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Comment être une super famille minimaliste ?

famille minimaliste
Si tu nous suis sur les réseaux sociaux, tu sais, que nous nous sommes lancés dans le minimalisme il y a déjà un moment.

D’ailleurs à ce sujet j’en avais fait un article « comment devenir minimaliste en une semaine? » avec quelques conseils pratico-pratique (lien ici).

Mais également une vidéo sur notre chaîne youtube sur la difficulté d’être minimaliste avec nos proches: https://youtu.be/PYPXb0G .

Dans cette vidéo je fais suite à une de mes story quotidienne sur instagram où je te parle de nos choix de vie atypique et pourquoi on ne se lave pas tous les jours, pourquoi on a choisi le minimalisme, pourquoi on vise le zéro déchet, pourquoi je ne me maquille pas etc…

Je te donne aussi quelqu’unes de nos astuces pour prendre soin de notre famille, notamment de nos enfants tout en respectant nos valeurs. Peut-être que cela te donnera des idées. 🙂

Une vidéo très simple où je me livre personnellement !!

Je précise néanmoins que je n’ai rien contre les personnes qui se lavent tous les jours, se maquillent où achètent du chocolat bien sûr. 😀 mdr

C’est sans jugement aucun, chacun son chemin !

Mais je trouve aussi essentiel de tout déconstruire et de toujours s’interroger sur les choix que nous faisons, pour soi, pour nos enfants, pour la planète…

Alors si toi aussi tu as des petits conseils à me proposer pour continuer ma route vers le minimalisme et le ZD, je suis preneuse. 😉

Et comme bien sûr tout cela participe selon moi, à prendre soin de soi, je t’invite à télécharger gratuitement mes 7fiches bienveillance pour prendre soin de toi, toute une semaine.

Avec toute ma bienveillance,
Elodie

Tu veux offrir le meilleur de toi-même à tes enfants et garder toute ta bienveillance ?
Alors commence par toi-même !
Pour cela je te propose gratuitement de t’envoyer chaque jour une fiche, pendant une semaine pour prendre soin de toi et ainsi pouvoir donner ce qu’il y a de meilleur à ceux que tu aimes.
Profite, c’est cadeau et c’est ici : https://ailesetgraines.com/semainebienveillance/

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Minimalisme, générosité et don de soi

 

On cherche tous le bonheur à l’extérieur tout en sachant qu’il est en nous.

Cependant on attend souvent que l’autre nous renvoie une image positive de nous-même, et donc « participe » à notre bonheur. Pourtant être heureux/se peut se résumer en peu de choses… à la fois peu mais tant aussi: la générosité. Voici une petite vidéo que j’ai faite rapidement, sans trop de préparation je dois bien l’admettre mais l’improvisation a dû bon parfois car il permet de laisser la parole au coeur.

Finalement, en me réécoutant je me suis rendue compte que tout est tellement lié et logique, et que ça me tenait à coeur de vous partager cette vidéo. Ainsi je tente d’expliquer finalement comment une relation peut-être saine et épanouie 🙂

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

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Comment lutter contre le spécisme dès l’enfance ?

La période des fêtes est toujours une période délicate pour nous, car si nous – animaux humains – fêtons ce que nous souhaitons fêter (pour certains ce sera d’agréables moments en famille, pour d’autres la naissance de Jésus, …), pour les animaux non humains, c’est clairement moins la fête! Lire la suite

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Automne, tu te sens un peu déprimé/e en ce moment? C’est normal !

Petit moral? Moral en berne? Déprimé/e? Rien de plus normal, on est en novembre et il y a une réelle part physiologique, c’est d’ailleurs scientifiquement prouvé. Ton corps se prépare pour l’hiver. Pas d’inquiétude, c’est temporaire.
Je t’en dis dis plus dans cette vidéo 😉 Lire la suite

Accouchement à domicile : partage d’expérience !

Vous avez été nombreux-ses à nous questionner face à l’article d’Alexis sur l’accouchement à domicile, ainsi j’ai souhaité te raconter mon expérience à ce sujet.

En effet, si pour notre 1er enfant j’ai accouché à la maternité, comme tout le monde, pour notre deuxième garçon il était impensable pour moi d’y remettre les pieds et je t’explique pourquoi dans cette vidéo.

Cette vidéo est donc toute personnelle, cela ne reflète en rien les débats sur la médicalisation ou non de la naissance, cela permet juste de partager mon expérience de l’accouchement à domicile et aussi par là-même de faire savoir qu’on peut très bien vouloir et pouvoir accoucher autrement 🙂

Si tu veux en savoir plus, voici l’article qu’Alexis avait écrit au sujet de l’AAD: https://ailesetgraines.com/le-choix-de-laccouchement-a-domicile/

PS: si tu aimes cette vidéo tu peux la liker, la commenter, la partager et t’abonner à notre chaîne youtube (ICI). 😉

 

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Changer de regard pour changer le monde (podcast)

On entend souvent les mêmes choses en ce qui concerne l’éducation bienveillante, notamment par ses détracteurs qui prônent les punitions sous prétexte d’éviter de former des « enfants rois ». Et pourtant, si on regarde dans l’histoire ou même ailleurs dans le monde, et que l’on oublie pas de prendre de la distance avec sa propre éducation, on se rend compte que la phrase d’Einstein n’a jamais été aussi vraie: « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent« .

Ainsi, je te fais un petit podcast pour aider à voir les choses différemment, pour évoluer sur certains points et qui sait peut-être sortir « du cadre » pour changer le monde 🙂
(Les abonnés newsletters comprendront la référence !! Et pour les autres et bien n’hésitez pas à vous abonner, un email est envoyé chaque semaine avec parfois des petits surprises!).

Voici l’article sur la culpabilité dont je te parle : https://ailesetgraines.com/pas-de-culpabilisation-bienveillant/

Avec toute ma bienveillance,

PS: si tu aimes ce podcast, partage-le ! 🙂

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Merci à tous les parents au foyer (podcast)

Un rapide podcast que j’avais enregistré il y a quelques semaines lorsqu’on devait chercher une nouvelle maison; en effet j’ai été confronté à la question « qu’est-ce que vous faîtes de votre vie? », et avec cette question, arrivent une multitude de regards désapprobateurs lorsque je répondais que je m’occupais de mes enfants. Et malheureusement, ce sont souvent les femmes qui jugent le plus ce choix là.
Je profite donc de ces 6 minutes de podcast pour expliquer ce choix, pour dire qu’on peut être mère au foyer et féministe, mais surtout pour remercier tous les parents au foyer car, il faut bien se le dire, être parent est le plus difficile métier du monde !

Si ce podcast te plaît, alors partage-le, abonne-toi à notre chaîne youtube (www.youtube.fr/ailesgraines) et tu peux bien sûr me laisser un gentil commentaire (ça me fait toujours plaisir !).

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

 

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IEF: Une journée type en Instruction en Famille

Vous avez été nombreux à nous demander plus de précisions sur comment se passe un quotidien en instruction en famille (IEF), avec des enfants non scolarisés donc. Par cette vidéo je te fais un bref résumé de notre quotidien, avec quelques petits extraits partagés. Lire la suite

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Les 10 atypismes de notre famille (vidéo)

Comme le dit notre bannière, on est une famille atypique, mais on ne le réalise pas forcément: c’est plutôt le regard des autres -parfois désagréable- qui nous le rappelle.
On a donc décidé d’en rire et même de l’assumer.
Mais tu ne sais pas tout… dans cette vidéo je me livre encore un peu plus, avec distance et ironie. Je n’en suis pas moins intimidée d’en dire autant.
Mais voilà, encore une fois, je pense à vous, à toi, à celui qui va se reconnaître et qui se sentira peut-être moins seul. Et oui, des Z’atypiques il y en a pleins, alors autant se soutenir! 🙂

Si tu aimes cette vidéo, partage, et abonne-toi !

Sinon tu peux nous retrouver sur divers réseaux sociaux:
* FACEBOOK: https://www.facebook.com/ailesetgraines/
* INSTAGRAM: https://www.instagram.com/ailesetgraines/

Ethanol: écologique, 25€ d’économies à chaque plein!

Aujourd’hui, on vous propose un article qui peut vous aider à faire baisser vos factures et qui rendra votre moyen de déplacement plus écologique (si tant est que vous mettez habituellement du Sans-plomb dans votre véhicule, bien sûr). L’idée de cet article est simplement d’essayer de partager au plus grand nombre une information simple, juste, aidante pour vous comme pour notre planète. Si vous roulez au SP95 ou SP98, vos pleins de carburant ne vous coûteront plus dorénavant 50€ mais 25€, tout en laissant une empreinte CO2 moins lourde sur votre passage… Cool l’éthanol, non? Allez, on rentre dans le vif du sujet. Lire la suite

Notre valise minimaliste, et mini-FAQ !

Si tu nous suis depuis un petit moment déjà, tu sais que nous sommes une famille minimaliste. Aussi, à la veille de notre départ en Suède pour 10jours et avec deux enfants en bas-âge, on trouvait intéressant de te partager l’intérieur de notre valise.

J’ai donc étalé toutes nos affaires sur le lit afin de t’expliquer pourquoi j’ai fait ces choix. J’en profite aussi pour te partager nos coups de coeur en termes de marques bio & éthique – sans rétribution financière aucune bien sur, il en va de soit! (pas de sponsoring!)

A la fin de la vidéo, nous en profitons pour refaire une mini-présentation de la famille, suite aux questions que l’on nous pose régulièrement en commentaires sur les différents réseaux sociaux. De quoi vit-on exactement et quels choix avons-nous fait à Ailes & Graines?

 

(https://youtu.be/dDqUaz5MCpM)

Sinon voici tous les liens de mes bons plans dont je te parle dans la vidéo :
* Pour les vêtements bio & éthique : www.modetic.com
* Pour les sarouels Les petites choses de Julia​ : https://www.facebook.com/lespetiteschosesdejulia
* Le collier d’Allaitement : Collier d’allaitement & de portage by apasdemoa​ (son site : https://collier-d-allaitement-et-de-portage.com) // L’interview sur le co-allaitement: https://ailesetgraines.com/co-allaitement-interview-dune-super-maman/
* L’Atelier « Jouer pour grandir » de Famille Epanouie​ : https://www.famille-epanouie.fr/jouer-pour-grandir/

Si tu as d’autres questions n’hésites pas, on essayera au mieux de te répondre 🙂

Avec toute ma bienveillance,

S’aimer, un acte écologique primordial

S’aimer est un acte écologique primordial. Au-delà de toutes les vertus que l’on peut prêter – et reconnaître – à l’amour propre véritable (telles la félicité ressentie, la légèreté de notre quotidien, de notre être, le fait que l’on rayonne positivement tout autour de soi – cette liste n’est pas exhaustive et n’attend que d’être complétée dans les commentaires!), s’aimer, aimer son soi dans toutes ses facettes, est un acte écologique vital, important, absolu. Oui, s’aimer est crucial pour notre planète. En avant pour la démonstration, je vous embarque sur mon dos le temps de ces quelques lignes. Lire la suite

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Accoucher à domicile, une possibilité à connaître !

Autour des années 1940 en France, une nouvelle tendance – qui nous semble aujourd’hui être devenue une évidente banalité – a métamorphosé la venue au monde de centaines de millions de bébés; dorénavant, leur première bouffée d’air, le passage de femme / homme à maman / papa, cette première découverte ex-utero, et foule d’autres moments intimes singulièrement rares qui constituent l’avènement ou la mue d’une parentalité, se déroulent systématiquement durant une hospitalisation, dans des maternités publiques ou privées impersonnelles et aux inconnus nombreux.

Les mères gestantes sont-elles des femmes malades? L’accouchement est-il pathologique par nature?

La réponse est non, bien sur, mais cette systématisation de l’hospitalisation ou le nombre plus qu’infime d’accouchements en maternité réalisés sans aucun acte médical (forceps, injection d’ocytocine, péridurale, épisiotomie, césarienne, la liste est sans fin…) semble prouver que si, dans l’inconscient ainsi que dans le discours de nombre de soignants, un accouchement est une situation pathologique. Cette pratique est devenue une norme intangible, allant de soi à tel point que les premières images qui viennent, lorsque l’on évoque à une personne non sensibilisée l’accouchement à domicile, sont ces petits pays lointains qui n’ont malheureusement pas la chance d’avoir un réseau médical aussi pointu et développé que le notre, ou encore ces mères qui ont subi un accouchement si rapide qu’elles n’ont eu le temps de sortir de chez elle. L’idée qu’une femme – en France! – veuille accoucher volontairement chez elle amène bien souvent dans l’entourage une certaine stupeur, légitime par la méconnaissance acquise ces dernières décennies de l’accouchement au domicile, avec pour craintes prégnates la mort de l’enfant ou celle de la mère. Une crainte qui traverse les générations à travers les récits de nos aïeux les plus âgés, venant d’une époque où l’hygiène était à des années-lumières de nos conditions actuelles. Vivant dans une société paternalisante où la médicalisation est un acte d’abord rassurant, déléguant aux « sachants » la capacité à écouter et prendre soin de son corps, certains couples (dont nous) choisissent néanmoins volontairement d’accoucher à domicile, participant à l’émergence d’une tendance à contre-courant complet de celle connue il y a moins d’un siècle; un choix forcément atypique en France qui l’est nettement moins aux Pays-Bas par exemple, où une femme sur trois accouche dans la chaleur de son foyer, entourée des gens qu’elle aime, par choix.

Notre premier accouchement a eu lieu dans une maternité dite « physiologique »: nous concernant, malgré un personnel sage-femme très respectueux et attentionné, la physiologie est un concept avec lequel ladite maternité s’arrange facilement, avec notamment des injections d’ocytocine strictement obligatoires, des anesthésistes tenant un discours dévalorisant la capacité de la mère à vivre son accouchement sans péridurale, utilisant à chaque fin de phrase des arguments chocs du type « vous dites toutes ça, et puis 95% d’entre vous finissent avec la péridurale, hein!« , une position d’accouchement imposée, les mesures en tout genre effectués sur petit bout trente minutes à peine après sa venue au monde, interrompant alors notre première rencontre pour remplir des cases sur une feuille… Notre second accouchement fut à notre domicile, dans notre cocon, juste à deux, sans sage-femme. Une piscine gonflable remplie d’eau pour l’occasion, des bougies, de la pénombre, un naturel et une complicité totale entre nous.

Et bien, notre deuxième accouchement a permis l’achèvement de ce que notre premier n’avait pu réaliser jusqu’au bout; il faut savoir que pour nous, un premier accouchement a une signification toute particulière, tel un rite de passage entre la vie d’enfant (être l’enfant de…) et la vie de parent (être la mère ou le père de …). C’est un moment intense, empli d’émotions, très attendu – et souvent même très fantasmé! Une mue de nos personnes se sont partiellement opérées lors du premier, puis totalement avec le second; le lieu accompagnant cette profonde transition est important, et nécessite d’être adapté aux désirs profonds de réassurance, de confort, de quiétude, d’apaisement; éléments que la maternité n’a pas pu nous offrir, lors de notre première expérience, et que l’on a pu mettre en place pour le second. Réfléchir en amont au lieu d’accouchement et étaler devant soi toutes les possibilités s’offrant à vous (certaines conditions de santé pouvant orienter vers un refus de la sage femme spécialisée en AAD, par exemple) est un exercice qui nous semble essentiel.

J’ai été peiné, moi Alexis, de voir que lorsque ma femme dit avoir accouché à domicile, on lui assène le fait qu’heureusement son mari était médecin , qu’heureusement j’étais avec elle. Comme si ma blouse blanche maintenait la sécurité. Il n’en est rien et je tiens à le dire publiquement: ma femme a accouché seule, car son corps est fait pour donner la vie! Aucun médecin n’accouche une patiente, aucun professionnel ne devrait s’octroyer le droit de dire « je l’ai accouché ».

Seule la femme accouche et rendons-lui hommage pour cela !

Il est donc important que la femme qui va accoucher sache qu’elle a le choix (maternité, maison de naissance, accouchement au domicile assisté par une sage-femme, ou sans sage-femme, …), ce qui est rarement le cas – surtout pour un premier! Et bien sur, à chacun/chacune de voir quel choix lui correspond, il n’y a dans nos esprits aucun jugement de hiérarchie entre l’accouchement au domicile, ou en maternité, ou ailleurs: la maternité peut être le choix de beaucoup, et ce sera un choix en toute conscience! Quoi de plus confortable que de choisir réellement, avec la sensation que ce choix est le bon, le sien?

Si l’on devait énumérer les raisons qui nous ont amené à aller vers un AAD: liberté de mouvement lors du travail, liberté de la position lors de la poussée et lors de la sortie du bébé et du placenta, les massages en toute intimité, se permettre cris/pleurs/chants graves sans gène pudique… puis la coupure du cordon différée, avec un reliquat plus long laissé à l’enfant pour permettre une meilleure cicatrisation, la mise au sein immédiate si l’enfant le souhaite, différer toutes les mesures inutiles à plus tard, afin de ne pas altérer la première rencontre entre petit bout et le monde ex-utero, entre les parent et l’enveloppe charnelle de petit bout, pouvoir réaliser de l’homéopathie à partir du placenta, toutes les suites de couches… Rester dans son cocon, ne pas être dérangé, connaître son environnement par coeur, la sécurité émotionnelle apportée par celui-ci, dormir dès la première nuit chez soi, ne pas avoir à lutter contre tel ou tel acte médical, ne pas avoir à être suspicieux quant à la moindre seringue ou au moindre bistouri volant autour de nous… Lors d’un AAD, la femme et son bébé sont au centre de toutes les décisions, au centre de l’accouchement. On ne s’en remet pas aux sachants, la sachante, c’est celle qui accouche. Par exemple, saviez-vous qu’il est nettement plus bénéfique d’attendre que le cordon ait arrêté de battre pour le couper? Tant qu’il bat, c’est que la mère continue d’envoyer vers son bébé du sang, nécessaire à une meilleure oxygénation qui se fait avec douceur passant délicatement du cordon à la respiration nasale. Le couper trop tôt revient à le priver d’un tiers de son volume sanguin à la naissance. Saviez-vous que la position prise lors d’un accouchement non guidé correspond très (très!) rarement à celle pratiquée en maternité, choisie simplement pour améliorer le confort de travail de la sage-femme? Saviez-vous que l’injection d’ocytocine, régulièrement administrée en maternité durant le travail, est la première responsable – et de très loin – des hémorragies profuses à propos desquelles nos inconscients paniquent? Logique, quand on sait que cette hormone est uniquement injectée pour accélérer le travail.

Malheureusement, l’information n’est pas loyale en France, avec un accouchement médicalisé extrêmement banalisé par la presse féminine, les médias ou par le corps médical, bien sur, et l’accouchement non médicalisé diabolisé. De ce fait, les femmes perdent le contrôle sur leur accouchement, ne pouvant faire un choix éclairé et n’ayant pas idée qu’elles peuvent refuser toutes ces techniques qui leur sont souvent imposées de fait, les rendent dépendantes et les dépossèdent du véritable vécu de leur accouchement. Attention, l’idée n’est pas de dire que l’accouchement médicalisé n’est pas souhaitable, chacun faisant le choix en adéquation avec ses besoins propres. Ce que nous trouvons dommage est le manque d’information éclairée criant, concernant l’une ou l’autre possibilité d’accouchement.

D’ailleurs, même si l’accouchement à domicile est encore autorisé en France, rares sont les personnes qui savent que c’est une véritable possibilité qui s’offrent à elles – en plus des maternités et des maisons de naissance. Presque un sujet tabou. Il n’est pas facile d’obtenir le nom d’une sage femme pratiquant les AAD.

Selon l’association des sage-femmes, il n’y a à ce jour que 60 praticiens de l’AAD en France et la demande excède largement l’offre. Nombre de sage-femmes que nous avons rencontré seraient intéressées par cette pratique, mais se heurtent à un problème de taille: depuis 2002, une loi stipule : « Les professionnels de santé exerçant à titre libéral (…) des activités de prévention, de diagnostic ou de soins (…) sont tenus de souscrire une assurance destinée à les garantir pour leur responsabilité civile. » (Art. L1142-2 du Code de la santé publique). Or, les sages-femmes qui accompagnent les accouchements à domicile (AAD), n’ont souvent pas les moyens de payer une telle assurance, car c’est environ ce qu’elles gagnent sur l’année. Le montant est calculé sur les gains d’un gynécologue obstétrique… dur de rivaliser! Il existe donc un paradoxe, les sages-femmes doivent être assurées pour exercer légalement mais rien n’est en place pour qu’elles le puissent. Les praticiens exercent alors souvent sans assurance, donc dans « l’illégalité », avec des risques importants encourus.  Il semble que les discussions sur la question de l’assurance professionnelle sont encore à ce jour ouvertes. Cependant il est émouvant de voir que malgré les intenses pressions sociales, juridiques, financières, contre l’AAD, associées à des conditions horaires de travail compliquées (astreinte 24h/24, grand nombre de patientes car une demande dépassant de loin l’offre), la solidarité est bien présente pour permettre à celles qui le souhaitent de vivre un accouchement sécure, au domicile; nous sommes nombreux à relayer cette pratique magnifique d’une naissance respectée.

Pour soutenir l'AAD : https://cdaad.org 

PS: si Louise, fabuleuse SF, passe par ici, une grosse pensée pour toi <3

SOURCES

ADAMSON GD : home or hospital births ? ; JAMA, may 2, 1980- vol 243, No/17, pp1732-1736, 1980. 

ANDERSON RE, MURPHY PA : outcomes of 11788 planned home births attended by certified nurse midwives . Jal of nurse midwifery ; dec 1995.

BRABANT Isabelle, Pour une naissance heureuse, Ed Chronique sociale, 2003.

CHAMBERLAIN G, WRAIGHT A, CROWLEY P, Home Births – The report of the 1994 confidential enquiry by the national Birthday Trust fund. Parthenon Publishing, 1997. 

PIREYN-PIETTE Cathy-Anne, Accouchement à domicile: risque ou modèle?, Mémoire de fin d’étude pour le diplôme de sage-femme, 2005.

 

 

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Pas un cadeau d’être minimaliste, vraiment? (Vidéo)

Ca y est, la fièvre du minimalisme s’est emparée de toi; le premier tri fut plus éprouvant que prévu, physiquement et émotionnellement, mais cette sensation de légèreté te transporte?! Bravo, te voilà passé de l’autre côté aha ^

Oui mais voilà, le chemin n’est pas forcément celui auquel tu t’attendais, et des surprises surgissent, notamment l’incompréhension de tes proches et la difficulté à faire respecter ton choix, face à certaines habitudes/conventions sociales résistantes. Et oui, à chaque événement on voudra t’offrir un cadeau, ni utile ni souhaité mais: tradition oblige!

Dans cette courte vidéo je te livre nos petites astuces pour ne pas mettre à mal ni ton minimalisme, ni tes proches.

(https://youtu.be/PYPXb0GL3F8)

Pour lire notre début dans le minimalisme: https://ailesetgraines.com/une-semaine-pour-etre-minimaliste/

Et bien sûr, si tu aimes cette vidéo, partage-la et/ou abonne-toi à notre chaîne Youtube, cela nous rendra toujours heureux et de ce côté là on ne souhaite pas faire dans le minimalisme 😉

 

Notre végé-out, ou comment parler salade?

Cela fait maintenant plus de 5ans que nous ne mangeons plus d’animaux, ni de la Terre ni de la Mer.

Notre histoire avec lé végéta*isme n’a pas tout à fait commencé de la même manière, au sein de notre couple. Pour elle, le goût de la viande a toujours été une épreuve à affronter, vaillamment, et son déclic s’est produit devant un porcinet fièrement mis en avant dans l’émission MasterChef. Lui, il a du probablement être carnivore dans une autre vie mais a décidé – du jour au lendemain – de décréter la VeganPowerMania ! Mais au final, qu’importe, notre histoire commence comme pour beaucoup avec tout un tas de questions: Un animal est-il un objet? A-t-il des ressentis, des émotions? Quelle raison peut-elle être assez importante pour que nous, habitants de notre chère métropole française, puissions se permettre de (faire) tuer un animal? Se priver totalement de chair animale peut-il entraîner des carences? Si la réponse est oui, vers quel type d’alimentation se tourner afin de respecter autant que faire se peut la vie animale? Si la réponse est non, est-ce que mon « plaisir gustatif » peut justifier d’ôter la vie à un être qui ne peut pas – de principe – m’appartenir? Ce cheminement prend du temps, et nécessite une bonne dose d’introspection ainsi qu’une certaine mise à distance de son histoire pas forcément toujours évidente lorsque dans votre entourage personne n’est végéta*ien/ne, que vous avez été éduqué au goût des « bonnes choses » et qu’un changement dans ce domaine apparaît souvent comme radical.

Pas facile de remettre en question tout ce que l’on nous a appris, à commencer par l’équilibre alimentaire! On s’est – forcément – questionnés sur cette question de la santé; c’était d’ailleurs le sujet qui revenait le plus souvent sur la table avec nos proches – ou moins proches -, mais ça, on y reviendra plus tard.
On a donc cherché des réponses, trouvé tant bien que mal des travaux non financés par l’industrie agro-alimentaire (c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, j’vous le dis!), on s’est enquiquinés pendant des jours et des semaines afin de comprendre comment fonctionnait l’assimilation des acides aminés, du fer, de la ô célèbre vitamine B12 et – enfin – comment s’y prendre pour équilibrer autrement nos repas. On a tenté, on est tombés, on s’est relevés. Comme dirait l’autre, veni vidi vici ! Et très rapidement, on s’est sentis soulagés, comme libérés, d’avoir pris cette décision: c’est bon, c’est officiel, on est végé ! 😀

Bon, ok, au départ il a bien fallu que notre palais s’habitue à de nouvelles saveurs, voire textures. Et on vous avoue très honnêtement que les premières expériences avec le tofu version plastique reconditionné ne nous ont pas convaincu; on a alors béni de tout notre coeur les similis, qui nous ont permis de passer la transition en douceur (saucisses de soja, merguez de légumes, nuggets de pommes de terre, fromages végétaux… merci à vous!).

 

Mais le plus difficile fut… et de loin… de réaliser notre végé-out !

Car oui, parler végétarisme avec certains omnivores c’est un peu comme montrer au coyote une photo de Bip bip au pied d’une falaise: direct, ça agace ! C’en est parfois à se demander si un jour ils n’ont pas été attaqués vicieusement par une salade, ou si une carotte ne s’est pas – par inadvertance diront-ils – logée dans un endroit où il ne fallait pas… Car il faut bien le dire, nos premiers repas avec nos familles et amis ont été tout au moins désagréables, même si tu fais tout ce que tu peux pour que ce sujet n’arrive pas au centre de la table. Il y a bien sûr les diverses interrogations – avec souvent la réponse attendue intégrée au sein même de la question – sur la santé, certes teintées d’inquiétude mais trop souvent arrosées de moqueries sur la pâleur supposée de nos visages, de notre maigreur à venir ou encore des bruits d’animaux imités en soulevant les assiettes remplies de viande. En plat principal, on nous avait servi les terribles souffrances vécues par les patates – d’humeur taquine, on aurait alors pu se demander pourquoi ils en mangeaient eux-même, face à une cruauté manifestement insoutenable? -, avec ses accompagnements « vous vous priverez de tous les plaisirs« , la révélation « vous finirez bien par mourir de quelque chose » et la minute scientifique « les muscles se nourrissent de muscles » (et les cheveux de cheveux?!). En guise de dessert, de digestif ou de bonus c’est selon, on toise votre assiette… « tu manges de l’herbe en fait, tu vas mourir de faim » avec foule d’anecdotes que tu n’as pas forcément envie d’entendre en tant que végéta*ien, à savoir les recettes imparables pour ne pas manquer son foie gras maison, comment on s’y prend pour tuer la poule de sa tante  ou encore comment un steak bien saignant, ça peut être vachement bon.

Un bon conseil: dans les premiers temps de votre végé-out – si jamais vous êtes sur ce chemin vous aussi – faites tout ce que vous pouvez pour éviter les virus. Car manifestement, la viande, ça immunise mieux^^

Petit récapitulatif du dico végétal:
  • végétarien: ne mange pas de chair animale (ni viande ni poisson).
  • végétalien: en sus, ne mange aucun produit issu d’une exploitation animale (ni lait, ni miel, ni oeuf)
  • vegan: en sur-sus, les autres sphères de son quotidien sont exemptes de produits issus d’une quelconque exploitation animale (ni cuir, ni laine, ni…)

 

Aujourd’hui nous continuons de cheminer dans nos réflexions, nous avons enlevé nos étiquettes quelqu’elles soient, et nous tentons dans ce monde de faire au mieux avec nos convictions. On n’est pas parfaits, on essaye pas de l’être, on évolue simplement sur notre chemin à nous, souvent pas exactement sur le même d’ailleurs. Sans jugement aucun, dans la tolérance et la bienveillance de l’autre.

Pour finir cet article, voici une petite vidéo sur le dilemme éthique (aucune image choquante!) :
https://www.youtube.com/watch?v=OpKjq8AJgNo 

 

 

 

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Apprentissages auto-Hommes

L’apprentissage autonome c’est laisser le petit Homme être en totale autonomie !

C’est lui faire confiance dans son apprentissage et arrêter de penser que sans l’adulte l’enfant restera un petit animal sauvage, et donc qu’il aurait besoin qu’on l’instruise… Non! L’enfant n’a besoin que de la bienveillance de l’adulte; une bienveillance honnête qui lui permet de suivre, et de poursuivre son chemin.

Comme le dit si bien John Holt :  « les enfants s’instruisent sans enseignement ».

Il faut lâcher prise – Aaaaaah, cette maudite et pourtant si précieuse expression… si on l’a sort à tout bout de champ, dans chaque article de développement personnel, de parentalité, de… ne pensez-vous pas que c’est probablement parce que c’est plus facile à dire qu’à faire? Bon effectivement, c’est une notion qui me semble essentielle, vitale même! si on ne souhaite pas interférer dans le cheminement de l’adulte en devenir que vous accompagnez. Il faut faire totalement confiance en l’enfant; depuis sa naissance – et il vous l’a déjà maintes fois prouvé, avec le 4 pattes, la marche, … – il a un élan irrépressible pour apprendre (si tu veux voir ma vidéo sur le lâcher prise: c’est ICI).

L’enfant est sans cesse guidé par son enthousiasme et sa curiosité.

Certains parents pensent que s’ils ne tiennent pas les mains de leur enfant, il ne marchera jamais; certains parents pensent que s’ils n’apprennent pas les lettres à leur enfant, il ne saura pas lire; certains parents pensent que s’ils n’apprennent pas à leur enfant à dire merci, il ne sera jamais poli ! Je vous préserve des exemples les plus exotiques..

Et si je vous disais que je crois réellement que c’est tout l’inverse ! Mes enfants me le prouvent tous les jours. Mon fils aîné a eu envie d’apprendre les lettres – de lui-même-, il avait tout juste 18mois. Ô grand jamais je n’aurais eu de toute façon l’idée de lui proposer si tôt ce genre d’activités. Et encore aujourd’hui il m’a bluffé: en cherchant dans des jeux de société il est tombé sur « des chiffres et des lettres », et a souhaité écrire – en toutes lettres – les chiffres qu’il voyait… Il a d’abord commencé par partir voir une affiche à l’autre bout de la pièce, comment s’écrivait le un, puis le deux, le trois… puis s’est mis à courir dans toute la maison heureux comme un pinson pour aller chercher les lettres et composer les mots (cf photo). Alors, oui bien sûr, si je devais faire ma prof d’école, j’aurais pu dire qu’il y avait eu quelques erreurs, mais qu’importe: je n’ai pas corrigé, car j’ai confiance. Je sais bien qu’il s’auto-corrigera de lui-même, s’il le souhaite, quand il le voudra. Les expériences passant. Après tout ne dit-on pas que l’on apprend de ses erreurs?

Si tu as vu ma vidéo sur la non-scolarisation, tu as dû comprendre que nous avons choisi avec le papa de ne pas mettre nos enfants à l’école, nous ferons donc de « l’instruction en famille ». Instruction? On nous demande souvent si nous suivrons un programme ou une pédagogie particulière.

La réponse est NON et encore NON ! Attention, on ne pense pas qu’ « instruire » activement ses enfants par une pédagogie ou une autre est moins bien – ce n’est simplement pas le chemin qui nous parle. On pense qu’il y a du bon à prendre dans chaque pédagogie, qui a vu le jour en son temps, dans son contexte d’alors, et qu’aucune ne va correspondre pleinement à nos enfants; tout simplement car chaque enfant est unique. Et qu’il nous apparaît délicat de nous immiscer, avec des règles, des pédagogies établies, dans les schémas d’apprentissages actifs de l’enfant invisibles à nos yeux de parents. Nous avons donc décidé de les accompagner sur leur chemin, à leur rythme propre, en suivant leurs envies afin de leur permettre de développer toutes sortes de compétences.

Comme le dit Clara BELLAR : « L’APPRENTISSAGE AUTONOME, C’EST APPRENDRE COMME ON LE SOUHAITE » !

Que se passerait-il si nous intervenions dans son chemin ? Notre enfant est alors comme coupé dans son élan, freiné dans son envie profonde, essayant tant bien que mal de comprendre pourquoi on l’a stoppé. Quelle raison peut bien être assez importante pour qu’on me bloque? Et il repartira alors se connecter à une autre dynamique interne. La conséquence négative, si l’occasion est peu fréquente, n’aura que peu d’impacts sur son développement interne. On peut le voir en pratique au sein même de notre famille! Car le lâcher-prise que cela nécessite (à ce sujet tu peux voir ma vidéo sur YouTube à ce sujet: https://youtu.be/6OG69UBykHU) fait qu’il n’est pas évident de ne JAMAIS interférer dans l’apprentissage de l’enfant.

 Avec le papa nous avons remarqué que nous le faisons lorsqu’on nous transférons nos propres angoisses sur nos enfants; et dans ce cas on repère que notre manque de confiance en lui – et en nous – se transmet  à l’enfant. A long terme cette attitude cassera la spontanéité des enfants à faire quelque chose, l’enfant se sentant obligé de demander la permission pour chaque chose, de demander à l’adulte son avis et son jugement sur ce qu’il fait ou ne fait pas, afin de ne pas fauter, d’être rassuré et réassuré également narcissiquement. Freiné plusieurs fois à l’heure, et avec le temps, un enfant finit également par voir sa propre flamme éteinte et suivre le comportement qu’on semble attendre de lui. Afin d’être accepté. Ses expressions d’être se manifesteront alors autrement, par d’autres voies, dites « accessoires », si le tableau de lui-même qu’on lui tend n’est pas trop restrictif.

Il nous semble dès lors primordial d’interférer le moins possible afin de laisser toute la chance à l’enfant de s’épanouir dans ce qu’il est et avec ce qu’il a en lui.

« Devenons des semeurs d’enthousiasme! » André STERN

 

SOURCES

André STERN, Semeurs d’enthousiasme, Manifeste pour une écologie de l’enfance, Edition l’instant présent, 2014.

Jonh HOLT, Les apprentissages autonomes, Comment les enfants s’instruisent sans enseignement, Edition l’instant présent, fev 2014.

Clara BELLAR, film ETRE et DEVENIR: https://www.etreetdevenir.com/EED.fr.html#Accueil

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Non merci, mon enfant n’ira pas à l’école !

A 3 ans, les enfants rentrent à l’école, en petite section de maternelle, mais pour nous (le papa et moi), c’est inenvisageable!
Nous avons fait un autre choix: celui de l’instruction en famille, et je t’explique pourquoi dans cette vidéo. Lire la suite

Une semaine pour être minimaliste

Il m’est toujours difficile d’écrire sur une tranche de ma vie, j’ai plutôt tendance à partager des faits scientifiques sur divers domaines, basés sur des ouvrages étudiés. Mais l’envie était là alors je me lance dans cet ardu travail qui est de vous raconter cette « nouvelle lubie », comme le dirait nos familles: on se lance dans le minimalisme !

Je tiens donc à préciser que je suis totalement néophyte dans ce sujet, et que cet article ne porte que sur ma propre et minime expérience, qui je l’espère évoluera avec le temps…

Avec mon mari, on a l’habitude de sortir des sentiers battus, alors finalement ça n’a surpris personne qu’on s’intéresse encore à un fait atypique certes mais qui se veut -selon moi-  de plus en plus éco-citoyen! Tout commence avec un paradoxe bien heureux: « je dois renouveler ma vaisselle. Elle est moche et abîmée, je l’ai depuis très longtemps. » Oui mais voilà, ça m’embête d’acheter alors même que j’ai déjà des assiettes et en même temps j’ai bien envie de faire du neuf dans ma cuisine. Il me prend d’une folie acheteuse, chose qui m’arrive rarement, et en quelques clics je chauffe la carte bleue et me mets à rêver  de ces nouvelles assiettes bleutées qui feront un effet chic car assorties à mes meubles. Oui mais voilà, je crains que mes placards trop bien remplis ne tolèrent ces nouveaux arrivants… une seule solution: faire du tri.

Il va donc se passer 1 semaine entre l’achat de ma nouvelle vaisselle et son arrivée et entre temps je me suis auto-cambriolée ! Entre temps, nous sommes passés au minimalisme !

Je ne saurais vous dire comment exactement je suis passée de l’un à l’autre exactement; juste en fréquentant quelques groupes et forums sur le sujet, un soir, entre deux tétées de mon fils j’ai lu un blog s’y référant, regardé des images et l’envie est née (petite dédicace de remerciement à Héloïse Weiner, dessinatrice à www.itsamumslife.fr, qui a fait un post sur son blog à ce sujet) ! J’en ai donc parlé à mon mari, qui lui anticonsumériste à fond  a vu une opportunité de plus pour emmerder les grandes multinationales! 😀

Nous nous sommes donc fixés quelques règles, simples mais basiques pour nous aider à faire le tri tout en douceur :

  • on garde tout ce qui nous est utile
  • et on garde tout ce que l’on aime
  • on donne ou on vend le reste, et de la vente on essaiera de s’acheter un appareil photo (on en rêve depuis un moment, mais les prix sont assez exorbitants!). Ceci nous a donné la motivation de départ  je l’avoue!

 

La 1ère journée: le tri dans les vêtements.

C’est ce que je redoutais le plus et pourtant c’est ce par quoi je voulais commencer. En effet, nous sommes 4, deux adultes et deux enfants de moins de 3ans, ainsi on remplissait aisément chaque armoire et j’avais un stock de cartons invraisemblable rangés pour les vêtements de bébé, plusieurs cartons pour chaque âge… au total il me semble qu’il y en avait 15 en fait pour habiller un garçon de la naissance à 18mois !! J’avais à moi toute seule de quoi remplir une penderie en entier, une armoire en entier et 2 cartons de chaussures! Moi qui ne suis même pas une fashionista … je me suis étonnée de voir tout ce que je gardais depuis tant d’années sans jamais l’avoir mis. Ca a été une vraie phase thérapeutique pour moi, une véritable page qui se tourne. En effet, je gardais précieusement certains vêtements que je portais avant mes grossesses comme des ultimes buts à atteindre, ou encore des vêtements de plus de 10ans comme cette mini robe bustier  (qui se porte sans soutien-gorge… autant vous dire qu’après deux allaitements, ça me fait du bien de plus la voir me narguer dans mon placard!!). Finalement je me suis rendue compte que je tournais avec les mêmes vêtements, et que si je devais me séparer de tous ceux dans lesquels je ne me sentais pas spécialement bien dedans… et bien il en reste pas beaucoup. Le 2nd tri a été de voir le côté utile et du coup de voir le minimalisme de la chose: ai-je vraiment besoin de 4 pyjamas? ai-je vraiment besoin de 4 débardeurs noirs? « Et si j’arrivais à vider totalement cette commode, on pourrait même la vendre, ça ferait plus de place dans la chambre!« .

Au final voici ce qu’il me reste, vous avez là: manteau, veste, pull, teeshirt (manches courtes et longue + débardeurs), robe, jupe, pantalon, vêtement de sport et de ski, pijama et robe de mariée (inutile certes mais trop sentimentalement attachée!). C’est un bon début, bien que je sois sûre que j’effectuerai un 2nd tri d’ici peu !

Cette première journée fût riche en sensations. Toute fière de mes cartons à donner et de mes sacs à vendre, je couche mes loulous comme chaque soir, et de surcroît avec la fierté du devoir accompli. Vous connaissez ce sentiment? C’est ce petit sourire un peu bétouille qui met en avant cette autosatisfaction et cette fierté toute personnelle !! Sauf que… quelques heures plus tard, quand je vais au lit, une angoisse monte, je n’arrive pas à l’identifier. Je rêve que je perds mon mari et je me réveille hyper angoissée. Le côté psy en moi s’interroge, « que veut me dire mon inconscient ? Lui qui ne parle qu’avec des images? » Et si finalement le fait de se séparer des choses, nous rappelait à quel point les gens qu’on aime sont importants? Enlever certaines attaches met forcément en exergue celles qui restent. Et finalement une fois qu’on réalise que les choses ne sont que des choses, le reste revêt une dimension toute particulière.

Avec mon mari ça nous a pas mal ébranlé cette première journée. On pensait pas que ça allait remuer autant de choses. C’est finalement assez thérapeutique, se replonger avec nos transferts, sur nos souvenirs, nos regrets, nos achats compulsifs, nos cadeaux, nos biens matériels si socialement ancrés… et finalement se rapprocher encore et toujours de notre moi véritable !

2ème journée: les jouets des enfants

Avec le papa, on s’était mis d’accord pour que le minimalisme rentre dans notre vie en respectant chaque membre de la famille, ainsi si lui, moi ou les enfants (bon… bébé de 6mois n’a pas encore d’attache matériel ^^) veulent garder quelque chose, les autres ne jugent pas! A chacun de garder ce qui lui fait plaisir et de respecter que parfois on a encore du mal à lâcher prise, bref à chacun son rythme!

Mon mari a donc pris soin de vider tout le coffre à jouet et de faire le tour avec notre fils de ce qu’il souhaite garder ou non, puis il a refait le tour une 2ème fois en nommant chaque objet en expliquant à chaque fois que si on disait au revoir à ce jouet il partirait pour toujours de la maison. Tout s’est fait en douceur. Bon autant vous dire, mon fils a tellement redécouvert certains jeux qu’il lui a été difficile de se séparer de beaucoup d’entre eux. Mais les choses se feront petit à petit …

3ème et 4ème jour : les habits des enfants

Alors là y’avait du stock !! On nous avait donné tellement de choses pour ma première grossesse que je n’avais pas osé jeté/donné qu’on croulait littéralement depuis 3ans sous les cartons, il y en avait partout 0_o  Il était pourtant utile de faire un tri. Puisque comme nous souhaitons d’autres enfants, je devais être attentive à ce que je souhaitais garder. Bien sûr, avec déjà deux enfants, on a une vision plus clairvoyante de ce qui est utile ou non. Et au final, il me reste 5 cartons (avec les affaires actuelles comprises) : de la naissance à 6mois/ 12 et 18mois/ 2ans/ 3ans et 4/5ans.

Nous avons décidé de ne rien vendre, car c’était des dons ou des cadeaux, alors on en a mis sur certains groupes de dons et sinon on en a donné la majorité à La Croix-Rouge. Ayant fait du bénévolat pour cette association pendant un petit moment, j’ai une attache toute particulière avec celle-ci; mais une autre aurait aussi fait l’affaire !

Voilà que sur cette 4ème journée, le soir, mon mari a un petit coup de flip lui à son tour. Il a dû mal à trier ses vêtements, ce vide qui se fait tout au tour de lui l’oppresse un peu. Il a envie de poursuivre mais se demande s’il est vraiment prêt au jour d’aujourd’hui. On décide alors le soir-même de se visionner le documentaire « Minimalism » (en sous-titré français sur Netflix). Ce qui nous a permis de répondre à certaines de nos questions et donc de nous rebooster.

D’ailleurs si vous connaissez d’autres films ou liens sur le sujet, je suis partante (n’hésitez pas à me le mettre en commentaire 😉 ).

5ème jour: le salon et les papiers administratifs.

Là il était surtout question de rangement, car l’ouverture des placards était synonyme de potentiel tremblement de terre avec le risque que quelque chose vous tombe dessus et avec en prime la possibilité de ne pas retrouver certains choses. Mes placards me remercient donc d’avoir pris du temps pour avoir trié et à classé. Et concernant les papiers administratifs, j’ai découvert que certains pouvaient sans souci être jetés. Pour ne pas faire n’importe quoi je me suis référée à ce lien officiel que je vous conseille : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F19134

6ème jour: La cuisine !

C’est certainement ce tri qui est le plus visible car, nous avons pu nous séparer de certains meubles de cuisine. Bien sûr le colis de ma nouvelle vaisselle est arrivée et ça a été pour moi délicat de me dire « ok c’est nouveau, je l’ai acheté car ça me plaisait mais est-ce utile?« . Forcément mes buts ont changé depuis quelques jours et me voilà avec des choses que je n’aurai finalement pas acheté mais quand même c’est neuf, c’est joli, c’est du gadget tentant^^ C’est Monsieur qui m’a remis alors dans les rangs, et puis finalement j’ai pas envie que ça s’entasse dans mes tiroirs. Challenge respecté: tout rentre et est bien rangé !

7ème jour: la salle de bain et les produits ménagers.

Cette étape a été la plus rapide. J’ai fait le tri dans les médicaments et rendu à la pharmacie les autres. Les produits de beauté? bah, étant une habituée du naturel, je n’avais donc déjà pas grand chose. Et pour ce qui est des produits ménagers, je me suis rendue compte qu’il n’y a de fait pas besoin d’un produit pour chaque élément à nettoyer; et vu que je commence – doucement mais sûrement- à faire mes produits moi-même cela réduit considérablement le nécessaire.

8ème jour: le multimédia (livre, CD, DVD…).

Cette étape est loin d’être facile pour moi, car étant actuellement en thèse, des livres j’en possède et j’y vois une vraie utilité pratique, dans le sens où j’aime gribouiller dessus (oui oui je sais certains vont s’offusquer de cette habitude !!), du coup c’est pour moi irremplaçable par du livre numérique ou emprunté en bibliothèque. Pour le reste nous avons décidé de les dématerialiser ou de garder seulement nos favoris. Le reste sera vendu pour compléter notre cagnotte.

Cette étape est toujours en cours et nos ventes aussi.

La maison semble plus grande, chaque objet a sa place, nous connaissons la totalité de nos biens matériels. Chaque chose a une utilité pour le quotidien ou nous apporte un vrai plaisir.

C’est une première étape et nous savons que d’une part un second tri nous sera nécessaire mais aussi qu’il nous fera lutter contre le consumérisme actuel avec d’abord nos anciennes habitudes mais aussi face à nos proches. En effet, ce choix sera délicat, on le sait, à faire respecter auprès de nos familles et amis, qui sous couvert de souhaiter nous faire plaisir pour les fêtes, vont nous offrir des biens matériels. En tout cas, là, de suite, je peux vous dire que je me sens toute légère… comme si finalement je respirais enfin !

Et vous? Minimaliste ou non? Prêt à tenter l’expérience?

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Si la diversification m’était contée…

Si la diversification m’était contée

Il était une fois, Camille et Alex, les parents de Charlie leur bébé né 4 mois plus tôt.

Lors de leur dernier rendez-vous chez le pédiatre, les quelques mots du médecin “il va falloir commencer la diversification” les avaient laissés perplexes.

Leur bébé leur paraissait bien jeune pour commencer une alimentation solide, mais face au conseil médical, ils préférèrent glaner quelques informations complémentaires.

L’ère du numérique dans laquelle ils vivaient avait cet atout : il ne fut pas difficile de trouver quelques définitions sur ce thème.

Ainsi, ils découvrirent que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) propose de commencer la diversification, soit le passage d’une alimentation exclusivement lactée à une alimentation solide,  à partir de 6 mois, lorsque l’enfant se sent prêt, et en étalant jusqu’à 3 ans environ.

L’Organisation Mondiale de la Santé rappelle qu’il s’agit d’une alimentation de complément qui permet de compléter les apports en lait (eux même insuffisants à partir de 6 mois).

Camille et Alex étaient rassurés, ils avaient du temps pour commencer et leur bébé allait pouvoir continuer de profiter des bienfaits du lait encore quelque temps !

Cependant, de nombreuses questions les poussèrent à se renseigner davantage, auprès de leurs amis cette fois. Ils constatèrent que la plupart d’entre eux donnaient à leurs bébés des purées, des compotes ; plus ou moins faits maison, parfois bio ;  vers 6 mois, certains un peu plus tôt (voire beaucoup trop tôt à leur goût), d’autres un peu plus tard ; des quantités plus ou moins adaptées, et souvent, le repas devait remplacer une tétée.

La diversification par une alimentation d’abord mixée finement, puis de plus en plus grossièrement pour arriver aux morceaux semblait être la principale façon de faire.

Sans trop savoir pourquoi, quelque chose les chagrinait dans cette façon d’amener l’enfant à la découverte d’autres textures et saveurs. Aussi, il décidèrent de pousser encore davantage leurs recherches.

Et si internet est une source inépuisable d’informations, Camille et Alex étaient aussi férus de rencontres. Ils décidèrent donc d’organiser une rencontre autour d’un pique-nique, avec d’autres parents rencontrés sur les réseaux sociaux.

Plusieurs familles répondirent présentes.

Camille et Alex étaient ravis !

L’observation des différentes tables débuta et certaines attirèrent particulièrement leur attention.

La première parce que le bébé, qui n’avait pas encore un an, piochait dans tous les plats présentés. Il semblait prendre ce qui l’attirait, sans aucune objection parentale.

Curieux, Camille et Alex s’approchèrent pour discuter, et l’échange s’averra très instructif :

“Nous pratiquons la Diversification Menée par l’Enfant [DME], expliquèrent les parents. Nous avons attendu que notre bébé soit prêt et qu’il se tienne assis. A vrai dire, nous avons commencé quand il avait 5 mois car il ouvrait tellement grand la bouche quand notre fourchette passait près de son visage ! D’abord des morceaux de légumes bien cuits et des fruits faciles à attraper, puis ce que nous mangions en version adaptée, donc sans sel.

-Ne s’est-il jamais étouffé ?”

“Jamais ! Il lui arrive souvent de faire remonter les aliments dans sa bouche, de les recracher, voire même de se faire vomir si le morceaux sont trop gros ou ne passent pas bien. Mais nous n’avons jamais eu à intervenir.”

Le lâcher prise dont faisaient preuve ces parents était impressionnant, déroutant même. Si bien que Camille et Alex se jurèrent d’approfondir leurs recherches sur ce sujet.

Ils reprirent leur mini voyage entre les tables.

Chemin faisant, ils rencontrèrent une famille au repas bien étonnant : aucune denrée animale ne se trouvait sur leur nappe ! Eux qui n’imaginaient pas un pique-nique sans saucisson et fromage, furent interloqués !

N’oubliant pas leur quête, il jetèrent un oeil  aux enfants. Manifestement, le régime était familial.

Que de perplexité ! Ces enfants devaient être carencés si ce régime était habituel !

Camille et Alex n’avaient pas pour habitude de juger les gens sans un minimum de connaissances, ils s’approchèrent donc de la famille, souriants, bien décidés à en savoir davantage.

“ – Nous sommes végétaliens, répondirent les parents. Nous ne consommons aucun produit animal : ni viande, ni poisson, ni produit laitier, ni oeuf, ni miel, sous quelque forme que ce soit [de la plus simple à la plus transformée]. Nous trouvons tous les nutriments et vitamines dont nous avons besoin dans les végétaux (fruits, légumes, céréales, graines, légumineuses…). Sauf la vitamine B12, que nous devons acheter comme complément alimentaire pour toute la famille.

– Voilà nos croyances bien mises à mal…Nous étions persuadés que le régime omnivore était le seul idéal… Vos enfants mangent-ils comme vous ?

– Bien sûr, du moins pour le moment. Ils verront ce qu’ils préfèreront quand ils grandiront.

– Ne sont-ils pas carencés ?

– En ont-ils l’air ?, répondit un des parents sur un ton amusé. Non, nous faisons attention à manger varié, comme tout le monde. Nos enfants prennent ce qu’ils veulent, ce dont ils ont besoin. Quand notre bébé a eu 6 mois, nous avons d’abord donné des purées car nous avions peur qu’il s’étouffe. Mais finalement, il a commencé à piocher dans nos assiettes,  et nous n’avons jamais eu de problème.”

Une chose était certaine, Camille et Alex étaient loin de se douter d’avoir encore tant de choses à apprendre. Ils se sentaient à la fois riches et perdus.

“- Il nous faudra faire de plus amples recherches dit Camille, histoire de faire au mieux pour notre petit Amour.

– Moi, mon coeur me parle  et je pense savoir aujourd’hui ce qui conviendra le mieux à Charlie, lui répondit Alex regardant amoureusement son bébé lové dans ses bras.”

Une question restait en suspens. Leur bébé avait déclaré une intolérance aux protéines de lait de vache [PLV]. Ils étaient un peu anxieux à l’idée d’introduire certains aliments connus comme potentiellement allergisants.

“-Il nous faudra prendre quelques précautions, nous verrons le moment venu. Et puis, nous avons tous nos limites, donc nous ferons avec. Sans compter que nous terminons ce repas avec quelques lectures au programme ! Après tout, avec une bonne dose d’information et un zeste  de  bon sens, nous devrions parvenir à faire nos choix, dit Alex avec un brin d’humour.”

L’après-midi se poursuivit dans la chaleur et la richesse d’échanges divers.

Camille et Alex étaient ravis de voir où leur quête les avait menés.

S’ils n’étaient pas encore sûrs de leurs choix, plus de doutes sur certains points :

La diversification alimentaire n’est pas une course, le lait restant l’aliment principal jusqu’à 1 an. Il y a bien des manières de permettre à l’enfant de découvrir d’autres saveurs et  textures mais l’enfant doit avoir accès à une alimentation variée et équilibrée. Enfin, la notion de confiance en leurs capacités de parents et en leur bébé restait essentielle.

SOURCES

 

Si vous avez une question vous pouvez contacter Samantha directement sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/cheminsdevies/

 

 

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