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Interview de Valène: une maman atypique et si bienveillante !

Aujourd’hui je souhaitais te présenter une personne que j’ai eu la chance d’avoir croisé sur internet, une personne avec qui je partage beaucoup de points communs… et qui m’a fait l’honneur de répondre par l’affirmative pour une petite interview, je te présente donc Valène ou autrement appelé crispyillustration sur internet !
Illustration appartenant à Crispyillustrations

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1/ Bonjour Valène, tout d’abord pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Bonjour Elodie, je suis ravie de répondre à tes questions! Donc oui, moi c’est Valène, j’ai 29 ans et je suis la maman de notre petite Nous, Naomie, qui a 3 ans.
 
2/ Tu as fait, tout comme nous, quelques choix qu’on peut qualifier d’ « atypiques » comme l’éducation bienveillante, le maternage proximal, le véganisme ou l’IEF. Selon toi tous ces choix sont-ils liés?
Effectivement. Tous ces choix font partis d’une suite plus ou moins logique. Je suis d’abord devenu vegane il y’a 6 ans, pendant ces 6 années j’ai beaucoup évoluée vers la tolérance, et du coup la bienveillance, bien avant de devenir mère je me disais que souvent l’école pouvais être violente pour bien des raisons, je me souviens en avoir parlé avec chéri qui était vraiment sur la même longueur d’onde que moi. Puis quand j’ai su que j’était enceinte c’est tout naturellement que le maternage proximal s’est ouvert à moi (et pourtant..) 
 
3/ L’éducation bienveillante a t-elle toujours été une évidence pour toi? As-tu bénéficier de cette éducation étant enfant?
Clairement non, ça n’a pas toujours été une évidence, j’ai fait bien du chemin depuis plusieurs années avec mon « ancienne moi », attention, je pose le cadre: j’était une jeune femme à font dans ma carrière,je ne voulais surtout pas d’enfants non pas par convictions (au début) mais parce-que ça allait abîmer mon corps etc, et je ne comprenais pas les mères qui allaitaient, « sérieusement les bib c’est pour les chiens? on est pas des vaches à lait quoi!! et puis si vraiment ça arrive un jour, hors de question que ce soit moi qui prenne le congés mat’, ma carrière?? » Quand je voyais des parents ne pas appliquer l’éducation stricte, je me disais qu’ils étaient laxistes.. bref bien loin du maternage, de l’éducation positive, et de la bienveillance envers les autres et envers moi même.. 
Non je n’ai as eu une éducation bienveillante, je n’ai pas non plus été maltraitée. Disons qu’on ne laissait pas trop la place aux émotions, aux choix non plus, et j’ai pris aussi quelques fessées.. En revanche il y’avait beaucoup d’amour et j’ai bénéficié d’un grand soutiens une fois plus grande dans beaucoup de mes choix.
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4/ Depuis quand es-tu végane? Qu’est-ce qui t’as décidé à franchir le pas? Et ta fille, l’est-elle?
ça fera 6 ans (je crois) le 7 mai. Ce qui m’a décidé à franchir le cap, c’est quand j’ai commencé à m’investir dans la protection animale (je venais de quitter mon emploi de sellier-maroquinier) et les 3/4 des militants que j’ai croisé l’étaient, le quart restant était constitue de végétariens ou en passe de le devenir. J’ai compris que bien que j’ai fortement diminuer ma consommation de produits animaux, il y’avait quelque chose qui ne collait pas. Comment pouvais je aller manifester pour la protection des océans et de ses habitants en continuant de manger du poisson, comment pouvais-je caresser mon chien, manifester contre le festival de Yulin et manger du cochon? pas mal incohérences que j’ai reglé au plus vite. 
Et non, notre fille ne l’est pas. Etant une B.A.B.I, une petite fille avec beaucoup de nervosité (ça c’est de ma faute je le suis aussi) les repas sont extrêmement compliqués, ne souhaitant pas avoir de problèmes et pour tester toutes solutions, nous lui avons proposé des produits animaux. C’est une chance, elle n’en veux pas mis a part les oeufs. 
 
5/ Et concernant l’instruction en famille, dirais-tu qu’il s’agit d’une évidence ou d’un cheminement? 
Pour moi ce fût une évidence, car ma propre expérience à l’école n’a clairement pas été concluante, et quand j’en parlait autour de moi, bien des personnes ont eu aussi de mauvaises expériences, que ce soit par rapport à l’échec scolaire, le fait de ne pas trouver sa voie, la perte de confiance en soi, toutes les violences physiques et verbales que l’on peut y trouver, cet adultisme… Donc nous pensions d’abord aux Ecoles alternatives, notamment Steiner, mais il semblerait que l’unschooling soit ce qui puisse nous convenir le mieux (à voir si nous arrivons à aller au bout avec ce que roi macron est en train de mettre en place, ça tu n’es pas obliger de le mettre :p )
 
6/ Qu’en pense le papa de tous ces choix de vie?
Alors, pour bien des choses c’est moi qui ai emmené le sujet à réflexion, et chéri à adhéré a tout. Il etait végé avant que l’on se rencontre, ensuite pour le reste, nous avons beaucoup discuté, et finalement tout a été adopté. que ce soit: l’accouchement a domicile, l’allaitement notamment long, la hni, le cododo, le portage, le unschooling, bien sûr l’éducation bienveillante.
 
7/ Comment vis-tu tes choix de vie au quotidien? (Face aux proches, à la famille, à la société). 
Et bien tout, absolument tout est à réfléchir en amont. J’ai une famille qui reste très ouverte d’esprit et qui face à mon caractère, n’osera pas aller contre moi. Mais malgré tout il y’a beaucoup d’inquiétudes, on ne nous en parle jamais vraiment directement (chose qui a tendance à m’agacer a vrai dire) , suite à celà il arrive que je mette les choses au point un peu trop brutalement. Exemple: dans ma famille je suis la seule à allaiter depuis plusieurs générations, au début tout le monde trouvait ça génial, puis voyant ma fatigue, et que ça durait plus de trois moi, ils ont essayés de prendre mon chéri à parti pour qu’il me fasse entendre raison et passer un peu au biberon.. J’ai du m’énerver (après avoir tenter la communication, les explications) pour qu’ils comprennent que c’était comme ça et pas autrement. à 3 ans passés je n’ai absolument plus de remarques :’D 
 
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8/ Quel conseil pourrais-tu donner aux personnes qui lisent cette interview et qui souhaiteraient faire un choix similaire mais n’osent pas ?
J’en ai deux. Informez vous sans cesse, par vous même, croisez les infos, lisez des études, des témoignages, regardez des reportages et surtout ayez confiance en vous, en votre instinct, ne laissez personne vous dicter votre conduite, ne cherchez à plaire à personne si ce n’est à vous-même.
 
9/ Il me semble que tu dessines aussi, tu es une femme aux multiples talents… te considères-tu comme une artiste? Et pourquoi?
haha, tu es adorable. Très sincèrement je ne saurai dire..
 
10/ Enfin, une citation ou un mantra qui te guide au quotidien ?

oui, je me le suis répété pendant des années et ça m’a plutôt réussit, puis il m’a quitté un temps, quand j’ai perdu confiance en moi et que j’ai plongée dans une belle dépression… Mais aujourd’hui je me le récite à nouveau « Je suis née pour réussir tout ce que j’entreprend ». Je sais ça parait carrément pompeux, mais il est valable pour tout le monde, et j’aime le dire à ma fille. Par « réussir tout ce que j’entreprend » je veux dire: atteindre ces objectifs, mais aussi trouver la réussite dans ce cheminement, car on peut changer d’avis en route et prendre une autre direction, et ça ne veux pas dire que l’on a raté, bien au contraire. Il n’y a pas de pression juste un grand optimisme! 😊

Pour lui envoyer un message et regarder ses belles illustrations c’est ici: https://www.instagram.com/crispysillustrations/

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Comment être une super famille minimaliste ?

famille minimaliste
Si tu nous suis sur les réseaux sociaux, tu sais, que nous nous sommes lancés dans le minimalisme il y a déjà un moment.

D’ailleurs à ce sujet j’en avais fait un article « comment devenir minimaliste en une semaine? » avec quelques conseils pratico-pratique (lien ici).

Mais également une vidéo sur notre chaîne youtube sur la difficulté d’être minimaliste avec nos proches: https://youtu.be/PYPXb0G .

Dans cette vidéo je fais suite à une de mes story quotidienne sur instagram où je te parle de nos choix de vie atypique et pourquoi on ne se lave pas tous les jours, pourquoi on a choisi le minimalisme, pourquoi on vise le zéro déchet, pourquoi je ne me maquille pas etc…

Je te donne aussi quelqu’unes de nos astuces pour prendre soin de notre famille, notamment de nos enfants tout en respectant nos valeurs. Peut-être que cela te donnera des idées. 🙂

Une vidéo très simple où je me livre personnellement !!

Je précise néanmoins que je n’ai rien contre les personnes qui se lavent tous les jours, se maquillent où achètent du chocolat bien sûr. 😀 mdr

C’est sans jugement aucun, chacun son chemin !

Mais je trouve aussi essentiel de tout déconstruire et de toujours s’interroger sur les choix que nous faisons, pour soi, pour nos enfants, pour la planète…

Alors si toi aussi tu as des petits conseils à me proposer pour continuer ma route vers le minimalisme et le ZD, je suis preneuse. 😉

Et comme bien sûr tout cela participe selon moi, à prendre soin de soi, je t’invite à télécharger gratuitement mes 7fiches bienveillance pour prendre soin de toi, toute une semaine.

Avec toute ma bienveillance,
Elodie

Tu veux offrir le meilleur de toi-même à tes enfants et garder toute ta bienveillance ?
Alors commence par toi-même !
Pour cela je te propose gratuitement de t’envoyer chaque jour une fiche, pendant une semaine pour prendre soin de toi et ainsi pouvoir donner ce qu’il y a de meilleur à ceux que tu aimes.
Profite, c’est cadeau et c’est ici : https://ailesetgraines.com/semainebienveillance/

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Interview Cyrielle HORIZONS FAMILLE

Aujourd’hui on continue nos interviews de « personnes extraordinaires » avec HORIZONS FAMILLE.

Ce sont des personnes du quotidien, qui ont décidé de suivre leurs rêves, leurs envies, leurs besoins et de faire de leur atypisme une force!
Dans cette vidéo, j’ai la chance d’interviewer la magnifique Cyrielle de la chaîne Youtube HORIZONS FAMILLE.
Tu la connais peut-être déjà, cela fait quelques années qu’elle nous partage généreusement tous ses savoirs en matière de parentalité positive et de pédagogie Montessori (elle s’est formée officiellement à cette pédagogie) mais pas que… Et oui !
Voilà déjà plus d’un an qu’elle voyage partout dans le monde avec sa famille (dont un enfant de 2ans) et qu’elle nous partage tout cela sur ses différents réseaux sociaux:
– Chaîne Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCKD_…
– Page Facebook: https://www.facebook.com/HorizonsFami…
– Compte Instagram: https://www.instagram.com/horizonsfam…
– Site web: http://horizonsfamille.com

Personnellement j’ai adoré en savoir plus sur elle, et j’espère que vous aussi : )


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👉 Je propose également des séances individuelles en développement personnel et/ou familial:   https://ailesetgraines.com/coaching-personnel/

👉 Besoin d’un accompagnement dans votre communication en couple ou en famille: https://ailesetgraines.com/mediation-en-ligne/ 

 

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Interview de Justine d’Oummi Materne… mum’preneuse engagée dans la lutte contre les VEO

 Aujourd’hui, après l’interview d’Emmanuelle praticienne du Jeu de Peindre, nous avons la joie d’interviewer Justine, du site et des réseaux sociaux OUMMI MATERNE.
Si son site n’est plus à présenter, véritable ressource indispensable dans l’univers de la parentalité bienveillante et positive et également de tout ce qui est en lien avec le parentage proximal (grossesse, accouchement, allaitement, portage…), on en sait beaucoup moins sur ses créateurs !

Et pourtant, vous le savez à Ailes & Graines on aime s’intéresser avant tout à l’humain.
Car derrière nos écrans il y a de vrais individus, derrière chaque projet il y a une personne …
et en l’occurence ici, une famille!

 Photo famille Oummi Materne

1/ Bonjour Justine ! Avant tout merci de te prêter à ce jeu de l’interview, car si Oummi Materne est devenu un lieu incontournable pour quiconque se lance dans la parentalité bienveillante, toi tu restes personnellement assez discrète. 

Etant au coeur de ce magnifique projet, comment t’es apparue cette envie de partager tes connaissances ?

Ce projet est né un peu avant d’avoir mon deuxième enfant, ma fille, Hind qui a pratiquement trois ans. On pourrait penser que cela m’est venu en devenant maman, mais non. Lorsque j’ai eu mon premier enfant j’ai tâtonné, j’ai énormément écouté les autres et finalement, très peu moi. Pour mon deuxième enfant, j’ai voulu faire différent, juste m’écouter, écouter mon enfant, renouer avec mon instinct maternel : portage, allaitement, cododo….

Mais voilà, tout n’était pas si simple que ça, je pouvais rencontrer des difficultés, je me posais beaucoup de questions.. Et puis, étant passionnée de périnatalité, psychologie de l’enfant, d’écriture, Nico, m’a poussé à ouvrir mon propre site internet pour partager tout ça, mon quotidien, mes outils, de l’écoute…

 

2/ Mon petit doigt m’a dit que Nicolas et toi, vous n’aviez pas toujours fait cela; peux-tu nous en dire plus sur vos parcours respectifs ?

Effectivement, nous n’avons pas toujours fait cela. Nicolas a fait un CAP hôtellerie et moi un bac professionnel « métier des services administratifs ». Trouver du travail était difficile alors nous sommes devenus auto-entrepreneur et avons fait de nos passions un métier !

Nicolas est chef digital de projet pour Oummi Materne et moi, je suis chef de rédaction et social media manager pour Oummi Materne.

 

3/ Te concernant, as-tu bénéficié d’une éducation positive et respectueuse lorsque tu étais enfant ? Ou est-ce que c’est une réflexion, une révélation qui t’es venue par la suite avec la maternité ? (NDLR: Justine est maman de 3 enfants)

La parentalité positive et bienveillante a plutôt été une réflexion. Je fais partie des personnes qui ont reçues des fessées et des gifles, et avant d’avoir des enfants j’étais la première à dire : « oh, je me suis prise des fessées et j’en suis pas morte ! » Et puis j’ai eu mes enfants et ma vision a changé. Comment, pourquoi ? Je me suis dit que je ne voulais pas d’un climat hostile ou de peur à la maison, je voulais une relation différente avec mes enfants. Et puis lorsque j’ai commencé à étudier les neurosciences affectives et sociales, cette vision empathique et positive que je voulais s’est confirmée. J’avais ce besoin, cette envie de comprendre mes enfants pour mieux les accompagner.

 

4/ Avez-vous toujours été d’accord avec Nicolas sur l’éducation, le parentage ou tout autre choix que vous souhaitiez avoir concernant vos enfants ? 

Je me souviens qu’au tout début nous avions des visions de l’éducation différentes, une chose normale puisque nous n’avons pas vécu la même enfance, la même éducation.. En bref, nous avons chacun nos bagages et cela nous a mené à quelques désaccords, effectivement. Par exemple, sur la fessée. Il pensait qu’une de temps en temps, ça ne tuait pas. Il a fini par lire, se renseigner, assister à des conférences avec moi et il est devenu un grand défenseur de la parentalité positive.

Ou encore moi qui étais très médecine conventionnelle, dès que j’avais mal quelque part c’était médicament et Nicolas lui était plus médecine naturelle. Là encore, aujourd’hui on se rejoint pleinement, et notre armoire à pharmacie est plutôt composée d’homéopathie, fleurs de bach’ ou huiles essentielles.

 

5/ Bien souvent, afin de pouvoir continuer à fonctionner en binôme et préserver sa relation intacte, la communication dans le couple est une des priorités à (re)travailler quand on entre dans la parentalité: moins de temps, plus de fatigue, choix importants à prendre ensemble… Comment cela s’est-il passé de votre côté ?

Tu as totalement raison, la communication c’est vraiment une clé essentielle pour avancer ensemble, mais ce n’est pas toujours facile car il y a tous les aléas de la vie. Comme tout le monde, il y a des jours où on ne se comprend pas. On arrive à faire en sorte de ne jamais rester comme ça, et de toute façon nous sommes un couple fusionnel, on a du mal à se séparer alors les disputes ne peuvent durer bien longtemps. Le tout est de trouver un moyen qui convient pour toujours discuter, prendre le temps. Nous on en discute pas forcément face à face, nos caractères font que.. Non, notre truc c’est de discuter par écrit de ce qu’il vient de se passer et on peut passer à autre chose.

Après je dois avouer, que nous avons vécu des choses très dures ensemble et c’est ce qui nous a soudés. Comme la naissance de notre petit dernier avec une malformation non détectée, qui a fallu perdre la vie à 3 jours. A côté de ça, tout paraît insignifiant.

Photo de Justine Nicolas Oummi Materne

6/ Cela fait maintenant plusieurs années que tu travailles dans le domaine de l’éducation bienveillante. Penses-tu que les choses changent et évoluent dans notre société ? Quel est ton recul concernant la lutte contre les VEO, le maternage proximal, la place de l’enfant dans la famille ou la société… ?

Même s’il y a des jours où je me dis : « Mais, est-ce qu’on y arrivera ?!», je m’aperçois qu’avec le recul, de plus en plus de familles et même de personnes sans enfant s’intéressent à la parentalité positive, mais aussi au maternage, cette façon de renouer avec son instinct, d’écouter et respecter les besoins de son enfant. Ça se démocratise grâce à des personnes connues, comme Isabelle Filliozat par exemple, auteure et psychothérapeute qui se déplace partout pour des conférences, mais qui intervient aussi dans des émissions grand public comme Les Maternelles. Elle rend accessible à tous cette façon positive et empathique d’accompagner son enfant. Elle permet de briser des stéréotypes attribués à l’éducation bienveillante, et cela donne envie aux familles de s’y intéresser, d’en apprendre davantage car après tout, on souhaite tous le meilleur pour nos enfants, le tout est d’avoir les clés entre les mains pour réussir.

 

7/ J’imagine que ce n’est pas toujours simple d’être une mum’preneuse active sur tous les fronts, et parfois – la fatigue aidant – tu dois avoir des petits down. Quels conseils donnerais-tu aux parents pour garder toute leur bienveillance quand ils sont fatigués ?

C’est tout à fait ça, je dois être sur tous les fronts et c’est ici qu’est la difficulté car on peut vite retomber dans nos automatismes, la fatigue nous rend beaucoup moins patients. Mon truc à moi, pour ne pas disjoncter c’est chanter ! On met de la musique et on chante, on danse avec mes enfants.

Si je devais donner quelques conseils, je dirai :

  • Quand ça boue en nous, que le cortisol (hormone du stress) s’agite dans notre tête, la solution la plus efficace c’est de sécréter de l’ocytocine (hormone du bien-être, de l’amour) donc câlin, bisous, rire, chant, danse….. Que sais-je !
  • Pour être un parent bienveillant, il est urgent d’être bienveillant envers soi-même, il est nécessaire de s’accorder du temps rien qu’à soi. Ce n’est pas égoïste, c’est vital et ça permet d’avoir des relations beaucoup plus apaisées avec tout le monde.
  • Au lieu d’isoler mon enfant, c’est moi qui sors de la pièce, qui souffle un bon coup et puis une fois apaisée je reviens vers mon enfant. Et là, on peut agir efficacement.
  • Apprendre à lâcher prise, je me pose souvent la question : « est-ce que c’est si grave que ça si… » Bien souvent la réponse est non, alors j’ai appris à lâcher prise et à arrêter de me mettre autant de pression sur les épaules.

8/ Et concernant les tempêtes émotionnelles que peuvent connaître parfois les enfants, quels conseils pourrais-tu donner aux parents pour justement les accompagner avec bienveillance, éviter cris et autres VEO?

Je suis la maman de trois jeunes enfants : 1-3 et 4 ans, donc les tempêtes émotionnelles on connaît bien, lol. Le meilleur conseil que je puisse donner c’est vraiment de prendre connaissance des dernières découvertes en neurosciences qui permettent de comprendre pourquoi l’enfant agit comme ça. Le comprendre c’est déjà pouvoir faire preuve de beaucoup plus de compréhension, de patience et mieux accompagner l’enfant. Ce sont des événements qui sont loin d’être agréables pour eux, et c’est ce qu’il faut retenir.

Je conseillerai aussi de mettre en place un apprentissage des émotions, mettre en place des outils concrets qui aident l’enfant lorsqu’il se retrouve submergé: livres, relaxation, roue des émotions, cartes, boîte à cris, dessin, coussin à colère…

Comme je le disais plus haut, s’accorder du temps pour soi de temps en temps, c’est fondamental pour reste bienveillant/e, évacuer le trop-plein et repartir du bon pied…

 

9/ Enfin, pour toi, dirais-tu que la bienveillance – éducative ou non – c’est inné ou acquis ? Et pourquoi?

Pas si simple que ça comme question, je suis plutôt partagée.. Je pense que la bienveillance est une chose innée, un enfant est bon par nature. Par contre, la bienveillance éducative je pense plutôt que c’est un acquis. Lorsque nous même avons reçu une éducation violente (verbalement, psychologiquement et/ou verbale) nous avons tendance à reproduire inconsciemment notre schéma familial. En réalité, les neurones miroirs jouent un rôle dans l’apprentissage par imitation, mais aussi dans les processus affectifs, comme l’empathie. Dans cette même optique, Maria Montessori parlait de l’esprit absorbant, très actif entre 0 et 3 ans (mais continue jusqu’à 6 ans de façon « différente ») où l’enfant va aborder dans les moindres détails son environnement ET il le retient. Ce qui comprend bonnes expériences, mais aussi les mauvaises ! Pour beaucoup, il faudra apprendre une nouvelle façon de faire.

 

10/ Et pour finir cette interview: une phrase, citation ou mantra qui te guide au quotidien que tu aimerais partager ? »

« Et si élever les enfants dans la douceur, dans l’affection, dans l’empathie rendait les humains plus pacifiques et plus aimants, et transformait le monde Fautil endurcir nos enfants pour queuxmêmes deviennent inflexiblesinsensibles et s’adaptent à un monde belliqueux et impitoyable ?  » Catherine Gueguen

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Tu peux retrouver Justine, toute sa famille et

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En vous souhaitant un très joli chemin,

Elodie

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 » Tu as de la chance d’être blogueuse ! « 

Aujourd’hui je voudrais te parler de cette phrase : « Tu as de la chance d’être blogueuse ! ». Voilà une phrase qui a raisonné dans ma petite tête. Sur le coup, je me suis dit « accords toltèques », chacun voit à travers son prisme, ainsi mon naturel positif n’en a rien conclu. Sauf que, voilà mon interlocuteur qui n’en est pas resté là. Il en vient, avec une attitude équivoque, carrément à me questionner sur le prix de mes accompagnements… tout sourire je lui explique donc qu’il y a un réel travail derrière et que je fixe toujours le prix en fonction ce qui est offert sur le marché, ainsi que par rapport aux retours des parents testeurs.
Et puis de fil en aiguille, le voilà un brin jugeant avec un monologue bien-pensant… Je me suis alors demandé si cela valait vraiment le coup de développer le sujet. Je tente donc une première approche en lui demandant s’il connaissait le métier de « blogueur/se ». A priori non. Mais cela ne l’arrête pas, au contraire, il m’en explique les idées qu’il en a.

Et d’un coup j’ai repensé au site de ma photographe de mariage. Je me souviens que j’avais eu une sorte de refroidissement général quand j’avais vu ses tarifs, et qu’heureusement j’avais eu la curiosité de lire l’article qu’elle avait rédigée à ce sujet. Elle y expliquait tout le travail derrière, tous les investissements et autres frais que l’on ignore; comme comme tout le monde on se dit « heu ça lui fait + de 100euros de l’heure, à l’aise quoi » ! Car pour compter ses sous on sait faire, mais pour quantifier un travail que l’on ne connait pas, on ne sait plus… Surtout lorsqu’on est habitué à payer 5 euros un tee-shirt « Made in China » pour juste financer des camps de concentration (m’enfin ça c’est un autre débat…).
On peut concrètement dire que la plupart des personnes ignorent bien la valeur des choses, notamment avec ces « nouveaux métiers » du Net. On a déjà du mal à pleinement réaliser que derrière chaque mot écrit il y a une personne qui les pense; que derrière chaque mot lu il y a une personne qui les vit… alors se dire que derrière tout cela il y a aussi du travail….

Alors j’ai attendu. J’ai attendu que cette personne termine son monologue; à priori elle en avait des choses à exprimer. Je l’écoute, patiemment, attendant mon tour de parler. Sachant qu’elle n’allait pas forcément apprécier mon point de vue, car différent du sien, je lui demande la permission de m’exprimer sur le métier que je fais. Je lui propose donc de lui expliquer les avantages et les inconvénients de ma vie de blogueuse, afin qu’il puisse tenter d’y réfléchir avec mon expérience; toute personnelle bien sûr.
Permission accordée.

Au départ, il ne faut donc pas oublier qu’être « blogueur/se » c’est être souvent auto-entrepreneur/se, donc quitter dans la plupart des cas un travail où chaque mois qu’importe le résultat tu as ta paye !
J’ai donc quitté mon emploi agréable, un revenu stable qui m’apportait une quiétude familiale (et bien oui j’ai deux gosses et un loyer à payer comme tout le monde !), pour tenter de vivre de ma passion, et surtout pour poursuivre mon rêve de l’instruction en famille.
Ma réalité c’est que j’ai deux enfants en bas âge à m’occuper H24, 7/7j (et non j’ai fait le choix de pas avoir de TV, non on a pas de famille à proximité, ni de babysitter).
Je bosse donc dès que je le peux, dès que je vais aux WC, en préparant les repas, pendant les tétées, le soir quand ils sont au lit jusqu’à tard dans la nuit (parfois même jusqu’à 2h du matin), tout en allaitant 6 fois/nuit mon fils, les week-ends et jours fériés compris. D’ailleurs je ne sais plus ce que sont les vacances. Un jour, j’avais calculé par semaine, j’en suis à + de 55h de travail, sans compter la charge mentale, les enfants et les tâches ménagères bien sûr, qui eux ne s’arrêtent pas non plus.

95% de mon travail n’est pas rémunéré, il est offert gratuitement sur internet.
Il est le fruit d’années d’études (car oui contrairement à beaucoup de blogueurs/ses, j’ai un paquet de diplômes et d’expériences pour légitimer ma posture professionnelle), de pratiques professionnelles et de lectures quotidiennes. Tout cela, c’est du temps, tout cela c’est de l’énergie, tout cela quand tu es salarié ou fonctionnaire c’est payé !
Mais le monde du net est différent: d’abord tu te vends, après on te paye (si tu as cette chance).
Mais les règles je les accepte. Je les accepte contre du temps, contre la chance que j’ai de faire ce que je veux comme je veux. Je ne cotise pas au chômage, donc concrètement si personne ne veut débourser de l’argent pour mon travail, je ne peux pas nourrir ma famille. C’est ça la vie des auto-entrepreneurs/ses du web.
A côté de cela, je prends le temps tous les matins de me lever avec mes enfants, on a le temps de se câliner, de se bisouter et de déjeuner en pyjama. Quand ils sont malades, je peux les chouchouter, et décaler tout ce que j’avais prévu. Je peux programmer aussi mon travail des jours à l’avance quand j’ai le temps d’en faire plus que prévu. Je peux aller à des activités en pleine semaine et profiter sans qu’il y ait trop de monde partout. On peut partir n’importe quand n’importe où… et c’est un luxe. Un vrai luxe, qui se paye ! A chacun de voir si ça en vaut le coup.
Derrière chacun de mes accompagnements il y a donc une qualité professionnelle, avec la déontologie qui va avec. Je fais toujours en sorte de ne jamais rendre dépendant/e de moi, je fais toujours en sorte de mettre la personne au centre de sa vie, au centre de son projet, au centre de son épanouissement. Ce n’est certainement pas commercial, j’en suis pleinement conscience, mais c’est éthique ! Et bien sûr, je m’engage à être disponible auprès des personnes une fois qu’elles ont acheté un accompagnement. Je ne les culpabilise pas en cas d’échec mais cherche avec elles comment faire autrement.

Chaque mot est pensé, choisi, étudié, soumis à discussion.
Chaque image est soigneusement recherchée et réfléchie.
Je prépare chaque vidéo, je condense mes recherches, je vérifie mes sources.
Je réponds à tous les messages, je lis tous les commentaires.
Je tente d’être présente au maximum sur nos réseaux sociaux.
Je crée des accompagnements de toute pièce en parallèle du contenu gratuit quasi-quotidien.
En bref, j’apprends chaque jour un nouveau métier ou plutôt de nouvelles professions. Car il y a aussi tout le côté marketing et commercial; qui n’est pas du tout mon fort il faut bien le dire… mais aussi tout le côté web (création de site, création de pages de vente, création de tunnels de vente, savoir sécuriser un site, sécuriser un lien de paiement, créer des videos, faire le montage vidéo etc…). Bref j’ai tellement appris, et je n’en suis qu’au début.
Je crois très honnêtement que si j’avais su tout ce qu’il y avait avant de me lancer… et bien je n’aurais certainement pas tenté !!

Chaque jour je me demande si cela va fonctionner, si mon travail va plaire, si les gens seront contents au point de repartager. Car il faut bien être honnête, je n’existe que par les partages des uns et des autres. Si mon entreprise existe, c’est parce que les personnes le veulent bien.
C’est aussi pour cette raison que je n’aime pas parler de clients ou de prospects, mais bien de personnes. Peut-être est-ce lié à ma sensibilité professionnelle, venant du monde de l’aide à la personne, mais il est évident pour moi que je réalise pleinement que je peux impacter positivement ou négativement la journée de quelqu’un.
Les personnes qui me suivent au quotidien me font confiance pour apporter des informations de qualité, et qui ne vont pas les culpabiliser; mais au contraire les aider positivement dans leur vie. C’est une responsabilité aussi.
Je n’ai pas envie d’être de ceux/celles qui balancent une info et basta, op je bloque si ça plaît pas.
Cependant je dois bien admettre que se mettre à nu sur internet c’est aussi s’exposer sans cesse au pire de l’être humain… au pire en chacun de nous. Les gens se permettent tellement plus quand ils sont derrière un écran… à croire que certains n’ont pas compris qu’une petite croix rouge pourrait éviter qu’ils se fassent du mal en voyant un contenu qu’ils n’aiment pas… et que cela éviterait également de blesser une personne de l’autre côté de l’écran, qu’ils ne connaissent pas.

Et puis il y a la concurrence. Comme tout entrepreneur/se, dans tous les domaines tu fais face à la concurrence, qu’elle soit loyale ou déloyale. Comme dans tous milieux, parfois tu fais confiance et tu te retrouves avec un couteau dans le dos. Tu tombes, tu te fais mal, tu pleures et tu te relèves.
Et puis tu te dis que c’est ça la vie.

Que l’on a tous des choix à faire, que le mien a été de privilégier ma famille et d’espérer qu’un jour je puisse vraiment vivre de ce choix. 🙂
En attendant, je remercie Dieu chaque soir de m’avoir donné le courage de quitter mon confort de vie pour voir mes enfants grandir au quotidien. Et je donne tout le reste pour faire en sorte que cette situation se pérennise. Je donne mon maximum pour les autres mais aussi pour moi et ma famille, car j’aime ça. Car j’ai envie d’y croire, car j’ai envie de montrer et de démontrer que OUI C’EST POSSIBLE, qu’il faut croire en ses rêves et se battre pour. Chaque jour j’ai la chance de rencontrer, même virtuellement, de nouvelles personnes extraordinaires aussi, chacune d’entre elles me donnant la force de poursuivre avec leurs likes, leurs commentaires, leurs MPs, leurs partages, leurs retours sur mes accompagnements.

Chaque jour j’ai la sensation d’apporter un peu à ce monde: un peu de bienveillance, un peu d’harmonie, un peu de positif. Chaque jour je me dis que même si cela ne fonctionne pas, au moins j’aurais tenté, et que ça aura été une belle expérience.

Car oui, j’ai de la chance d’être blogueuse.

 

 

Elodie

 

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Praticienne du Jeu de Peindre: interview d’Emmanuelle !

Aujourd’hui, après l’interview de Matthias, mari d’Héloïse d’Itsamumlife et père au foyer bienveillant IEFeur, nous avons la joie de te présenter Emmanuelle, Servante du Jeu de Peindre, qui exerce cette belle activité en Corrèze notamment. Il s’agit d’une activité que les enfants apprécient généralement beaucoup, une activité dont je vous avais un peu parlé sur une publication Instagram et qui avait éveillé votre curiosité. Complète et respectueuse de l’enfant, et ce qu’importe son âge, cette activité est un moment hors du temps que l’on peut également s’offrir en tant qu’adulte. Nul besoin de savoir peindre… au Jeu de Peindre, nous sommes tous les artistes de notre âme. 

Mais pour en savoir plus je te laisse avec Emmanuelle…

Photo jeu de Peindre peinture couleurs arno stern emmanuelle

1/ Bonjour Emmanuelle, est-ce que tu pourrais présenter en quelques mots ce qu’est le Jeu de Peindre?

Bonjour Elodie, et merci pour cette présentation! Le Jeu de Peindre est avant tout … un Jeu! Ce n’est pas un atelier d’art-thérapie et encore moins d’art, c’est un atelier de peinture dans lequel tous les participants, quel que soit leur âge, peignent pour s’amuser, comme le font naturellement les enfants. Au centre de la pièce on trouve une grande table-palette avec 18 couleurs vives et 3 pinceaux par couleur. On peint sur de grandes feuilles punaisées au mur, à la hauteur de chacun. Ces feuilles sont un espace de liberté absolue: au jeu de Peindre, pas de consignes, de conseils, de remarques négatives ou positives sur ce qui est déposé sur la feuille. La table-palette est l’espace partagé, là où l’on se rencontre. De ces aller-retour entre espace de liberté et espace partagé naît une atmosphère enthousiasmante, faite de bienveillance et de créativité.

2/ Y’a-t-il des règles ou des principes particuliers à respecter durant cette activité?

Bien sûr, comme tout jeu, le Jeu de Peindre a ses règles. Elles sont très simples : reposer les pinceaux au bon endroit ; ne pas mélanger les couleurs sur la table-palette ; faire attention aux autres. C’est à peu près tout! Ah oui, autre chose, il ne peut pas y avoir de public. Toutes les personnes se trouvant dans la pièce participent.

3/ Tout le monde peut-il participer à une session du Jeu de Peindre, ou y’a t-il des restrictions particulières ?

Dès qu’on est capable de manipuler les fragiles pinceaux avec délicatesse (en général 3 ans), on peut participer. Je mets sur mes flyers « de 3 à 133 ans »! La seule condition pour les adultes est d’accepter de lâcher-prise … ce qui est loin d’être facile.

4/ Quel est le tarif ? Et comment peut-on trouver un Jeu de Peindre non loin de chez soi ?

Chez moi, le tarif est de 8€ la séance pour 1 personne, 14€ pour 2 et 20€ pour 3 et plus de la même famille. Mais c’est différent pour chaque praticien du Jeu de Peindre. Nous encourageons les inscriptions à l’année parce qu’elle permettent de vraiment plonger dans le Jeu et d’en tirer le meilleur bénéfice. Un peu comme pour le yoga : une séance, c’est bien mais une pratique régulière, c’est encore mieux!
Pour trouver un Jeu de Peindre près de chez soi, on peut téléphoner à Arno Stern, l’inventeur de ce Jeu, mais il n’a pas de liste exhaustive des ateliers. Une recherche internet « jeu de peindre » peut aussi aider. Vous pouvez aussi me contacter, je peux questionner une liste de praticiens formés par Arno Stern.

Photo jeu de Peindre peinture couleurs arno stern emmanuelle

5/ C’est une activité que tu animes depuis combien de temps ? Qu’est-ce qui t’a amené à faire la formation qui y est liée ?

Ca fait 18 mois que j’anime des ateliers du Jeu de Peindre en Corrèze et à Limoges. Je me suis formée auprès d’Arno Stern en avril 2016. Je l’ai découvert via le livre de son fils, André Stern, « …Et je ne suis jamais allé à l’école ». J’ai alors lu « Heureux comme un enfant qui peint » d’Arno, et ça a été pour moi une révélation. Je ne pouvais pas refermer ce livre et continuer comme si de rien n’était. Je voulais que mes enfants puissent peindre de cette façon! Je n’en parle généralement pas parce que cela nécessite un long développement, mais derrière le Jeu de Peindre, il y a quelque chose de très profond qui  a à voir avec la mémoire de l’humanité, quelque chose que nous avons tous dans nos cellules. J’ai contacté Arno à Paris pour lui demander si il y avait des ateliers près de chez moi, il n’y en avait pas. Je lui ai demandé si on pouvait le faire en famille, à la maison, et il m’a répondu que l’effet de groupe était très important… alors j’ai décidé d’ouvrir un atelier en Corrèze.

6 / Avec ta pratique, as-tu pu remarquer certaines petites (ou grandes !) choses que les sessions que tu animes apportent aux enfants ? Et aux adultes ?

Les enfants, en général, ressentent une grande fierté à regarder leurs dessins, il se sentent forts et confiants. C’est parfois lié à la dimension des feuilles (50 x 65cm), que l’on peut aussi juxtaposer pour agrandir l’espace de la peinture, parfois au nombre illimité de feuilles que l’on peut peindre, parfois aux magnifiques couleurs, parfois simplement à la joie d’être là, dans cette atmosphère créative. Certains enfants sont aussi touchés de voir des adultes partager la même activité qu’eux, ils se sentent valorisés.
Les adultes, en général, ressentent une immense détente … ils me disent souvent qu’il y a des années qu’ils n’ont pas peint ainsi, en fait, depuis qu’ils étaient enfants. Ils ressentent l’énergie créative des enfants et s’en imprègnent fortement.

 

7/ Existe-t-il une différence de comportement, d’attitude ou autre, entre les enfants et les adultes durant cette activité ?

Les adultes qui se laissent suffisamment aller peignent avec la même ferveur, la même soif, que les enfants. Mais peu osent me demander une autre feuille, puis une autre, et encore une … sans limites.
Certaines personnes, enfants ou adultes, me disent ne plus savoir quoi peindre au bout d’un moment. Elles ont peur de ne pas savoir, restent dans la réflexion. Je les encourage à aller vers une couleur qui les attire et à laisser faire leur pinceau. En général, ça marche ! Il ne faut pas se poser de questions, juste tracer ce que la main veut.

8/ Un des principes du Jeu de Peindre c’est notamment de laisser son dessin à la fin de la session, on ne le ramène pas avec soi. Au départ cela peut être un peu déroutant, probablement plus pour les adultes, ou les parents qui veulent ramener le dessin de leurs enfants. Pourrais-tu nous expliquer toute la logique de ce principe ?

Laisser son dessin à la fin de la session permet d’éviter des commentaires de la part de personnes extérieures. On peint pour soi, pas pour montrer aux autres. Le Jeu nous aide à retrouver une intériorité confiante.
Le fait de ne pas avoir son dessin chez soi permet aussi de garder intact le souvenir d’un moment merveilleux. Quand on repense à son dessin, on ressent à nouveau l’énergie créative du groupe qui l’a imprégné, le souvenir est brillant. Un jour, un garçon de 10 ans était particulièrement content de son dessin et voulait le ramener pour l’afficher dans sa chambre. Je lui ai dit qu’on en reparlerait la fois suivante. 15 jours plus tard, il m’a demandé à le revoir et il m’a dit « t’as raison, il est beaucoup plus beau dans ma tête! ».
Je conserve tous les dessins chez moi, ils sont importants, pas jetés. Il est possible à tout moment de demander à les revoir. Pour les participants, ce sont des moments de joie archivés et accessibles.

Photo jeu de Peindre peinture couleurs arno stern emmanuelle

9/ Qu’aimes-tu le plus dans ton activité ? Ta pratique en tant qu’animatrice du Jeu de Peindre t’a-t-elle nourri personnellement ou apporté de jolis souvenirs?

Ce que j’aime par dessus tout dans un atelier du Jeu de Peindre, c’est le moment où tout le monde est absorbé par sa peinture. Les visages sont détendus, la créativité fait briller tous les yeux, le temps est suspendu, ce sont des moments magiques.
Mon rôle dans l’atelier est d’être au service de chacun, de prévenir les besoins des uns et des autres pour qu’ils n’aient pas à s’extraire de cet état de grâce pour résoudre un problème technique (coulure, besoin de feuille, de couleur…). Cette posture ultra présente et en même temps en retrait, discrète, je crois bien que je l’applique aussi dans la vie de tous les jours, notamment avec mes enfants, pour qu’ils puissent jouer de manière libre et continue.

10 / Pour finir, où exerces-tu et comment peut-on te contacter si on habite pas loin ?

J’ai des ateliers dans de vrais closlieux, espaces dédiés au jeu de peindre, à Limoges une fois par mois ( à la Ruchidée, une maison associative du centre ville), à Naves (près de Tulle) tous les 15 jours et au Lonzac (25 km au nord de Tulle) toutes les semaines.

Je propose aussi régulièrement des ateliers moins conventionnels, c’est à dire que j’habille le lieu juste le temps de la séance : à Brive (au centre culturel) et à Limoges (espace familles de la CAF).

Et sur demande, pour des groupes ou des associations.

L’adresse de mon site est http://bullesdecouleurs.weebly.com et ma page facebook « Jeu de Peindre Corrèze » vous y trouverez toutes les dates et des contacts.

Photo jeu de Peindre peinture couleurs arno stern emmanuelle

 

 

Si toi aussi tu es interessé/e par cette activité, saches qu’il en existe partout en France, n’hésite pas à t’informer auprès des associations de ta ville, et si tu n’es pas loin de la Corrèze ou de la Haute-Vienne, alors on te recommande plus que chaleureusement de contacter Emmanuelle : https://bullesdecouleurs.weebly.com/contact.html

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STOP à l’injonction au bonheur ! Libéré/e, délivré/e…

Suite à la story qu’a fait Alexis sur notre compte Instagram (https://www.instagram.com/ailesetgraines ) sur l’injonction au bonheur, vous avez été très nombreux/ses à réagir !

A nous avouer que vous aussi, vous en aviez marre de ce masque social qui pèse parfois bien lourd, surtout face aux difficultés de la vie !

Et bien nous aussi… et du coup cela méritait bien une petite vidéo 🙂

Dans cette vidéo j’explique donc ce qu’est une injonction au bonheur, en quoi c’est un oxymore totalement improductif lorsque l’on veut être bienveillant/e envers soi mais aussi avec ses enfants.

Et j’en profite donc pour te rappeler les bases essentielles à la bienveillance envers soi-même, et donc les clés qui mènent au bonheur intérieur (et non pas de surface).

Si cette vidéo te plaît, alors like-la, laisse moi un petit commentaire et surtout partage-la avec tous les gens que tu aimes (ou pas… c’est toi qui vois !!). 🙂

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

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Sortir du rôle de « victime » !

On a tous été, OU on est tous des victimes à un moment donné de notre vie. Certains s’enferment dans ce rôle ou n’arrivent pas à enlever cette étiquette.

Dans cette vidéo je t’explique pourquoi il y a toujours des « victimes » et en quoi il y aussi des bénéfices à l’être.

Je te propose donc aussi des pistes de réflexions afin de distancier de cette étiquette et donc d’éviter d’attirer les bourreaux.

* Cette vidéo fait suite à celle sur le triangle de Karpman: https://www.youtube.com/watch?v=MNStb…

* Vidéo sur les pervers narcissique: https://www.youtube.com/watch?v=MNStb…

* Podcast sur la manipulation: https://www.youtube.com/watch?v=npEglkt8c3Y 

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Minimalisme, générosité et don de soi

 

On cherche tous le bonheur à l’extérieur tout en sachant qu’il est en nous.

Cependant on attend souvent que l’autre nous renvoie une image positive de nous-même, et donc « participe » à notre bonheur. Pourtant être heureux/se peut se résumer en peu de choses… à la fois peu mais tant aussi: la générosité. Voici une petite vidéo que j’ai faite rapidement, sans trop de préparation je dois bien l’admettre mais l’improvisation a dû bon parfois car il permet de laisser la parole au coeur.

Finalement, en me réécoutant je me suis rendue compte que tout est tellement lié et logique, et que ça me tenait à coeur de vous partager cette vidéo. Ainsi je tente d’expliquer finalement comment une relation peut-être saine et épanouie 🙂

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

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Secret de FAMILLE: théorie & témoignages

Suite à une conversation avec l’une d’entre vous, j’ai été amené à proposer des pistes de réflexions dans le passé de la personne concernée, afin qu’elle puisse -peut-être- y trouver des réponses pour les problématiques de sommeil de son enfant. Cela m’a amené à vouloir creuser la problématique du secret de famille. Lire la suite

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STOP à la comparaison pour être HEUREUX !

Se comparer est-il naturel ? La comparaison est-elle normale? Est-ce que cela peut être délétère à notre bonheur? Et si oui comment faire pour éviter de se comparer? Lire la suite

Confidences : sur Instagram et notre entreprise!

Suite à la story sur notre compte Instagram, vous avez été nombreux/ses à réagir, et j’avais envie de poursuivre cette thématique « confidences » en vidéo. Mais de fil en aiguille finalement j’en suis arrivée à me confier sur les raisons de la naissance d’Ailes & Graines 🙂 Lire la suite

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Interview de Matthias: un père bienveillant et épanoui

Après l’interview de Jeanne Sélène, une fabuleuse autrice bienveillante et engagée, nous te partageons aujourd’hui cette interview d’un papa de 4 magnifiques enfants: Matthias.
Quand on parle d’éducation et notamment de bienveillance éducative on interroge beaucoup les mamans, mais nombreux sont les pères qui sont sensibilisés et militants à ce sujet.
Il y a quelques mois on avait eu la chance d’en savoir plus sur la FAMILLE WEINER, en interrogeant Héloïse (interview ici: https://ailesetgraines.com/super-maman… ), cette fois-ci on laisse la parole à son mari : Matthias. Il a fait le choix de s’investir dans l’éducation de ses enfants, et il nous en parle avec beaucoup d’humour dans cette vidéo.
Merci à lui.


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Interview de Jeanne Sélène: une autrice engagée et bienveillante

Après l’interview de Magalie, une doula au service des mères, nous avons la joie de vous présenter Jeanne Sélène, une personne dont on a fait la connaissance il y a peu, mais avec qui on partage tant de choses qu’on en est tombés follement amoureux!
Une autrice d’exception qui a repensé totalement sa vie à la naissance de son enfant, qui donne le meilleur d’elle-même pour tenter humblement à son tour d’apporter quelques graines de bienveillance dans ce monde qui en a tant besoin.
Une millitante à sa façon, une mère attachante et une femme d’exception !


1- Jeanne, tu es donc maman d’un petit bonhomme de 2ans dont tu t’occupes à la maison ; la première question qui me vient c’est : comment arrives-tu à concilier vie privée et vie professionnelle ? En effet, ce n’est pas le plus facile !
Mon mari travaille en entreprise avec des horaires classiques, du lundi au vendredi. En semaine et en journée, j’essaie d’être au maximum présente pour Elven : nous jouons à la maison, nous prenons soin des animaux et du jardin, nous nous baladons, nous allons à des rencontres avec d’autres enfants et/ou adultes, etc. Depuis sa naissance, les moments de sommeil en journée sont rares et courts. Pendant les phases d’éveil, il a toujours fallu beaucoup bouger. Le portage m’a vraiment sauvée, mais je ne pouvais pas pour autant me poser à mon bureau ou juste faire la vaisselle. Heureusement, en grandissant, Elven apprécie de participer aux tâches ménagères et cela me permet d’organiser un peu mieux la maison et les repas (même si c’est le plus souvent le bronx !). Mais quand il était plus petit, en dehors des quelques moments de sieste : il fallait marcher, chanter, danser… Comme s’il était déjà rempli d’une énorme soif de découverte ! Alors même si elles sont courtes et rares, j’essaie malgré tout « d’optimiser » la moindre sieste en travaillant. Je privilégie alors la communication et la paperasse. Actuellement, la sieste n’est plus systématique et elle dure le plus souvent une quarantaine de minutes, ce n’est pas suffisant pour que je puisse entrer dans mon écriture, je suis plutôt lente dans la phase d’immersion. Au moins un soir par semaine, mon mari prend soin d’Elven, ce qui me permet soit de travailler à l’écriture, soit de réaliser mes émissions de radio ou mes conférences à l’extérieur. J’avoue que je travaille aussi souvent la nuit, quand tout le monde dort, mais je ferais mieux d’en faire autant… Le week-end, je suis le plus souvent en salon ou dédicace, Elven est alors avec son papa. Lorsque je ne suis pas en déplacement, j’avance sur mes écrits à ce moment-là. J’anime aussi parfois des ateliers auprès de personnes âgées et Elven fait alors partie intégrante du projet. Grâce à sa présence se crée un lien transgénérationnel absolument magique. Au final, c’est toute une organisation familiale qui ne m’engage pas seule, mais nous engage vraiment tous.

 

2- J’ai cru comprendre lors de ta présentation dans notre communauté (groupe facebook dédié à la bienveillance) que tu avais changé radicalement ta vie à la naissance de ton fils, peux-tu nous en dire plus ?
Je travaillais en libéral comme orthophoniste. J’avais déjà effectué beaucoup de changements dans mes pratiques et aussi réduit le nombre de mes rendez-vous à cause de soucis de santé, mais je ne me sentais plus à l’aise dans cette profession. On nous demandait de plus en plus de paperasse, de participations bénévoles, de faire entrer les gens dans des cases, notamment les enfants pour lesquels la pression scolaire est absolument énorme. Beaucoup de patients ou d’aidants (parents ou proches) ne parvenaient pas à appréhender précisément le rôle de l’orthophonie, ce qui me mettait souvent dans des situations très difficiles émotionnellement. En même temps, au fil de mes formations complémentaires, j’avais découvert d’autres approches qui me permettaient de travailler d’une manière plus holistique, moins sur le(s) symptôme(s), plus sur les fondations et la partie immergée de l’iceberg. Malheureusement, le conventionnement avec la Sécurité Sociale et tous les aspects évoqués plus haut ne me permettaient pas de travailler correctement en alignement avec mes nouvelles convictions. Pour vous donner un exemple concret, le conventionnement fixe entre autres des tarifs à la séance, ce qui fait que lorsque je travaillais avec une approche thérapeutique en réorganisation neuro-fonctionnelle et que j’avais alors besoin de voir le patient pendant une heure, j’étais payé comme pour une séance d’une demi-heure. Pour résumer, lorsque je travaillais en alignement avec mes nouvelles compétences, mes recettes étaient divisées par deux, alors que mes charges restaient à peu de chose près identiques. À cette période, je me versais chaque mois moins d’un SMIC horaire et avec une protection sociale minimale puisque libérale. Le tout en étant le plus souvent très mal émotionnellement… Heureusement que j’avais une collègue fantastique! Quand Elven est arrivé dans notre vie, j’ai accueilli le congé maternité avec un immense soulagement. J’avais mis de côté un maximum d’argent et prévu un arrêt de 6 mois, car je tenais absolument à allaiter exclusivement avec une succion sur le sein pendant ce temps-là. Plus la date de la reprise approchait, et plus j’angoissais à l’idée de reprendre ce travail qui ne me correspondait plus vraiment. Pour autant, je n’imaginais pas d’alternative. Il a pourtant bien fallu en trouver une puisque, la veille de ma reprise, la personne qui devait prendre soin d’Elven m’a plantée. Ça a été un stress énorme : il a fallu que je trouve quelqu’un en urgence pour prendre la suite des rééducations… Heureusement que ma remplaçante comptait s’installer avec nous, c’est elle qui a repris le cabinet ! Au final, j’ai pris cet événement comme une opportunité pour développer mon activité d’autrice et je ne le regrette pas, même si rien n’est encore gagné. Je suis encore loin de pouvoir payer toutes mes factures avec ce travail!

 

3- Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui souhaiteraient, elles aussi, repenser leur vie ?
Je ne suis vraiment pas sûre de pouvoir donner des conseils… Je pense que le plus important, c’est vraiment de se sentir en accord avec soi-même. Ce n’est pas forcément confortable pour autant, les inquiétudes ne disparaissent pas, mais je pense que cela aide à ponctuer notre vie d’instants de bonheur.

 

4- Tu t’es donc dirigée vers l’écriture – ou plutôt redirigée puisque tu as écrit ton premier roman à 14ans – de quel univers t’inspires-tu ?
J’écris dans des genres et des formats très différents : romans, nouvelles, albums ; fantasy, contemporain, horreur, dystopie ; aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes… En fait, je m’inspire de la vie, de mes connaissances sur la psychologie, le développement de l’humain, les neurosciences… J’ai toujours été très curieuse et j’ai eu la chance de faire des études en sciences du langage et en psychologie cognitive en plus de mes études d’orthophonie et de mes nombreuses formations complémentaires. Toutes ces connaissances et celles apprises en autonomie nourrissent mes ouvrages. Lorsque j’ai écrit mon tout premier roman entre 1999 et 2001, j’étais en effet très jeune. Je me suis surtout inspirée de mes nombreuses lectures d’adolescente (Anne McCaffrey, Mercedes Lackey, Guy Gavriel Kay, David Eddings, Tolkien, Robert Merle, Barjavel, Jéromine Pasteur, Anne-Sophie Tiberghien, Solenn Bardet…), mais aussi de tout ce que je percevais d’injuste dans la société. C’est pour cette raison que ce roman de fantasy parle principalement du sexisme et de la place des femmes dans une société fortement patriarcale. J’ai utilisé la magie pour justifier cette inégalité. Au lieu qu’il s’agisse d’une culture totalement intégrée par tous à force d’habitude, comme dans notre monde réel, il s’agit dans mon pays fictif d’un sort magique jeté sur les humains, quel que soit leur sexe. En fait, l’aspect imaginaire m’a permis de mettre à distance le lecteur : on est bien plus critique quand on juge la culture des autres, surtout si c’est dans un monde totalement inventé ! À travers l’évolution de mes personnages, j’ai cherché à questionner tous les aspects du sexisme : les injonctions faites aux femmes, aux hommes, ce que cela implique dans les relations, les limitations également, comment la haine renvoie la haine, etc. Alors c’est bien sûr avant tout un roman d’aventures, mais c’était aussi et surtout un moyen pour moi d’exprimer un mal-être qui me rongeait. D’ailleurs j’ai surtout écrit pour moi, au début. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle, car signe d’une prise de conscience plus que nécessaire, mais plus les années passent, et plus on me dit que ce roman est d’actualité !

 

5- Tu défends dans tes ouvrages de nombreuses causes, telles que le véganisme, la bienveillance, le féminisme; te dirais-tu un peu « militante » ?
Oui, je pense que ma posture est clairement militante. Je milite pour l’accès au savoir principalement. On nous parle beaucoup de l’importance du choix, que chacun doit respecter le choix des uns et des autres. Mais pour choisir, il faut avoir toutes les données en main. Le choix doit être libre, mais surtout éclairé. Alors je tente, avec mes petits moyens, d’apporter un éclairage. À travers mes émissions de radio et mes conférences, j’essaie d’apporter un savoir « brut ». À travers mes ouvrages destinés aux enfants, j’essaie d’être une goutte d’eau pour ouvrir le regard des plus jeunes. Par exemple, lorsque je glisse une scène de co-allaitement dans un album, je me dis que l’enfant sera plus apte à trouver une telle scène normale en grandissant, puisqu’il l’aura vue dans un livre.

 

6- Il me semble que tu es, comme nous, abonnée aux choix « atypiques » comme l’apprentissage autonome, l’accouchement à domicile, le cododo, l’allaitement long, le véganisme… Penses-tu que c’est difficile à assumer, à vivre au quotidien, dans cette société?
Je suis en effet régulièrement confrontée à la peur, par méconnaissance le plus souvent. Lorsque je dois accueillir les questions, les inquiétudes voire les reproches de personnes avec lesquelles je ne me sens pas impliquée émotionnellement, cela se passe en général plutôt bien, mais lorsqu’il s’agit de personnes plus proches, c’est le plus souvent très difficile pour moi à gérer. Sûrement parce que je ne me sens pas respectée ni acceptée pour moi-même dans ces moments-là. Tous ces choix sont mûrement réfléchis, ils sont le fruit d’une réflexion très importante et ils sont le reflet de la personne que je suis vraiment à l’intérieur. Alors forcément, lorsqu’une personne que j’aime les pointe du doigt, c’est douloureux. Pour autant, je me sens parfaitement alignée avec ces choix et je n’en ai jamais regretté aucun !

 

7- Ton partenaire de vie a t-il toujours soutenu tes choix de vie ?
J’ai en effet cette immense chance d’avoir un compagnon non seulement très intelligent, mais aussi très ouvert. Même s’il ne me suit pas aveuglément (ouf !), mais prend pour lui le temps de la réflexion, il m’a toujours soutenue et a au final embrassé les mêmes choix que moi.

 

8- Comment communiques-tu au quotidien sur tes choix de vie un peu « en marge » ?
J’essaie principalement de vivre mes choix sans me cacher : j’allaite en public si Elven me le demande, je joue en pleine rue avec mon fils en oubliant ma crainte du « ridicule », j’accompagne au mieux ses colères même lorsqu’elles arrivent en public, je partage mes expériences dès qu’on me le demande… Par exemple, je me suis beaucoup nourrie de récits d’accouchements pour faire mon choix en matière de naissance. Au fil de mes lectures, j’ai vraiment senti en moi que c’étaient les récits d’enfantement assistés à domicile qui résonnaient (et raisonnaient) en moi. Outre l’aspect scientifique, je ressentais ma sécurité dans ce cadre-là. Alors ça a été pour moi un juste retour des choses que d’écrire à mon tour le récit de ce moment magique, et de le partager avec celles et ceux qui pourraient en avoir besoin. La boucle était bouclée.

 

9- As-tu un mantra ou/et citation qui te guide dans ta vie ?
« Sois », tout simplement. J’essaie d’être, chaque jour, et ce n’est pas toujours facile !

 

10- Si tu avais une chose à dire, à partager avec nos lecteurs, que leur dirais-tu ?
Que nous avons le pouvoir de changer le monde, en nous acceptant nous-même, et en essayant de vivre au maximum en accord avec nous-même. Ce n’est pas une énième injonction, c’est « juste » réapprendre à s’écouter et à se respecter soi-même. Tout un programme !

 

Si comme nous, tu as adoré en savoir plus sur cette femme et autrice d’exception lors voici des liens pour la contacter :

Sur son site : https://jeanne-selene.com
Sa page facebook: https://www.facebook.com/jeanneseleneautrice/
Son instagram: https://www.instagram.com/jeanneselene/

Pour commander, voici sa boutique en ligne: 
https://www.jeanneselene.kingeshop.com

Images de plusieurs livres écrits par Jeanne Sélène

 

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Comment lutter contre le spécisme dès l’enfance ?

La période des fêtes est toujours une période délicate pour nous, car si nous – animaux humains – fêtons ce que nous souhaitons fêter (pour certains ce sera d’agréables moments en famille, pour d’autres la naissance de Jésus, …), pour les animaux non humains, c’est clairement moins la fête! Lire la suite

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Interview de Magalie: une doula au service des mères et des familles

Aujourd’hui c’est avec beaucoup d’émotions qu’on te présente à la fois une personne mais aussi un travail qui mérite tant d’être mis en avant.
En effet, Magalie, mère de trois enfants exerce le beau métier de doula – elle est d’ailleurs co-présidente de l’association des Doulas de France; et nous fait l’honneur de répondre à toutes nos questions, et ce avec passion !
Ce métier, n’est pas celui qui nous vient spontanément quand on attend un enfant, et pourtant, dans une société de plus une plus médicalisée, où la santé prend le pas sur l’écoute et la bienveillance;  ça fait plus que du bien d’être entouré de professionnels compétents qui nous écoutent et nous accompagnent dans cette période si belle mais aussi si délicate qu’est la parentalité…

1/Bonjour Magalie, serait-il possible que tu te présentes en quelques mots?
Bonjour. En quelques mots? Pour la bavarde que je suis, ça risque être compliqué ? Je suis Magalie, maman de trois filles, passionnée par tout ce qui tourne autour de la périnatalité depuis toute petite, et amatrice de peinture.

 

2/ As-tu toujours eu envie de devenir doula? Comment est née cette vocation?
Je n’ai pas toujours eu envie de devenir doula, puisque j’ai connu ce terme tard dans mon parcours de maternité personnel, mais j’ai toujours eu envie d’être auprès des bébés déjà enfant, puis ce sentiment s’est renforcé en grandissant. Jeune adulte je savais que j’aurais des enfants, le plus naturellement possible! Puis quand l’envie est née au sein de notre couple d’avoir un bébé, la PMA (procréation médicalement assistée) s’en est vite mêlée. Je me suis vite aperçue que l’on est très seuls dans cette épreuve, presque déshumanisée, on devient un numéro, un dossier. J’ai toujours eu envie d’aider les autres, être à l’écoute a souvent été une qualité qu’on me prêtait. Après la naissance de notre dernière fille à la maternité , suite au deuil d’un AAD prévu au départ, je me suis questionné, comment je pourrais aider, des femmes, des couples, afin qu’ils soient entendus, soutenus dans leur projet. J’ai d’abord cherché du côté de la Leche League et du soutien à l’allaitement, puis je suis tombé sur le site des Doulas de France, et ça m’est apparu comme une évidence, c’était exactement « ça » que je voulais faire !

 

3/ Tu pratiques donc le beau métier de « doula » ; peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste exactement? Quelle est la différence entre une sage-femme et une doula, qu’apporte-t-elle de différent dans l’accompagnement ?
Le métier de doula est avant tout un métier de soutien, d’aide, d’ailleurs on pourrait être dans la catégorie « aide à la personne ». Nous sommes là pour les couples, les mères, la famille aussi parfois, en soutien, un fil conducteur, une écoute. Nous pouvons être là avant la conception, dés le début de la grossesse ou plus tard, le jour de l’accouchement ou non, à la maison ou à la maternité, après la naissance et des fois bien plus ? Lors d’une épreuve difficile, deuil, IVG, IMG… J’aime bien dire qu’il y a autant d’accompagnements différents qu’il y a des couples et des demandes. Sur le site des Doulas de France, on écrit « Une doula est une femme au coté de la femme enceinte et de ceux qui l’entourent, elle est à l’écoute de ses désirs, ses besoins et la suit dans ses choix. Elle propose un accompagnement dans la continuité, une relation de confiance, de complicité et d’intimité de femme à femme.
Pour l’association Doulas de France, la doula a pour vocation d’accompagner et de soutenir la future mère et son entourage pendant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale, grâce à son expérience et à sa formation, et cela uniquement en complément du suivi médical choisi par les parents (hôpital, clinique, sage-femme libérale…). Elle accompagne sans discrimination liée aux origines, à la religion ou à la préférence sexuelle des parents. Une doula n’a pas de fonction médicale, elle n’est pas thérapeute. Elle soutient le travail des sages-femmes. »
La différence avec une sage femme? Difficile à dire puisque ce sont deux métiers totalement différents, nous n’avons aucune vocation ou fonction médicale, la sage femme oui, d’un autre côté nous sommes toujours présentes au domicile des parents, nous sommes immergés dans leur mode de vie, leur quotidien, nous pouvons très bien passer deux heures à parler de leur projet de grossesse et de naissance, tout comme parler de tout sauf de ça, faire un brin de vaisselle à une maman fatiguée, passer un coup d’aspirateur, rester auprès des ainés lors d’une naissance à domicile, ou sortir le chien!


4/ Peux-tu assister à un accouchement et si oui quel rôle as-tu dans ces moments là? Et est-ce possible d’accompagner une maman dans un projet d’accouchement à domicile?

Je peux assister à un accouchement si c’est la demande des parents ET en présence d’un professionnel de santé, sage femme ou médecin. Mon rôle sera celui que l’on aura défini avec les parents, soutien physique et émotionnel à la mère pendant le travail, massages, amener à boire ou à manger… Ou être un soutien ou relai pour le papa, ou encore, rassurer et être auprès des ainés lorsque les parents partent à la maternité ou lorsque les enfants restent au domicile lors d’un accouchement à domicile. Et du coup, oui il est tout à fait possible d’accompagner un couple dans un projet d’accouchement à domicile.

 

5/ C’est un métier peu connu, qui demande de réelles compétences. A ce sujet, est-ce que tu pourrais nous parler de la formation qu’il faut faire pour devenir doula? 

J’ai personnellement suivi la formation dispensée par l’Institut de formation doulas de France, c’est une formation qui se déroule sur une année. Le nombre d’heures proposé est équivalent à celui des formations de métiers du service à la personne.
En se basant sur ce cursus, l’Institut propose une formation de doula de 27 jours, menant à l’obtention du certificat de doula de l’Institut. C’est une formation complète et riche!
Il existe d’autres formations en France, dont je ne connais pas le contenu, je ne pourrais pas en parler du coup, mais elles sont trouvables facilement sur internet.

 

6/ Si je comprends bien tu te rends donc disponible pour la femme mais aussi le couple voire pour l’entourage, tu accompagnes aussi bien en amont qu’en post-naissance, c’est bien cela? Du coup dans ta vie personnelle comment gères-tu les deux casquettes de doula et de maman? Car un accouchement intervient n’importe quand, de jour comme de nuit!
Oui tout à fait ? Dans ma vie personnelle c’est pas mal de jonglage en fait ! J’ai un travail à côté à temps partiel, mais je suis assez libre dans la gestion de mon temps de travail, de ce fait, lorsqu’un couple m’appelle en journée, mes filles étant à l’école, je préviens leur papa, artisan, qu’il devra quitter son chantier un peu plus tôt pour aller les chercher. Mais comme la majeure partie du temps je suis appelé la nuit ou le week end c’est plus simple! Le plus difficile physiquement étant d’enchainer une journée de travail, avec la présence à une naissance la nuit sans avoir dormi, rentrer à la maison et aller chercher les filles dans la foulée à l’école et reprendre le fil du quotidien, le tout baigné d’ocytocine!!

 

7/ Il y a, je te laisse me le confirmer, un lien privilégié qui se crée entre toi et la personne : est-ce que la fin d’un accompagnement, après des mois d’accompagnement , n’est pas souvent difficile à vivre?
Cela est indéniable !! Il se crée, presque toujours, un lien très fort !! J’ai partagé quelques mois des plus riches de la vie de parents qui accueillent un bébé . J’ai un lien privilégié avec ces couples, ces mères, mais je ne dirais pas que c’est difficile, c’est beaucoup d’émotions oui, parfois des larmes, partagées avec eux, ou seule dans ma voiture quand je pars de chez eux pour la « dernière fois », mais c’est toujours un immense bonheur d’avoir partagé ces moments avec eux. Et pour être honnête je garde presque toujours un lien ou un contact avec eux ! Je suis même la « marraine » d’un des bébés que j’ai eu la joie de voir naître !

8/ Aurais-tu un beau souvenir à partager, un accompagnement qui t’aurait marqué?
Des souvenirs qui m’ont marqués, touchés, j’en ai plein, chaque accompagnement est différent, unique, riche, chacun reste dans mon coeur ! Il y a quand même un accompagnement qui m’a marqué particulièrement, une maman qui m’a contacté alors que je finissais ma formation, cet accompagnement « mon premier accompagnement » aura duré plus de deux ans ! Beaucoup de difficultés au départ, mais une magnifique naissance à la maison, baignée d’amour, de complicité, de sourires, j’en ai encore des frissons quand j’y repense! Une belle amitié qui en est née et un superbe petit garçon que j’ai la chance de voir grandir !

 

9 / Ton métier est vraiment fantastique et mériterait d’être d’avantage connu ; d’après toi qu’est-ce qu’il faudrait faire pour qu’il ait la reconnaissance et la place qu’il mérite en France?
Je pense que plus les parents en parleront et feront la demande auprès des professionnels de santé que l’on soit à leur côté, plus nous nous ferons connaître en positif. Puis il faudrait que le métier soit officiellement reconnu. Je pense également qu’une meilleure reconnaissance des conditions de travail des sage-femme apaiserait le climat. J’ai bon espoir qu’on puisse travailler main dans la main.
Nous travaillons main dans la main au sein de l’association des Doulas de France pour nous faire connaître et reconnaître, via des salons, conférences, événements, notamment à Paris où nous organisons tous les ans, les journées des Doulas (celles de 2018 auront lieu en mai prochain)

 

10/ Et enfin, as-tu un mantra qui te guide au quotidien et que tu aimerais nous partager?
Chaque femme a en elle les ressources nécessaires pour accueillir son bébé dans les meilleures conditions tant qu’elle est entendue, écoutée et soutenue dans son projet !

Si toi aussi cela t’a donné envie d’en savoir plus sur ce beau métier, tu peux soit contacter directement l’association des doulas de France : https://doulas.info  (tu y trouveras les doulas sur ta ville, mais aussi des informations sur la formation ainsi que leur code de déontologie)

Ou tu peux aussi poser directement tes questions à Magalie (elle exerce dans le 24 et le 19): https://magalietouches.wixsite.com/

Pour la contacter c’est ici: https://magalietouches.wixsite.com/doula/form__map

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Automne, tu te sens un peu déprimé/e en ce moment? C’est normal !

Petit moral? Moral en berne? Déprimé/e? Rien de plus normal, on est en novembre et il y a une réelle part physiologique, c’est d’ailleurs scientifiquement prouvé. Ton corps se prépare pour l’hiver. Pas d’inquiétude, c’est temporaire.
Je t’en dis dis plus dans cette vidéo 😉 Lire la suite

Interview de Samantha: une maman IEFeuse en apprentissages libres !

Après l’interview des deux papas qui gèrent la chaîne « Pères Indignes », nous continuons notre tour d’horizon de personnes extraordinaires du quotidien avec Samantha, une amie, une puéricultrice, une de nos ecrivains mais surtout une formidable maman bienveillante IEFeuse! Lire la suite

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Pourquoi il faut tout remettre en question pour s’épanouir?!

Aujourd’hui j’ai envie de te faire bouger, avec bienveillance, mais en te conseillant malgré tout de tout déconstruire, pour s’épanouir. Lire la suite

Accouchement à domicile : partage d’expérience !

Vous avez été nombreux-ses à nous questionner face à l’article d’Alexis sur l’accouchement à domicile, ainsi j’ai souhaité te raconter mon expérience à ce sujet.

En effet, si pour notre 1er enfant j’ai accouché à la maternité, comme tout le monde, pour notre deuxième garçon il était impensable pour moi d’y remettre les pieds et je t’explique pourquoi dans cette vidéo.

Cette vidéo est donc toute personnelle, cela ne reflète en rien les débats sur la médicalisation ou non de la naissance, cela permet juste de partager mon expérience de l’accouchement à domicile et aussi par là-même de faire savoir qu’on peut très bien vouloir et pouvoir accoucher autrement 🙂

Si tu veux en savoir plus, voici l’article qu’Alexis avait écrit au sujet de l’AAD: https://ailesetgraines.com/le-choix-de-laccouchement-a-domicile/

PS: si tu aimes cette vidéo tu peux la liker, la commenter, la partager et t’abonner à notre chaîne youtube (ICI). 😉

 

Interview de deux papas bienveillants: les « Pères indignes » !

Aujourd’hui c’est avec beaucoup de joie que l’on vous partage l’interview de deux papas, deux hommes investis dans leur parentalité, une parentalité positive et respectueuse et qui ont une chaîne Youtube dans laquelle ils traitent de nombreux sujets avec humour, une touche de légèreté pour faire passer autant de messages importants. On adore leur travail, et c’est pour cela qu’on voulait vous les présenter!

Image tirée d’une de leurs vidéos Youtube

 

1/ Laurent, William, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs en quelques mots?

Bonjour ! Nous sommes deux amis, passionnés de théâtre d’improvisation, et devenus papas à peu près en même temps. William travaille dans l’animation avec des adolescents, et je m’occupe, pour ma part, d’un salon du livre pour la jeunesse. Pour quelques temps encore, car nous avons très envie de nous lancer dans une activité de formation et de spectacle vivant. Un changement de vie à mûrir pour ne pas qu’il impacte trop fort nos vies de famille, nous avons des enfants en bas âge et des femmes aussi actives que nous !

2 / On démarre avec la question des débuts: comment vous-est venue l’idée de créer la chaîne YouTube « Pères Indignes »? Promouvoir une éducation consciente par le biais de l’humour, et de vos deux personnages attachants, vous a emballé de suite?

Nous avions envie de créer quelque chose ensemble, et la parentalité était au cœur de nos préoccupations (et le demeure) à ce moment-là. Nous ne connaissions pas de chaîne Youtube parlant des papas, des questions qui les traversent, de leurs doutes… Et encore moins de façon humoristique et déculpabilisante. C’est au fil du temps que nous avons été étiqueté « éducation bienveillante », mais j’aime beaucoup votre terme « éducation consciente », car c’est tout à fait ce que nous ressentons. Education humaniste, aussi…

3/ La chaîne Youtube doit vous prendre beaucoup de temps – on sait ici que faire une vidéo demande une certaine organisation que ce soit en terme de réflexion, de mise en scène et de montage. Comment arrivez-vous à gérer cela en plus de votre vie familiale, voire professionnelle?

A vrai dire, c’est le nœud du problème, c’est la raison pour laquelle nous publions difficilement plus de douze vidéos par an. L’écriture des textes n’est pas le plus difficile, nous sommes des lève-tôt, des couche-tard. Par contre, pour se caler une journée de tournage (deux ou trois épisodes), c’est un peu plus compliqué. Pour le montage, nous sommes bien aidés par notre ami Nicolas.

4 / Sur votre chaîne vous parlez avec humour de nombreux sujets, notamment la parentalité positive bien sur, mais pas que: les violences obstétricales, l’allaitement, la charge mentale dans le couple… Comment en êtes-vous venus à ces sujets? Avez-vous, vous-même été éduqué d’une manière bienveillante?

Il y a vingt ou trente ans, les grandes théories sur l’éducation et la pédagogie n’avaient pas encore été vulgarisées comme c’est le cas aujourd’hui. Nos familles respectives étaient aimantes, mais la manière d’éduquer était sans doute plus instinctive, moins consciente. A la lumière de tout ce que l’on s’applique à faire aujourd’hui avec nos propres enfants, il y avait sûrement chez nos parents des pratiques un peu moins “positives”… mais les nôtres sont loin d’être parfaites ! Quant aux sujets dont on parle dans nos épisodes, nous avons ressenti un besoin d’évolution. Au tout début de l’aventure, les thèmes abordés étaient davantage centrés sur les “galères” des papas, des anecdotes comiques, comme quand on essaie de donner à manger à un bébé. Lorsqu’on a vu les retours positifs de notre public, la sphère des gens qui nous suivaient s’agrandir, on s’est dit qu’on pouvait profiter de cette audience pour aborder des choses plus sérieuses, parler du couple ou attirer l’attention sur des pratiques éducatives bienveillantes, tout en conservant l’humour pour faire passer nos messages.

 

5 / On emploie souvent le terme de maternage, ici ou là. Rares sont les pères qui parlent de leur parentalité, sur le web comme en dehors, ils sont souvent absents du panorama. Partagez-vous ce ressenti? Que pensez-vous de la place du père, actuellement?

C’est vrai que lorsque nous arrivons sur un événement pour parler de notre travail, un festival, un café de parents, les femmes présentes sont souvent ravies de voir enfin des hommes et déplorent l’absence des papas dans ce type d’événement. Pourtant, il nous semble que beaucoup de pères aujourd’hui ont envie de s’impliquer dans l’éducation des enfants. Néanmoins, il semblerait que nombre d’entre nous ne se considèrent que comme des assistants de la maman et ne se sentent du coup pas concernés par une conférence sur l’éducation par exemple. Il faut que tout cela évolue bien entendu. Mais cela prendra du temps car nous héritons d’un modèle ancestral de répartition des tâches. Et il faut dire qu’à chaque fois que, sur un événement autour de l’éducation, nous croisons un papa pionnier qui franchit le pas d’assumer pleinement sa place, il se retrouve entouré d’une très large majorité de femmes, ce qui n’aide pas à échanger entre pairs…

 

Image tirée de leur vidéo Youtube sur l’allaitement

6 / Nous recevons beaucoup de messages de mamans qui sont bien peinées de ne pas réussir à dialoguer avec leur conjoint, concernant les choix parentaux notamment. Auriez-vous des conseils à leur suggérer à elles ou à leurs partenaires? Comment s’y prendre?

Question difficile… Déjà, il ne faut pas lâcher le morceau ! Et essayer de continuer à discuter des choix éducatifs. C’est important que les enfants sentent leurs parents sur la même longueur d’ondes. En général, quand on décide de faire un enfant avec quelqu’un, c’est qu’on a perçu chez l’autre un bon nombre de valeurs communes. Mais lorsque l’enfant est là, il y a tout un tas de situations auxquelles on n’avait pas songé… Et là, il n’y a que le dialogue régulier qui peut permettre de réajuster en permanence nos choix pour qu’ils soient cohérents. En attendant d’être à nouveau bousculés par l’arrivée d’un nouvel enfant. Et puis accepter que papa et maman ne soient pas tout à fait identiques dans leur manière de faire, c’est bien normal après tout. Et si le dialogue est difficile, leur conseiller de s’abonner à la web-série des Pères Indignes !

 

7 / Bon bon, à voir toutes vos vidéos, vous avez tout l’air d’être de supers compagnons et de supers papas. D’où peut bien venir l’idée de vous appeler « Pères indignes »?

C’est sûrement un peu par provocation. Si vous cherchez “indigne” dans certains dictionnaires, vous trouverez “père indigne” dans les exemples. On associe encore trop souvent les papas à des maladroits, en qui c’est difficile d’avoir totalement confiance. Dans nos épisodes, nous essayons justement de montrer que les papas réfléchissent, cherchent un moyen d’agir, de prendre des initiatives, pour tenter finalement de trouver leur place. A leur manière, pas toujours conventionnelle, c’est sûr…

8 / Avant de terminer cette interview, on voulait vous proposer un petit jeu, celui de compléter cette phrase :

Les Pères Indignes seraient plus qu’heureux de savoir que leurs femmes ne vont pas tarder à rentrer, car faut bien avouer que nos enfants sont hystériques, car on est vraiment trop débordés quand on est seuls. En plus, nous avons vraiment un humour de papa qui fait beaucoup rire nos enfants, mais pas toujours nos femmes.

9/ Un dernier mantra ou conseil à partager à nos lecteurs/trices?

On a les noms de celles et ceux qui ne sont pas encore abonnés à notre chaîne, donc un conseil : faites-le.

Si tu veux en savoir plus sur eux, alors n’hésite surtout pas à les suivre sur facebook: https://www.facebook.com/peresindignes/
et à t’abonner sur leur chaîne Youtube (totalement gratuit!): https://www.youtube.com/channel/UCW8TeybBPq5al-JU9XJPkYg

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Changer de regard pour changer le monde (podcast)

On entend souvent les mêmes choses en ce qui concerne l’éducation bienveillante, notamment par ses détracteurs qui prônent les punitions sous prétexte d’éviter de former des « enfants rois ». Et pourtant, si on regarde dans l’histoire ou même ailleurs dans le monde, et que l’on oublie pas de prendre de la distance avec sa propre éducation, on se rend compte que la phrase d’Einstein n’a jamais été aussi vraie: « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent« .

Ainsi, je te fais un petit podcast pour aider à voir les choses différemment, pour évoluer sur certains points et qui sait peut-être sortir « du cadre » pour changer le monde 🙂
(Les abonnés newsletters comprendront la référence !! Et pour les autres et bien n’hésitez pas à vous abonner, un email est envoyé chaque semaine avec parfois des petits surprises!).

Voici l’article sur la culpabilité dont je te parle : https://ailesetgraines.com/pas-de-culpabilisation-bienveillant/

Avec toute ma bienveillance,

PS: si tu aimes ce podcast, partage-le ! 🙂

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Merci à tous les parents au foyer (podcast)

Un rapide podcast que j’avais enregistré il y a quelques semaines lorsqu’on devait chercher une nouvelle maison; en effet j’ai été confronté à la question « qu’est-ce que vous faîtes de votre vie? », et avec cette question, arrivent une multitude de regards désapprobateurs lorsque je répondais que je m’occupais de mes enfants. Et malheureusement, ce sont souvent les femmes qui jugent le plus ce choix là.
Je profite donc de ces 6 minutes de podcast pour expliquer ce choix, pour dire qu’on peut être mère au foyer et féministe, mais surtout pour remercier tous les parents au foyer car, il faut bien se le dire, être parent est le plus difficile métier du monde !

Si ce podcast te plaît, alors partage-le, abonne-toi à notre chaîne youtube (www.youtube.fr/ailesgraines) et tu peux bien sûr me laisser un gentil commentaire (ça me fait toujours plaisir !).

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

 

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IEF: Une journée type en Instruction en Famille

Vous avez été nombreux à nous demander plus de précisions sur comment se passe un quotidien en instruction en famille (IEF), avec des enfants non scolarisés donc. Par cette vidéo je te fais un bref résumé de notre quotidien, avec quelques petits extraits partagés. Lire la suite

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Les 10 atypismes de notre famille (vidéo)

Comme le dit notre bannière, on est une famille atypique, mais on ne le réalise pas forcément: c’est plutôt le regard des autres -parfois désagréable- qui nous le rappelle.
On a donc décidé d’en rire et même de l’assumer.
Mais tu ne sais pas tout… dans cette vidéo je me livre encore un peu plus, avec distance et ironie. Je n’en suis pas moins intimidée d’en dire autant.
Mais voilà, encore une fois, je pense à vous, à toi, à celui qui va se reconnaître et qui se sentira peut-être moins seul. Et oui, des Z’atypiques il y en a pleins, alors autant se soutenir! 🙂

Si tu aimes cette vidéo, partage, et abonne-toi !

Sinon tu peux nous retrouver sur divers réseaux sociaux:
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Petite philosophie sur l’éducation

Un mini-podcast de 5min pour vous proposer une rapide réflexion sur ce qu’est « l’éducation ». On utilise beaucoup de termes comme éducation, bienveillance, élever un enfant … mais finalement qu’est-ce que cela renvoie à soi et à l’enfant? Je fais le parallèle avec l’adultisme, donc avec cette dérive consciente ou inconsciente qu’a le parent à se placer « au-dessus » de l’enfant. Lire la suite

Interview d’une maman magnifiquement bienveillante : Soline !

Aujourd’hui, on a la joie de pouvoir poser une série de questions à Soline, une des mamans les plus bienveillantes qu’il nous soit donné de suivre (ici sa page Facebook S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée), et que tu connais peut-être déjà; si tel n’est pas le cas je pense qu’après lecture de cette interview tu ne pourras pas lui résister ! 🙂

On en profite aussi pour remercier toutes les "Soline" qu'il existe 

car grâce à elles, le monde est de plus en plus bienveillant chaque jour.

 

Bonjour Soline, pourrais-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour à tous ! Je suis Soline, professeur dans un collège public, et deux fois maman. Mon fils aîné a 4.5 ans et ma fille cadette a 2.5 ans. Hypersensible, passionnée, altruiste, je suis fan de chocolat et de livres !

Si on ne se trompe pas, tu as commencé ton blog en 2014, quand ton fils avait environ un an et demi. Qu’est-ce qui t’a poussé à t’exprimer par ce canal?

Quand mon fils est né, en décembre 2012, je suis tombée dans la soupe « pédagogies alternatives » et « maternage ». Un sacré cocktail que j’ai découvert et dont je me suis abreuvée… Je continue aujourd’hui sur ce chemin de l’apprentissage. Je lisais des livres et fréquentais des groupes  sur Facebook, l’unique réseau social que je fréquentais alors. Nous échangions sur l’éducation, les activités, les livres, etc… Et puis un jour, je me suis rendue compte que je me répétais beaucoup dans certains messages. C’était un mercredi et il était approximativement 18h (je suis incapable de me souvenir de la date exacte, mais c’étaient dans les derniers jours du mois de février 2014). Sur un coup de tête je clique sur « Créer une page ». Je cherche un nom de page et hop en 30 secondes mon cerveau me livre « S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée ». On m’a parfois demandé pourquoi j’avais choisi un titre aussi long. Je crois qu’en fait ce titre je ne l’ai pas choisi, il m’a été soufflé. Car, sans en avoir conscience, j’ai posé les bases de ce qu’est devenue la page (puis le blog) quelques années plus tard. Un endroit où je parle à la fois de la tête, de l’esprit, du corps, du cerveau, de la planète…. Tout ceci dans une démarche « raisonnée » c’est-à-dire réfléchie. Bref… Quelques jours plus tard, souhaitant sauvegarder mes multiples publications, j’ai crée le blog afin que mes écrits ne se perdent pas dans les limbes de Facebook. 3.5 ans plus tard je suis toujours là…

Nous avons un point commun essentiel, la bienveillance ! pastedGraphic.png  Peux-tu nous en dire d’avantage sur le chemin qui a été le tien? As-tu reçu une éducation bienveillante?

J’ai reçu une éducation que l’on pourrait qualifier de « traditionnelle ». Gros yeux, phrases assassines, adultisme… Mes parents ont fait ce qu’ils pensaient être le mieux avec les connaissances qu’ils avaient. Je n’avais jamais posé un regard critique sur l’éducation que j’avais reçue. Après tout, mes parents nous avaient aimé et bien éduqué mon frère, ma sœur, et moi ! Jeune adulte, j’ai d’ailleurs été de ceux qui disent « Une fessée n’a jamais tué personne et ça ne fait pas de mal ! ». C’est pendant ma première grossesse que le remue-ménage intérieur s’est produit. Un vrai remue-meninges la nuit. Je cauchemardais. J’entendais toutes les petites phrases assassines qui me revenaient durant la nuit : « Pleure tu pisseras moins au lit » et j’en passe. Et puis mon fils est né. J’ai lu « Au cœur des émotions de l’enfant » d’Isabelle Filliozat, recommandé par des amies. Ce fût MA révélation. Depuis, j’ai lu des dizaines et des dizaines de livres sur la parentalité.  Mon cheminement n’est pas terminé. D’ailleurs, a-t-il une fin ? Ce que j’observe c’est que ma posture et ma réflexion s’affinent. La place de l’enfant, le regard que je lui porte, sont vraiment différents entre aujourd’hui et la mère que j’étais il y a 4 ans.

Tous ces choix de vie – l’écologie, l’éducation bienveillante, le zéro déchet, le « maternage », le portage… – ont-ils été des choix de couple ? Comment ta famille en est-elle arrivée là ?

Partage des tâches oblige, les impulsions ont été partagées. Je suis en couple avec mon mari depuis 16 ans (j’avais alors 16 ans). De ce fait, nous nous sommes construits ensemble. Le volet « écologique » de la famille vient plutôt de mon mari. Dans le couple, c’est lui qui scrute les étiquettes, c’est lui qui fait la chasse aux additifs, c’est lui qui a proposé que nous démarrions l’aventure des couches lavables. Le volet maternage, portage, éducation…. s’est installé à mon initiative. Nous n’avons pas toujours cheminé au même rythme, mais nous avons avancé ensemble, dans la même direction. Nous ne sommes pas toujours d’accord (et je pourrais préciser « fort heureusement ») mais nous nous soutenons. Mon mari est dans l’ombre du blog, je ne parle pas de lui, tout simplement pour le préserver. Mais il me soutient et est fier du travail que j’accomplis. Pour reprendre ses termes,  pour lui je « mène une bataille » mais il sera toujours « mon bouclier ». L’image est belle. Elle est forte.

Tu es très active -tout comme Maja, dont on peut retrouver l’interview ici – dans la lutte contre les VEO. Pourrais-tu nous en dire d’avantage sur cette thématique qui te tient tant à coeur?

Je suis adhérente à l’OVEO ainsi que membre du Conseil d’Administration de StopVEO. Je lutte CONTRE les VEO oui. Mais je lutte avant tout POUR le respect et la prise en compte de l’enfant en tant qu’individu à part entière, en totale égalité avec l’adulte. Être parent c’est difficile. Se remettre en question ça l’est tout autant. Je pense que nous devons tous nous serrer les coudes, communiquer, échanger… et surtout faire circuler les informations. Aujourd’hui, la connaissance, on l’a. Le cerveau de l’enfant nous livre ses secrets. A nous de diffuser tout cela. Dans le respect et l’empathie. Il n’y a pas de parent parfait n’est-ce-pas. Il n’y a que des parents authentiques. Mais je préférerai qu’à cette authenticité soit ajoutée l’accès facilité à des informations capitales.

Il n’est pas toujours évident d’être dans une démarche d’éducation positive/respectueuse/bienveillante. Est-ce que parfois tu n’es pas trop fatiguée de devoir toujours expliquer les même choses? Vous sentez-vous épaulé par votre entourage?

Il m’arrive d’être fatiguée… Mais honnêtement cela ne dure pas. J’ai la chance d’avoir une communauté sur Facebook qui m’épaule et me porte. Je communique peu sur la question, mais je reçois un certain nombre de messages privés au quotidien. La plupart des gens me remercient, me livrent leur cheminement… et cela suffit à remplir mon réservoir et me rebooster pour quelques jours.

Si tu pouvais profiter de cette interview pour faire passer un seul message aux gens qui vont la lire, quel serait-il ?

Serrons-nous les coudes. L’enfant est l’avenir de l’homme. Ouvrons nos cœurs. Ensemble, changeons de regard sur l’enfance.

As-tu des idées, des projets nouveaux qui s’inscrivent dans cette démarche de promotion d’une parentalité respectueuse des enfants ?

Oui. Mais j’attends un peu pour en parler… Suspense !

Et enfin, une citation qui te porte au quotidien ? »

Mère Térésa : « La paix du monde commence à la maison ». La clé elle est là. Juste là. Sous nos yeux. <3

Merci pour cette entrevue. Je vous souhaite une belle et douce journée à tous. A bientôt.

 

Pour suivre Soline et sa bienveillance tu peux la retrouver sur :

Son blog: https://www.seveilleretsepanouirdemaniereraisonnee.com
Sa page Facebook:https://www.facebook.com/seveiller/
Son compte Instagram: https://www.instagram.com/solineseveiller/

Maude, de « Maternemoi »: interview d’une super mumpreneuse !

Aujourd’hui nous avons la chance d’inviter à notre tribune Maude,  la créatrice de « Maternemoi » (son site ici), une marque proposant entre autres des pochettes de portage (transformables en sac) qui s’accrochent à tous les types de portage! Afin de mêler l’utile à l’agréable, il y a tout un tas de coloris différents, tous plus jolis les uns que les autres. Aussi minimaliste que je sois, j’y ai vu un vrai avantage et je me sers déjà d’une de ses créations depuis 1an. De plus, elle adore tout ce qui touche de près ou de loin au portage, et est maman de 2 loustics. Aussi je suis très heureuse qu’elle ait accepté mon invitation à se présenter ici-même. Allez, je lui laisse le micro sans plus tarder!

Petite précision, évidente pour nous mais pas forcément pour tous: nous ne gagnons rien à donner la parole à cette créatrice. Nous apprécions simplement son travail et avions envie de vous le partager!

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Ethanol: écologique, 25€ d’économies à chaque plein!

Aujourd’hui, on vous propose un article qui peut vous aider à faire baisser vos factures et qui rendra votre moyen de déplacement plus écologique (si tant est que vous mettez habituellement du Sans-plomb dans votre véhicule, bien sûr). L’idée de cet article est simplement d’essayer de partager au plus grand nombre une information simple, juste, aidante pour vous comme pour notre planète. Si vous roulez au SP95 ou SP98, vos pleins de carburant ne vous coûteront plus dorénavant 50€ mais 25€, tout en laissant une empreinte CO2 moins lourde sur votre passage… Cool l’éthanol, non? Allez, on rentre dans le vif du sujet. Lire la suite

Le masque social – commencement des relations de pouvoirs…

On porte tous un masque social, parfois bien lourd à porter, parfois imposé; parfois on ne s’en rend même plus compte, et on se noie dans une tentative de conformité presque pathétique, au détriment de la quête de soi. Lire la suite

Notre valise minimaliste, et mini-FAQ !

Si tu nous suis depuis un petit moment déjà, tu sais que nous sommes une famille minimaliste. Aussi, à la veille de notre départ en Suède pour 10jours et avec deux enfants en bas-âge, on trouvait intéressant de te partager l’intérieur de notre valise.

J’ai donc étalé toutes nos affaires sur le lit afin de t’expliquer pourquoi j’ai fait ces choix. J’en profite aussi pour te partager nos coups de coeur en termes de marques bio & éthique – sans rétribution financière aucune bien sur, il en va de soit! (pas de sponsoring!)

A la fin de la vidéo, nous en profitons pour refaire une mini-présentation de la famille, suite aux questions que l’on nous pose régulièrement en commentaires sur les différents réseaux sociaux. De quoi vit-on exactement et quels choix avons-nous fait à Ailes & Graines?

 

(https://youtu.be/dDqUaz5MCpM)

Sinon voici tous les liens de mes bons plans dont je te parle dans la vidéo :
* Pour les vêtements bio & éthique : www.modetic.com
* Pour les sarouels Les petites choses de Julia​ : https://www.facebook.com/lespetiteschosesdejulia
* Le collier d’Allaitement : Collier d’allaitement & de portage by apasdemoa​ (son site : https://collier-d-allaitement-et-de-portage.com) // L’interview sur le co-allaitement: https://ailesetgraines.com/co-allaitement-interview-dune-super-maman/
* L’Atelier « Jouer pour grandir » de Famille Epanouie​ : https://www.famille-epanouie.fr/jouer-pour-grandir/

Si tu as d’autres questions n’hésites pas, on essayera au mieux de te répondre 🙂

Avec toute ma bienveillance,

S’aimer, un acte écologique primordial

S’aimer est un acte écologique primordial. Au-delà de toutes les vertus que l’on peut prêter – et reconnaître – à l’amour propre véritable (telles la félicité ressentie, la légèreté de notre quotidien, de notre être, le fait que l’on rayonne positivement tout autour de soi – cette liste n’est pas exhaustive et n’attend que d’être complétée dans les commentaires!), s’aimer, aimer son soi dans toutes ses facettes, est un acte écologique vital, important, absolu. Oui, s’aimer est crucial pour notre planète. En avant pour la démonstration, je vous embarque sur mon dos le temps de ces quelques lignes. Lire la suite

Une super maman militante anti VEO : interview de Maja

Continuons notre tour d’horizon des supers mamans (ne vous méprenez pas, point de sexisme ici: il se trouve simplement que les personnes inspirantes de notre environnement pour l’instant interviewées ne sont que des femmes!). Aujourd’hui on te propose de faire la connaissance de Maja; ceux qui fréquentent les groupes Facebook de soutien dans la lutte contre les VEO (violences éducatives ordinaires) la connaissent forcément!
En effet, cette maman de deux enfants en « instruction en famille » donne bénévolement de son temps quotidiennement pour aider tous les parents en difficulté qui pointent sur son petit écran, afin de les aider à cheminer sur le chemin de la bienveillance parentale, centrée sur un unique objectif : le respect pour nos chères têtes blondes. On est plus qu’heureux qu’elle ait accepté de répondre à nos questions car cela fait quelques années déjà qu’elle est notre dealeur de bons conseils en la matière.
Sans plus attendre, voici son interview:

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Une super maman atypique: Interview d’Héloïse !

 Aujourd’hui on continue notre tournée « super maman » (tu peux retrouver l’interview de Mayane ici), pour cela on souhaiterait te présenter une personne qui nous inspire de jour en jour par ses choix éthiques et atypiques: il s’agit d’Héloïse WEINER du blog It’s a mum’s life Lire la suite

Le co-allaitement: interview d’une super maman !

Aujourd’hui on souhaitait te proposer de partager quelques minutes avec la créatrice d’Apasdemoa Collier d’allaitement et de portage. On a t’a déjà parlé d’elle dans une de nos dernières vidéos sur l’allaitement. Outre le fait que c’est une maman bienveillante, mom’entrepreneuse et en formation pour devenir animatrice en allaitement auprès d’une grande association, elle fait partie des rares mamans qui co-allaitent.

Déjà qu’en France, les mamans allaitantes ne sont pas en majorité, alors les mères co-allaitantes jt’en parle même pas! Loin des clichés de la mère névrosée qui maintient son enfant au sein ou de celle qui refuse de le voir grandir, Mayane te propose ici sa vision du co-allaitement.

Attention, aucun tabou, toutes les questions qu’on ose pas poser à ces supers mamans, et auxquelles tu aurais aimé avoir une réponse sont ici ! 🙂

 

« Salut Mayane! Pourrais-tu te présenter en quelques mots?

Me présenter… difficile à faire sans parler de notre tribu, car c’est notre équipe qui fait de moi celle qui te répond aujourd’hui!

Nous somme une joyeuse tribu constituée d’un papa, d’une maman créatrice de collier d’allaitement (mais pas que…) et de deux enfants plein de vie, une association, et des choix de vie alternatifs…​

Mes enfants et mes propres expériences d’allaitement m’ont décidé à devenir créatice de collier d’allaitement et de portage. J’aime créer sur mesure avec les mamans, j’aime tout dans ce métier! Pouvoir choisir mes tissus en coton bio, m’amuser avec mes perles en bois naturelles non traitées!

Mais aussi à tenir un blog pour discuter de sujets qui nous tiennent à coeur, et partager notre experience de vie à quatre, car oui, nous vivons, et travaillons ensemble tous les jours, tous les quatre…

Quelle est ton histoire avec le début de l’allaitement? (ça t’a paru normal, décision facile, début difficile…?)

Lors de ma première grossesse, l’allaitement était une option, parmi d’autres quand tu deviens jeunes parents. Nous partions sans idées, sans apprioris, sans questions… Ah si ! quelques questions techniques sur l’allaitement auxquelles a patiemment répondu notre sage femme diplomée en lactation à l’époque. Et puis bébé est arrivé, après quelques peripéties d’accouchement (césarienne d’urgence) en bonne santé! Nous nous sommes retrouvés avec ce bébé, déposé là en douceur par la sage femme, sur mon ventre. Notre tout petit qui par un refelexe des plus primaires et archaïques est remonté le long de mon corps bien fatigué, pour venir chercher ce flux vital à sa vie, mais aussi à sa survie pour continuer à grandir, murir dans ce monde d’un coup si brutal, dans lequel il allait devoir évoluer, et pour lequel des millenaires d’évolution ne l’ont pas encore préparé (mais c’est là un autre débat!). Et c’est avec une émotion intense, une révélation primaire que je l’ai laissé faire, et, ai admiré sa volonté, sa patience, son énorme capacité pour un être si petit, si immature à trouver ce qui lui était naturel et nécéssaire. Nous avons été émerveillés, subjugués… Une évidence naturelle s’est imposée à nous. Nous allions allaiter.

Du coup pour sa soeur, aucune question ne s’est posée, l’allaitement allait de soi!

Avais-tu toi-même été allaité? (Et si oui, combien de temps? Etait-ce important pour ta mère?)

Moi je n’ai pas été allaité, car j’ai été hospitalisé dès ma naissance. Mais ma maman a allaité ma dernière soeur quelques mois. Je ne sais pas trop si c’était important pour elle. Je ne connais pas son ressenti vis-à-vis de l’allaitement. Nous n’en avons jamais vraiment parlé.

Y-avait-il des mères allaitantes (amie, famille, …) autour de toi avant que tu décides de te lancer dans l’allaitement?

Oui en effet, ma cousine, et ma belle-soeur ont été mam’allaitantes avant moi. C’est d’ailleurs rigolo car ma belle-soeur a allaité une moyenne de 18mois, et je me souviens à l’époque je me disais « nan mais jamais, c’est n’importe quoi… » aujourd’hui je fais régulièrement mon mea-culpa interieur!!

Ce sont deux superbes mamans avec lesquelles j’ai beaucoup discuté allaitement, lorsqu’on s’appelait pour prendre des nouvelles de nos bébés!

Partais-tu au départ dans l’idée d’un « allaitement long »? 

Pour ma part non! Et d’ailleurs je ne parle toujours pas d’allaitement long! D’ailleurs je ne sais pas ce qu’est un « allaitement long »! Par contre je sais ce qu’est un « sevrage précoce » ou un « sevrage induit » !!

 

On dit souvent que l’allaitement est un contraceptif; qu’en penses-tu?

Je finis de rire et je te réponds!!

Plus sérieusement j’ai eu mon retour de couches trois semaines après mon enfantement, avec un allaitement exclusif! Voilà déjà un préjugé qui peut sauter! Le retour de couches peut se faire avant l’espacement de tétées ou l’arrêt de l’allaitement.

Et donc même avec un retour de couches tôt et malgré des cycles archaïques et bien Lili s’est installée alors que Titi avait 18mois et encore allaité de jour comme de nuit!

Lorsque tu es tombée enceinte de ton 2ème bébé, comment as-tu géré ton allaitement (diminution de la lactation, colostrum…) avec ton aîné?

AH THE QUESTION! Comment gères tu? Comment as tu géré?

Ma réponse va probablement laisser dubitative, mais je ne gère pas! Tout simplement.

De manière générale je ne compte pas, je ne calcule pas, je ne tire pas mon lait pour savoir combien de ml prend mon/mes bébé/s, je ne pèse pas mon/mes bébé/s.

Aller vraiment ce qui me guide beaucoup aussi, c’est l’état d’éveil de mes enfants. Tant qu’ils vont bien, je pars du principe que tout va bien!

Je vis, j’allaite, je ris… Et j’ai confiance en mon/mes bébé/s et la nature pour le reste!

De manière générale je ne sais jamais dire quand mon corps passe en lactation auto-gérée (autocrine) ou si c’est encore géré par les hormones… Bref…

Je vis mon allaitement avec une certaine dose d’insouciance, me posant les questions qu’au moment où j’en ai besoin (engorgement, mastite, candidose!)

Du coup pendant ma grossesse je ne sais pas du tout si j’ai eu une baisse de lactation, puisque titi est un serial téteur et ne m’a jamais fait de reflexion!

L’arrivée du colostrum j’ai fini par le comprendre le jour où j’ai voulu soigner une blessure de Titi (oui le lait peut servir à de multiples choses!) et où n’arrivant à tirer que trois malheureuses gouttes, légèrement colorées, j’ai compris pourquoi cela faisait quelques jours que Titi faisait la grimace en tétant !!!

A partir de là nous avons mis en place tout un processus de discussion et de jeu avec Titi, pour anticiper le partage des tétées.

Et comment ton aîné a-t-il géré cette période?

Ce fût surtout pour lui comme pour moi des adaptations « techniques » ! En effet il ne pouvait plus forcement se mettre sur mes genoux face à moi pour téter. Nous avons appris à téter en étant lui assis à coté de moi.

Pour la nuit, cela nous faisait faire un peu de gym, histoire de trouver nos positions !! lol!!

Comme je t’en parlais plutôt c’est l’arrivée du colostrum qui a demandé le plus d’adaptation !

Titi a passé une semaine a faire une grève de tétée et pendant cette semaine il comparait mes seins au robinet de la cuisine. Car pour mettre les choses en perspective et à sa portée je lui avais expliqué que dans les seins de maman, il y avait de « l’eau » (colostrum) maintenant, et que le lait reviendrait quand sa soeur sortirait de mon ventre.

De ce moment, à mon retrour de la maternité il a souhaité un biberon de lait, pour compléter le côté « nourrissant » du sein qui lui manquait. Mais après sa semaine de grève il a toujours tété et ce jusqu’au bout! Et même à peine quelques heures avant l’accouchement.

A la naissance de ta fille, as-tu aperçu des différences concernant la montée de lait ou la mise au sein comparativement à ton premier allaitement? 

A la naissance de Lili, j’ai du surtout tout réapprendre et surtout lacher prise!!

Bien que confiante, je me souviens m’être sentie perdu les deux premiers jours! J’ai tout de suite demandé à parler à ma sage-femme diplonée en lactation qui a tout de suite su trouver les mots justes : « pas de panique, vous savez faire !  C’est juste que vous êtes encore programmée sur l’allaitement d’un bambin. Votre fille n’a que 24H! »

Une fois les mots posés, cela m’a paru évident et toutes mes craintes se sont apaisées en moi. J’ai laché prise, me suis mis en état de découvete, et notre allaitement s’est mis en route tranquillement. Nous avons appris un nouveau rythme de tétée, de nouvelles odeurs, juste entre Lili et moi. Doucement, de façon complice, et avec une grande confiance l’une en l’autre! Elle en ma capacité à lui fournir ce dont elle avait besoin et moi en sa capacité à mener la barque !

Ton fils a-t-il souhaité « partager » naturellement les moments de tétées et de câlins avec sa petite soeur? Comment s’est passé ce passage de deux à trois pour lui et toi ?

Les premières tétées à la maternité, je m’organisais pour qu’au moment de son arrivée Titi puisse être seul à téter. Comme nous étions « séparés » pour quelques jours (bien qu’il venait avec papa tous les jours) je voulais qu’il ait ses moments d’exclusivités comme avant pour faire une transition en douceur. Papa prenait Lili et moi Titi dans mon lit. Si Lili pleurait alors on expliquait qu’elle avait faim, qu’elle n’avait que le lait de maman pour se nourrir.

La première mise au sein à deux Titi s’est mis en colère. Il pleurait et essayait de repousser sa soeur… Mais je connais suffisemment mon fils! Je lui ai donc tout de suite demandé quel sein il voulait bien « prêter » à sa soeur, pour lui permettre de s’impliquer et de redevenir acteur de ce qui se passait. Annihilant ainsi la sensation d’être volé, ou dépossédé de quelque chose qui lui était exclusif avant.

A partir de ce moment pendant quelques temps je lui posais cette question chaque fois que j’avais besoin de mettre Lili au sein et que lui-même souhaitait y aller.

Progressivement j’ai fini par remarquer qu’ils avaient chacun « leur » sein, et la question a disparu! Aujourd’hui tout roule et on peut même changer de sein « deux seins deux bébés! »

Et le papa dans tout cela, il en pense quoi?

J’ai la chance d’avoir un amoureux pro-allaitement!!

Pour le papa l’allaitement est une alimentation idéale. Pour lui le lait maternel est ce qu’il y a de plus sain, face à ce que l’on peut trouver dans l’industrie. De plus la femme étant naturellement faite pour allaiter, il y aurait dissonance à ne pas le faire!

Et puis il trouve ça beau! c’est souvent lui qui prend nos photos de séances d’allaitements par exemple!

Faut pas se le cacher, il trouve ça aussi beaucoup plus simple et pratique de ne pas avoir à préparer de biberon (ni se lever la nuit!), et d’avoir toujours ce qu’il faut sous la main !!

Même s’il aime aussi les rares fois où pour différentes raisons j’ai dû tirer mon lait et lui laisser pour bébé!

Mais pour lui il y a mille et une façon de s’impliquer auprès de ses bébés. Ca ne passe pas necessairement par l’alimentation. Cela n’est qu’une part de tout ce dont le bébé a besoin autant en termes physiques qu’affectifs!

On dit souvent que l’allaitement peut être un frein dans la vie sexuelle du couple, la poitrine étant très érotisée dans notre culture. Est-ce que le co-allaitement double le handicap ?

Ah la poitrine dans notre culture… Je pourrais en dire long… Mais je vais me concentrer promis !!

L’allaitement en soi n’avait déjà pas été un handicap, preuve s’il en fallait une : Lili!!

De fait, nous ne voyons pas en quoi le co-allaitement en serait un !

Cela demande, comme pour l’allaitement quelques ajustements « techniques », comme le fait qu’il y a des moments où je n’ai tout simplement pas envie d’être touchée. Soit par trop plein de touchés avec les enfants, mon corps réclamant d’être un peu en paix! Soit en cas de douleurs pour X ou Y raisons (engorgement, candidose, seins trop tendus…).

Mon amoureux respecte tout à fait cela! De manière générale, il me respecte entièrement. Il sait être patient et aimant de bien d’autres manières! Je ne suis pas réduite à une poitrine!! L’avantage c’est que je mesure 1m60 avec toute la peau et les parties du corps que ça comprend! ca en fait des choses à aimer !!

Et même si un troisième n’est pas à l’ordre du jour, tout va trés bien !!

Lorsque tu as appris ta seconde grossesse, as-tu pensé au co-allaitement tout de suite?

Je savais que le co-allaitement était possible. J’avais ouï dire que des mamans le faisaient. Pour le coup, en comparaison de ma première grossesse où je partais sans avis, là j’avais super envie de connaître cette experience. Mais je lisais beaucoup et entendais beaucoup que le grand avait tendance à se sevrer naturellement pendant la grossesse et encore plus à l’arrivée du colostrum. Donc je ne fondais pas de grands espoirs et espérais en secret pouvoir connaître cela. Mais sans pression pour personne. Ca se ferait tant mieux, ça ne se ferait pas, tant pis!

A mon grand bonheur, et mon heureuse fatigue, ça s’est fait!

Comment envisages-tu la suite de tes allaitements? As-tu des projections en tête?

Je n’envisage pas la suite de mes allaitements ! Comme je le disais plus haut je n’intellectualise pas ce sujet, je le vis! De fait je n’ai aucune projection en tête!

Mes enfants têteront tant qu’ils en ressentent le besoin, et je n’ai aucun doute quand au fait qu’ils s’arretêront un jour.

Si 3ème bébé il y avait, penses-tu faisable de nourrir 3 enfants en co-allaitement? Et plus?

Bien sur, ça ne me fait pas peur!

Il y a une notion à bien integrer. Je n’allaiterai pas 3 bébés, mais deux bambins et un bébé. Hors l’allaitement d’un bambin est complétement différent de l’allaitement d’un bébé.

Un bambin peut, avec un accompagnement doux et explicatif, patienter. Un bambin est diversifié, l’allaitement devient un complément au bout d’un moment et non l’inverse.

Les besoins et rythmes sont propres à chacun. Et j’observe ici avec mes deux loulous que chacun a ses moments, comme si ils savaient que là je suis plus ou moins dispo, pour un ou pour deux !

Quels sont les avantages et les inconvénients que tu vois dans le co-allaitement?

Oh je ne suis pas douée au jeu des avantages et inconvénients!

Ce que je peux dire c’est que c’est super pratique d’avoir un grand qui tête en cas d’engorgement !!

Mais qu’en cas de candidose tout le monde passe au traitement en prévention !!

Ce que je peux dire aussi, c’est que c’est parfois usant, fatigant, qu’on peut peiner à se retrouver dans son corps et sa tête. Mais qu’il n’y a pas que maman et les enfants dans l’allaitement. La place du papa, mais aussi le conjoint, l’amant, l’amoureux a vraiment toute son importance, encore plus dans les moments où la mère/femme, passe une phase difficile dans sa tête et/ou son corps.

Je n’ai pas connu la fratrie sans co-allaitement, mon témoignage sera donc biaisé ici. Mais ma vision à moi, c’est que ce co-allaitement developpe de la complicité entre mes enfants.

Que je fonds lorsque je vois mon fils lever son tee-shirt pour donner le tété à sa soeur qui pleure.

Que j’éclate de rire quand mon fils répond avec un grand éclat de rire à la question de son père « qu’est ce qu’on préfère chez maman? »

« Tétées papa!! »

Que je me liquéfie quand je vois ma puce papouiller son frère pendant la tétée.

Qu’une fois encore mon coeur explose d’amour quand mon fils veut absolument sa soeur en co-tétée pour arriver à s’endormir le soir, tout en lui faisant des papouilles soit pour s’endormir lui, soit pour la calmer.

Et j’en oublie tellement!

Et enfin, peux-tu nous décrire le co-allaitement en 3mots?

Famille, amour, équipe. « 

 

En espérant que ce témoignage a pu t’apporter quelques réponses. Si tu as des questions supplémentaires, n’hésite pas, Mayane reste à ta disposition. Elle a d’ailleurs une page Facebook: https://www.facebook.com/collier.d.allaitement.et.de.portage.by.apasdemoa

Tu peux bien sur partager cet article afin que le co-allaitement se démocratise de plus en plus.

 

 

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L’autre, un objet de consommation !

Il semble évident pour tout le monde que nous vivons, dans nos sociétés actuelles, dans une dynamique de consommation excessive: de produits certes, mais également de sensations – et ce, souvent au détriment des autres. Ainsi, les films, les livres, les pubs, les réseaux sociaux… nous racontent une histoire, essayent de nous vendre un rêve: celui du tout bonheur accessible rapidement, par la… Consommation, voire la sur-consommation. Le ridicule de nos modes de vie est par exemple mis en lumière par les réactions de certaines tribus plutôt épargnées par la « civilisation » à qui on amène des images de notre quotidien. Si tu nous lis régulièrement, tu sais déjà que nous nous sommes mis au minimalisme, sinon tu peux lire notre article à ce sujet: https://ailesetgraines.com/une-semaine-pour-etre-minimaliste/

Nous ne vivons pas notre vie, nous la consommons. Faire vite, au maximum de nos capacités, faire bien, vivre à fond, vivre mieux, déshonorer le reste et surtout gérer – pardon, contrôler – nos émotions; avec des moments prévus et socialement acceptés pour lâcher momentanément ce contrôle. Du lâcher-prise contrôlé, en somme. On ne compte plus les livres qui vous vantent la recette magique du bonheur, à base de contrôle sur ce qui ne doit pas l’être: les émotions. Tout va dans ce sens, y compris les pratiques tendances du moment tel le yoga ou la méditation; entendons-nous bien, nous n’avons rien contre ces pratiques, extrêmement intéressantes par bien des aspects. Nous trouvons simplement dommage et mal à-propos lorsqu’elles font effet de pansement. On entend souvent « Je fais du yoga, ça me déstresse… ». Et si nous faisions le choix de s’attaquer aussi et surtout à la cause même du stress?

Je voulais mettre en lumière comment l’autre (son parent, son partenaire, son enfant, son ami…) est également devenu un objet de consommation, entraînant ainsi des relations investies dans des postures qui ne peuvent être ni épanouissantes, ni stables – à moins de rester dans un état de déséquilibre équilibré.

Le consumérisme renvoie à notre rapport à l’objet – notamment l’Autre – et à notre narcissisme, à la façon dont on investit l’Autre dans le désir d’être aimé. Dans notre société, l’objet qui peut représenter une chose ou une personne, est très désiré voire convoité au point où il en arrive parfois à définir la personne que l’on est par notre statut ou pour notre valeur. Par exemple, un individu peut souffrir de ne pas avoir des attributs d’une certaine valeur financière, car il estime que c’est cela qui le définit socialement (maison, voiture, bijoux…) – ou encore le fait de « posséder » une femme ou un mari avec des enfants, représentant toute une symbolique dans notre société (épanouissement, réussite, exemple du bonheur familial…). DURKHEIM dans son ouvrage « Le suicide », avait mis en valeur cet aspect matérialiste que ça soit en possession d’objet ou de personne dans le fait que cela puisse impacter le taux de suicide dans une société.

En psychologie, la relation d’objet est donc quelque chose du registre de l’imaginaire, il n’est pas réel dans son aspect, très inconscient il prend une forme quelconque dans le réel (relation amoureuse, statut social, objet matériel…). Pour LACAN l’individu « ne cesse de chercher dans le regard social les signes de la valeur de son existence sans jamais mettre un terme à ce labeur ». Ainsi, dans notre société ce désir si fort d’être aimé et reconnu répond à une logique de l’objet à consommer.

Autrement dit, l’individu cherchera toujours dans l’objet aimé, qu’il investit voire qu’il surinvestit, sa propre image pour s’aimer lui-même. Dans la logique qui suit: si on m’aime c’est que je suis aimable donc je peux m’aimer. Ainsi l’individu sera toujours à la conquête de l’autre, d’où l’investissement d’un objet d’amour et de désir. Ce qui explique cette ardeur dévorante pour le consumérisme actuel qu’il soit dans une chose ou dans les relations. D’autant que l’être humain a le fort besoin d’être désiré, aimé; il cherche en l’autre le regard qu’il ne porte sur lui-même, dépendant totalement du regard social (un groupe ou une personne seule) pour estimer sa propre valeur. Cette « faille narcissique » est au commencement même avec le regard de la mère porté sur le nourrisson puis alimentée par la société (l’école est un parfait exemple: l’enfant perd ou gagne confiance en lui selon son niveau scolaire). LACAN explique que l’individu « ne cesse de chercher dans le regard social les signes de la valeur de son existence sans jamais mettre un terme à ce labeur »

Le psychanalyste CAUSSE explique que « l’individu se perd dans un reflet de lui-même qu’il prend pour la vérité de son être et qu’il contemple dans l’espoir de lui donner vie ». Cependant notre société est pathologique car partagée entre deux contradictions: d’un côté cet individualisme qui prend source dans le narcissisme propre à l’Homme et aussi dans cette affirmation de soi propre à notre époque mais d’un autre côté l’identité est fragile, trop dépendante, voire incertaine ce qui affecte les liens sociaux et donc le rapport à soi. L’individu est alors prisonnier du dilemme de sa singularité face à un monde non soutenant qui met à mal son authenticité. Il est alors possible que cet « effort pour apparaître sur la scène du monde se construise sur l’arrière-plan de la forte angoisse d’un « disparaître » » . On touche dès lors un problème complexe: c’est de faire entendre que le faire-ensemble, l’épanouissement de chacun réside dans l’abandon de ce besoin tout puissant « de l’avoir ou du pouvoir », afin de penser en terme global de socialisation. Il serait donc nécessaire pour diminuer la souffrance d’une part de modifier notre rapport subjectif à l’objet, en changeant la place que l’on occupe dans le rapport à l’autre, au monde et d’autre part de repenser le lien social dans sa globalité.

 

Pour voler de ses propres ailes :

ABRAHAM.K, Esquisse d’une histoire du développement de la libido fondée sur la psychanalyse des troubles mentaux, 1924.

BROUDICFIELD (psychanalyste), Le suicide réalité sociale et réalité psychique, le journal des psychologues, éd martin média, n° 262, 2008.

BUGEL.P,  Le Burn-out, revue Patient care, juillet 2003.

CAUSSE, extrait du cours sur l’Ethique du sujet et l’objet du manque, master psychanalyse Montpelier.

DURKHEIM, Le suicide, Puf,  édition 2013.

FREUD,  Deuil et mélancolie (1915), in Métapsychologie, Paris, Gallimard, 1981.

GIFFARD, psychiatre, extrait de son cours Processus et travail du deuil, formation au diplôme d’infirmière, 2013.

LACAN, Séminaire, tome 4, relation d’objet (1956), Seuil, 1998.

LACAN, Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je , Ecrits, Paris, Seuil, 1966.

LAMBOTTE (psychanalyste), L’objet du mélancolique, Eres, 2012. MIOLAN Nicolas, psychanalyste, écrit sur Deuil et Mélancolie, IFPP, Edupsy.

Site de l’INSEE, https://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=Suicide, 2011.

Intervention sur le Deuil et la mélancolie par l’association lacanienne internationale

 

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Accoucher à domicile, une possibilité à connaître !

Autour des années 1940 en France, une nouvelle tendance – qui nous semble aujourd’hui être devenue une évidente banalité – a métamorphosé la venue au monde de centaines de millions de bébés; dorénavant, leur première bouffée d’air, le passage de femme / homme à maman / papa, cette première découverte ex-utero, et foule d’autres moments intimes singulièrement rares qui constituent l’avènement ou la mue d’une parentalité, se déroulent systématiquement durant une hospitalisation, dans des maternités publiques ou privées impersonnelles et aux inconnus nombreux.

Les mères gestantes sont-elles des femmes malades? L’accouchement est-il pathologique par nature?

La réponse est non, bien sur, mais cette systématisation de l’hospitalisation ou le nombre plus qu’infime d’accouchements en maternité réalisés sans aucun acte médical (forceps, injection d’ocytocine, péridurale, épisiotomie, césarienne, la liste est sans fin…) semble prouver que si, dans l’inconscient ainsi que dans le discours de nombre de soignants, un accouchement est une situation pathologique. Cette pratique est devenue une norme intangible, allant de soi à tel point que les premières images qui viennent, lorsque l’on évoque à une personne non sensibilisée l’accouchement à domicile, sont ces petits pays lointains qui n’ont malheureusement pas la chance d’avoir un réseau médical aussi pointu et développé que le notre, ou encore ces mères qui ont subi un accouchement si rapide qu’elles n’ont eu le temps de sortir de chez elle. L’idée qu’une femme – en France! – veuille accoucher volontairement chez elle amène bien souvent dans l’entourage une certaine stupeur, légitime par la méconnaissance acquise ces dernières décennies de l’accouchement au domicile, avec pour craintes prégnates la mort de l’enfant ou celle de la mère. Une crainte qui traverse les générations à travers les récits de nos aïeux les plus âgés, venant d’une époque où l’hygiène était à des années-lumières de nos conditions actuelles. Vivant dans une société paternalisante où la médicalisation est un acte d’abord rassurant, déléguant aux « sachants » la capacité à écouter et prendre soin de son corps, certains couples (dont nous) choisissent néanmoins volontairement d’accoucher à domicile, participant à l’émergence d’une tendance à contre-courant complet de celle connue il y a moins d’un siècle; un choix forcément atypique en France qui l’est nettement moins aux Pays-Bas par exemple, où une femme sur trois accouche dans la chaleur de son foyer, entourée des gens qu’elle aime, par choix.

Notre premier accouchement a eu lieu dans une maternité dite « physiologique »: nous concernant, malgré un personnel sage-femme très respectueux et attentionné, la physiologie est un concept avec lequel ladite maternité s’arrange facilement, avec notamment des injections d’ocytocine strictement obligatoires, des anesthésistes tenant un discours dévalorisant la capacité de la mère à vivre son accouchement sans péridurale, utilisant à chaque fin de phrase des arguments chocs du type « vous dites toutes ça, et puis 95% d’entre vous finissent avec la péridurale, hein!« , une position d’accouchement imposée, les mesures en tout genre effectués sur petit bout trente minutes à peine après sa venue au monde, interrompant alors notre première rencontre pour remplir des cases sur une feuille… Notre second accouchement fut à notre domicile, dans notre cocon, juste à deux, sans sage-femme. Une piscine gonflable remplie d’eau pour l’occasion, des bougies, de la pénombre, un naturel et une complicité totale entre nous.

Et bien, notre deuxième accouchement a permis l’achèvement de ce que notre premier n’avait pu réaliser jusqu’au bout; il faut savoir que pour nous, un premier accouchement a une signification toute particulière, tel un rite de passage entre la vie d’enfant (être l’enfant de…) et la vie de parent (être la mère ou le père de …). C’est un moment intense, empli d’émotions, très attendu – et souvent même très fantasmé! Une mue de nos personnes se sont partiellement opérées lors du premier, puis totalement avec le second; le lieu accompagnant cette profonde transition est important, et nécessite d’être adapté aux désirs profonds de réassurance, de confort, de quiétude, d’apaisement; éléments que la maternité n’a pas pu nous offrir, lors de notre première expérience, et que l’on a pu mettre en place pour le second. Réfléchir en amont au lieu d’accouchement et étaler devant soi toutes les possibilités s’offrant à vous (certaines conditions de santé pouvant orienter vers un refus de la sage femme spécialisée en AAD, par exemple) est un exercice qui nous semble essentiel.

J’ai été peiné, moi Alexis, de voir que lorsque ma femme dit avoir accouché à domicile, on lui assène le fait qu’heureusement son mari était médecin , qu’heureusement j’étais avec elle. Comme si ma blouse blanche maintenait la sécurité. Il n’en est rien et je tiens à le dire publiquement: ma femme a accouché seule, car son corps est fait pour donner la vie! Aucun médecin n’accouche une patiente, aucun professionnel ne devrait s’octroyer le droit de dire « je l’ai accouché ».

Seule la femme accouche et rendons-lui hommage pour cela !

Il est donc important que la femme qui va accoucher sache qu’elle a le choix (maternité, maison de naissance, accouchement au domicile assisté par une sage-femme, ou sans sage-femme, …), ce qui est rarement le cas – surtout pour un premier! Et bien sur, à chacun/chacune de voir quel choix lui correspond, il n’y a dans nos esprits aucun jugement de hiérarchie entre l’accouchement au domicile, ou en maternité, ou ailleurs: la maternité peut être le choix de beaucoup, et ce sera un choix en toute conscience! Quoi de plus confortable que de choisir réellement, avec la sensation que ce choix est le bon, le sien?

Si l’on devait énumérer les raisons qui nous ont amené à aller vers un AAD: liberté de mouvement lors du travail, liberté de la position lors de la poussée et lors de la sortie du bébé et du placenta, les massages en toute intimité, se permettre cris/pleurs/chants graves sans gène pudique… puis la coupure du cordon différée, avec un reliquat plus long laissé à l’enfant pour permettre une meilleure cicatrisation, la mise au sein immédiate si l’enfant le souhaite, différer toutes les mesures inutiles à plus tard, afin de ne pas altérer la première rencontre entre petit bout et le monde ex-utero, entre les parent et l’enveloppe charnelle de petit bout, pouvoir réaliser de l’homéopathie à partir du placenta, toutes les suites de couches… Rester dans son cocon, ne pas être dérangé, connaître son environnement par coeur, la sécurité émotionnelle apportée par celui-ci, dormir dès la première nuit chez soi, ne pas avoir à lutter contre tel ou tel acte médical, ne pas avoir à être suspicieux quant à la moindre seringue ou au moindre bistouri volant autour de nous… Lors d’un AAD, la femme et son bébé sont au centre de toutes les décisions, au centre de l’accouchement. On ne s’en remet pas aux sachants, la sachante, c’est celle qui accouche. Par exemple, saviez-vous qu’il est nettement plus bénéfique d’attendre que le cordon ait arrêté de battre pour le couper? Tant qu’il bat, c’est que la mère continue d’envoyer vers son bébé du sang, nécessaire à une meilleure oxygénation qui se fait avec douceur passant délicatement du cordon à la respiration nasale. Le couper trop tôt revient à le priver d’un tiers de son volume sanguin à la naissance. Saviez-vous que la position prise lors d’un accouchement non guidé correspond très (très!) rarement à celle pratiquée en maternité, choisie simplement pour améliorer le confort de travail de la sage-femme? Saviez-vous que l’injection d’ocytocine, régulièrement administrée en maternité durant le travail, est la première responsable – et de très loin – des hémorragies profuses à propos desquelles nos inconscients paniquent? Logique, quand on sait que cette hormone est uniquement injectée pour accélérer le travail.

Malheureusement, l’information n’est pas loyale en France, avec un accouchement médicalisé extrêmement banalisé par la presse féminine, les médias ou par le corps médical, bien sur, et l’accouchement non médicalisé diabolisé. De ce fait, les femmes perdent le contrôle sur leur accouchement, ne pouvant faire un choix éclairé et n’ayant pas idée qu’elles peuvent refuser toutes ces techniques qui leur sont souvent imposées de fait, les rendent dépendantes et les dépossèdent du véritable vécu de leur accouchement. Attention, l’idée n’est pas de dire que l’accouchement médicalisé n’est pas souhaitable, chacun faisant le choix en adéquation avec ses besoins propres. Ce que nous trouvons dommage est le manque d’information éclairée criant, concernant l’une ou l’autre possibilité d’accouchement.

D’ailleurs, même si l’accouchement à domicile est encore autorisé en France, rares sont les personnes qui savent que c’est une véritable possibilité qui s’offrent à elles – en plus des maternités et des maisons de naissance. Presque un sujet tabou. Il n’est pas facile d’obtenir le nom d’une sage femme pratiquant les AAD.

Selon l’association des sage-femmes, il n’y a à ce jour que 60 praticiens de l’AAD en France et la demande excède largement l’offre. Nombre de sage-femmes que nous avons rencontré seraient intéressées par cette pratique, mais se heurtent à un problème de taille: depuis 2002, une loi stipule : « Les professionnels de santé exerçant à titre libéral (…) des activités de prévention, de diagnostic ou de soins (…) sont tenus de souscrire une assurance destinée à les garantir pour leur responsabilité civile. » (Art. L1142-2 du Code de la santé publique). Or, les sages-femmes qui accompagnent les accouchements à domicile (AAD), n’ont souvent pas les moyens de payer une telle assurance, car c’est environ ce qu’elles gagnent sur l’année. Le montant est calculé sur les gains d’un gynécologue obstétrique… dur de rivaliser! Il existe donc un paradoxe, les sages-femmes doivent être assurées pour exercer légalement mais rien n’est en place pour qu’elles le puissent. Les praticiens exercent alors souvent sans assurance, donc dans « l’illégalité », avec des risques importants encourus.  Il semble que les discussions sur la question de l’assurance professionnelle sont encore à ce jour ouvertes. Cependant il est émouvant de voir que malgré les intenses pressions sociales, juridiques, financières, contre l’AAD, associées à des conditions horaires de travail compliquées (astreinte 24h/24, grand nombre de patientes car une demande dépassant de loin l’offre), la solidarité est bien présente pour permettre à celles qui le souhaitent de vivre un accouchement sécure, au domicile; nous sommes nombreux à relayer cette pratique magnifique d’une naissance respectée.

Pour soutenir l'AAD : https://cdaad.org 

PS: si Louise, fabuleuse SF, passe par ici, une grosse pensée pour toi <3

SOURCES

ADAMSON GD : home or hospital births ? ; JAMA, may 2, 1980- vol 243, No/17, pp1732-1736, 1980. 

ANDERSON RE, MURPHY PA : outcomes of 11788 planned home births attended by certified nurse midwives . Jal of nurse midwifery ; dec 1995.

BRABANT Isabelle, Pour une naissance heureuse, Ed Chronique sociale, 2003.

CHAMBERLAIN G, WRAIGHT A, CROWLEY P, Home Births – The report of the 1994 confidential enquiry by the national Birthday Trust fund. Parthenon Publishing, 1997. 

PIREYN-PIETTE Cathy-Anne, Accouchement à domicile: risque ou modèle?, Mémoire de fin d’étude pour le diplôme de sage-femme, 2005.

 

 

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Pas un cadeau d’être minimaliste, vraiment? (Vidéo)

Ca y est, la fièvre du minimalisme s’est emparée de toi; le premier tri fut plus éprouvant que prévu, physiquement et émotionnellement, mais cette sensation de légèreté te transporte?! Bravo, te voilà passé de l’autre côté aha ^

Oui mais voilà, le chemin n’est pas forcément celui auquel tu t’attendais, et des surprises surgissent, notamment l’incompréhension de tes proches et la difficulté à faire respecter ton choix, face à certaines habitudes/conventions sociales résistantes. Et oui, à chaque événement on voudra t’offrir un cadeau, ni utile ni souhaité mais: tradition oblige!

Dans cette courte vidéo je te livre nos petites astuces pour ne pas mettre à mal ni ton minimalisme, ni tes proches.

(https://youtu.be/PYPXb0GL3F8)

Pour lire notre début dans le minimalisme: https://ailesetgraines.com/une-semaine-pour-etre-minimaliste/

Et bien sûr, si tu aimes cette vidéo, partage-la et/ou abonne-toi à notre chaîne Youtube, cela nous rendra toujours heureux et de ce côté là on ne souhaite pas faire dans le minimalisme 😉

 

Notre végé-out, ou comment parler salade?

Cela fait maintenant plus de 5ans que nous ne mangeons plus d’animaux, ni de la Terre ni de la Mer.

Notre histoire avec lé végéta*isme n’a pas tout à fait commencé de la même manière, au sein de notre couple. Pour elle, le goût de la viande a toujours été une épreuve à affronter, vaillamment, et son déclic s’est produit devant un porcinet fièrement mis en avant dans l’émission MasterChef. Lui, il a du probablement être carnivore dans une autre vie mais a décidé – du jour au lendemain – de décréter la VeganPowerMania ! Mais au final, qu’importe, notre histoire commence comme pour beaucoup avec tout un tas de questions: Un animal est-il un objet? A-t-il des ressentis, des émotions? Quelle raison peut-elle être assez importante pour que nous, habitants de notre chère métropole française, puissions se permettre de (faire) tuer un animal? Se priver totalement de chair animale peut-il entraîner des carences? Si la réponse est oui, vers quel type d’alimentation se tourner afin de respecter autant que faire se peut la vie animale? Si la réponse est non, est-ce que mon « plaisir gustatif » peut justifier d’ôter la vie à un être qui ne peut pas – de principe – m’appartenir? Ce cheminement prend du temps, et nécessite une bonne dose d’introspection ainsi qu’une certaine mise à distance de son histoire pas forcément toujours évidente lorsque dans votre entourage personne n’est végéta*ien/ne, que vous avez été éduqué au goût des « bonnes choses » et qu’un changement dans ce domaine apparaît souvent comme radical.

Pas facile de remettre en question tout ce que l’on nous a appris, à commencer par l’équilibre alimentaire! On s’est – forcément – questionnés sur cette question de la santé; c’était d’ailleurs le sujet qui revenait le plus souvent sur la table avec nos proches – ou moins proches -, mais ça, on y reviendra plus tard.
On a donc cherché des réponses, trouvé tant bien que mal des travaux non financés par l’industrie agro-alimentaire (c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, j’vous le dis!), on s’est enquiquinés pendant des jours et des semaines afin de comprendre comment fonctionnait l’assimilation des acides aminés, du fer, de la ô célèbre vitamine B12 et – enfin – comment s’y prendre pour équilibrer autrement nos repas. On a tenté, on est tombés, on s’est relevés. Comme dirait l’autre, veni vidi vici ! Et très rapidement, on s’est sentis soulagés, comme libérés, d’avoir pris cette décision: c’est bon, c’est officiel, on est végé ! 😀

Bon, ok, au départ il a bien fallu que notre palais s’habitue à de nouvelles saveurs, voire textures. Et on vous avoue très honnêtement que les premières expériences avec le tofu version plastique reconditionné ne nous ont pas convaincu; on a alors béni de tout notre coeur les similis, qui nous ont permis de passer la transition en douceur (saucisses de soja, merguez de légumes, nuggets de pommes de terre, fromages végétaux… merci à vous!).

 

Mais le plus difficile fut… et de loin… de réaliser notre végé-out !

Car oui, parler végétarisme avec certains omnivores c’est un peu comme montrer au coyote une photo de Bip bip au pied d’une falaise: direct, ça agace ! C’en est parfois à se demander si un jour ils n’ont pas été attaqués vicieusement par une salade, ou si une carotte ne s’est pas – par inadvertance diront-ils – logée dans un endroit où il ne fallait pas… Car il faut bien le dire, nos premiers repas avec nos familles et amis ont été tout au moins désagréables, même si tu fais tout ce que tu peux pour que ce sujet n’arrive pas au centre de la table. Il y a bien sûr les diverses interrogations – avec souvent la réponse attendue intégrée au sein même de la question – sur la santé, certes teintées d’inquiétude mais trop souvent arrosées de moqueries sur la pâleur supposée de nos visages, de notre maigreur à venir ou encore des bruits d’animaux imités en soulevant les assiettes remplies de viande. En plat principal, on nous avait servi les terribles souffrances vécues par les patates – d’humeur taquine, on aurait alors pu se demander pourquoi ils en mangeaient eux-même, face à une cruauté manifestement insoutenable? -, avec ses accompagnements « vous vous priverez de tous les plaisirs« , la révélation « vous finirez bien par mourir de quelque chose » et la minute scientifique « les muscles se nourrissent de muscles » (et les cheveux de cheveux?!). En guise de dessert, de digestif ou de bonus c’est selon, on toise votre assiette… « tu manges de l’herbe en fait, tu vas mourir de faim » avec foule d’anecdotes que tu n’as pas forcément envie d’entendre en tant que végéta*ien, à savoir les recettes imparables pour ne pas manquer son foie gras maison, comment on s’y prend pour tuer la poule de sa tante  ou encore comment un steak bien saignant, ça peut être vachement bon.

Un bon conseil: dans les premiers temps de votre végé-out – si jamais vous êtes sur ce chemin vous aussi – faites tout ce que vous pouvez pour éviter les virus. Car manifestement, la viande, ça immunise mieux^^

Petit récapitulatif du dico végétal:
  • végétarien: ne mange pas de chair animale (ni viande ni poisson).
  • végétalien: en sus, ne mange aucun produit issu d’une exploitation animale (ni lait, ni miel, ni oeuf)
  • vegan: en sur-sus, les autres sphères de son quotidien sont exemptes de produits issus d’une quelconque exploitation animale (ni cuir, ni laine, ni…)

 

Aujourd’hui nous continuons de cheminer dans nos réflexions, nous avons enlevé nos étiquettes quelqu’elles soient, et nous tentons dans ce monde de faire au mieux avec nos convictions. On n’est pas parfaits, on essaye pas de l’être, on évolue simplement sur notre chemin à nous, souvent pas exactement sur le même d’ailleurs. Sans jugement aucun, dans la tolérance et la bienveillance de l’autre.

Pour finir cet article, voici une petite vidéo sur le dilemme éthique (aucune image choquante!) :
https://www.youtube.com/watch?v=OpKjq8AJgNo 

 

 

 

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Apprentissages auto-Hommes

L’apprentissage autonome c’est laisser le petit Homme être en totale autonomie !

C’est lui faire confiance dans son apprentissage et arrêter de penser que sans l’adulte l’enfant restera un petit animal sauvage, et donc qu’il aurait besoin qu’on l’instruise… Non! L’enfant n’a besoin que de la bienveillance de l’adulte; une bienveillance honnête qui lui permet de suivre, et de poursuivre son chemin.

Comme le dit si bien John Holt :  « les enfants s’instruisent sans enseignement ».

Il faut lâcher prise – Aaaaaah, cette maudite et pourtant si précieuse expression… si on l’a sort à tout bout de champ, dans chaque article de développement personnel, de parentalité, de… ne pensez-vous pas que c’est probablement parce que c’est plus facile à dire qu’à faire? Bon effectivement, c’est une notion qui me semble essentielle, vitale même! si on ne souhaite pas interférer dans le cheminement de l’adulte en devenir que vous accompagnez. Il faut faire totalement confiance en l’enfant; depuis sa naissance – et il vous l’a déjà maintes fois prouvé, avec le 4 pattes, la marche, … – il a un élan irrépressible pour apprendre (si tu veux voir ma vidéo sur le lâcher prise: c’est ICI).

L’enfant est sans cesse guidé par son enthousiasme et sa curiosité.

Certains parents pensent que s’ils ne tiennent pas les mains de leur enfant, il ne marchera jamais; certains parents pensent que s’ils n’apprennent pas les lettres à leur enfant, il ne saura pas lire; certains parents pensent que s’ils n’apprennent pas à leur enfant à dire merci, il ne sera jamais poli ! Je vous préserve des exemples les plus exotiques..

Et si je vous disais que je crois réellement que c’est tout l’inverse ! Mes enfants me le prouvent tous les jours. Mon fils aîné a eu envie d’apprendre les lettres – de lui-même-, il avait tout juste 18mois. Ô grand jamais je n’aurais eu de toute façon l’idée de lui proposer si tôt ce genre d’activités. Et encore aujourd’hui il m’a bluffé: en cherchant dans des jeux de société il est tombé sur « des chiffres et des lettres », et a souhaité écrire – en toutes lettres – les chiffres qu’il voyait… Il a d’abord commencé par partir voir une affiche à l’autre bout de la pièce, comment s’écrivait le un, puis le deux, le trois… puis s’est mis à courir dans toute la maison heureux comme un pinson pour aller chercher les lettres et composer les mots (cf photo). Alors, oui bien sûr, si je devais faire ma prof d’école, j’aurais pu dire qu’il y avait eu quelques erreurs, mais qu’importe: je n’ai pas corrigé, car j’ai confiance. Je sais bien qu’il s’auto-corrigera de lui-même, s’il le souhaite, quand il le voudra. Les expériences passant. Après tout ne dit-on pas que l’on apprend de ses erreurs?

Si tu as vu ma vidéo sur la non-scolarisation, tu as dû comprendre que nous avons choisi avec le papa de ne pas mettre nos enfants à l’école, nous ferons donc de « l’instruction en famille ». Instruction? On nous demande souvent si nous suivrons un programme ou une pédagogie particulière.

La réponse est NON et encore NON ! Attention, on ne pense pas qu’ « instruire » activement ses enfants par une pédagogie ou une autre est moins bien – ce n’est simplement pas le chemin qui nous parle. On pense qu’il y a du bon à prendre dans chaque pédagogie, qui a vu le jour en son temps, dans son contexte d’alors, et qu’aucune ne va correspondre pleinement à nos enfants; tout simplement car chaque enfant est unique. Et qu’il nous apparaît délicat de nous immiscer, avec des règles, des pédagogies établies, dans les schémas d’apprentissages actifs de l’enfant invisibles à nos yeux de parents. Nous avons donc décidé de les accompagner sur leur chemin, à leur rythme propre, en suivant leurs envies afin de leur permettre de développer toutes sortes de compétences.

Comme le dit Clara BELLAR : « L’APPRENTISSAGE AUTONOME, C’EST APPRENDRE COMME ON LE SOUHAITE » !

Que se passerait-il si nous intervenions dans son chemin ? Notre enfant est alors comme coupé dans son élan, freiné dans son envie profonde, essayant tant bien que mal de comprendre pourquoi on l’a stoppé. Quelle raison peut bien être assez importante pour qu’on me bloque? Et il repartira alors se connecter à une autre dynamique interne. La conséquence négative, si l’occasion est peu fréquente, n’aura que peu d’impacts sur son développement interne. On peut le voir en pratique au sein même de notre famille! Car le lâcher-prise que cela nécessite (à ce sujet tu peux voir ma vidéo sur YouTube à ce sujet: https://youtu.be/6OG69UBykHU) fait qu’il n’est pas évident de ne JAMAIS interférer dans l’apprentissage de l’enfant.

 Avec le papa nous avons remarqué que nous le faisons lorsqu’on nous transférons nos propres angoisses sur nos enfants; et dans ce cas on repère que notre manque de confiance en lui – et en nous – se transmet  à l’enfant. A long terme cette attitude cassera la spontanéité des enfants à faire quelque chose, l’enfant se sentant obligé de demander la permission pour chaque chose, de demander à l’adulte son avis et son jugement sur ce qu’il fait ou ne fait pas, afin de ne pas fauter, d’être rassuré et réassuré également narcissiquement. Freiné plusieurs fois à l’heure, et avec le temps, un enfant finit également par voir sa propre flamme éteinte et suivre le comportement qu’on semble attendre de lui. Afin d’être accepté. Ses expressions d’être se manifesteront alors autrement, par d’autres voies, dites « accessoires », si le tableau de lui-même qu’on lui tend n’est pas trop restrictif.

Il nous semble dès lors primordial d’interférer le moins possible afin de laisser toute la chance à l’enfant de s’épanouir dans ce qu’il est et avec ce qu’il a en lui.

« Devenons des semeurs d’enthousiasme! » André STERN

 

SOURCES

André STERN, Semeurs d’enthousiasme, Manifeste pour une écologie de l’enfance, Edition l’instant présent, 2014.

Jonh HOLT, Les apprentissages autonomes, Comment les enfants s’instruisent sans enseignement, Edition l’instant présent, fev 2014.

Clara BELLAR, film ETRE et DEVENIR: https://www.etreetdevenir.com/EED.fr.html#Accueil

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Non merci, mon enfant n’ira pas à l’école !

A 3 ans, les enfants rentrent à l’école, en petite section de maternelle, mais pour nous (le papa et moi), c’est inenvisageable!
Nous avons fait un autre choix: celui de l’instruction en famille, et je t’explique pourquoi dans cette vidéo. Lire la suite

10 points clefs pour un entretien d’embauche

Les entretiens, à vrai dire, c’est généralement assez stressant, rien qu’en y pensant.

J’ai longtemps été une personne particulièrement timorée au point d’avoir d’énormes blocages relationnels et notamment durant les discussions, alors un entretien, un oral… je n’en dormais pas! Puis, les choses ont changé. Petit twist de l’esprit. Il est particulièrement difficile de se présenter à un entretien d’embauche après une coupure (mise en avant de la vie familiale pour un temps, maladie, etc…).

Depuis, j’ai passé beaucoup d’entretiens et j’ai eu la chance d’avoir plusieurs choix en même temps ! Ce pourquoi je partage ces points clefs avec vous.

Avant l’entretien

  1. Préparez-vous mentalement, relisez l’annonce, les attendus.  Renseignez vous sur la structure et ses spécificités, « révisez » les points qui vous semblent faibles en fonction de vos acquis. En bref, remettez-vous dans le bain, cela vous permettra d’être bien au fait le jour J et de ne pas faire d’impair déplaisant aux yeux du RH. Une bonne connaissance de l’entreprise fait de vous un futur salarié impliqué aux yeux des recruteurs.
  2. Ayez confiance en vous ! Car si vous avez réussi à passer les barrières de l’envoi du CV et de la lettre de motivation, c’est que votre profil EST intéressant, que vous avez ce qu’il faut pour le poste !!!!! Faites la liste de vos points forts, de votre parcours, il en vaut la peine de toute évidence ☺ !
  3. Choisissez une tenue adaptée. C’est un point important bien que cela semble dérisoire. Si vous n’êtes pas à l’aise dans votre accoutrement, vous ne serez pas à l’aise lors de l’entretien et bien évidemment, cela se sentir. Inutile de choisir du trop guidé, généralement une tenue « habillée-mais-pas-too-much » suffit (chemise-pantalon par exemple, etc…) , n’en faites ni trop, ni pas assez (ne venez pas en survetement du dimanche !). Bref, en vous regardant dans le miroir avant de partir, il faut vous sentir « beau » !

Pendant l’entretien

  1. Dédramatisez. En réalité, vous avez besoin d’eux mais il y a des milliers de poissons dans l’eau, de nouvelles opportunités à saisir, si cela ne fonctionne pas ici, cela marchera ailleurs. Gardez en tête que vous ne jouez pas votre vie, que si ça échoue, vous trouverez probablement mieux ailleurs. Qui plus est, dans ce cas précis, ce sont EUX qui ont besoin de vous ! Ce sont des êtres humains comme vous qui ne sont pas là pour décortiquez votre cerveau. Il est important que vous ayiez l’air à l’aise même si c’est un exercice difficile. Gardez à l’esprit que ce n’est rien qu’un entretien.
  2. Travaillez le contact humain. L’entretien est un rapport humain, aussi, la politesse est certe de mise, mais il est également important d’avoir l’air professionnel et amical en même temps. Regardez la personne dans les yeux, parlez lui posément. Souriez !
  3. Mettez-vous en avant. S’il y a bien un moment dans votre vie où il est recommandé de vous mettre en valeur, c’est bien celui-ci. Décrivez vos compétences, votre parcours, vos aptitudes particulières, ce pourquoi vous seriez un employé particulièrement compétent (réfléchissez-y avant, cela sera plus simple). Il est essentiel de développer, de ne pas donner une liste linéaire de compétences (type « je suis sérieux, je suis ponctuel, je suis doué en excel… »), des exemples concrets permettront au recruteur de mieux analyser votre profil (et lui évitera d’être méfiant à ce sujet), de connaître davantage vos diverses aptitudes, votre singularité et unicité en tant que futur employé, ce qui vous démarquera  des autres de fait !
  4. Préparez la question type « qualités-défauts ». C’est une question fréquemment posée « citez vos 3 principales qualités, et vos 3 défauts », on y coupe rarement. Evitez d’y réfléchir au dernier moment, soyez honnête mais mettez en avant des qualités qui iront bien avec le poste. En revanche, évitez les réponses basiques du type « mon défaut… je suis perfectionniste », réfléchissez à quelque chose de plus personnel « j’ai tendance à entasser les papiers dans mon bureau, j’ai un sens de l’ordre qui m’est propre » ou « j’ai du mal à faire confiance à mes collègues tant que je n’ai pas pu juger de leur sérieux », « je suis très impatient de voir les résultats de mon travail ! » etc… il existe de centaines d’exemples qui ne vous mettront pas à mal.
  5. Soyez attentif : aux questions posées, prenez le temps de les écouter jusqu’au bout afin de ne pas répondre en étant un peu « à côté de la plaque » ou en allant trop loin dans l’univers personnel .  Répondez de façon calme, respirez. Soyez également attentif aux attitudes de votre interlocuteur (signes d’impatience auquel cas, synthétisez votre discours et passez au point suivant), intérêt (développez encore davantage, etc…). Cela vous donnera des directions importantes pour la suite de l’entretien.
  6. « Vous avez des questions ? » OUI ! Montrez de l’intérêt pour la structure, votre éventuel futur travail malgré tout ! Ne répondez jamais non ! Essayez de trouver des questions qui vont nouer une relation avec la personne face à vous type « comment avez-vous décidé de monter cette entreprise ? Pourquoi ? »,  « quel est votre parcours ? », « quelle est la composition de l’équipe ? » ou sur un point particulier qui vous intéresse. Il y a de milliers d’autres interrogations à poser. Ne demandez, oh grand jamais, si vous avez réussi l’entretien, c’est une marque de manque de confiance en soi (et le recruteur ne veut pas de ca dans sa structure !

Après l’entretien

  1. Détendez-vous. Avant tout, débriefez avec un proche , réfléchissez aux points que vous pourriez parfaire pour le prochain entretien. Mais également et surtout…. Relâchez la pression, prenez du temps avec des proches, faites vous plaisir. En bref, célébrez l’effort, vous l’avez mérité !

Bien évidemment, l’on ne peut réussir tous les entretiens, il y a parfois meilleur que soi.

Mais ces quelques conseils vous permettront de sortir des profils scolaires que les recruteurs rencontrent 20 fois par jour, à être une personne dont l’on se souvient et à malgré tout augmenter vos probabilités d’être embauché !

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Connaissez-vous bien vos droits concernant votre santé ?

La santé, ça n’attend pas ! Et pourtant, nous sommes inégaux quand il s’agit des soins …

Pour les plus faibles revenus, la hauteur des frais peut devenir un handicap à l’accès aux soins pourtant inhérents au bien-être.

La loi du 27 juillet 1999 a instauré la Couverture Maladie Universelle, permettant ainsi aux plus faibles revenus d’avoir un accès à une couverture santé de base. Elle est, depuis la loi du 1er janvier 2016, remplacée par la PUMA : la Protection Universelle Maladie à ces fins

LA PROTECTION UNIVERSELLE MALADIE

Cette mesure a pour objectif de simplifier l’accès à la couverture maladie, afin de garantir un droit au remboursement des soins de façon continue et stables sans que les changements professionnels et familiaux n’aient d’impact dessus, de réduire le nombre de démarches administratives de l’assuré et de permettre davantage de confidentialité aux assurés.

Qui peut en bénéficier ? 

  • Toute personne résidant de manière régulière ou stable en France ou travaillant en France (sous réserve de présentation d’une pièce d’identité ou carte de séjour en vigueur)

Salarié, non salarié ?

  • Pour les salariés,les cotisations seront calculées en fonction des revenus
  • Pour les non-salariés dont les revenus dépassent les 9654€ annuels, une cotisation subsidiaire sera exigée (idem pour les étudiants, mais le barême est différent), si les ressources sont inférieures à ceci, il n’aura aucune cotisation à verser, de même que pour les retraités, les personnes touchant le chômage.

L’affiliation est immédiate, en revanche le bénéficiaire devra faire l’avance des soins et sera remboursé par la suite.

La COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE COMPLEMENTAIRE

Pour qui ?

  • Les personnes résidant de manière stable ou régulière en France
  • Ne pas excéder le seuil de ressources annuels (actuellement 8723€/an )(révisé chaque année).

Comment en bénéficier ?

Il est nécessaire de faire la demande auprès de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) la plus proche de chez vous, soit en vous y rendant directement, soit en leur faisant parvenir ce formulaire https://www.cmu.fr/fichier-utilisateur/fichiers/FORMULAIRE_736_demande_assurance_maladie.pdf rempli , signé et assorti des justificatifs demandés.

Vous serez par la suite notifié de la décision par courrier.

Quelles différences ?

La CMU Complémentaire offre un remboursement plus généreux des actes de santé et couvre la part complémentaire des frais sanitaires.  Elle permet ainsi une rétribution accrue dans la limite des forfaits accordés pour les barêmes de la sécurité sociale notamment dans le cadre des frais dentaire, optiques, de matériel…

L’affiliation se fait sous un délais de 2 mois après le dépôt de la demande. Elle est Accordée pour un délais d’un an renouvelable. Cette fois-ci le bénéficiaire n’a pas à avancer les frais. Le Tiers Payant  est automatique!!!!

Aucun dépassement d’honoraires ne peut vous être facturé alors (notamment dans le cadre des visites chez des spécialistes)

Un seul dossier ne peut être accordé pour le foyer.

Attention, les bénéficiaires du RSA socles ne peuvent en être bénéficiaires

« Je ne suis pas certain de connaître mes droits en matière de santé ! » ? Ca tombe bien, l’assurance maladie propose un simulateur sur internet !

https://www.ameli.fr/simulateur-droits

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Qu’est-ce que la tutelle & la curatelle ?

Les mesures de tutelle et de curatelle sont destinées aux majeurs en situation de vulnérabilité psychique et/ou physique (le mineur était forcément sous tutelle de ses parents jusqu’à ses 18 ans), par exemple, Madame A que j’ai rencontré récemment dans mon emploi m’exprime qu’elle est rentrée dans une dépression profonde depuis que sa nièce vient tous les week-ends lui « emprunter » 500€ qu’elle ne lui rend jamais, que son fils ne l’appelle que pour ce qui à trait à l’argent également. Ainsi, cette dernière se sentant utilisée et ayant le sentiment de perdre un lien précieux avec sa seule famille a demandé à être placée sous tutelle afin de ne plus avoir cette responsabilité, ne plus avoir à dire « non » et à en assumer les conséquences les mois difficiles. Son souhait le plus cher étant de les voir, pour les bons moments uniquement et se dégager de ces discussions monétaires. Elle a donc émis le souhait d’être placée sous tutelle. C’est toutefois un cas rarissime, Madame A ayant toute sa tête.

Faire la différence ! 

Dans le cadre de la tutelle, le tuteur va devoir représenter juridiquement la personne quasiment au quotidien dans les actes de la vie civile.

La personne désignée va percevoir sur un compte (à part du sien propre, bien evidemment) les revenus de celle qu’elle protège afin de les gérer. Elle va donc administrer un budget mensuel pour les dépenses de son protégé et être à même de s’occuper de tout ce qui touche à l’administratif. Bien sûr concernant les dépenses mensuelles, il est possible d’accorder des « extras » pour les dépenses exceptionnelles ou supplémentaires.

Le tuteur va donc signer (pour le cas d’un achat immobilier par exemple) au nom de la personne qu’il représente. Lorsqu’il s’agit des actes de disposition ( achat et la vente d’un immeuble, l’ouverture d’un nouveau compte ou livret au nom ou pour le compte de la personne protégée, ou encore la renonciation à un legs ou à une succession), il est nécessaire que le tuteur demande l’avis au conseil de famille ou bien au juge des tutelles

La personne sous tutelle doit obligatoirement recevoir une information adaptée à son degré de compréhension quant aux conséquences et aux risques d’un examen, d’un traitement, d’une intervention etc.

Dans le cadre d’interventions le majeur sous tutelle peut refuser un acte que le médecin sera tenu de respecter, sauf cas de danger immédiat pour sa vie

La curatelle,simple, amenagée et renforcée :

  •  La curatelle simple : la personne est en capacité d’accomplir les actes de gestion du quotidien (gérer son budget, ses comptes, souscrire à des assurances, etc…) sans se mettre en danger mais ne sera aidée par le curateur que pour ce qui concernant les actes de disposition (exemple : l’accord du curateur est nécessaire pour ce qui est de souscrire à un emprunt).
  •  La curatelle renforcée : le curateur va percevoir les ressources de l’individu et gérer ses dépenses sur un compte qui sera ouvert au nom du protégé. Il sera amené à gérer son quotidien seul sauf pour ce qui à trait à des achats importants, l’accord du tuteur est nécessaire pour une union civile.
  •  La curatelle aménagée diffère un peu, le juge va dicter les actes pour lesquels le curateur interviendra et ce que la personne peut faire toute seule ou non.

Qui est désigné tuteur ou curateur ?

  •  La priorité est donnée à la famille, l’époux ou le conjoint sont généralement tuteurs légaux à moins que la communauté de vie ne soit pas respectée. Toutefois, des exceptions sont possibles pour les personnes désireuses de l’être (avec l’accord du protégé).
  • Dans les cas où cela n’est pas possible, le juge des tutelles peut également nommer une personne extérieure à la famille (gérant de tutelle ou bien via une association tutélaire)

Comment en faire la demande ?

L’ouverture d’une tutelle ou curatelle peut être demandée au juge des tutelles via :

  •  La personne elle-même ou son conjoint,
  •  La famille ou des proches
  •  La personne qui exerce déjà ses fonctions sans que cela n’ait été notifié ou bien
  •  Directement par le procureur de la république
  •  La mesure est proportionnée et individualisée en fonction du degré d’altération des facultés personnelles de l’intéressé.

Elle devra donc comporter  certains documents:

  •  Le formulaire de demande (CERFA 15424*01)
  •  Un certificat médical
  •  Dans le cas où la mise en danger par un acteur sociaux, des courriers d’appuis de ces derniers et/ou des proches en complément

Et cela devra être adressé au juge des tutelles ou Tribunal d’Instances de la circonscription dont dépend le majeur à protéger.

Ce n’est qu’après envoi du dossier que sera décidé de degré de protection par le juge des tutelles, en fonction de l’état de vulnérabilité et des facultés de la personne protégée. La demande peut également être refusée si le juge des tutelles estime qu’il y a absence de consentement du majeur et qu’il est en mesure de se protéger lui-même.

Des questions? N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à m’envoyer un e-mail.

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Les 4 types de divorce et leur procédure

« Le divorce peut être prononcé en cas, soit de consentement mutuel soit d’acceptation du principe de la rupture du mariage, soit d’altération définitive du lien conjugal, soit de faute. »

Article 229 du Code Civil issu de la loi du 26 mai 2004 

Il existe donc 4 grands types de divorce:

1- LE DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL : les époux sont d’accord pour se séparer et sont également d’accord sur TOUTES les conséquences (financière, patrimoine, enfants…). Un médiateur familial peut être parfois aidant pour éclaircir certains points, car ce divorce est le plus simple, le plus rapide et donc le moins coûteux. le juge au Affaires Familiales (JAF) va donc juste vérifier le libre consentement de chacun et vérifie que l’accord entre les époux.

2- LE DIVORCE POUR ACCEPTION DU PRINCIPE DE LA RUPTURE: les époux sont d’accord pour divorcer mais n’arrivent pas à se mettre d’accord sur toutes les conséquences qui en découlent. Le JAF va alors leur proposé une médiation, mais si aucun accord n’est pris, il décidera et prendra la décision pour les époux (souvent pour une période d’essai de 6mois à 1an… il est alors plus avantageux de trouver un accord en médiation pour ne pas se sentir laissé par la suite).

3- LE DIVORCE POUR ALTERATION DEFINITIVE DU LIEN CONJUGAL : les époux doivent être séparés depuis 2ans, c’est à dire qu’ils ne doivent plus vivre sous le même toit et être indépendant financièrement l’un de l’autre. Dans ce cas là le divorce est prononcé car le mariage n’existe plus. Ce divorce peut aussi résulter d’une procédure de divorce pour faute mais où aucune faute n’a pu être prouvée sous un délais de 2ans.

4 – LE DIVORCE POUR FAUTE:

Selon  l’article 242 du Code civil : une faute est relève de «  faits imputables au conjoint et constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, rendant alors le maintien de la vie commune intolérable« . En voici quelques exemples : abandonner le domicile conjugal, refus de participer aux dépenses financières du quotidien, refus de soins au conjoint malade, refus de soutien dans l’éducation des enfants, ne pas participer aux tâches ménagères, infidélité, voire même refus de relations sexuelles … et bien sûr toutes violences est une faute !

Voici les violences admises dans la loi:

  •  les violences physiques
  •  la communication d’une MST
  • le refus de paternité ou de maternité
  • les attitudes injurieuses
  • le désintérêt pour la famille
  • l’absence de loyauté

 

Petit point sur la procédure de divorce: 

Avant de commencer les démarches, je ne peux que vous conseillez en amont de bien identifier les causes qui vous y mènent. En effet, beaucoup de divorce sont liés à des problèmes de communication entre époux. Il est alors intéressant, avant tout de rétablir le dialogue pour faire la part des choses entre ce qui peut-être ou non tolérable à une continuité de la vie de couple (surtout lorsqu’il y a de enfants).

Si effectivement les causes identifiées ne permettent pas la poursuite du mariage alors sachez que la procédure n’est pas la même selon si vous souhaitez un divorce par consentement mutuel (point 1) ou les autres divorces (points 2, 3, 4). Cependant voici les étapes de façon schématique:

(Ouvrir l’image en grand clique ICI )

Pour en savoir plus, sachez que vous avez dans chaque département une Maison de Justice et du Droit qui permet gratuitement de rencontrer un avocat, de plus sachez que de nombreux médiateurs sont en mesure également de vous éclairer sur le divorce (le 1er entretien d’information est gratuit dans les centres de votre commune ou payé à moindre frais chez un médiateur libéral).

 

Dans tous les, n’oubliez pas que le divorce n’est que la fin d’une relation, et encore dans le cas où vous avez des enfants, vous êtes reliés pour toujours à cette personne. Ainsi je dirais que divorcer n’est pas une livre qui se ferme, juste une page qui se tourne. Votre vie continue … elle n’est pas terminée !

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Le burn-out, l’épuisement professionnel et le harcèlement professionnel.

Le burn-out, l’épuisement professionnel et le harcèlement professionnel.

J’ai choisi un exemple glissant réel, il suivra le fil de l’article.

Commençons par un chiffre marquant, aujourd’hui ; 1 salarié sur 4 se sent harcelé au travail 

Célia a été touchée par un long épisode de dépression il y a 2 ans, elle avait alors 51 ans. Sa situation professionnelle a été bouleversée à cette période. Pourquoi ? Elle avait enfin trouvé un travail qui lui avait permis de s’épanouir au niveau du travail comme familial. Puis, sans crier garde, elle a commencé à ressentir un malaise, tous les jours plus intense, en se rendant sur son lieu de travail. En premier lieu, il lui a été difficile de comprendre exactement à quoi cela était dû, était-elle une mauvaise employée ? En tous les cas, c’est ce qu’elle a pensé durant de nombreux mois. Sa responsable ne cesse de lui demander des tâches qui n’incombent pas à son poste, qui se surajoutent à celles qu’elle doit accomplir habituellement, puis, elle lui reproche d’être bien trop longue. Lorsqu’elle rentre dans son bureau, les conversations s’interrompent brusquement. Célia a le sentiment d’être nulle, incompétente, et peu appréciée par sa responsable et son acolyte. Elle est de plus en plus fatiguée, plus souvent malade et commence à se renfermer sur elle-même à la maison, elle a honte d’elle-même.

Le harcèlement moral au travail est un phénomène dramatique qui touche bon nombre de salariés. Il est puni par la loi. L’article L1152-1 du Code du travail pose la définition du harcèlement moral : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

Cela peut se traduire par divers types d’humiliations : publiques, des critiques injustifiées, une dévalorisation, l’isolation du salarié, le dénigrement, le refus d’adapter le poste au salarié.

N’oubliez jamais qu’en tant que salarié, vous n’êtes pas corvéable à merci et que vos droits méritent d’être respectés.

Tout d’abord, il convient de définir le burn-out comme le syndrôme d’épuisement professionnel

L’Organisation Mondiale le définit comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

  • Un état de stress intense,
  • Une démotivation,
  • Le sentiment d’être incompétent et voué à l’échec,
  • Une fatigue chronique
  • Un affaiblisement des défenses immunitaires
  • La dépression, voire des idées suicidaires.

Cette liste n’est aucunement exhaustive mais recense quelques uns des principaux symptomes.

Les répercussions viennent jusqu’à empiéter dans le quotidien, l’ « après » travail.

Cela peut toucher malheureusement n’importe qui comme le révèlent les statistiques ci-dessus.

Revenons-en à Célia, une fois la source de son mal-être a été identifiée, elle a enfin été capable d’en parler.

Nous avons alors établi un plan d’action qui peut s’appliquer à toutes ces situations :

  1. Ne montrez aucune once d’agressivité ; cela pourrait vous nuire (et sachez que dans le milieu du travail, les murs ont des oreilles ! protégez vous !)
  2. Gardez des trâces : conservez les e-mails dégradants ou en inadéquation avec vos conditions de travail, notes, etc…. Ne ripostez pas de façon agressive. Il est important de répondre de façon neutre, cordiale et polie (« cette tâche ne relevant pas de mes fonctions, je transfère votre e-mail au service compétent, cordialement. » ou encore « je vous remercie, je prends notes de ceci » (pour les adeptes de l’ironie mais restez poli).
  3. Contactez des syndicats, ils seront un recours infiniment précieux .
  4. Demandez ensuite à rencontrer les RH avec le secours des syndicats.Préalablement, rédigez un courrier factuel. C’est ce que j’ai proposé à Célia, son premier courrier était long, bourré de jugements de valeurs, on y lisait un ramassis de reproches propre à son ressenti . Ce n’était bien évidemment pas acceptable ni recevable par les instances supérieures. Nous avons donc tout décortiqué pour en faire éclore les faits. Cela a été très long. Mais c’est une étape absolument nécessaire qui sera force de conviction face à un jury.  Il est interessant de vous faire relire par un proche qui ne connait pas votre environnement de travail afin qu’il puisse déceler les incohérences et ce qui relève du jugement ou non.Après de nombreuses heures, relectures et reformulations, nous avons réussi à retracer l’antériorité des difficultés ressenties par Célia, leurs causes. Nous l’avons fourni aux syndicats pour un regard extérieur
  5. Faites des oraux-blancs avec vos proches. Face aux RH, vous devrez présenter la situation à l’oral. Etant donné que c’est nécessairement quelque chose de très éprouvant, il est nécessaire de vous entrainer préalablement avec des proches. Pour Célia, cela a été une épreuve particulièrement difficile. Nous avons donc fait 6 oraux blancs. Durant le premier, j’y jouais la RH bienveillante. Toutefois, c’était bien la première fois qu’elle s’échinait à expliquer la situation oralement, dans l’ordre et hors des jugements. Sa voix a rapidement tremblé, puis je l’ai vu fondre en larmes. Après un thé, un peu de temps seule, elle a relu ses notes, puis, nous avons recommencé, c’était déjà moins difficile, mais je la sentais encore très émue (à juste titre). Ne sachant pas à quel type de jury elle ferait face, j’ai endossé plusieurs rôles : la RH neutre (très déstabilisant), la RH qui semble avoir un parti pris et trop occupée pour bien écouter, le « good-cop, bad-cop » avec un acolyte (durant lequel le « bad-cop » ne cessait de poser des questions pièges), etc… C’est un exercice important même s’il semble dérisoire, c’est ce qui vous permettra d’avancer la tête haute, avec un discours construit face à un jury. Faites-le avec des proches bienveillants, demandez à changer les approches afin d’être paré à toute situation. Célia a fini par être prête, elle a obtenu gain de cause face au jury. Son poste a été revalorisé, sa responsable a reçu un avertissement. Nous avons d’ailleurs réalisé que ce n’était pas la première fois que cela arrivait. Les langues se sont déliées par la suite. Par sa force d’affronter ce qui la touchait, elle a réussi à ouvrir une brèche et s’est enfin sentie soutenue par ses pairs, également cibles de ses attaques.
  6. Cela peut également trouver sa place devant un tribunal, auquel cas, recherchez un avocat spécialisé. Le courrier précédent et les oraux blancs ne pourront que vous aider, surtout face à un tribunal ou votre emploi sera examiné sous toutes ses coutures.

Votre vie au travail ne doit pas être un calvaire ! Pour cela, prenez soin de vous !

Si toutefois, vous en arrivez à  perdre le gout de votre emploi, des bilans de compétences sont possibles : Pôle emploi en propose (mais selon des quotas annuels), certains CIDFF pour les femmes, etc…

Ils peuvent d’ailleurs être financés par votre entreprise.

Prendre soin de soi, mais comment ? (bien sur, ces conseils sont à adapter à vos envies)

  • Ne vous isolez surtout pas dans ces situations là, vos proches sont votre filet et seront là pour vous autant que vous avez su l’être pour eux.
  • Accordez-vous des « récompenses »  lorsque vous avez fourni un gros effort ou que vous avez dû effectuer une tâche qui ne vous enchante pas (pour Célia, c’était à chaque fois qu’elle se retenait de riposter contre sa supérieure), cela peut être un bonbon, acheter un gel douche qui sent bon, un bon petit plat, … un petit plaisir en bref !
  • Un suivi psychologique peut également être un soutien tout au long du parcours
  • Abreuvez-vous de témoignages (ils sont nombreux sur internet notamment), nous connaissons tous quelqu’un qui en a été victime, et il est utile de partager les expériences, de pointer les dysfonctionnements ensemble, se conseiller mutuellement, aller de l’avant à deux. Vous n’êtes pas seuls et vous n’avez pas à vous battre seul. Il existe des groupes de parole qui peuvent apporter beaucoup.
  • Achetez un petit carnet, notez les dates et 3 choses dont vous avez été fiers dans la journée ou qui vous ont apporté un petit moment de bonheur . Cela peut être de petites phrases ou 3 mots. Relisez les 7 derniers jours en fin de semaine. Astreignez-vous à cette routine de manière régulière, l’effet ego-boost viendra 😉
  • Gardez confiance en vos compétences professionnelles, les « abuseurs » savent repérer leurs victimes, et rappelez-vous que l’on attaque que lorsque l’on se sent en danger !

A la fin de toute cette histoire, Célia, qui avait peur de devoir quitter son emploi et ne plus en retrouver du fait de son âge a pu relever la tête, retrouver confiance en elle progressivement. Elle est passé du statut de victime à gagnante, elle a su trouver des soutiens qui l’ont aidé à reprendre confiance en elle et lui ont donné la force de mener ce bras de fer.

Elle est aujourd’hui chef de service. Beau parcours n’est-ce pas ?

Andrea Soares, sociologue du travail souligne le fait que la victime de harcèlement psychologique est souvent une personne qui travaille avec efficacité, et dont les autres se sentent menacés (de par ses compétences), ce sont des individus d’une grande centralité au travail ! 

Il y a de quoi retrouver confiance en vos compétences non ?!

SOURCES

AMOTRACE, résultats intermédiaires sur les risques psychosociaux au travail, 2006 à 2007, sur 3000 personnes. Etude publié par l’INVS, mai 2007.

L’article L1152-1 du Code du travail

 Allocution de Catherine Le Galès-Camus de l’Organisation mondiale de la Santé. La santé est l’affaire de tous : les arguments économiques en faveur d’une bonne santé en milieu de travail, Conférence de Montréal, 1er juin 2005.

Sonia Lupien, neuropsychologue, est directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine (Montréal, Canada). Elle est aussi directrice et fondatrice du Centre d’études sur le stress humain.

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Une semaine pour être minimaliste

Il m’est toujours difficile d’écrire sur une tranche de ma vie, j’ai plutôt tendance à partager des faits scientifiques sur divers domaines, basés sur des ouvrages étudiés. Mais l’envie était là alors je me lance dans cet ardu travail qui est de vous raconter cette « nouvelle lubie », comme le dirait nos familles: on se lance dans le minimalisme !

Je tiens donc à préciser que je suis totalement néophyte dans ce sujet, et que cet article ne porte que sur ma propre et minime expérience, qui je l’espère évoluera avec le temps…

Avec mon mari, on a l’habitude de sortir des sentiers battus, alors finalement ça n’a surpris personne qu’on s’intéresse encore à un fait atypique certes mais qui se veut -selon moi-  de plus en plus éco-citoyen! Tout commence avec un paradoxe bien heureux: « je dois renouveler ma vaisselle. Elle est moche et abîmée, je l’ai depuis très longtemps. » Oui mais voilà, ça m’embête d’acheter alors même que j’ai déjà des assiettes et en même temps j’ai bien envie de faire du neuf dans ma cuisine. Il me prend d’une folie acheteuse, chose qui m’arrive rarement, et en quelques clics je chauffe la carte bleue et me mets à rêver  de ces nouvelles assiettes bleutées qui feront un effet chic car assorties à mes meubles. Oui mais voilà, je crains que mes placards trop bien remplis ne tolèrent ces nouveaux arrivants… une seule solution: faire du tri.

Il va donc se passer 1 semaine entre l’achat de ma nouvelle vaisselle et son arrivée et entre temps je me suis auto-cambriolée ! Entre temps, nous sommes passés au minimalisme !

Je ne saurais vous dire comment exactement je suis passée de l’un à l’autre exactement; juste en fréquentant quelques groupes et forums sur le sujet, un soir, entre deux tétées de mon fils j’ai lu un blog s’y référant, regardé des images et l’envie est née (petite dédicace de remerciement à Héloïse Weiner, dessinatrice à www.itsamumslife.fr, qui a fait un post sur son blog à ce sujet) ! J’en ai donc parlé à mon mari, qui lui anticonsumériste à fond  a vu une opportunité de plus pour emmerder les grandes multinationales! 😀

Nous nous sommes donc fixés quelques règles, simples mais basiques pour nous aider à faire le tri tout en douceur :

  • on garde tout ce qui nous est utile
  • et on garde tout ce que l’on aime
  • on donne ou on vend le reste, et de la vente on essaiera de s’acheter un appareil photo (on en rêve depuis un moment, mais les prix sont assez exorbitants!). Ceci nous a donné la motivation de départ  je l’avoue!

 

La 1ère journée: le tri dans les vêtements.

C’est ce que je redoutais le plus et pourtant c’est ce par quoi je voulais commencer. En effet, nous sommes 4, deux adultes et deux enfants de moins de 3ans, ainsi on remplissait aisément chaque armoire et j’avais un stock de cartons invraisemblable rangés pour les vêtements de bébé, plusieurs cartons pour chaque âge… au total il me semble qu’il y en avait 15 en fait pour habiller un garçon de la naissance à 18mois !! J’avais à moi toute seule de quoi remplir une penderie en entier, une armoire en entier et 2 cartons de chaussures! Moi qui ne suis même pas une fashionista … je me suis étonnée de voir tout ce que je gardais depuis tant d’années sans jamais l’avoir mis. Ca a été une vraie phase thérapeutique pour moi, une véritable page qui se tourne. En effet, je gardais précieusement certains vêtements que je portais avant mes grossesses comme des ultimes buts à atteindre, ou encore des vêtements de plus de 10ans comme cette mini robe bustier  (qui se porte sans soutien-gorge… autant vous dire qu’après deux allaitements, ça me fait du bien de plus la voir me narguer dans mon placard!!). Finalement je me suis rendue compte que je tournais avec les mêmes vêtements, et que si je devais me séparer de tous ceux dans lesquels je ne me sentais pas spécialement bien dedans… et bien il en reste pas beaucoup. Le 2nd tri a été de voir le côté utile et du coup de voir le minimalisme de la chose: ai-je vraiment besoin de 4 pyjamas? ai-je vraiment besoin de 4 débardeurs noirs? « Et si j’arrivais à vider totalement cette commode, on pourrait même la vendre, ça ferait plus de place dans la chambre!« .

Au final voici ce qu’il me reste, vous avez là: manteau, veste, pull, teeshirt (manches courtes et longue + débardeurs), robe, jupe, pantalon, vêtement de sport et de ski, pijama et robe de mariée (inutile certes mais trop sentimentalement attachée!). C’est un bon début, bien que je sois sûre que j’effectuerai un 2nd tri d’ici peu !

Cette première journée fût riche en sensations. Toute fière de mes cartons à donner et de mes sacs à vendre, je couche mes loulous comme chaque soir, et de surcroît avec la fierté du devoir accompli. Vous connaissez ce sentiment? C’est ce petit sourire un peu bétouille qui met en avant cette autosatisfaction et cette fierté toute personnelle !! Sauf que… quelques heures plus tard, quand je vais au lit, une angoisse monte, je n’arrive pas à l’identifier. Je rêve que je perds mon mari et je me réveille hyper angoissée. Le côté psy en moi s’interroge, « que veut me dire mon inconscient ? Lui qui ne parle qu’avec des images? » Et si finalement le fait de se séparer des choses, nous rappelait à quel point les gens qu’on aime sont importants? Enlever certaines attaches met forcément en exergue celles qui restent. Et finalement une fois qu’on réalise que les choses ne sont que des choses, le reste revêt une dimension toute particulière.

Avec mon mari ça nous a pas mal ébranlé cette première journée. On pensait pas que ça allait remuer autant de choses. C’est finalement assez thérapeutique, se replonger avec nos transferts, sur nos souvenirs, nos regrets, nos achats compulsifs, nos cadeaux, nos biens matériels si socialement ancrés… et finalement se rapprocher encore et toujours de notre moi véritable !

2ème journée: les jouets des enfants

Avec le papa, on s’était mis d’accord pour que le minimalisme rentre dans notre vie en respectant chaque membre de la famille, ainsi si lui, moi ou les enfants (bon… bébé de 6mois n’a pas encore d’attache matériel ^^) veulent garder quelque chose, les autres ne jugent pas! A chacun de garder ce qui lui fait plaisir et de respecter que parfois on a encore du mal à lâcher prise, bref à chacun son rythme!

Mon mari a donc pris soin de vider tout le coffre à jouet et de faire le tour avec notre fils de ce qu’il souhaite garder ou non, puis il a refait le tour une 2ème fois en nommant chaque objet en expliquant à chaque fois que si on disait au revoir à ce jouet il partirait pour toujours de la maison. Tout s’est fait en douceur. Bon autant vous dire, mon fils a tellement redécouvert certains jeux qu’il lui a été difficile de se séparer de beaucoup d’entre eux. Mais les choses se feront petit à petit …

3ème et 4ème jour : les habits des enfants

Alors là y’avait du stock !! On nous avait donné tellement de choses pour ma première grossesse que je n’avais pas osé jeté/donné qu’on croulait littéralement depuis 3ans sous les cartons, il y en avait partout 0_o  Il était pourtant utile de faire un tri. Puisque comme nous souhaitons d’autres enfants, je devais être attentive à ce que je souhaitais garder. Bien sûr, avec déjà deux enfants, on a une vision plus clairvoyante de ce qui est utile ou non. Et au final, il me reste 5 cartons (avec les affaires actuelles comprises) : de la naissance à 6mois/ 12 et 18mois/ 2ans/ 3ans et 4/5ans.

Nous avons décidé de ne rien vendre, car c’était des dons ou des cadeaux, alors on en a mis sur certains groupes de dons et sinon on en a donné la majorité à La Croix-Rouge. Ayant fait du bénévolat pour cette association pendant un petit moment, j’ai une attache toute particulière avec celle-ci; mais une autre aurait aussi fait l’affaire !

Voilà que sur cette 4ème journée, le soir, mon mari a un petit coup de flip lui à son tour. Il a dû mal à trier ses vêtements, ce vide qui se fait tout au tour de lui l’oppresse un peu. Il a envie de poursuivre mais se demande s’il est vraiment prêt au jour d’aujourd’hui. On décide alors le soir-même de se visionner le documentaire « Minimalism » (en sous-titré français sur Netflix). Ce qui nous a permis de répondre à certaines de nos questions et donc de nous rebooster.

D’ailleurs si vous connaissez d’autres films ou liens sur le sujet, je suis partante (n’hésitez pas à me le mettre en commentaire 😉 ).

5ème jour: le salon et les papiers administratifs.

Là il était surtout question de rangement, car l’ouverture des placards était synonyme de potentiel tremblement de terre avec le risque que quelque chose vous tombe dessus et avec en prime la possibilité de ne pas retrouver certains choses. Mes placards me remercient donc d’avoir pris du temps pour avoir trié et à classé. Et concernant les papiers administratifs, j’ai découvert que certains pouvaient sans souci être jetés. Pour ne pas faire n’importe quoi je me suis référée à ce lien officiel que je vous conseille : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F19134

6ème jour: La cuisine !

C’est certainement ce tri qui est le plus visible car, nous avons pu nous séparer de certains meubles de cuisine. Bien sûr le colis de ma nouvelle vaisselle est arrivée et ça a été pour moi délicat de me dire « ok c’est nouveau, je l’ai acheté car ça me plaisait mais est-ce utile?« . Forcément mes buts ont changé depuis quelques jours et me voilà avec des choses que je n’aurai finalement pas acheté mais quand même c’est neuf, c’est joli, c’est du gadget tentant^^ C’est Monsieur qui m’a remis alors dans les rangs, et puis finalement j’ai pas envie que ça s’entasse dans mes tiroirs. Challenge respecté: tout rentre et est bien rangé !

7ème jour: la salle de bain et les produits ménagers.

Cette étape a été la plus rapide. J’ai fait le tri dans les médicaments et rendu à la pharmacie les autres. Les produits de beauté? bah, étant une habituée du naturel, je n’avais donc déjà pas grand chose. Et pour ce qui est des produits ménagers, je me suis rendue compte qu’il n’y a de fait pas besoin d’un produit pour chaque élément à nettoyer; et vu que je commence – doucement mais sûrement- à faire mes produits moi-même cela réduit considérablement le nécessaire.

8ème jour: le multimédia (livre, CD, DVD…).

Cette étape est loin d’être facile pour moi, car étant actuellement en thèse, des livres j’en possède et j’y vois une vraie utilité pratique, dans le sens où j’aime gribouiller dessus (oui oui je sais certains vont s’offusquer de cette habitude !!), du coup c’est pour moi irremplaçable par du livre numérique ou emprunté en bibliothèque. Pour le reste nous avons décidé de les dématerialiser ou de garder seulement nos favoris. Le reste sera vendu pour compléter notre cagnotte.

Cette étape est toujours en cours et nos ventes aussi.

La maison semble plus grande, chaque objet a sa place, nous connaissons la totalité de nos biens matériels. Chaque chose a une utilité pour le quotidien ou nous apporte un vrai plaisir.

C’est une première étape et nous savons que d’une part un second tri nous sera nécessaire mais aussi qu’il nous fera lutter contre le consumérisme actuel avec d’abord nos anciennes habitudes mais aussi face à nos proches. En effet, ce choix sera délicat, on le sait, à faire respecter auprès de nos familles et amis, qui sous couvert de souhaiter nous faire plaisir pour les fêtes, vont nous offrir des biens matériels. En tout cas, là, de suite, je peux vous dire que je me sens toute légère… comme si finalement je respirais enfin !

Et vous? Minimaliste ou non? Prêt à tenter l’expérience?

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"AVOIR UN COUPLE EPANOUI EN 3 ETAPES",