun professionnel ne devrait s’octroyer le droit de dire “je l’ai accouché”.

Seule la femme accouche et rendons-lui hommage pour cela !

Il est donc important que la femme qui va accoucher sache qu’elle a le choix (maternité, maison de naissance, accouchement au domicile assisté par une sage-femme, ou sans sage-femme, …), ce qui est rarement le cas – surtout pour un premier! Et bien sur, à chacun/chacune de voir quel choix lui correspond, il n’y a dans nos esprits aucun jugement de hiérarchie entre l’accouchement au domicile, ou en maternité, ou ailleurs: la maternité peut être le choix de beaucoup, et ce sera un choix en toute conscience! Quoi de plus confortable que de choisir réellement, avec la sensation que ce choix est le bon, le sien?

Si l’on devait énumérer les raisons qui nous ont amené à aller vers un AAD: liberté de mouvement lors du travail, liberté de la position lors de la poussée et lors de la sortie du bébé et du placenta, les massages en toute intimité, se permettre cris/pleurs/chants graves sans gène pudique… puis la coupure du cordon différée, avec un reliquat plus long laissé à l’enfant pour permettre une meilleure cicatrisation, la mise au sein immédiate si l’enfant le souhaite, différer toutes les mesures inutiles à plus tard, afin de ne pas altérer la première rencontre entre petit bout et le monde ex-utero, entre les parent et l’enveloppe charnelle de petit bout, pouvoir réaliser de l’homéopathie à partir du placenta, toutes les suites de couches… Rester dans son cocon, ne pas être dérangé, connaître son environnement par coeur, la sécurité émotionnelle apportée par celui-ci, dormir dès la première nuit chez soi, ne pas avoir à lutter contre tel ou tel acte médical, ne pas avoir à être suspicieux quant à la moindre seringue ou au moindre bistouri volant autour de nous… Lors d’un AAD, la femme et son bébé sont au centre de toutes les décisions, au centre de l’accouchement. On ne s’en remet pas aux sachants, la sachante, c’est celle qui accouche. Par exemple, saviez-vous qu’il est nettement plus bénéfique d’attendre que le cordon ait arrêté de battre pour le couper? Tant qu’il bat, c’est que la mère continue d’envoyer vers son bébé du sang, nécessaire à une meilleure oxygénation qui se fait avec douceur passant délicatement du cordon à la respiration nasale. Le couper trop tôt revient à le priver d’un tiers de son volume sanguin à la naissance. Saviez-vous que la position prise lors d’un accouchement non guidé correspond très (très!) rarement à celle pratiquée en maternité, choisie simplement pour améliorer le confort de travail de la sage-femme? Saviez-vous que l’injection d’ocytocine, régulièrement administrée en maternité durant le travail, est la première responsable – et de très loin – des hémorragies profuses à propos desquelles nos inconscients paniquent? Logique, quand on sait que cette hormone est uniquement injectée pour accélérer le travail.

Malheureusement, l’information n’est pas loyale en France, avec un accouchement médicalisé extrêmement banalisé par la presse féminine, les médias ou par le corps médical, bien sur, et l’accouchement non médicalisé diabolisé. De ce fait, les femmes perdent le contrôle sur leur accouchement, ne pouvant faire un choix éclairé et n’ayant pas idée qu’elles peuvent refuser toutes ces techniques qui leur sont souvent imposées de fait, les rendent dépendantes et les dépossèdent du véritable vécu de leur accouchement. Attention, l’idée n’est pas de dire que l’accouchement médicalisé n’est pas souhaitable, chacun faisant le choix en adéquation avec ses besoins propres. Ce que nous trouvons dommage est le manque d’information éclairée criant, concernant l’une ou l’autre possibilité d’accouchement.

D’ailleurs, même si l’accouchement à domicile est encore autorisé en France, rares sont les personnes qui savent que c’est une véritable possibilité qui s’offrent à elles – en plus des maternités et des maisons de naissance. Presque un sujet tabou. Il n’est pas facile d’obtenir le nom d’une sage femme pratiquant les AAD.

Selon l’association des sage-femmes, il n’y a à ce jour que 60 praticiens de l’AAD en France et la demande excède largement l’offre. Nombre de sage-femmes que nous avons rencontré seraient intéressées par cette pratique, mais se heurtent à un problème de taille: depuis 2002, une loi stipule : “Les professionnels de santé exerçant à titre libéral (…) des activités de prévention, de diagnostic ou de soins (…) sont tenus de souscrire une assurance destinée à les garantir pour leur responsabilité civile.” (Art. L1142-2 du Code de la santé publique). Or, les sages-femmes qui accompagnent les accouchements à domicile (AAD), n’ont souvent pas les moyens de payer une telle assurance, car c’est environ ce qu’elles gagnent sur l’année. Le montant est calculé sur les gains d’un gynécologue obstétrique… dur de rivaliser! Il existe donc un paradoxe, les sages-femmes doivent être assurées pour exercer légalement mais rien n’est en place pour qu’elles le puissent. Les praticiens exercent alors souvent sans assurance, donc dans “l’illégalité”, avec des risques importants encourus.  Il semble que les discussions sur la question de l’assurance professionnelle sont encore à ce jour ouvertes. Cependant il est émouvant de voir que malgré les intenses pressions sociales, juridiques, financières, contre l’AAD, associées à des conditions horaires de travail compliquées (astreinte 24h/24, grand nombre de patientes car une demande dépassant de loin l’offre), la solidarité est bien présente pour permettre à celles qui le souhaitent de vivre un accouchement sécure, au domicile; nous sommes nombreux à relayer cette pratique magnifique d’une naissance respectée.

Pour soutenir l'AAD : https://cdaad.org 

PS: si Louise, fabuleuse SF, passe par ici, une grosse pensée pour toi <3

SOURCES

ADAMSON GD : home or hospital births ? ; JAMA, may 2, 1980- vol 243, No/17, pp1732-1736, 1980. 

ANDERSON RE, MURPHY PA : outcomes of 11788 planned home births attended by certified nurse midwives . Jal of nurse midwifery ; dec 1995.

BRABANT Isabelle, Pour une naissance heureuse, Ed Chronique sociale, 2003.

CHAMBERLAIN G, WRAIGHT A, CROWLEY P, Home Births – The report of the 1994 confidential enquiry by the national Birthday Trust fund. Parthenon Publishing, 1997. 

PIREYN-PIETTE Cathy-Anne, Accouchement à domicile: risque ou modèle?, Mémoire de fin d’étude pour le diplôme de sage-femme, 2005.

 

 

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Ca y est, la fièvre du minimalisme s’est emparée de toi; le premier tri fut plus éprouvant que prévu, physiquement et émotionnellement, mais cette sensation de légèreté te transporte?! Bravo, te voilà passé de l’autre côté aha ^

Oui mais voilà, le chemin n’est pas forcément celui auquel tu t’attendais, et des surprises surgissent, notamment l’incompréhension de tes proches et la difficulté à faire respecter ton choix, face à certaines habitudes/conventions sociales résistantes. Et oui, à chaque événement on voudra t’offrir un cadeau, ni utile ni souhaité mais: tradition oblige!

Dans cette courte vidéo je te livre nos petites astuces pour ne pas mettre à mal ni ton minimalisme, ni tes proches.

(https://youtu.be/PYPXb0GL3F8)

Pour lire notre début dans le minimalisme: https://ailesetgraines.com/une-semaine-pour-etre-minimaliste/

Et bien sûr, si tu aimes cette vidéo, partage-la et/ou abonne-toi à notre chaîne Youtube, cela nous rendra toujours heureux et de ce côté là on ne souhaite pas faire dans le minimalisme 😉

 

Si vous nous suivez depuis quelques semaines, vous avez bien dû vous rendre compte que nous faisons – dans bien des domaines – des choix dits “alternatifs”. Nos choix de vie se retrouvent souvent être dans la case “Autre” sans que cela soit voulu, bien évidemment. Cet article devrait un petit peu te parler si, toi aussi, tu as parfois souhaité t’écarter du troupeau – non sans mal d’ailleurs, car le berger rôde toujours – et que l’on t’a fait comprendre que non ce n’est pas le “bon” chemin…

Avec Alexis, on s’est – séparément – toujours senti un peu à part dans cette société, un peu en marge. Adolescent notre masque social, celui que l’on met pour paraître, était lourd à porter; il était cependant utile car ce sacrifice nous permettait de rentrer suffisament dans un moule, afin de ne pas rester trop en marge. Très vite donc, l’analyse méticuleuse des gestes et paroles d’autrui était devenu un outil indispensable dans notre kit de survie. Personnellement, plutôt que de me torturer des heures à trouver quel rouge à lèvre m’irait le mieux, je dépensais tout mon capital neurones à élucider le mystère suivant: comment fait-on pour faire passer une relation de “copine” à “amie”? Quel processus sous-jacent, invisible si on y prête pas attention, est à l’oeuvre? Comment le reproduire? Toutes ces règles sociales m’ont toujours paru très compliquées, je me sentais toujours de trop: trop excentrique, trop à côté de la plaque, trop compliquée, bref: trop différente ! Et bien qu’on le soit tous – différents – j’avais l’impression que l’expression de mon Moi, de mes différences, me mettaient toujours en marge des autres, qu’importe mes efforts!

Ma rencontre avec Alexis m’a donné un nouveau souffle, vital, salvateur, ce qui m’a permis une chose essentielle: me recentrer sur qui j’étais. Il m’a aidé à briser ce masque, ce rôle social dans lequel j’avais fini par m’enfermer et qui était devenu, avec les années, une bien trop lourde carapace. Cela a été un moment difficile, mais essentiel. Et il m’a fallu par la suite des années pour me retrouver et bien d’autres encore pour m’assumer. Et me voilà encore aujourd’hui, à pourtant bientôt 30ans (dans quelques jours, chut, on ne dit rien… ^^), à souffrir encore du regard de l’autre, à donner encore de l’importance à ses jugements qui pourtant voyagent simplement à travers les prismes de certaines conventions sociales qui résistent autant qu’elles le peuvent. La normalité, avec sa morale “objective”.

La normalité est par essence subjective, chaque personne y instillant ce qu’elle souhaite de règles importantes pour en faire sa propre définition; et pour celles faisant l’objet de conventions communément acceptées par une majorité de la population, comme le choix de l’alimentation, l’instruction à l’école ou en famille, l’apparence physique… le degré d’adhésion d’une population à une règle précise ne peut la rendre pour autant objectivement juste, véritable, véridique, cela ne devrait jamais servir de chemin à suivre de principe, à moins de balancer la raison aux oubliettes. Vous serez d’accord avec nous je pense, l’histoire de notre espèce est remplie de “normes”, d’importances variables, supposément supérieures à notre libre arbitre et suivies par une majorité avec des conséquences désastreuses (Hitler, la traite des noirs, les croisades religieuses, la période “Boys Band”… 😀 ). Alors bon “la norme” comme comportement étalon, non merci.

 Voler de ses propres ailes n’est pas évident, cela nécessite au préalable d’avoir appris à se faire suffisamment confiance pour crédibiliser assez sa propre petite voix afin de ne pas s’écarter de son chemin; parfois on vous rejette pour cela, et avec tristesse vous pouvez perdre des personnes qui vous étaient chères, de la famille, des amis… De l’incompréhension à l’intolérance, il n’y a malheureusement bien souvent qu’un pas facilement franchissable. La peur et certaines tensions internes liées à ses refoulements passés, ses schémas appris, engendrent plutôt que l’acceptation le rejet de la différence de l’autre. L’intérêt pour la personne de porter un jugement négatif est à la fois de se rassurer soi-même dans son propre fonctionnement, en faisant rentrer dans le rang la tête qui dépasse, et également de décharger sur l’autre ses propres frustrations internes qui existent à force de ne pas réaliser soi-même certains choix propres.

Maintenant que nous avons des enfants, nous les éduquons avec ce que nous sommes.

Comme chaque parent notre “modèle éducatif” est imprégné de nos valeurs. Et ça se corse! Car lorsque vous avez des enfants, avez-vous remarqué – alors même que le futur héritier est encore bien niché dans son utérus – qu’on vous explique quel parent vous devriez être?! Quand cela concerne la parentalité, l’éducation de ses propres enfants, tout le monde pense qu’il a son mot à dire ! Et votre interlocuteur sera vite outragé si vous lui expliquez que vous souhaitez faire différemment. Est-ce qu’il voit dans votre différence un jugement sur le choix que lui-même a fait pour ses propres enfants?
Avec certaines personnes, faire le choix de l’éducation bienveillante ou des apprentissages autonomes revient à se promener dans un bar marseillais avec un maillot du PSG sur les épaules…

Choisir le chemin de l’éducation bienveillante, c’est souvent s’éloigner des diktats de la société -ainsi que de sa propre éducation reçue enfant- et se forger parfois tout seul une autre vision de la relation parent/enfant, où aucun n’a le dessus sur l’autre aussi bien physiquement que psychologiquement. L’éducation bienveillante demande souvent au parent un travail sur sa propre enfance, une auto-critique qui peut être douloureuse au quotidien, une remise en question sans cesse sur ses propres limites personnelles afin que notre bienveillance ne s’heurte pas trop souvent à celles-ci; nos enfants n’ont pas à payer une addition pour laquelle ils n’y sont pour rien, c’est nous les responsables de leur venue au monde, pas eux… L’enfant passe avant tout, avant même nos petits carcans bien confortables; alors les carcans des autres… hein bon! Crotte quoi !!

Car si on devait suivre les recommandations à la lettre, il faudrait que bébé fasse ses nuits avant 3mois, qu’il soit “propre” pour l’école, qu’il se sociabilise rapidement, qu’il soit poli et bien élevé, mais qu’il se fasse pas marcher dessus quand même, qu’il sache quand il faut être calme et quand il peut faire du bruit, qu’il soit sage mais pas trop, qu’il soit intrépide mais pas casse-cou, etc …

Et si on le laissait être lui-même? Et si on aimait simplement pour qui ils sont, sans les juger quand ils font des choix qu’on aurait pas fait pour nous? Et si on arrêtait de penser que nos enfants nous appartiennent? Si on arrêtait de transposer sur eux  nos propres envies, nos propres besoins, nos propres peurs? Encore plus important: et si on mettait tout en oeuvre pour s’aimer nous-même suffisamment pour ne pas demander à nos enfants de combler nos failles narcissiques? Car oui, là est bien une grosse partie du problème. Le parent se sert souvent de l’enfant afin d’obtenir une étrange reconnaissance sociale: “Mon enfant marche à 10 mois, dit merci tout seul, ne porte plus de couches… Hey, il réussit ses études!” Tous ces accomplissements appartiennent à l’enfant et pas au parent; lui seul peut décider ou non d’être fier de ce qu’il est et accompli.

Quand au parent… lui… son devoir est d’aimer sa progéniture, quel que soit le chemin choisi.

Laisser son enfant libre d’être qui il est n’est pas facile pour soi, et cela est encore plus difficile quand on est jugé par les autres; ces autres qui ont décidé de faire comme tout le monde sans même se questionner. Et pourtant, nombreux sont ces témoignages de parents qui ont choisi cette voie – de l’éducation bienveillante- plus complexe mais tellement plus épanouissante pour eux ainsi que pour leurs enfants. Les parents dont les enfants ont déjà bien grandi le disent: “l’éducation bienveillante c’est vraiment pas évident les premières années; mais après, c’est tellement plus simple, plus authentique, plus joyeux pour les enfants… comme pour les parents“.

Alors toi parent différent, toi parent atypique, toi parent qui doute de tout et surtout de toi… sache que cela apporte tellement de couleurs à ta palette, que la peinture que tu feras de ta vie et que tu donneras à tes enfants n’en sera que plus belle.

 

Cela fait maintenant plus de 5ans que nous ne mangeons plus d’animaux, ni de la Terre ni de la Mer.

Notre histoire avec lé végéta*isme n’a pas tout à fait commencé de la même manière, au sein de notre couple. Pour elle, le goût de la viande a toujours été une épreuve à affronter, vaillamment, et son déclic s’est produit devant un porcinet fièrement mis en avant dans l’émission MasterChef. Lui, il a du probablement être carnivore dans une autre vie mais a décidé – du jour au lendemain – de décréter la VeganPowerMania ! Mais au final, qu’importe, notre histoire commence comme pour beaucoup avec tout un tas de questions: Un animal est-il un objet? A-t-il des ressentis, des émotions? Quelle raison peut-elle être assez importante pour que nous, habitants de notre chère métropole française, puissions se permettre de (faire) tuer un animal? Se priver totalement de chair animale peut-il entraîner des carences? Si la réponse est oui, vers quel type d’alimentation se tourner afin de respecter autant que faire se peut la vie animale? Si la réponse est non, est-ce que mon “plaisir gustatif” peut justifier d’ôter la vie à un être qui ne peut pas – de principe – m’appartenir? Ce cheminement prend du temps, et nécessite une bonne dose d’introspection ainsi qu’une certaine mise à distance de son histoire pas forcément toujours évidente lorsque dans votre entourage personne n’est végéta*ien/ne, que vous avez été éduqué au goût des “bonnes choses” et qu’un changement dans ce domaine apparaît souvent comme radical.

Pas facile de remettre en question tout ce que l’on nous a appris, à commencer par l’équilibre alimentaire! On s’est – forcément – questionnés sur cette question de la santé; c’était d’ailleurs le sujet qui revenait le plus souvent sur la table avec nos proches – ou moins proches -, mais ça, on y reviendra plus tard.
On a donc cherché des réponses, trouvé tant bien que mal des travaux non financés par l’industrie agro-alimentaire (c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, j’vous le dis!), on s’est enquiquinés pendant des jours et des semaines afin de comprendre comment fonctionnait l’assimilation des acides aminés, du fer, de la ô célèbre vitamine B12 et – enfin – comment s’y prendre pour équilibrer autrement nos repas. On a tenté, on est tombés, on s’est relevés. Comme dirait l’autre, veni vidi vici ! Et très rapidement, on s’est sentis soulagés, comme libérés, d’avoir pris cette décision: c’est bon, c’est officiel, on est végé ! 😀

Bon, ok, au départ il a bien fallu que notre palais s’habitue à de nouvelles saveurs, voire textures. Et on vous avoue très honnêtement que les premières expériences avec le tofu version plastique reconditionné ne nous ont pas convaincu; on a alors béni de tout notre coeur les similis, qui nous ont permis de passer la transition en douceur (saucisses de soja, merguez de légumes, nuggets de pommes de terre, fromages végétaux… merci à vous!).

 

Mais le plus difficile fut… et de loin… de réaliser notre végé-out !

Car oui, parler végétarisme avec certains omnivores c’est un peu comme montrer au coyote une photo de Bip bip au pied d’une falaise: direct, ça agace ! C’en est parfois à se demander si un jour ils n’ont pas été attaqués vicieusement par une salade, ou si une carotte ne s’est pas – par inadvertance diront-ils – logée dans un endroit où il ne fallait pas… Car il faut bien le dire, nos premiers repas avec nos familles et amis ont été tout au moins désagréables, même si tu fais tout ce que tu peux pour que ce sujet n’arrive pas au centre de la table. Il y a bien sûr les diverses interrogations – avec souvent la réponse attendue intégrée au sein même de la question – sur la santé, certes teintées d’inquiétude mais trop souvent arrosées de moqueries sur la pâleur supposée de nos visages, de notre maigreur à venir ou encore des bruits d’animaux imités en soulevant les assiettes remplies de viande. En plat principal, on nous avait servi les terribles souffrances vécues par les patates – d’humeur taquine, on aurait alors pu se demander pourquoi ils en mangeaient eux-même, face à une cruauté manifestement insoutenable? -, avec ses accompagnements “vous vous priverez de tous les plaisirs“, la révélation “vous finirez bien par mourir de quelque chose” et la minute scientifique “les muscles se nourrissent de muscles” (et les cheveux de cheveux?!). En guise de dessert, de digestif ou de bonus c’est selon, on toise votre assiette… “tu manges de l’herbe en fait, tu vas mourir de faim” avec foule d’anecdotes que tu n’as pas forcément envie d’entendre en tant que végéta*ien, à savoir les recettes imparables pour ne pas manquer son foie gras maison, comment on s’y prend pour tuer la poule de sa tante  ou encore comment un steak bien saignant, ça peut être vachement bon.

Un bon conseil: dans les premiers temps de votre végé-out – si jamais vous êtes sur ce chemin vous aussi – faites tout ce que vous pouvez pour éviter les virus. Car manifestement, la viande, ça immunise mieux^^

Petit récapitulatif du dico végétal:
  • végétarien: ne mange pas de chair animale (ni viande ni poisson).
  • végétalien: en sus, ne mange aucun produit issu d’une exploitation animale (ni lait, ni miel, ni oeuf)
  • vegan: en sur-sus, les autres sphères de son quotidien sont exemptes de produits issus d’une quelconque exploitation animale (ni cuir, ni laine, ni…)

 

Aujourd’hui nous continuons de cheminer dans nos réflexions, nous avons enlevé nos étiquettes quelqu’elles soient, et nous tentons dans ce monde de faire au mieux avec nos convictions. On n’est pas parfaits, on essaye pas de l’être, on évolue simplement sur notre chemin à nous, souvent pas exactement sur le même d’ailleurs. Sans jugement aucun, dans la tolérance et la bienveillance de l’autre.

Pour finir cet article, voici une petite vidéo sur le dilemme éthique (aucune image choquante!) :
https://www.youtube.com/watch?v=OpKjq8AJgNo 

 

 

 

L’apprentissage autonome c’est laisser le petit Homme être en totale autonomie !

C’est lui faire confiance dans son apprentissage et arrêter de penser que sans l’adulte l’enfant restera un petit animal sauvage, et donc qu’il aurait besoin qu’on l’instruise… Non! L’enfant n’a besoin que de la bienveillance de l’adulte; une bienveillance honnête qui lui permet de suivre, et de poursuivre son chemin.

Comme le dit si bien John Holt :  “les enfants s’instruisent sans enseignement”.

Il faut lâcher prise – Aaaaaah, cette maudite et pourtant si précieuse expression… si on l’a sort à tout bout de champ, dans chaque article de développement personnel, de parentalité, de… ne pensez-vous pas que c’est probablement parce que c’est plus facile à dire qu’à faire? Bon effectivement, c’est une notion qui me semble essentielle, vitale même! si on ne souhaite pas interférer dans le cheminement de l’adulte en devenir que vous accompagnez. Il faut faire totalement confiance en l’enfant; depuis sa naissance – et il vous l’a déjà maintes fois prouvé, avec le 4 pattes, la marche, … – il a un élan irrépressible pour apprendre (si tu veux voir ma vidéo sur le lâcher prise: c’est ICI).

L’enfant est sans cesse guidé par son enthousiasme et sa curiosité.

Certains parents pensent que s’ils ne tiennent pas les mains de leur enfant, il ne marchera jamais; certains parents pensent que s’ils n’apprennent pas les lettres à leur enfant, il ne saura pas lire; certains parents pensent que s’ils n’apprennent pas à leur enfant à dire merci, il ne sera jamais poli ! Je vous préserve des exemples les plus exotiques..

Et si je vous disais que je crois réellement que c’est tout l’inverse ! Mes enfants me le prouvent tous les jours. Mon fils aîné a eu envie d’apprendre les lettres – de lui-même-, il avait tout juste 18mois. Ô grand jamais je n’aurais eu de toute façon l’idée de lui proposer si tôt ce genre d’activités. Et encore aujourd’hui il m’a bluffé: en cherchant dans des jeux de société il est tombé sur “des chiffres et des lettres”, et a souhaité écrire – en toutes lettres – les chiffres qu’il voyait… Il a d’abord commencé par partir voir une affiche à l’autre bout de la pièce, comment s’écrivait le un, puis le deux, le trois… puis s’est mis à courir dans toute la maison heureux comme un pinson pour aller chercher les lettres et composer les mots (cf photo). Alors, oui bien sûr, si je devais faire ma prof d’école, j’aurais pu dire qu’il y avait eu quelques erreurs, mais qu’importe: je n’ai pas corrigé, car j’ai confiance. Je sais bien qu’il s’auto-corrigera de lui-même, s’il le souhaite, quand il le voudra. Les expériences passant. Après tout ne dit-on pas que l’on apprend de ses erreurs?

Si tu as vu ma vidéo sur la non-scolarisation, tu as dû comprendre que nous avons choisi avec le papa de ne pas mettre nos enfants à l’école, nous ferons donc de “l’instruction en famille”. Instruction? On nous demande souvent si nous suivrons un programme ou une pédagogie particulière.

La réponse est NON et encore NON ! Attention, on ne pense pas qu’ “instruire” activement ses enfants par une pédagogie ou une autre est moins bien – ce n’est simplement pas le chemin qui nous parle. On pense qu’il y a du bon à prendre dans chaque pédagogie, qui a vu le jour en son temps, dans son contexte d’alors, et qu’aucune ne va correspondre pleinement à nos enfants; tout simplement car chaque enfant est unique. Et qu’il nous apparaît délicat de nous immiscer, avec des règles, des pédagogies établies, dans les schémas d’apprentissages actifs de l’enfant invisibles à nos yeux de parents. Nous avons donc décidé de les accompagner sur leur chemin, à leur rythme propre, en suivant leurs envies afin de leur permettre de développer toutes sortes de compétences.

Comme le dit Clara BELLAR : “L’APPRENTISSAGE AUTONOME, C’EST APPRENDRE COMME ON LE SOUHAITE” !

Que se passerait-il si nous intervenions dans son chemin ? Notre enfant est alors comme coupé dans son élan, freiné dans son envie profonde, essayant tant bien que mal de comprendre pourquoi on l’a stoppé. Quelle raison peut bien être assez importante pour qu’on me bloque? Et il repartira alors se connecter à une autre dynamique interne. La conséquence négative, si l’occasion est peu fréquente, n’aura que peu d’impacts sur son développement interne. On peut le voir en pratique au sein même de notre famille! Car le lâcher-prise que cela nécessite (à ce sujet tu peux voir ma vidéo sur YouTube à ce sujet: https://youtu.be/6OG69UBykHU) fait qu’il n’est pas évident de ne JAMAIS interférer dans l’apprentissage de l’enfant.

 Avec le papa nous avons remarqué que nous le faisons lorsqu’on nous transférons nos propres angoisses sur nos enfants; et dans ce cas on repère que notre manque de confiance en lui – et en nous – se transmet  à l’enfant. A long terme cette attitude cassera la spontanéité des enfants à faire quelque chose, l’enfant se sentant obligé de demander la permission pour chaque chose, de demander à l’adulte son avis et son jugement sur ce qu’il fait ou ne fait pas, afin de ne pas fauter, d’être rassuré et réassuré également narcissiquement. Freiné plusieurs fois à l’heure, et avec le temps, un enfant finit également par voir sa propre flamme éteinte et suivre le comportement qu’on semble attendre de lui. Afin d’être accepté. Ses expressions d’être se manifesteront alors autrement, par d’autres voies, dites “accessoires”, si le tableau de lui-même qu’on lui tend n’est pas trop restrictif.

Il nous semble dès lors primordial d’interférer le moins possible afin de laisser toute la chance à l’enfant de s’épanouir dans ce qu’il est et avec ce qu’il a en lui.

“Devenons des semeurs d’enthousiasme!” André STERN

 

SOURCES

André STERN, Semeurs d’enthousiasme, Manifeste pour une écologie de l’enfance, Edition l’instant présent, 2014.

Jonh HOLT, Les apprentissages autonomes, Comment les enfants s’instruisent sans enseignement, Edition l’instant présent, fev 2014.

Clara BELLAR, film ETRE et DEVENIR: https://www.etreetdevenir.com/EED.fr.html#Accueil

A 3 ans, les enfants rentrent à l’école, en petite section de maternelle, mais pour nous (le papa et moi), c’est inenvisageable!
Nous avons fait un autre choix: celui de l’instruction en famille, et je t’explique pourquoi dans cette vidéo. Lire la suite

On dit souvent que l’allaitement c’est naturel, certes ! Mais c’est loin d’être facile … Et je te relate ici mon expérience douloureuse tant physiquement que psychologiquement de mon premier, qui a tourné au cauchemar. Lire la suite

La santé, ça n’attend pas ! Et pourtant, nous sommes inégaux quand il s’agit des soins …

Pour les plus faibles revenus, la hauteur des frais peut devenir un handicap à l’accès aux soins pourtant inhérents au bien-être.

La loi du 27 juillet 1999 a instauré la Couverture Maladie Universelle, permettant ainsi aux plus faibles revenus d’avoir un accès à une couverture santé de base. Elle est, depuis la loi du 1er janvier 2016, remplacée par la PUMA : la Protection Universelle Maladie à ces fins

LA PROTECTION UNIVERSELLE MALADIE

Cette mesure a pour objectif de simplifier l’accès à la couverture maladie, afin de garantir un droit au remboursement des soins de façon continue et stables sans que les changements professionnels et familiaux n’aient d’impact dessus, de réduire le nombre de démarches administratives de l’assuré et de permettre davantage de confidentialité aux assurés.

Qui peut en bénéficier ? 

  • Toute personne résidant de manière régulière ou stable en France ou travaillant en France (sous réserve de présentation d’une pièce d’identité ou carte de séjour en vigueur)

Salarié, non salarié ?

  • Pour les salariés,les cotisations seront calculées en fonction des revenus
  • Pour les non-salariés dont les revenus dépassent les 9654€ annuels, une cotisation subsidiaire sera exigée (idem pour les étudiants, mais le barême est différent), si les ressources sont inférieures à ceci, il n’aura aucune cotisation à verser, de même que pour les retraités, les personnes touchant le chômage.

L’affiliation est immédiate, en revanche le bénéficiaire devra faire l’avance des soins et sera remboursé par la suite.

La COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE COMPLEMENTAIRE

Pour qui ?

  • Les personnes résidant de manière stable ou régulière en France
  • Ne pas excéder le seuil de ressources annuels (actuellement 8723€/an )(révisé chaque année).

Comment en bénéficier ?

Il est nécessaire de faire la demande auprès de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) la plus proche de chez vous, soit en vous y rendant directement, soit en leur faisant parvenir ce formulaire https://www.cmu.fr/fichier-utilisateur/fichiers/FORMULAIRE_736_demande_assurance_maladie.pdf rempli , signé et assorti des justificatifs demandés.

Vous serez par la suite notifié de la décision par courrier.

Quelles différences ?

La CMU Complémentaire offre un remboursement plus généreux des actes de santé et couvre la part complémentaire des frais sanitaires.  Elle permet ainsi une rétribution accrue dans la limite des forfaits accordés pour les barêmes de la sécurité sociale notamment dans le cadre des frais dentaire, optiques, de matériel…

L’affiliation se fait sous un délais de 2 mois après le dépôt de la demande. Elle est Accordée pour un délais d’un an renouvelable. Cette fois-ci le bénéficiaire n’a pas à avancer les frais. Le Tiers Payant  est automatique!!!!

Aucun dépassement d’honoraires ne peut vous être facturé alors (notamment dans le cadre des visites chez des spécialistes)

Un seul dossier ne peut être accordé pour le foyer.

Attention, les bénéficiaires du RSA socles ne peuvent en être bénéficiaires

“Je ne suis pas certain de connaître mes droits en matière de santé !” ? Ca tombe bien, l’assurance maladie propose un simulateur sur internet !

https://www.ameli.fr/simulateur-droits

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Chères Wonder-Womans, super mamans, compagnes hors normes, cet article s’adresse à vous toutes.

Tout est parti de discussions avec un groupe de copinEs. Sabrina nous raconte qu’elle est rentrée hier soir à 20H30 du travail, à 20H, son compagnon (rentré depuis 17H) lui envoie un texto « tu nous fait quoi à manger ce soir ? » et là… elle réalise qu’elle n’a pas fait de courses, que la supérette d’à côté est fermée et qu’elle a juste envie de rentrer. A son retour, cela tourne mal à la maison, elle n’est pas de bonne humeur, fatiguée, excédée et elle a une machine à faire. Ils finissent par commander leur repas, un peu agacés par les prix exhorbitants.

Le lendemain, nous en discutons, et je lui demande « pourquoi tu ne lui as pas demandé ce que lui te préparerait ce soir vu que tu rentrais tard ? » « ah ben c’est moi qui m’occupe de la cuisine à la maison, courses, machines et ménage » « ah bon… mais tu finis plus tard non ? ». Elle fronce les sourcils. L’ai-je agacée ? Je n’en sais fichtrement rien sur le moment, mais j’ai pour habitude d’être assez franche dans mes relations.

Quelques jours plus tard, la situation se reproduit et étrangement… elle adopte mon conseil. La sentence est immédiate par sms « ben rien, on mangera de la sauce tomate ». Elle est furieuse, et lui envoie un émoji énervé. Toutefois, en rentrant, le frigo est plein, Monsieur lui a fait l’honneur d’un repas home-made. Elle est toute émue le lendemain. Mais là où le gentleman perd de son aura, c’est lorsqu’il lui rétorque que ce serait bien que cela ne se reproduise pas trop souvent, il est crevé en rentrant du travail quand même !

Cela s’appelle… la charge mentale, lorsque les femmes se sentent une responsabilité de tout gérer dans le foyer. Selon une enquête INSEE datant de 2010, les femmes prennent en charge 71% des tâches parentales (bon d’accord, pour l’allaitement, on le garde !) et 64% des tâches domestiques ! Mais, on travaille aussi non ?

Résultat, on est crevées et agacées du « ben il fallait demander !! » . Et moi j’aimerais dire « eh bien non. On est deux à vivre ici ! »

Alors à chaque couple ses règles, son fonctionnement. Mais pourquoi ne pas créer un nouvel état d’homeostasie ou chacun intervient à hauteur de ce qu’il peut faire ?

Nos mères, grands-mères ont lutté pour l’égalité des sexes, pour briser les carcans d’une société patriarcale rigide pour elles, pour nous, pour nos enfants !

Sabrina et moi, nous avons des visions très différentes du couple. Et des compagnons aux caractères assez antagonistes. Lui et moi, nous avons toujours eu cette propension à partager les tâches. Alors bien évidemment, cela n’a rien de parfaitement égalitaire. Mais par exemple, je vais m’occuper de la vaisselle car ça l’agace, il va cuisiner plus souvent que moi parce que ça ne lui déplait pas.

En réalité, nous essayons de nous économiser. Quand l’un est fatigué, l’autre prend la relève. Bien sur, on a tatonné au début, mais on a fini par en parler.

Alors, pourquoi ne pas mettre quelques coups de canifs aux idées reçues et aux règles pré établies ?

Vous vivez ensemble dans le même logement, ainsi vos responsabilités légales vis-à-vis de ce dernier sont les mêmes. Vous avez donc les mêmes droits. Et l’ère de l’homme des cavernes est terminée !

Mais comment faire ?

J’ai une tendance à être non-violente, calme, très « douce » diront certains. D’où l’étonnement de mes copines lorsque je leur raconte que la veille, Monsieur a fait une machine, l’a étendue, a fait le ménage, m’a préparé un super repas parce qu’il savait que j’avais eu une dure journée ! Et pourtant, cela n’a rien d’incompatible, c’est un fonctionnement de couple, de personnes, que l’on a su trouver avec le temps.

  • Engagez la conversation, il sera facile à comprendre que parfois vous ayiez besoin de temps pour vous reposer, voir des amis, ou simplement faire ce qu’il vous plait ; ainsi, vous pourriez établir une sorte des « listes de qui fait quoi » (par exemple : je fais à manger le mardi, vendredi, samedi dimanche et toi les autres jours ou je préfère m’occuper du ménage, peux-tu gérer les courses stp, etc… ). Certaines personnes choisissent même d’établir une semaine-type notée. Mais soyez flexibles, vous êtes des êtres humains et nous sommes faillibles, et pire encore, ce n’est pas un drame
  • Soutenez vous dans les cas de grande fatigue, n’hésitez pas à en discuter et à demander un soutien plus important sur les tâches qui vous incombent
  • Lorsque ce n’est pas bien fait, dites vous bien que Rome ne s’est pas construite en un jour, vous pouvez discuter de la meilleure manière de faire les choses ! Ne sombrez pas dans le conflit ! «  Aimer, c’est renoncer à la force » Milan Kundera
  • Essayez de rendre le jeu amusant « on fait le ménage en mettant la musique fort, on danse, on chante en même temps, et puis on s’écroule de rire sur le canapé avec mal aux abdominaux à force de rire », « on fait des concours de cuisine qu’on note comme top chef », « on s’envoie des listes de courses mystère avec des rébus », « celui qui fait la vaisselle peut manger le dernier bonbon » en parallèle « celui qui a oublié d’accomplir une des taches doit un café à l’autre ». La  vie peut être drôle, belle et pourquoi les corvées seraient forcément un poids ? Pourquoi ne pas essayer d’y trouver un peu de plaisir ? essayez de vous amuser, la vie est courte, rendez-la plus belle !
  • Accordez vous des breaks sur ces domaines là, ce n’est pas très grave s’il manque de la sauce tomate pour le repas de ce soir ou si la vaisselle attend demain
  • Si vous en avez les moyens, faites appel à une aide ménagère pour vous dégager plus de temps ensemble (et c’est déductible à 50% des impots, depuis janvier 2017, pour les foyers non imposables, un crédit d’impots existe).
  •  N’oubliez jamais de vous remercier l’un et l’autre, après tout, c’est un cercle vertueux ! Cela s’appelle « le renforcement positif ». Même fatigué, de mauvaise humeur, quand on pense qu’il est normal que l’Autre ait fait ci où ça, il est important de noter ces choses là. Auriez-vous envie de faire plaisir à quelqu’un qui fait mine de ne pas remarquer ce que vous faites ? Ou bien en reviendrez-vous à un acte passif, à autre chose ? Le remerciement sincère, la gratitude nous met en position de faiblesse, par rapport à un manquement ou une aide, selon la psychologue et gestalt-thérapeute Sylvie Schoch de Neufor, lorsque nous remercions,. « Nous sommes reconnus par l’autre dans notre unicité et notre totalité ». La gratitude nous plonge avec l’autre, nous élève et nous soude. Le jeu semble en valoir la chandelle ?
  • Soyez indulgent avec l’autre, au final, vous êtes un couple, une équipe gagnante, soutenez-vous !
  • Pour terminer, pensez l’un à l’autre «  L’attention est un pur acte d’amour » Jeanne Siaud-Facchin !

SOURCES

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1303232?sommaire=1303240

François de Singly – sociologie de la famille moderne

Tout est là, juste là – Jeanne siaud Facchin

L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera

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En voilà un objet commun ! Pourtant, j’ai pu me rendre compte que certains aspects qui le caractérisent sont oubliés ou méconnus.

L’occasion de refaire le point !

Pour qui ?

Pour tout enfant né en France, le carnet de santé est le plus souvent délivré par la maternité, ou par votre sage-femme si il est prévu une naissance à domicile.

Les enfants adoptés à l’étranger obtiennent leur carnet de santé par le biais du conseil général du département de résidence de leur(s) parent(s) adoptif(s).

Le carnet de santé est strictement personnel et confidentiel

A quoi sert-il ?

Il s’agit d’un outil de communication permettant de recueillir toutes les informations concernant la santé de l’enfant de 0 à 18 ans : circonstances de la naissance, croissance et développement, maladies, hospitalisations, vaccinations…

Il regroupe également des messages de prévention concernant la santé de l’enfant et de l’adolescent sur :

  • l’alimentation,
  • la mort subite du nourrisson,
  • la conduite à tenir en cas de diarrhée/fièvre/difficultés respiratoires,
  • la prévention des accidents domestiques
  • le développement “normal” de l’enfant
  • la santé bucco-dentaire
  • la santé de l’adolescent

Vous y trouverez également des feuillets appelés “certificats de santé” à établir aux 8e jour, 9e mois et 24e mois (voir plus bas).

Qui peut écrire dans le carnet de santé ?

Vous même (les parents), votre enfant si il est en âge de le faire (à partir de 8 ans si on en croit le carnet), et les professionnels de santé à qui vous avez donné l’autorisation de le consulter.

Si les professionnels de santé sont habitués à remplir le carnet au cours d’une consultation, il est moins fréquent de trouver le développement de l’enfant observé par ses parents. Pourtant, ces notes y ont toute leur place, de façon succincte,  éventuellement sur une feuille volante ajoutée au carnet.

D’ailleurs, le carnet de santé est né dans l’esprit de Jean Baptiste Fonssagrives, un médecin du 19e siècle, pour faciliter ses diagnostics grâce à la coopération des mères qui y notaient l’évolution psychomotrice et le comportement de leur(s) enfant(s).

TOUTES LES INFORMATIONS CONTENUES DANS LE CARNET DE SANTÉ SONT STRICTEMENT CONFIDENTIELLES ET DONC SOUMISES AU SECRET MÉDICAL

Toute personne accédant au carnet de santé de l’ enfant doit avoir obtenu l’autorisation du responsable légal

Le caractère “obligatoire” des examens médicaux et des certificats de santé

En théorie

D’après le Code de la Santé Publique,  “ils ont pour objet la surveillance de la croissance staturo-pondérale et du développement physique, psychomoteur et affectif de l’enfant ainsi que le dépistage précoce des anomalies ou déficiences et la pratique des vaccinations.”

Tous ces examens sont remboursés à 100% par la Sécurité Sociale.

Les certificats envoyés au centre de Protection Maternelle et Infantile de votre département ont avant tout un but épidémiologique et statistique, mais aussi préventif. Ainsi, suite à l’envoi d’un certificat,  vous pouvez vous voir proposer une aide par la votre centre de PMI (visite à domicile de la puéricultrice, informations sur le suivi, soutien…).

En pratique

Le caractère obligatoire de ces examens et certificats et bien difficile à évaluer.

Tous les parents n’amènent pas leurs enfants chez un médecin pour ces visites “obligatoires”, ne renvoient pas non plus les certificats “obligatoires” et ne se voient pas pour autant supprimer leurs allocations familiales (comme il est parfois entendu).

A vrai dire, il n’existe aucune disposition réglementaire contraignant ces obligations.

Un mot sur les courbes de croissances

Ces courbes ont été établies en en 1979 après le suivi d’enfants nés en 1950. Les habitudes alimentaires étaient différentes, et l’allaitement maternel n’avait pas la côte : les enfants étaient principalement nourris au lait artificiel.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié en 2006 des courbes de croissances fondées sur le suivi d’enfants nés dans différents pays où l’allaitement maternel est la norme d’après ses propres recommandations (Allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois, puis en complément de la diversification alimentaire pendant 2 ans voire plus).

De ce fait, la Direction Générale de la Santé (DGS) aidée par l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) étudie la pertinence du remplacement des courbes françaises actuelles par celles de l’OMS dans la prochaine édition du carnet de santé.

Cependant, si vous allaitez votre enfant, n’hésitez pas à insérer les courbes de l’OMS dans le carnet de santé (voir lien dans les sources).

En cas de pathologies chroniques

Souvent, les centres de suivi possèdent des carnets pour la communication spécifique à  la pathologie traitée (diabète, asthme, mucoviscidose…).

Le traitement des informations transmises dans ces carnets  est le même que pour le carnet de santé général.

 

Si vous avez une question vous pouvez contacter Samantha directement sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/cheminsdevies/

Sources :

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1177-71-la-prise-de-poids-des-bebes-allaites-les-nouvelles-donnees-oms-et-les-donnees-francaises

Courbes poids OMS garçon : https://www.who.int/childgrowth/training/chts_wfa_garcons_p/fr/

Courbes poids OMS filles : https://www.who.int/childgrowth/standards/chts_wfa_filles_p/fr/

Autres courbes OMS (taille, Imc…) : https://www.who.int/childgrowth/standards/fr/

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F967

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/vers-une-refonte-du-carnet-de-sante-de-l-enfant-26-07-2016-2057069_57.php

https://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/faut-il-changer-les-courbes-de-croissance-des-enfants

https://www.agence-adoption.fr/lafa-vous-accompagne/adoption-et-sante/7/

 

 

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Il m’est toujours difficile d’écrire sur une tranche de ma vie, j’ai plutôt tendance à partager des faits scientifiques sur divers domaines, basés sur des ouvrages étudiés. Mais l’envie était là alors je me lance dans cet ardu travail qui est de vous raconter cette “nouvelle lubie”, comme le dirait nos familles: on se lance dans le minimalisme !

Je tiens donc à préciser que je suis totalement néophyte dans ce sujet, et que cet article ne porte que sur ma propre et minime expérience, qui je l’espère évoluera avec le temps…

Avec mon mari, on a l’habitude de sortir des sentiers battus, alors finalement ça n’a surpris personne qu’on s’intéresse encore à un fait atypique certes mais qui se veut -selon moi-  de plus en plus éco-citoyen! Tout commence avec un paradoxe bien heureux: “je dois renouveler ma vaisselle. Elle est moche et abîmée, je l’ai depuis très longtemps.” Oui mais voilà, ça m’embête d’acheter alors même que j’ai déjà des assiettes et en même temps j’ai bien envie de faire du neuf dans ma cuisine. Il me prend d’une folie acheteuse, chose qui m’arrive rarement, et en quelques clics je chauffe la carte bleue et me mets à rêver  de ces nouvelles assiettes bleutées qui feront un effet chic car assorties à mes meubles. Oui mais voilà, je crains que mes placards trop bien remplis ne tolèrent ces nouveaux arrivants… une seule solution: faire du tri.

Il va donc se passer 1 semaine entre l’achat de ma nouvelle vaisselle et son arrivée et entre temps je me suis auto-cambriolée ! Entre temps, nous sommes passés au minimalisme !

Je ne saurais vous dire comment exactement je suis passée de l’un à l’autre exactement; juste en fréquentant quelques groupes et forums sur le sujet, un soir, entre deux tétées de mon fils j’ai lu un blog s’y référant, regardé des images et l’envie est née (petite dédicace de remerciement à Héloïse Weiner, dessinatrice à www.itsamumslife.fr, qui a fait un post sur son blog à ce sujet) ! J’en ai donc parlé à mon mari, qui lui anticonsumériste à fond  a vu une opportunité de plus pour emmerder les grandes multinationales! 😀

Nous nous sommes donc fixés quelques règles, simples mais basiques pour nous aider à faire le tri tout en douceur :

  • on garde tout ce qui nous est utile
  • et on garde tout ce que l’on aime
  • on donne ou on vend le reste, et de la vente on essaiera de s’acheter un appareil photo (on en rêve depuis un moment, mais les prix sont assez exorbitants!). Ceci nous a donné la motivation de départ  je l’avoue!

 

La 1ère journée: le tri dans les vêtements.

C’est ce que je redoutais le plus et pourtant c’est ce par quoi je voulais commencer. En effet, nous sommes 4, deux adultes et deux enfants de moins de 3ans, ainsi on remplissait aisément chaque armoire et j’avais un stock de cartons invraisemblable rangés pour les vêtements de bébé, plusieurs cartons pour chaque âge… au total il me semble qu’il y en avait 15 en fait pour habiller un garçon de la naissance à 18mois !! J’avais à moi toute seule de quoi remplir une penderie en entier, une armoire en entier et 2 cartons de chaussures! Moi qui ne suis même pas une fashionista … je me suis étonnée de voir tout ce que je gardais depuis tant d’années sans jamais l’avoir mis. Ca a été une vraie phase thérapeutique pour moi, une véritable page qui se tourne. En effet, je gardais précieusement certains vêtements que je portais avant mes grossesses comme des ultimes buts à atteindre, ou encore des vêtements de plus de 10ans comme cette mini robe bustier  (qui se porte sans soutien-gorge… autant vous dire qu’après deux allaitements, ça me fait du bien de plus la voir me narguer dans mon placard!!). Finalement je me suis rendue compte que je tournais avec les mêmes vêtements, et que si je devais me séparer de tous ceux dans lesquels je ne me sentais pas spécialement bien dedans… et bien il en reste pas beaucoup. Le 2nd tri a été de voir le côté utile et du coup de voir le minimalisme de la chose: ai-je vraiment besoin de 4 pyjamas? ai-je vraiment besoin de 4 débardeurs noirs? “Et si j’arrivais à vider totalement cette commode, on pourrait même la vendre, ça ferait plus de place dans la chambre!“.

Au final voici ce qu’il me reste, vous avez là: manteau, veste, pull, teeshirt (manches courtes et longue + débardeurs), robe, jupe, pantalon, vêtement de sport et de ski, pijama et robe de mariée (inutile certes mais trop sentimentalement attachée!). C’est un bon début, bien que je sois sûre que j’effectuerai un 2nd tri d’ici peu !

Cette première journée fût riche en sensations. Toute fière de mes cartons à donner et de mes sacs à vendre, je couche mes loulous comme chaque soir, et de surcroît avec la fierté du devoir accompli. Vous connaissez ce sentiment? C’est ce petit sourire un peu bétouille qui met en avant cette autosatisfaction et cette fierté toute personnelle !! Sauf que… quelques heures plus tard, quand je vais au lit, une angoisse monte, je n’arrive pas à l’identifier. Je rêve que je perds mon mari et je me réveille hyper angoissée. Le côté psy en moi s’interroge, “que veut me dire mon inconscient ? Lui qui ne parle qu’avec des images?Et si finalement le fait de se séparer des choses, nous rappelait à quel point les gens qu’on aime sont importants? Enlever certaines attaches met forcément en exergue celles qui restent. Et finalement une fois qu’on réalise que les choses ne sont que des choses, le reste revêt une dimension toute particulière.

Avec mon mari ça nous a pas mal ébranlé cette première journée. On pensait pas que ça allait remuer autant de choses. C’est finalement assez thérapeutique, se replonger avec nos transferts, sur nos souvenirs, nos regrets, nos achats compulsifs, nos cadeaux, nos biens matériels si socialement ancrés… et finalement se rapprocher encore et toujours de notre moi véritable !

2ème journée: les jouets des enfants

Avec le papa, on s’était mis d’accord pour que le minimalisme rentre dans notre vie en respectant chaque membre de la famille, ainsi si lui, moi ou les enfants (bon… bébé de 6mois n’a pas encore d’attache matériel ^^) veulent garder quelque chose, les autres ne jugent pas! A chacun de garder ce qui lui fait plaisir et de respecter que parfois on a encore du mal à lâcher prise, bref à chacun son rythme!

Mon mari a donc pris soin de vider tout le coffre à jouet et de faire le tour avec notre fils de ce qu’il souhaite garder ou non, puis il a refait le tour une 2ème fois en nommant chaque objet en expliquant à chaque fois que si on disait au revoir à ce jouet il partirait pour toujours de la maison. Tout s’est fait en douceur. Bon autant vous dire, mon fils a tellement redécouvert certains jeux qu’il lui a été difficile de se séparer de beaucoup d’entre eux. Mais les choses se feront petit à petit …

3ème et 4ème jour : les habits des enfants

Alors là y’avait du stock !! On nous avait donné tellement de choses pour ma première grossesse que je n’avais pas osé jeté/donné qu’on croulait littéralement depuis 3ans sous les cartons, il y en avait partout 0_o  Il était pourtant utile de faire un tri. Puisque comme nous souhaitons d’autres enfants, je devais être attentive à ce que je souhaitais garder. Bien sûr, avec déjà deux enfants, on a une vision plus clairvoyante de ce qui est utile ou non. Et au final, il me reste 5 cartons (avec les affaires actuelles comprises) : de la naissance à 6mois/ 12 et 18mois/ 2ans/ 3ans et 4/5ans.

Nous avons décidé de ne rien vendre, car c’était des dons ou des cadeaux, alors on en a mis sur certains groupes de dons et sinon on en a donné la majorité à La Croix-Rouge. Ayant fait du bénévolat pour cette association pendant un petit moment, j’ai une attache toute particulière avec celle-ci; mais une autre aurait aussi fait l’affaire !

Voilà que sur cette 4ème journée, le soir, mon mari a un petit coup de flip lui à son tour. Il a dû mal à trier ses vêtements, ce vide qui se fait tout au tour de lui l’oppresse un peu. Il a envie de poursuivre mais se demande s’il est vraiment prêt au jour d’aujourd’hui. On décide alors le soir-même de se visionner le documentaire “Minimalism” (en sous-titré français sur Netflix). Ce qui nous a permis de répondre à certaines de nos questions et donc de nous rebooster.

D’ailleurs si vous connaissez d’autres films ou liens sur le sujet, je suis partante (n’hésitez pas à me le mettre en commentaire 😉 ).

5ème jour: le salon et les papiers administratifs.

Là il était surtout question de rangement, car l’ouverture des placards était synonyme de potentiel tremblement de terre avec le risque que quelque chose vous tombe dessus et avec en prime la possibilité de ne pas retrouver certains choses. Mes placards me remercient donc d’avoir pris du temps pour avoir trié et à classé. Et concernant les papiers administratifs, j’ai découvert que certains pouvaient sans souci être jetés. Pour ne pas faire n’importe quoi je me suis référée à ce lien officiel que je vous conseille : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F19134

6ème jour: La cuisine !

C’est certainement ce tri qui est le plus visible car, nous avons pu nous séparer de certains meubles de cuisine. Bien sûr le colis de ma nouvelle vaisselle est arrivée et ça a été pour moi délicat de me dire “ok c’est nouveau, je l’ai acheté car ça me plaisait mais est-ce utile?“. Forcément mes buts ont changé depuis quelques jours et me voilà avec des choses que je n’aurai finalement pas acheté mais quand même c’est neuf, c’est joli, c’est du gadget tentant^^ C’est Monsieur qui m’a remis alors dans les rangs, et puis finalement j’ai pas envie que ça s’entasse dans mes tiroirs. Challenge respecté: tout rentre et est bien rangé !

7ème jour: la salle de bain et les produits ménagers.

Cette étape a été la plus rapide. J’ai fait le tri dans les médicaments et rendu à la pharmacie les autres. Les produits de beauté? bah, étant une habituée du naturel, je n’avais donc déjà pas grand chose. Et pour ce qui est des produits ménagers, je me suis rendue compte qu’il n’y a de fait pas besoin d’un produit pour chaque élément à nettoyer; et vu que je commence – doucement mais sûrement- à faire mes produits moi-même cela réduit considérablement le nécessaire.

8ème jour: le multimédia (livre, CD, DVD…).

Cette étape est loin d’être facile pour moi, car étant actuellement en thèse, des livres j’en possède et j’y vois une vraie utilité pratique, dans le sens où j’aime gribouiller dessus (oui oui je sais certains vont s’offusquer de cette habitude !!), du coup c’est pour moi irremplaçable par du livre numérique ou emprunté en bibliothèque. Pour le reste nous avons décidé de les dématerialiser ou de garder seulement nos favoris. Le reste sera vendu pour compléter notre cagnotte.

Cette étape est toujours en cours et nos ventes aussi.

La maison semble plus grande, chaque objet a sa place, nous connaissons la totalité de nos biens matériels. Chaque chose a une utilité pour le quotidien ou nous apporte un vrai plaisir.

C’est une première étape et nous savons que d’une part un second tri nous sera nécessaire mais aussi qu’il nous fera lutter contre le consumérisme actuel avec d’abord nos anciennes habitudes mais aussi face à nos proches. En effet, ce choix sera délicat, on le sait, à faire respecter auprès de nos familles et amis, qui sous couvert de souhaiter nous faire plaisir pour les fêtes, vont nous offrir des biens matériels. En tout cas, là, de suite, je peux vous dire que je me sens toute légère… comme si finalement je respirais enfin !

Et vous? Minimaliste ou non? Prêt à tenter l’expérience?

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J’ai eu à accompagner un nombre croissant de personnes en grande difficulté financière. Cet accompagnement les a amené à s’interroger sur le sujet de l’argent et à comprendre qu’une seule approche comptable et technique ne saurait suffire à elle seule à appréhender les situations d’endettement voire de surendettement. Objet à la fois « le plus social et le plus intime », l’argent et la place que l’usager lui donne dépasse le simple registre économique. Jean Beaujouan, un psychologue et sociologue français a étudié l’argent comme objet social, et la relation entre l’individu et l’argent. Ses travaux m’ont permis de mieux analyser les différents comportements que les personnes pouvaient entretenir avec leur budget.

En effet, chacun possède des liens intimes et complexes avec l’argent, liens en partie inconscients et très chargés émotionnellement. Cette relation avec l’argent est influencée par l’histoire personnelle, les croyances, les valeurs mais aussi par l’éducation. En France, il est tellement difficile de parler d’argent -ça peut paraître impoli ou gênant- que pour certains couples surendettés, l’un des deux conjoints peut ne pas être informé de la situation financière du ménage (information tirée de plusieurs entretiens effectués sur mon stage). L’argent peut être source de conflits et donc de souffrances, ainsi il devient tabou. Mais il tient aussi une place centrale dans notre société. En psychanalyse on peut aller  jusqu’à dire que c’est un prolongement du « moi », que nous existons à travers l’argent que l’on possède.

L’argent est un objet social qui a une histoire, c’est un instrument d’échange indispensable entre les individus car il évalue la valeur marchande des choses, il paye et éteint une dette et il permet de stocker de la valeur (épargne). Aujourd’hui, chacun veut d’abord être un individu autonome ou indépendant, inventant librement sa propre trajectoire et à la recherche de son bonheur personnel. Dans une famille, le père n’est plus le seul à en disposer, chacun est autonome à la mesure de son indépendance financière.

« Vivre avec peu ou très peu d’argent, c’est être réduit à une vie restreinte, dans laquelle tout est plus difficile, dans laquelle les interdits sont presque partout : pas de sorties, pas de voyage, pas de voiture (ou alors en mauvais état), pas de beaux vêtements, un budget restreint pour le téléphone ou pour faire des cadeaux… » Pour équilibrer le budget familial, « il faut tout contrôler en permanence, se priver, alors que certains vivent avec plus d’aisance et parfois dans le superflu ». Selon ces témoignages on peut voir que le manque d’argent peut engendrer un statut stigmatisant et de l’humiliation sociale ou de l’exclusion sociale.

De plus dans la société de consommation dans laquelle nous évoluons : la place grandissante des banques, la multiplication et la sophistication de leurs offres de services, la publicité sur les prêts mais aussi la publicité dans les médias et dans des moments clés de l’année comme Noël ou la rentrée scolaire… tout cela pousse le consommateur à dépenser son argent pour exister.

Je me souviens d’un usager qui me disait: « si on juge ma fille car elle n’a pas de beaux vêtements c’est comme si on me jugeait moi aussi, je me sens comme incapable, je ne peux même pas offrir de beaux vêtements à mon enfant. » Le plaisir passe par le bien matériel. Aristote nommait cette relation à l’argent comme le chrématistique : « l’argent devient le Dieu unique, soit la valeur de référence suprême ». La société de consommation dans lequel évolue l’usager met en avant le besoin d’avoir toujours plus et mieux ce qui coute forcément de l’argent. L’argent est alors une monnaie d’échange afin d’accéder à des biens matériels que d’autres ont ou souhaitent avoir, ce qui permet aussi d’asseoir une position dans la société et de revendiquer un statut.

Ces raisons subjectives et sociétales peuvent contribuer au déséquilibre budgétaire de nombreux ménages, ce qui peut les pousser à recourir aux crédits à la consommation.

SOURCES

BEAUJOUAN Jean, L’argent et le lien social,https://www.jeanbeaujouan.fr/docs/L_argent_et_le_lien_social.pdf. 

KLEIN Jean Pierre, Les masques de l’argent, collection réponse, 1984

GILLES DOSTALER,  Aristote et le pouvoir corrosif de l’argent, alternatives économiques, 2009.

 

 

 

 

 

 

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Si la diversification m’était contée

Il était une fois, Camille et Alex, les parents de Charlie leur bébé né 4 mois plus tôt.

Lors de leur dernier rendez-vous chez le pédiatre, les quelques mots du médecin “il va falloir commencer la diversification” les avaient laissés perplexes.

Leur bébé leur paraissait bien jeune pour commencer une alimentation solide, mais face au conseil médical, ils préférèrent glaner quelques informations complémentaires.

L’ère du numérique dans laquelle ils vivaient avait cet atout : il ne fut pas difficile de trouver quelques définitions sur ce thème.

Ainsi, ils découvrirent que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) propose de commencer la diversification, soit le passage d’une alimentation exclusivement lactée à une alimentation solide,  à partir de 6 mois, lorsque l’enfant se sent prêt, et en étalant jusqu’à 3 ans environ.

L’Organisation Mondiale de la Santé rappelle qu’il s’agit d’une alimentation de complément qui permet de compléter les apports en lait (eux même insuffisants à partir de 6 mois).

Camille et Alex étaient rassurés, ils avaient du temps pour commencer et leur bébé allait pouvoir continuer de profiter des bienfaits du lait encore quelque temps !

Cependant, de nombreuses questions les poussèrent à se renseigner davantage, auprès de leurs amis cette fois. Ils constatèrent que la plupart d’entre eux donnaient à leurs bébés des purées, des compotes ; plus ou moins faits maison, parfois bio ;  vers 6 mois, certains un peu plus tôt (voire beaucoup trop tôt à leur goût), d’autres un peu plus tard ; des quantités plus ou moins adaptées, et souvent, le repas devait remplacer une tétée.

La diversification par une alimentation d’abord mixée finement, puis de plus en plus grossièrement pour arriver aux morceaux semblait être la principale façon de faire.

Sans trop savoir pourquoi, quelque chose les chagrinait dans cette façon d’amener l’enfant à la découverte d’autres textures et saveurs. Aussi, il décidèrent de pousser encore davantage leurs recherches.

Et si internet est une source inépuisable d’informations, Camille et Alex étaient aussi férus de rencontres. Ils décidèrent donc d’organiser une rencontre autour d’un pique-nique, avec d’autres parents rencontrés sur les réseaux sociaux.

Plusieurs familles répondirent présentes.

Camille et Alex étaient ravis !

L’observation des différentes tables débuta et certaines attirèrent particulièrement leur attention.

La première parce que le bébé, qui n’avait pas encore un an, piochait dans tous les plats présentés. Il semblait prendre ce qui l’attirait, sans aucune objection parentale.

Curieux, Camille et Alex s’approchèrent pour discuter, et l’échange s’averra très instructif :

“Nous pratiquons la Diversification Menée par l’Enfant [DME], expliquèrent les parents. Nous avons attendu que notre bébé soit prêt et qu’il se tienne assis. A vrai dire, nous avons commencé quand il avait 5 mois car il ouvrait tellement grand la bouche quand notre fourchette passait près de son visage ! D’abord des morceaux de légumes bien cuits et des fruits faciles à attraper, puis ce que nous mangions en version adaptée, donc sans sel.

-Ne s’est-il jamais étouffé ?”

“Jamais ! Il lui arrive souvent de faire remonter les aliments dans sa bouche, de les recracher, voire même de se faire vomir si le morceaux sont trop gros ou ne passent pas bien. Mais nous n’avons jamais eu à intervenir.”

Le lâcher prise dont faisaient preuve ces parents était impressionnant, déroutant même. Si bien que Camille et Alex se jurèrent d’approfondir leurs recherches sur ce sujet.

Ils reprirent leur mini voyage entre les tables.

Chemin faisant, ils rencontrèrent une famille au repas bien étonnant : aucune denrée animale ne se trouvait sur leur nappe ! Eux qui n’imaginaient pas un pique-nique sans saucisson et fromage, furent interloqués !

N’oubliant pas leur quête, il jetèrent un oeil  aux enfants. Manifestement, le régime était familial.

Que de perplexité ! Ces enfants devaient être carencés si ce régime était habituel !

Camille et Alex n’avaient pas pour habitude de juger les gens sans un minimum de connaissances, ils s’approchèrent donc de la famille, souriants, bien décidés à en savoir davantage.

“ – Nous sommes végétaliens, répondirent les parents. Nous ne consommons aucun produit animal : ni viande, ni poisson, ni produit laitier, ni oeuf, ni miel, sous quelque forme que ce soit [de la plus simple à la plus transformée]. Nous trouvons tous les nutriments et vitamines dont nous avons besoin dans les végétaux (fruits, légumes, céréales, graines, légumineuses…). Sauf la vitamine B12, que nous devons acheter comme complément alimentaire pour toute la famille.

– Voilà nos croyances bien mises à mal…Nous étions persuadés que le régime omnivore était le seul idéal… Vos enfants mangent-ils comme vous ?

– Bien sûr, du moins pour le moment. Ils verront ce qu’ils préfèreront quand ils grandiront.

– Ne sont-ils pas carencés ?

– En ont-ils l’air ?, répondit un des parents sur un ton amusé. Non, nous faisons attention à manger varié, comme tout le monde. Nos enfants prennent ce qu’ils veulent, ce dont ils ont besoin. Quand notre bébé a eu 6 mois, nous avons d’abord donné des purées car nous avions peur qu’il s’étouffe. Mais finalement, il a commencé à piocher dans nos assiettes,  et nous n’avons jamais eu de problème.”

Une chose était certaine, Camille et Alex étaient loin de se douter d’avoir encore tant de choses à apprendre. Ils se sentaient à la fois riches et perdus.

“- Il nous faudra faire de plus amples recherches dit Camille, histoire de faire au mieux pour notre petit Amour.

– Moi, mon coeur me parle  et je pense savoir aujourd’hui ce qui conviendra le mieux à Charlie, lui répondit Alex regardant amoureusement son bébé lové dans ses bras.”

Une question restait en suspens. Leur bébé avait déclaré une intolérance aux protéines de lait de vache [PLV]. Ils étaient un peu anxieux à l’idée d’introduire certains aliments connus comme potentiellement allergisants.

“-Il nous faudra prendre quelques précautions, nous verrons le moment venu. Et puis, nous avons tous nos limites, donc nous ferons avec. Sans compter que nous terminons ce repas avec quelques lectures au programme ! Après tout, avec une bonne dose d’information et un zeste  de  bon sens, nous devrions parvenir à faire nos choix, dit Alex avec un brin d’humour.”

L’après-midi se poursuivit dans la chaleur et la richesse d’échanges divers.

Camille et Alex étaient ravis de voir où leur quête les avait menés.

S’ils n’étaient pas encore sûrs de leurs choix, plus de doutes sur certains points :

La diversification alimentaire n’est pas une course, le lait restant l’aliment principal jusqu’à 1 an. Il y a bien des manières de permettre à l’enfant de découvrir d’autres saveurs et  textures mais l’enfant doit avoir accès à une alimentation variée et équilibrée. Enfin, la notion de confiance en leurs capacités de parents et en leur bébé restait essentielle.

SOURCES

 

Si vous avez une question vous pouvez contacter Samantha directement sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/cheminsdevies/

 

 

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Ma fonction de  puéricultrice en pédiatrie me permet de côtoyer de nombreuses mères allaitantes et je ne peux que constater qu’elles sont peu ou mal informées sur l’allaitement. L’hospitalisation d’un enfant , peu importe la cause, peut mettre à mal l allaitement, surtout si des difficultés étaient présentes auparavant. En effet, la maladie affecte souvent la lactation, et j’ai trop souvent vu et entendu donner aux mamans des informations tronquées sur la conduite à tenir pour l’allaitement.

Or, si chaque projet d’allaitement est unique, je me dois de donner la bonne information aux mamans/parents, afin qu’ils puissent faire un choix éclairé. J’aimerais donc revoir quelques généralités qui, à mes yeux, sont la base d’un allaitement réussi.

________________________________________________

1 / «Mon bébé pleure beaucoup, mais on m’a dit de lui donner le sein toutes les 3 heures/je n’ai plus assez de lait.»

Le rythme de tétées d’un bébé allaité est différent de celui d’un bébé nourri au lait artificiel. Un rythme qui peut paraître anarchique est en fait tout à fait physiologique. Il existe certaines périodes sensibles liées au développement physique et psychomoteur durant lesquelles le bébé va demander à téter très souvent et ne pas paraître rassasié. Ce comportement peut faire croire à la mère que son bébé ne reçoit plus assez de lait, mais il n’en est rien. L’allaitement à la demande reste la meilleure solution pour répondre à ces sollicitations accrues.

Une baisse de la lactation a toujours une explication : succion inefficace du bébé (mauvaise position, frein(s) de langue et/ou de lèvre, confusion sein-tétine, préférence pour le débit du biberon si le bébé est allaité de façon mixte, maladie de l’enfant…), nombre de tétées insuffisantes, fatigue importante ou maladie de la mère…

2/ « J’allaite mon bébé mais il ne fait pas ses nuits. On m’a dit que je pouvais lui donner un biberon le soir afin de le caler pour la nuit »

Les réveils nocturnes sont physiologiques pendant la petite enfance. Il est illusoire de croire que donner un biberon de lait artificiel permettra à l’enfant de mieux dormir, toutes les nuits qui suivront.

Savoir que les tétées de nuit permettent de maintenir une bonne lactation grâce au pic de prolactine, et un prompt rendormissement grâce à l’ocytocine vous aidera peut-être.

Le sommeil partagé, ou cododo (en veillant à respecter les règles de sécurité) peut permettre un sommeil de meilleure qualité tout en facilitant  les tétées nocturnes.

3/ « J’ai mal, je vais lui donner un biberon, ça ira mieux »

Il y a toujours une explication aux douleurs pendant l’allaitement : frein de langue et/ou de lèvre, mauvaise position du bébé, mastite, canal lactifère bouché,…

De plus, la technique de succion au biberon diffère totalement de la technique de succion au sein.

C’est la raison pour laquelle certains bébés allaités peuvent être déroutés face à une tétine de biberon.

La confusion sein/tétine peut apparaître à tous les âges, causer des douleurs et mettre en péril l’allaitement.

Rencontrer une consultante en lactation et/ou d’autres mamans allaitantes peut vous aider à identifier le problème, et trouver des solutions.

4 / « Mon bébé perd du poids, mon lait n’est pas assez nourrissant »

Votre lait est unique, il  est l’aliment le plus adapté pour votre enfant et couvre tous ses besoins jusqu’à 6 mois, c’est indiscutable.

La perte de poids chez un bébé allaité sain nécessite de revoir la conduite de l’allaitement, non de le remettre en cause. Des professionnels de l’allaitement, des associations de soutien peuvent vous aider à trouver la voie vers un allaitement plus serein.

5/ « Je ne peux pas allaiter car son papa ne pourrait pas le nourrir »

Il est regrettable de voir le rôle du père restreint à l’alimentation du bébé.  Le panel de soins à procurer au bébé est tellement large que chacun peut trouver sa place.

6/ « Il faut que je le sèvre avant la reprise du travail »

La reprise du travail est souvent vue comme un frein à l’allaitement, et dans l’esprit des mamans, un sevrage s’impose. Or, il est parfaitement possible de continuer d’allaiter en travaillant. La lactation  doit alors être entretenue  lors de la séparation avec un tire-lait, afin que la personne qui garde  l’enfant puisse lui donner votre lait ; et en laissant téter votre bébé directement au sein le reste du temps.

Il faut savoir que le code du travail prévoit, de la naissance au 1er anniversaire de l’enfant, une heure de pause permettant à  la mère allaitante de  tirer son lait ou d’allaiter son bébé sur son lieu de travail.

7/ « Mon bébé aura 4 mois demain. Alors demain, je commence la purée ! »

L’Organisation Mondiale de la Santé et le Programme  National Nutrition Santé recommandent un allaitement exclusif pendant 6 mois, puis la diversification en complément de l’allaitement jusqu’à 2 ans voire plus.

La diversification n’est pas une course. Il s’agit avant tout de faire découvrir à votre bébé de nouveaux goûts , de nouvelles textures.

8/ « A 17 mois il tète toujours  ! Encore un qui va rester dans les jupes de sa mère ! »

L’allaitement prolongé n’est pas encore tout à fait accepté dans notre société actuelle.

Pourtant, les études ont montré de nombreux avantages pour l’enfant : excellents apports nutritionnels, apport de facteurs immunologiques, et de nombreux bienfaits psychologiques (observés par les mères et les enfants) : réconfort, succion, sécurité…

Les avantages sont aussi nombreux pour la mère : protection contre le cancer du sein, le cancer de l’utérus, l’ostéoporose, perte de poids après l’accouchement, …

L’âge du sevrage naturel (laissé à l’initiative l’enfant) se situerait entre 2,5 et 6 ans. Cependant, le sevrage peut être induit par la mère, auquel cas, il devra être lentement mené.

9/ «  Je dois prendre des antibiotiques, mon médecin m”a dit d’arrêter l’allaitement »

Les mères qui suivent un traitement peuvent allaiter. Il suffit au médecin prescripteur de consulter le site du CRAT (Centre de Référence des Agents Tératogènes) pour trouver un traitement adapté à votre pathologie et compatible avec l’allaitement. Il en va de même si vous avez à passer un examen complémentaire.

10/ « L’inconvénient avec l’allaitement, c’est qu’on ne voit pas ce que prend le bébé »

Il existe plusieurs moyens de vérifier que bébé obtient suffisamment de lait :

  • surveiller sa prise de poids dans un centre de PMI (Protection Maternelle et Infantile) ou chez votre médecin, mais toujours sur la même balance (l ‘OMS diffuse des courbes de croissance spécifiques aux enfants allaités)
  • La succion est efficace,
  • les urines : le bébé mouille au moins 6 couches par jour

________________________________________________

L’allaitement maternel est la norme pour l’espèce humaine. Nous sommes toutes programmées pour donner la vie, et la nourrir.

Votre bébé, lui, est programmé pour téter. Il sait ce dont il a besoin. Laissez le vous guider, faites lui confiance, faites vous confiance.

Allaiter, c’est naturel, mais pas toujours simple. Si il y a une chose à retenir, c’est que  chaque problème a sa solution. Vous informer auprès d’associations de soutien à l’allaitement, échanger avec des professionnels compétents en allaitement (consultantes en lactation IBCLC par exemple), rencontrer d’autres mères allaitantes (groupes de paroles),  vous entourer de personnes de confiance, sont autant de facteurs qui vous permettront de mener à bien votre projet d’allaitement, et d’en faire une expérience unique.

 

SOURCES

Site web de La Leche League France

Association « Allaiter câlin » Brive/Tulle  : 05 55 86 18 39

L’art de l’allaitement maternel, First éditions

Livres de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau dont : « Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille », et « Les 10 plus gros mensonges sur l’allaitement »

 

 

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La précarité est une forte incertitude à conserver ou récupérer une situation acceptable dans un avenir proche. C’est une notion développée et étudiée en sciences sociales. C’est aussi une notion subjective et relative, puisqu’elle est définie par rapport à une “situation acceptable”, au sein d’une société donnée. La précarité est perçue et définie différemment d’une culture à l’autre. Les facteurs influençant la perception d’une situation de précarité sont étudiés en sciences sociales.

La précarité peut être affective, sociale, familiale ou dans les conditions de vie.

La précarité relationnelle est un état d’instabilité des relations, entre individus, au sein de la société, qui peut se traduire par un appauvrissement des interactions sociales, voire un isolement social. La précarité affective quant à elle, est un état dans lequel une personne se sent dépourvue de la possibilité de recevoir ou de donner des affects. La précarité affective peut être générée par de la précarité sociale, par différentes formes de maladies psychiques ou même physiques. Elle est souvent liée à un isolement social bien qu’elle puisse aussi survenir chez des personnes très bien insérées. Enfin, la précarité familiale est le ressenti pour un de ses membres d’être seul dû à l’éloignement avec ses proches : soit un éloignement intergénérationnel avec le placement d’une personne âgée en  maison de retraite, soit au sein des couples avec des métiers nécessitant de fréquents déplacements ou encore l’éloignement imposé par une scolarité (notamment déménagement dans une autre ville pour des études supérieures).

Enfin, les conditions de vie peuvent être précaires comme par exemple habiter un logement insalubre ou inadapté ou ne pas avoir un revenu permettant de se nourrir ou de se vêtir.

La précarité a un impact global sur le corps social, qui peut se traduire par la dégradation des conditions de travail (un travailleur en situation précaire n’est pas en position de force pour défendre ses droits), la difficulté à développer une vie sociale (quitter le domicile parental, fonder une famille…), la révolte sociale (les salariés en situation précaire auront plus tendance à s’opposer au système) ou la dégradation de la santé physique ou mentale : la plupart des indicateurs de comportement et de santé sont altérés dans toutes les catégories de populations classées en situation de précarité (par rapport à celles qui ne le sont pas).

Des enquêtes américaines, ont établi que les facteurs suivants (dont l’origine peut être la précarité) sont des facteurs de risque pour la santé :

  • l’absence d’estime de soi,
  • le sentiment de dévalorisation personnelle,
  • le manque d’autonomie dans son travail,
  • le sentiment de ne pas utiliser toutes ses compétences,
  • le sentiment de ne pas recevoir l’estime que l’on pense mériter.

 

Maryse Bresson propose en sociologie, cinq grands modèles théoriques de la notion de précarité :

  • la sociologie de la pauvreté : le raisonnement est basé sur le manque, et les pauvres sont le plus souvent caractérisés par une insuffisance ou une absence de revenus (mais pas seulement).
  • la sociologie du sous-développement : elle repose, selon les débats, sur l’hypothèse d’un retard (culturel, politique, économique) induisant ainsi l’idée d’un rattrapage possible. Ce paradigme est plus particulièrement relatif à l’opposition Nord-Sud mais il peut également renvoyer à des divisions à l’intérieur des pays riches (ce que l’on désigne comme « Quart-Monde »).
  • la sociologie de la marginalité et de la déviance, qui utilise un paradigme interactionniste (influencé par l’ouvrage Stigmates d’Erving Goffman) où les individus sont perçus comme des marginaux : l’apport de ce paradigme est de souligner l’importance de la désignation et du regard d’autrui.
  • la sociologie de l’assistance et des assistés : les populations sont définies par les secours qu’elles reçoivent, ce qui peut avoir pour conséquence de les stigmatiser.
  • enfin, la sociologie de la précarité qui vise à analyser des processus de précarisation en s’appuyant sur les mutations de la société.

Dans le domaine économique et social, la précarité est l’absence des conditions et des sécurités permettant à une personne, à une famille, à un groupe, d’assumer pleinement leurs responsabilités et de bénéficier de leurs droits fondamentaux.

Certains groupes sociaux peuvent plus facilement se retrouver en situation de précarité que d’autres, comme les personnes inexpérimentées ou sans formation, par exemple. Si la précarité tend à se prolonger et devient persistante, elle conduit le plus souvent à la grande pauvreté, surtout lorsqu’elle affecte plusieurs domaines de l’existence. On parle de pauvreté monétaire mais aussi sociale. En effet la précarité sociale tend à éloigner l’individu de la société dans laquelle il vit, engendrant ainsi un isolement de l’individu pouvant mener à l’exclusion voire à une marginalisation.

SOURCES

BRESSON, Maryse. Sociologie de la précarité. Paris : Armand Colin, 2007. 126p, (Sociologie 128)

BORN, Michel. « Le rôle du réseau social ». Les cahiers de l’Actif, 1997, N°258/259 : « De l’exclusion à l’intégration : les rôles des réseaux », p.45-52

LEYROUP, Anne-Marie. MANS, Olivier. « Le forum SERPY « Quand l’intérêt partagé fait lien » ». EMPAN, 2009, N°76 : « Réseau Internet et Lien Social », p.38-41

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Si l’idée est aujourd’hui répandue que les étudiants vivent dans des conditions financières particulières, on en parle encore assez peu. Lors de mes études d’assistante sociale, j’ai pu faire un mémoire sur le sujet et notamment sur la prostitution étudiante. Voici donc quelques informations en ce qui concerne la précarité étudiante actuelle.

Reconnaissant leur statut précaire, les pouvoirs publics leur permettent de bénéficier de certains avantages qui leurs sont propres tels que des tarifs préférentiels pour des activités culturelles ou sportives par exemple. Toutefois, ces « avantages » sont variables selon les territoires.  Si l’Etat et la société reconnaissent les étudiants comme une population fragile, il convient de définir les contours de cette précarité.

Il faut savoir que 20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté :

Mais qu’est-ce la pauvreté ?

L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques donne une définition économique de la pauvreté au travers de sa définition du seuil de pauvreté.  « Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Dans l’approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais utilise aussi très largement un seuil à 50 %, seuil de référence jusque récemment. »  Cette définition sera reprise par les Nations Unies dans les travaux de la Commission des Droits de l’Homme sur les droits et l’homme et l’extrême pauvreté.

Le montant du seuil de pauvreté en 2010 s’élève à 910 euros par mois. En 2000, 20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté. En 2007, 11,5% des 18-29 ans vivent sous le seuil de pauvreté, il ne s’agit pas uniquement d’étudiants mais la majorité de la population étudiante se situant dans cette tranche d’âge rend ces chiffres significatifs.

Denis CLERC souligne dans son ouvrage qu’aujourd’hui, la pauvreté évoque le manque de moyens à la fois économiques et personnels lié aux conditions de vie. Les personnes âgées en sont les plus touchées du fait de l’abaissement de leurs revenus et de leur isolement (pour 50%), en second lieu viennent les moins de 30 ans qui représentent 36% de la population considérée comme pauvre. Ainsi, les étudiants faisant partie des moins de 30 ans rentrent dans cette catégorie de population dite précaire. Au cours de mes entretiens, j’ai pu constater que ces derniers rencontrent des difficultés à gérer leur budget mais surtout, que leur mode de gestion dépend de leur situation familiale, du fait d’une activité salariée durant l’année, de leur type d’habitat ainsi que d’autres facteurs aussi divers que variés.

Si la pauvreté évoque un niveau strictement monétaire, la précarité touche à des aspects sociaux, psychologiques, économiques et familiaux. Or, les étudiants vivent des modifications à tous ces niveaux en arrivant à l’université.

La précarité est à distinguer de la pauvreté, perçue comme un phénomène multidimensionnel. Le père Joseph Wresinski, père fondateur de l’association ATD Quart-Monde définit pour la première fois la précarité  dans son rapport au Conseil économique et social français du 11 février 1987 et la distingue alors de la grande pauvreté. « La précarité est l’absence d’une ou plusieurs des sécurités, notamment celle de l’emploi, permettant aux personnes et familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux. L’insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. Elle conduit à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l’existence, qu’elle devient persistante, qu’elle compromet les chances de réassumer des responsabilités et de reconquérir ses droits par soi-même, dans un avenir prévisible ».

La définition du Père Wresinski ne se limite pas à  un aspect monétaire pur, mais englobe à la fois des dimensions familiales, sociales, de santé et financières qui entourent l’existence de tout un chacun. Ainsi, c’est au regard de cette définition que je m’approprierai cette définition dans le cadre de cette étude.

Thuy, étudiante en première année de psychologie m’a parlé de sa condition économique, je cite: «  Mes parents ne vivent pas en France. Ils n’ont pas les moyens de payer mes études. […]. En arrivant, c’était dur parce que je n’avais pas encore de travail. […] Quand vous êtes en situation précaire, vous avez honte de vous, honte de votre condition et votre estime de vous-même n’est plus au beau-fixe ; vous êtes officiellement dépendant des autres et ce n’est pas gratifiant. Je travaille désormais comme serveuse dans un bar. Je suis vraiment contente car je peux me débrouiller par moi-même et n’ai pas de compte à rendre à mes parents. […] »

Beaucoup d’autres étudiants interrogés définissent les moments passés sans revenus comme « très difficiles », « éprouvants » et « honteux ». C’est pour eux une vulnérabilité qui les perturbe à la fois dans leur vie sociale et leurs études, provoquant ainsi des inquiétudes, notamment lors de l’arrivée en décembre de la « taxe d’habitation ».

Il faut savoir que depuis 2005, les dépenses obligatoires des étudiants ont augmenté de 23% :

Studyrama en 2009 publie une étude démontrant que le budget mensuel d’un étudiant, comprenant les charges peut varier entre 500€ et 1000€ à la fois en fonction de la région (par exemple : les loyers sont plus élevés à Paris qu’à Montpellier), du type d’habitation, des habitudes alimentaires, des besoins. En 2008, 100 000 étudiants vivent sous l’actuel seuil de pauvreté.

De même, l’Observatoire de la Vie Etudiante démontre que 225 000 étudiants sont en très grande difficulté pour financer leurs études dans son enquête conditions de vie de 2006. Or,  le Comité National de Lutte contre la Pauvreté et L’exclusion Sociale démontre dans ce même article que durant les 5 dernières années, les dépenses obligatoires auxquelles doivent faire face les étudiants ont subi une augmentation de 23% (augmentation des coûts d’inscription, des frais de restauration universitaire et augmentation des prix des loyers). Les bourses universitaires et les allocations logement n’ont toutefois augmenté leurs montants que de 10% durant ces années. 20 % des étudiants déclarent que leurs finances sont source d’insomnie, de déprime et d’angoisse, mettant ainsi en lumière les difficultés financières qu’ils rencontrent et la conséquence directe que cela implique, c’est ainsi pour eux une souffrance. Certains étudiants sont même amenés à fouiller dans les poubelles pour s’alimenter ou trouver des objets à revendre.

En 2004, la Fédération des Associations Générales Etudiantes ainsi que le Secours Populaire Français font remonter l’état préoccupant des étudiants et définissent cette précarité particulière comme « l’accroissement des risques d’échec ou d’abandon des études ». Face à l’augmentation des demandes des étudiants et à la précarisation de cette part de la population, ils tentent de réaliser une collecte de tickets de restaurant universitaire, au  travers de représentations et spectacles, à la fois repas symbolique et aide directe.  Les tickets ont été répartis équitablement aux étudiants les plus en difficultés. Cette campagne avait comme autres objectifs de sensibiliser les autres étudiants sur la situation de certains des leurs et de renforcer les liens de solidarité entre-eux. Julie, 19 ans évoque ainsi ses difficultés financières : « Ça fait trois ans que je suis étudiante. C’est cher de vivre. J’ai bénéficié deux fois d’aides du CROUS pour payer mes inscriptions en université. Mais ce n’est pas tout, comme tout a augmenté, j’ai souscrit à trois crédits à la consommation dont je n’arrive plus à me sortir. C’est très difficile de vivre avec un budget aussi limité. Je ne mange pourtant que des boites de conserves et j’ai cessé de consommer de la viande. »

Largement concernés par les problématiques économiques des étudiants, les acteurs sociaux ont alors créés une grille permettant de mieux les détecter afin de les aider à long terme.

  • Les indicateurs de difficultés économiques  concernant les  étudiants :

 5 grands indicateurs permettent de  déceler les difficultés économiques des étudiants :

1-      Le pourcentage d’étudiants ayant sollicité une aide exceptionnelle auprès d’un service social

2-      Le pourcentage d’étudiants ayant sollicité une aide exceptionnelle dans sa famille

3-      Le pourcentage d’étudiants qui se restreignent et se privent

4-      Le pourcentage d’étudiants qui doivent puiser dans leurs économies  personnelles et

5-     Le pourcentage d’étudiants qui déclarent s’être mis à travailler pour compléter leur budget

Un quart des étudiants a sollicité durant sa scolarité une demande exceptionnelle d’aide ou un service social en 2006.  En 2004, le nombre d’étudiants recevant une aide financière a atteint les 515 000, il s’agit donc 30 % de la population totale étudiante, soit 117 000 étudiants de plus qu’en 1998. Aujourd’hui, les étudiants font donc davantage appel aux aides et semblent donc plus en proie à des difficultés financières qu’en 1998.

Un point sur le budget étudiant :

En 1964, une enquête réalisée par l’UNEF sur le « budget minimal vital » des étudiants  montre qu’ils vivent avec un budget mensuel moyen de 600 francs par mois en comptant les aides familiales, les  revenus du travail et les bourses. C’est le montant du SMIC de l’époque. En 2009, si 95% des étudiants finlandais et 80% des étudiants australiens bénéficient d’aides pour financer leurs études, ils ne sont que 25% à en toucher en France (divers systèmes de bourses basés sur des critères sociaux) selon une enquête réalisée la même année par l’OCDE. En 2010, l’enquête réalisée par l’observatoire de la vie étudiante démontre qu’en moyenne, les étudiants toutes catégories confondues perçoivent 295€ d’aides familiales, 619€ issus d’un travail et 339€ mensuels d’aides de la collectivité. En 2006, un peu plus du tiers des étudiants déclarent percevoir un versement régulier de la part de leurs familles durant toute l’année; 15,4% en touchent uniquement en période de cours. Un quart de cette population n’encaisse aucun versement.

L’essentiel des dépenses des étudiants est consacré à l’alimentation (36% soit 190€), ainsi qu’au loyer, aux sorties et aux vêtements. C’est donc dans un usage courant que la plupart de leurs dépenses s’effectuent.

Le montant de leur budget détermine le type de logement occupé. 25.1% des étudiants vivent chez leurs parents en 2010, soit une grande partie, plus d’un quart.36% vivent dans des résidences individuelles et 10,2% en résidence collective. Seuls 5% de ceux-ci sont mariés, ces derniers vivent généralement en appartement individuel. Pour ceux qui ne vivent pas au domicile familial, il est donc nécessaire de payer un loyer. D’après le rapport de 2008 de l’Observatoire de la Vie Etudiante, 40% des étudiants vivant en résidence collective déclarent s’y plaire. 60% des étudiants en logement individuel s’en estiment satisfaits. Ainsi, les logements individuels sont plus source de satisfaction  que les résidences collectives du fait de la mise en commun d’équipements. Aymeric, 20 ans, 2ème année de licence de droit m’a confié «  […. Je vis en résidence étudiante depuis 2 ans, ce n’est pas tous les jours rose.  […] Mais le loyer est moins cher et on y fait des rencontres. Si le confort n’est pas toujours au rendez-vous, ça a tout de même ses avantages, j’ai  malgré tout accès à des machines à laver et à une salle de sport. »

Les étudiants vivant en logement individuel touchent globalement un montant plus élevé d’aides familiales (255€) que ceux qui habitent encore chez leurs parents (122€). Le développement des colocations est l’une des stratégies qu’ils mettent en place afin d’alléger les frais de logement. Les parents assurent généralement une partie du budget des étudiants en payant leur loyer, leurs loisirs, droits d’inscriptions et autres achats ponctuels.

Toutefois, on distingue diverses catégories de budget  liées à la fois au type de logement et aux aides familiales:

1-      Les « cohabitants sous tutelle » sont ceux qui vivent chez leurs parents. 90% de ces derniers ont moins de 23 ans, et vivent au même régime que durant le lycée. Ces derniers dépendent de l’assistance familiale. Ces derniers ont un budget moyen de 238€ par mois (versements familiaux, activité rémunérée, bourses)

2-      Les « décohabitants sous tutelle » sont les étudiants qui vivent  hors du domicile parental pendant l’année scolaire mais qui reviennent chez leurs parents durant les vacances. Ils sont fiscalement rattachés à leurs parents (90% ont moins de 25 ans) dont ils dépendent financièrement. Ils représentent 35% des étudiants en 2006.. Ces derniers vivent avec un budget moyen de 522€ par mois (bourses, virements familiaux, activité rémunérée, allocations logement).

3-      Les « décohabitants économiquement autonomes » représentent 8,3% des étudiants, ils se distinguent des décohabitants sous tutelles car ils ont une plus grande autonomie matérielle. Leur budget est le même. Hervé, 22ans, étudiant en chimie évoque son logement ainsi « J’adore vivre en résidence universitaire, c’est un confort parce qu’on a des équipements collectifs. Mes parents et ma sœur, salariée, m’aident de temps à autres, pour le reste, c’est à moi de me débrouiller. C’est agréable de pouvoir tout organiser soi-même. Le logement est cher mais j’apprécie trop mon indépendance pour y renoncer.»

4-      Les « décohabitants émancipés »  ne vivent plus chez leurs parents et sont totalement autonomes financièrement. Ils ont en majorité plus de 25 ans, ces derniers représentent 25% de la population étudiante. Leur budget mensuel est de 779€ comprenant des revenus d’activité rémunérée en majorité, les allocations logement, les bourses et les versements familiaux. Leur proportion a augmenté depuis 2000, démontrant ainsi le besoin d’autonomie de ces derniers et les difficultés financières actuelles des familles. Les décohabitants paient en moyenne 388€ de loyer chaque mois. Le coût moyen du logement en cité universitaire est de 254€ par mois et 521€ par mois pour le parc privé.

Le montant du dépôt de garantie est fréquemment un obstacle qui empêche de nombreux jeunes de conclure un bail locatif et de s’émanciper du domicile familial pour accéder à l’autonomie. Ce poste de dépense vient peser sur les autres postes de dépenses tels que la nourriture, la mutuelle ou encore le sport et peut amener les étudiants à abandonner temporairement ou définitivement leurs activités sportives par exemple.

Un point sur le logement étudiant :

            L’enquête réalisée par l’Observatoire de la Vie Etudiante en 2010 démontre que 25,1% des étudiants vivent chez leurs parents, soit un quart, 20% sont en location seuls, 11,5% en location en couple, 10,6% en colocation et 10,2% en logement universitaire. L’étude met en lumière le lien entre l’âge et le type de logement.

En effet, entre 18 et 20 ans, 50% des étudiants vivent chez leurs parents. Cette tendance diminue progressivement avec l’âge pour n’atteindre que 10% de ceux qui ont 26 ans. Toutefois, 49% des étudiants vivant chez leurs parents s’y plaisent et 20% en sont mécontents. La praticité et les avantages sont un atout pour certains étudiants. Jorge, 23 ans, 3ème année de licence d’histoire déclare « Je suis bien chez mes parents. Ma mère me concocte de bons petits plats, je n’ai pas de charges à payer et l’on s’entend bien. C’est très pratique. D’ici quelques années je prendrai un appartement seul ! »

A 18 ans, ils sont 30% à vivre en location, alors qu’à 26 ans, ils sont 75%. Ceci montre qu’avec l’âge, le besoin d’autonomie probablement relié à une augmentation des ressources personnelles rend l’accès au logement individuel plus attrayant. Paradoxalement, 21% de ces étudiants ne sont pas satisfaits de leurs logements. 29% s’estiment très satisfaits. Le logement individuel présente l’avantage de pouvoir être conservé l’été plus facilement que des places en résidence étudiantes. Ils sont d’ailleurs 60% à le faire.

 Quant au nombre de ceux installés en résidence universitaire, leur nombre reste stable (20%). 25% des étudiants s’estiment mécontents des équipements et de l’état des résidences collectives, alors que 12,5% s’y plaisent (le pourcentage restant est d’avis neutre).  Seuls 30% peuvent conserver l’été le logement. En effet, le turn-over dans les résidences est élevé car les places sont réservées sur critères sociaux.

La difficulté majeure qu’ils expriment est d’abord de trouver un habitat. Le rapport Anciaux du 15 février 2008 dénonce la pénurie de logements étudiants en France et préconise de mieux exploiter les solutions techniques déjà existantes en renforçant notamment le partenariat entre les bailleurs publics et privés et les CROUS par exemple ou encore étudier la mise en œuvre de résidences hôtelières à vocation sociale. Un autre axe abordé par ce plan est le développement de nouveaux mécanismes de façon à diversifier l’offre de logements (création d’un site internet répertoriant les offres de nouvelles formes de logement par exemple ou encore mobilisation des bailleurs privés et publics) et préconise également de repenser l’aide à la personne (révision des calendriers de paiement des bourses par le CROUS , ouvrir à tous les étudiants les systèmes de sécurisation des rapports locataires-bailleurs (FSL par exemple)).

Ainsi, le paysage locatif étudiant devrait se modifier durant les années à venir. Toutefois, les étudiants peuvent évoquer une difficulté à se loger liée au prix élevé des loyers mais également à la faible offre de logements. Ils rencontrent une difficulté du fait de leur statut d’étudiant.

 En effet, Manon, 22 ans, en 2ème année de licence de géographie évoque son parcours : «  J’ai mis 4 mois à trouver un logement qui me plaise. En attendant, je vivais chez une amie. Le plus dur, ça a été d’en trouver un en bon état et à prix abordable. La plupart des bailleurs demandaient beaucoup de garanties car ils s’inquiétaient que je ne puisse pas payer mon loyer tous les mois. Ils demandaient la plupart du temps 2 mois de loyer de garantie. Ce n’est pas évident car justement, on n’a pas toujours les moyens en étant étudiant. De plus, en ville, c’est dur de trouver un logement « propre » et décent. »

Ainsi, l’accession au logement constitue une difficulté importante pour certains étudiants contraints à se résoudre à des logements inadaptés. La pénurie actuelle ainsi que la méfiance des bailleurs privés ne facilitent pas leurs recherches.

Si tu es étudiant et en situation de précarité, n’hésite pas à contacter une assistante sociale du CROUS, si elle ne peut t’aider, elle pourra t’orienter vers des structures d’accompagnement selon ta problématique. 

SOURCES

ANCIAUX Jean-Paul. Le logement étudiant et les aides personnalisées au logement, Ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche, Février 2008, 70 p.

GRIGNON Claude. Les étudiants en difficulté, pauvreté et précarité , Enquête OVE, Paris,  2000, 18p.

GALLAND Olivier, HOUZEL Guillaume, GRUEL Louis, Les étudiants en France. Histoire et sociologie d’une nouvelle jeunesse. Presses alternatives de Rennes, 2009, 432p.

 CLERC Denis, La paupérisation des français. Armand Collin, 2010, 160p. (25 questions décisives).

RAINAUD Marcel. Lutte contre la précarité économique des étudiants, Comité National De Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion sociale, 24 janvier 2008.

STUDYRAMA. Les raisons du mal-être étudiant  [En ligne]. Disponible sur : <https://www.studyrama.com/vie-etudiante/sante/les-raisons-du-maletre-des-etudiants.html?id_article=72106> (Consulté le 14.01.2010)

 MEDIA ETUDIANT. Témoignage : Etudiante, elle fouille les poubelles pour vivre [En ligne]. Disponible sur : <https://www.mediaetudiant.fr/vie-etudiante/temoignage-fouille-de-poubelles-9012.php> (consulté le 02.03.2012)

 CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE DE L’UNI. Les étudiants des classes moyennes sont-ils condamnés au système D pour étudier ? Septembre 2009, 27p.

FEDERATION DES ASSOCIATIONS GENERALES ETUDIANTES  & SECOURS POPULAIRE. Réagir à la précarité étudiante, 2004, 8 p.

MINISTERE DE L‘ ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE, Note d’information 5-32, 2015.

VOURC’H Ronan & ZILLONIZ Sylvie.  Les étudiants et leurs conditions de Vie en Europe, Observatoire de la vie étudiante, Novembre 2008, 6 p.

 

 

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