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Faire ensemble: être deux acteurs dans un couple (3/3)

Dans la continuité de nos vidéos de couples, voici un 3ème volet qui va vous faire certainement réagir.
En effet, on nous fait souvent la remarque en message privé que bien souvent les deux partenaires ne s’engagent pas avec la même intensité au sein du couple, et que cela finit par faire souffrir tout le monde, parfois jusqu’à l’épuisement de l’un des deux.
Une situation délicate qui peut détériorer la relation conjugale si elle perdure dans le temps.
Et si ce n’était qu’une vue de l’esprit ?
Et si en quelques petites modifications il était possible de rééquilibrer le couple et donc la relation, pour un investissement juste et agréable pour chacun et donc tous ?
Ainsi dans cette vidéo nous te proposons quelques pistes de réflexion à partager en couple, des bonnes astuces que nous avons mis en pratique au quotidien dans notre propre vie.

Avec toute notre bienveillance,

Elodie & Alexis

 

 

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L’écoute comme preuve d’AMOUR (communication dans le couple 2/3)

Dans cette 2ème vidéo « spécial couple », nous avions envie de reprendre quelques bases et notamment l’écoute de l’autre. Lire la suite

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Communication dans le couple: les sujets « sensibles » ! (1/3)

Voici notre 1ère vidéo concernant la communication dans le couple.

Elle reprend de nombreuses informations que je donne en conférence sur la communication bienveillante.

Des concepts que nous avons su mettre en pratique dans notre vie de couple, et que l’on vous partage dans cette vidéo. Ainsi, cette 1ere vidéo sur 3 du volet « COMMUNICATION BIENVEILLANTE DANS LE COUPLE » qu’on vous a préparé traite de la problématique suivante: comment parler des sujets délicats (et notamment des choix éducatifs pour nos enfants) avec bienveillance, avec son / sa partenaire ?

On vous donne aussi nos petites astuces quotidiennes pour trouver une solution dans le respect de tous.

En espérant que cette vidéo vous soit utile, d’autres arrivent bientôt …

Si tu souhaites qu’Elodie dans sa qualité de médiatrice familiale, t’accompagne en médiation dans ton couple, elle propose des rendez-vous en ligne ici.

Avec toute notre bienveillance,

Elodie & Alexis

 

 

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Qui porte la culotte ?

Qui porte la culotte?

Suite au direct sur Instagram ( https://www.instagram.com/ailesetgraines ), on m’a demandé mon point de vue en tant que médiatrice familiale en ce qui concerne les relations de couple. Lire la suite

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Sortir du rôle de « victime » !

On a tous été, OU on est tous des victimes à un moment donné de notre vie. Certains s’enferment dans ce rôle ou n’arrivent pas à enlever cette étiquette.

Dans cette vidéo je t’explique pourquoi il y a toujours des « victimes » et en quoi il y aussi des bénéfices à l’être.

Je te propose donc aussi des pistes de réflexions afin de distancier de cette étiquette et donc d’éviter d’attirer les bourreaux.

* Cette vidéo fait suite à celle sur le triangle de Karpman: https://www.youtube.com/watch?v=MNStb…

* Vidéo sur les pervers narcissique: https://www.youtube.com/watch?v=MNStb…

* Podcast sur la manipulation: https://www.youtube.com/watch?v=npEglkt8c3Y 

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Faire face à un/e manipulateur/trice: éviter de tomber dans le piège de la manipulation.

Suite à toutes vos questions et vos retours avec la vidéo sur les « pervers narcissiques » , je souhaitais faire également un petit détour par la manipulation. Lire la suite

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Jeunes mamans, faites-vous confiance!

Cette vidéo est pour toutes les nouvelles mamans, toutes ces femmes qui rentrent dans la maternité et qui en ont un peu marre qu’on leur dise quoi faire et quoi penser alors même que bébé est encore au chaud dans leur bidou. Mais cette vidéo est aussi là pour rappeler à toutes les mamans qu’elles doivent garder confiance en elles et en leurs compétences.

Alors si toi aussi tu connais une maman qui aurait besoin de voir cette vidéo, n’hésite pas à partager ou la tagger ! 🙂

A toi, future ou nouvelle maman, je suis de tout coeur avec toi.

 

 

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Eviter les disputes en 10 points! (vidéo)

J’ai vu pas mal de couples qui se disputent, et ne connaissent d’ailleurs que ce schéma. Il est d’ailleurs si répandu qu’il en est devenu une norme, reprise même dans les films comme préliminaires d’un futur acte érotique. En soit on veut nous expliquer que se disputer avec sa moitié c’est signe d’une bonne santé de couple… ou pas !

A chacun de voir son baromètre d’acceptation. Car si se disputer n’est pas anormal, c’est tout de même bien « énergivore ». Cela consomme beaucoup en temps et c’est émotionnellement dense. On a donc pas tous la même quantité de temps et d’énergie à mettre dans une dispute et parfois y’en a « en trop ».

 

Voici donc une petite vidéo avec 10 astuces (liste non exhaustive) pour éviter les débordements. Si tu préfères lire l’article à ce sujet le voici: https://ailesetgraines.com/eviter-debordements-conjoint/

Si tu as des questions, n’hésites pas à me les poser ici, j’y répondrais dans les meilleurs délais et si tu as aimé cette vidéo, tu peux aussi la partager et t’abonner à notre chaîne youtube AilesetGraines.

Avec toute ma bienveillance,

Elodie

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Sauveur, victime ou persécuteur? (vidéo)

Il y a peu j’avais écrit un article sur les masques sociaux que nous portons tous, à tour de rôle et dont nous avons du mal parfois à nous extirper. Aujourd’hui je te propose une vidéo sur trois rôles qui nous empoisonnent la vie au quotidien et dans lesquels on rentre souvent involontairement, soit par survie sociale soit parce que l’autre nous pousse dans ce jeu malsain. Dans tous les cas il faut en sortir pour rétablir une relation saine.

Il est important de se rendre compte de ces rôles, car ils interviennent de façon assez spontanée dans le milieu professionnel mais aussi personnel, et notamment dans la relation conjugale ainsi que la relation parent/enfant. Ce rapport de force fragilise toutes les relations, alors faisons attention et restons dans la bienveillance en tant que telle.

 

Pour lire mon article sur les masques sociaux voici le lien de l’article: https://ailesetgraines.com/masque-social-relation-pouvoir/

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Avec toute ma bienveillance,

Elodie

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L’autre, un objet de consommation !

Il semble évident pour tout le monde que nous vivons, dans nos sociétés actuelles, dans une dynamique de consommation excessive: de produits certes, mais également de sensations – et ce, souvent au détriment des autres. Ainsi, les films, les livres, les pubs, les réseaux sociaux… nous racontent une histoire, essayent de nous vendre un rêve: celui du tout bonheur accessible rapidement, par la… Consommation, voire la sur-consommation. Le ridicule de nos modes de vie est par exemple mis en lumière par les réactions de certaines tribus plutôt épargnées par la « civilisation » à qui on amène des images de notre quotidien. Si tu nous lis régulièrement, tu sais déjà que nous nous sommes mis au minimalisme, sinon tu peux lire notre article à ce sujet: https://ailesetgraines.com/une-semaine-pour-etre-minimaliste/

Nous ne vivons pas notre vie, nous la consommons. Faire vite, au maximum de nos capacités, faire bien, vivre à fond, vivre mieux, déshonorer le reste et surtout gérer – pardon, contrôler – nos émotions; avec des moments prévus et socialement acceptés pour lâcher momentanément ce contrôle. Du lâcher-prise contrôlé, en somme. On ne compte plus les livres qui vous vantent la recette magique du bonheur, à base de contrôle sur ce qui ne doit pas l’être: les émotions. Tout va dans ce sens, y compris les pratiques tendances du moment tel le yoga ou la méditation; entendons-nous bien, nous n’avons rien contre ces pratiques, extrêmement intéressantes par bien des aspects. Nous trouvons simplement dommage et mal à-propos lorsqu’elles font effet de pansement. On entend souvent « Je fais du yoga, ça me déstresse… ». Et si nous faisions le choix de s’attaquer aussi et surtout à la cause même du stress?

Je voulais mettre en lumière comment l’autre (son parent, son partenaire, son enfant, son ami…) est également devenu un objet de consommation, entraînant ainsi des relations investies dans des postures qui ne peuvent être ni épanouissantes, ni stables – à moins de rester dans un état de déséquilibre équilibré.

Le consumérisme renvoie à notre rapport à l’objet – notamment l’Autre – et à notre narcissisme, à la façon dont on investit l’Autre dans le désir d’être aimé. Dans notre société, l’objet qui peut représenter une chose ou une personne, est très désiré voire convoité au point où il en arrive parfois à définir la personne que l’on est par notre statut ou pour notre valeur. Par exemple, un individu peut souffrir de ne pas avoir des attributs d’une certaine valeur financière, car il estime que c’est cela qui le définit socialement (maison, voiture, bijoux…) – ou encore le fait de « posséder » une femme ou un mari avec des enfants, représentant toute une symbolique dans notre société (épanouissement, réussite, exemple du bonheur familial…). DURKHEIM dans son ouvrage « Le suicide », avait mis en valeur cet aspect matérialiste que ça soit en possession d’objet ou de personne dans le fait que cela puisse impacter le taux de suicide dans une société.

En psychologie, la relation d’objet est donc quelque chose du registre de l’imaginaire, il n’est pas réel dans son aspect, très inconscient il prend une forme quelconque dans le réel (relation amoureuse, statut social, objet matériel…). Pour LACAN l’individu « ne cesse de chercher dans le regard social les signes de la valeur de son existence sans jamais mettre un terme à ce labeur ». Ainsi, dans notre société ce désir si fort d’être aimé et reconnu répond à une logique de l’objet à consommer.

Autrement dit, l’individu cherchera toujours dans l’objet aimé, qu’il investit voire qu’il surinvestit, sa propre image pour s’aimer lui-même. Dans la logique qui suit: si on m’aime c’est que je suis aimable donc je peux m’aimer. Ainsi l’individu sera toujours à la conquête de l’autre, d’où l’investissement d’un objet d’amour et de désir. Ce qui explique cette ardeur dévorante pour le consumérisme actuel qu’il soit dans une chose ou dans les relations. D’autant que l’être humain a le fort besoin d’être désiré, aimé; il cherche en l’autre le regard qu’il ne porte sur lui-même, dépendant totalement du regard social (un groupe ou une personne seule) pour estimer sa propre valeur. Cette « faille narcissique » est au commencement même avec le regard de la mère porté sur le nourrisson puis alimentée par la société (l’école est un parfait exemple: l’enfant perd ou gagne confiance en lui selon son niveau scolaire). LACAN explique que l’individu « ne cesse de chercher dans le regard social les signes de la valeur de son existence sans jamais mettre un terme à ce labeur »

Le psychanalyste CAUSSE explique que « l’individu se perd dans un reflet de lui-même qu’il prend pour la vérité de son être et qu’il contemple dans l’espoir de lui donner vie ». Cependant notre société est pathologique car partagée entre deux contradictions: d’un côté cet individualisme qui prend source dans le narcissisme propre à l’Homme et aussi dans cette affirmation de soi propre à notre époque mais d’un autre côté l’identité est fragile, trop dépendante, voire incertaine ce qui affecte les liens sociaux et donc le rapport à soi. L’individu est alors prisonnier du dilemme de sa singularité face à un monde non soutenant qui met à mal son authenticité. Il est alors possible que cet « effort pour apparaître sur la scène du monde se construise sur l’arrière-plan de la forte angoisse d’un « disparaître » » . On touche dès lors un problème complexe: c’est de faire entendre que le faire-ensemble, l’épanouissement de chacun réside dans l’abandon de ce besoin tout puissant « de l’avoir ou du pouvoir », afin de penser en terme global de socialisation. Il serait donc nécessaire pour diminuer la souffrance d’une part de modifier notre rapport subjectif à l’objet, en changeant la place que l’on occupe dans le rapport à l’autre, au monde et d’autre part de repenser le lien social dans sa globalité.

 

Pour voler de ses propres ailes :

ABRAHAM.K, Esquisse d’une histoire du développement de la libido fondée sur la psychanalyse des troubles mentaux, 1924.

BROUDICFIELD (psychanalyste), Le suicide réalité sociale et réalité psychique, le journal des psychologues, éd martin média, n° 262, 2008.

BUGEL.P,  Le Burn-out, revue Patient care, juillet 2003.

CAUSSE, extrait du cours sur l’Ethique du sujet et l’objet du manque, master psychanalyse Montpelier.

DURKHEIM, Le suicide, Puf,  édition 2013.

FREUD,  Deuil et mélancolie (1915), in Métapsychologie, Paris, Gallimard, 1981.

GIFFARD, psychiatre, extrait de son cours Processus et travail du deuil, formation au diplôme d’infirmière, 2013.

LACAN, Séminaire, tome 4, relation d’objet (1956), Seuil, 1998.

LACAN, Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je , Ecrits, Paris, Seuil, 1966.

LAMBOTTE (psychanalyste), L’objet du mélancolique, Eres, 2012. MIOLAN Nicolas, psychanalyste, écrit sur Deuil et Mélancolie, IFPP, Edupsy.

Site de l’INSEE, https://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=Suicide, 2011.

Intervention sur le Deuil et la mélancolie par l’association lacanienne internationale

 

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Réussir son couple, c’est prendre soin de sa famille !

Si tu as lu notre dernier article sur la métamorphose du couple quand il devient parent, tu comprendras alors mieux pourquoi je tenais à faire cette vidéo. Je t’explique, avec une approche socio-psychologique les évolutions d’un couple – et notamment les 3 grands changements – quand celui-ci devient parent. Je te parle également des dernières études pour aider ton couple à se réorganiser face aux changements majeurs qu’un enfant apporte quand se constitue la famille, notamment avec la place du père lorsque la femme allaite.
Il est essentiel de prendre soin de son couple quand on souhaite l’harmonie et l’épanouissement de sa famille; beaucoup d’éléments découlent du bien-être conjugale.

 

(lien video:https://youtu.be/Qa9a39cJ3Sc)

 

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Quand le couple devient parent…

On a beau nous avoir prévenu… il reste souvent un fossé, vous savez, celui bien placé entre la théorie et la réalité!

Car il faut bien se le dire – et se le redire -, il y  un avant et un après 1er bébé. On nous vend les petits pieds à bisouter, les câlins et les premiers pas comme les plus belles choses du monde… c’est vrai, mille fois vrai; mais même si on daigne vaguement nous briefer sur la fatigue et les couches pleines, on en oublie souvent de dire que plus que ton quotidien, ton couple va irrémédiablement changer. Chacun devient personnellement parent. Et passe du stade de « je suis le/la fils/fille de … » à « je suis le/la père/mère de… ». Si les deux êtres composant le couple changent en profondeur, comment pourrait-il en être autrement pour la relation conjugale?

Selon les statistiques, pas moins d’un couple sur cinq se sépare avant les 5ans de l’enfant, et même un couple sur douze pendant la 1ère année! Une expression est née de ce terrible constat: « le baby-clash« . Charmant, non ? (Je vous rassure, je ne trouve pas cela charmant, non… !) Beaucoup de spécialistes tiennent ainsi le discours suivant: la séparation n’est jamais le fait de la présence de l’enfant, il ne crée aucunement les problèmes; il sert simplement de catalyseur, d’amplificateur – par la nécessité pour chacun de trouver sa nouvelle place, par la fatigue générée, par les ajustements demandés pour faire la place à ce petit être, les attentes personnelles et conjugales qui changent, … – en mettant en exergue certaines fragilités profondes déjà présentes au sein du couple.

Bien sur, la fatigue liée au manque de sommeil des premiers mois de vie (voire premières années, certains enfants ne faisant pas de loooongues nuits d’une traite avant 3, 4 ou 5ans ou plus…) amène une personne à se mettre dans un état de survie; l’égoïsme – en fait la capacité à prendre soin de soi ici – est forcément précieux dans les rares moments où bébé nous laisse prendre un temps de repos, afin de permettre de se régénérer; il en découle de fait souvent un manque de patience, d’écoute, de compréhension, de présence en fait, pour son partenaire.
De l’agressivité pure et simple peut en jaillir – moins rarement que ce que l’on souhaiterait – au sein du couple car il faut bien trouver, pour certaines personnalités poussées dans des retranchements de survie, un bouc émissaire facile dans ce quotidien difficile, et si ça ne peut pas être bébé qui servira de cible, ce sera forcément le/la conjoint/e ! Deux personnes épuisées ont d’avantage de difficultés à communiquer de manière bienveillante et/ou à garder leur calme face à une énième frustration.

On est humains, forts et fragiles à la fois.

 

Petites mises à jour ironique dans le disque dur du couple, quand on passe de 2 à 3:

« Prends juste 2 culottes chérie, on part à l’improviste! » devient « Fais le listing des choses à prendre; et faut à tout prix qu’on se démerde pour partir à l’heure de la sieste de bébé!!« ;

« Je suis épuisé(e), on se fait un plateau-repas-film? » devient « Je suis épuisé(e), j’espère que les petits vont vite piquer du nez ce soir pour pouvoir m’affaler comme un sac... »;

« Toi, moi, ici, pas le temps d’aller jusqu’au lit… » devient « Détour express par la table à langer; c’est bon chérie, la couche est mise, dodo pour tout le monde!!« ;

« Ca ne va pas toi… tu veux qu’on en parle? » devient « Ca ne va pas toi… on en parle quand les petits sont au lit ? » ou, selon l’état général, « Moi aussi ça ne va pas, chacun fait ce qu’il peut, courage à toi…« ;

« N’oublie pas le contraceptif » devient « Je dors que 3h/nuit, et puis bébé ne dort que sur moi, donc t’oublies! Non mais, direct!« ;

« Vivement ce week-end pour les grasses mat’!‘ » devient « Vivement dans 10ans, pour leurs grasses mat‘ »;

« Toi et moi contre le reste du monde » devient « Toi et moi, avec les pleurs« .

Quand aller aux WC seul est devenu un luxe, c’est que passer du temps de qualité avec son partenaire est souvent devenu denrée rare!

Bien au-delà de la fatigue, des nouvelles habitudes à prendre pour chacun, des soucis de communication ponctuels au sein du couple, c’est le centre de gravité de celui-ci qui se déplace totalement avec l’entrée dans la parentalité. Les besoins de l’enfant seront toujours prioritaires, et vous irez chercher au plus profond de vous-même pour vous lever une énième fois dans la nuit, pour le bercer ou chanter pour la 100000ème fois la même chanson (« Il en faut peuuuu pour être heureux, vraiment très peu pour… « , « Dans la jungle, terrible jungle, le lion… », … bref ce qui vous passera par la tête pour l’aider à s’endormir^^).

 Dans ce contexte, la relation ne peut que changer; inévitablement. Le couple peut alors prendre mille directions: par exemple, essayer de préserver coûte que coûte un temps de qualité – même si faible en quantité; ou alors, se fondre, se diluer totalement au sein de la famille quitte à redessiner des contours plus nets une fois les enfants plus grands; ou encore, grappiller des moments à deux quand le quotidien nous en offre. C’est essentiel ! Trouver des solutions, spontanément ou par le biais de la réflexion / communication, à tous les changements au sein du couple induits par la présence d’un enfant – changement dont l’un des deux partenaires souffre, bien sur – est absolument vital. Un couple fusionnel avant l’arrivée des enfants se retrouve alors devant une situation où il va devoir partiellement ou totalement défusionner, ou alors chercher une adaptation de l’organisation de sa vie afin de permettre à un nouvel élément d’entrer dans ce schéma. Si avant de fonder une famille, vous étiez plutôt un couple épanoui séparément dans des passions et des espaces propres, la raréfaction du temps disponible réduira d’autant vos moments à deux, partagés – et se posera alors peut être la question de savoir comment réussir à préserver certains éléments qui étaient fondamentaux dans votre couple.

Il y a également une autre donnée à prendre en compte, dans cette transition si particulière de « couple non parent » à « couple parent »: bien sur, le quotidien change, vous vivez au rythme de bébé et ce n’est en soi déjà pas évident de faire systématiquement passer ses propres besoins après ceux de quelqu’un d’autre, aussi bébénou soit-il; et cela peut avoir des effets dévastateurs – pour soi et, par voie de conséquence, pour l’enfant – si l’autre parent n’est pas soutenant et impliqué activement d’une façon ou d’une autre dans ce quotidien chamboulé. Si vous ne formez pas une vraie équipe parentale avec votre partenaire, les sentiments négatifs risquent de fuser: de l’incompréhension on passe vite à la déception et de la frustration à la colère. Il vous faudra parler, toujours. Accepter que l’autre n’a pas tort de principe parce qu’il pense différemment, ou parce qu’il s’implique spontanément moins qu’attendu; chacun a son vécu personnel en tant qu’enfant, et des schémas de fonctionnement resurgissent spontanément. Avoir une communication, verbale ou non-verbale, bienveillante – autant que faire se peut est un bon moyen. Et c’est souvent là que le bât blesse; même un couple avec une communication permettant l’épanouissement de chacun des deux partenaires avant l’entrée dans la parentalité bébé, éprouvent des difficultés à communiquer positivement après, car il n’est pas évident de trouver le temps et l’énergie adéquate pour échanger sereinement. Quand le sujet épineux se trouve en lien avec le nouvel arrivant dans la famille, on rentre de plus dans un magma émotionnel composé de valeurs éducatives héritées, de normes, de fantasmes, de transferts de sa propre enfance, de réminiscences multiples…

Ce n’est bien sur pas évident tous les jours, loin s’en faut; mais, nous pensons que c’est une magnifique occasion de repenser autrement votre couple aimant, et d’apprendre à se connaître différement, en allant plus avant dans l’enfance et le futur de l’être aimé.

Deux personnes fondent une famille. Deux personnes avec leurs parcours, leurs éducations reçues, leurs blessures d’enfance, leurs idéaux… et parfois – pour ne pas dire souvent – des désaccords arrivent avec les divers choix à effectuer dans son rôle de parent – modèle éducatif, garde, alimentation, … Or, il est très délicat de faire des concessions quand il s’agit de ses enfants, et que l’on pense que notre façon de faire est la meilleure pour eux. Quelle raison peut bien être assez forte pour que je puisse lâcher sur un point qui, j’en suis persuadé(e), favorisera l’épanouissement de mon enfant? Communiquer est un mot clé. Et mettre à distance la situation. Pourquoi l’autre pense différemment? Et si je me trompais? Et quand même bien je ne pense pas me tromper, je peux reconnaître que l’autre me semble violenté par mon choix. Pourquoi? De plus, peut-être avons-nous tous les deux raisons de penser que ce l’on pense? A chaque histoire, chaque chemin. Qui suis-je pour estimer que le mien prévaut sur le sien?

Arrivons ensemble à trouver notre solution, épanouissante pour tous. Car imposer sa vision écarte systématiquement l’autre de la décision, et fragilise de fait la communication, l’implication de l’autre et l’équilibre général de votre famille. Le couple est le poumon de la famille, et s’il halète, c’est tout le monde qui tousse. Ce travail demande une vraie mise à distance de son propre vécu en tant qu’enfant, afin de devenir pleinement parent et ne plus rester dans sa propre enfance.

 

Gardons à l’esprit cette pensée magnifique: en plus d’être la personne que tu aimes de tout ton coeur, le partenaire devient la mère ou le père de tes enfants. Tu apprendras dorénavant à le/la voir totalement différemment. Et si, un peu comme ce qui se fait ici dans notre famille – à notre façon toute personnelle – tu arrives à mettre en place une douce communication bienveillante – même si ce n’est pas toujours évident, ce n’est pas inné, tout se travaille -, où chacun se sent écouté et respecté pour qui il est, sans jugement aucun… Et bien tu sais quoi? Tu l’aimeras encore plus que le premier jour. Plus que jamais, tu es avec ton partenaire de vie. Tu auras vécu des évènements et des épreuves, quels qu’ils soient (souvenirs d’enfance heureux, nuits compliquées, fou rires, reflux, premiers pas…), gravés à tout jamais en vous. Vous les aurez surmonté côte à côte, main dans la main. Vous en sortirez plus forts, plus épanouis, sereins; votre amour sera inébranlable.

 

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Pour en savoir plus sur la communication bienveillante dans le couple, nous avons écrit un mini e-book d’une 20aine de page avec quelques conseils, à partir de nos parcours professionnels et personnels. Si jamais cela t’intéresse, il suffit de remplir le champ de ton adresse e-mail (ici à droite directement) afin de recevoir les 3 conseils-clés pour un couple épanoui !

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Rester bienveillant malgré la fatigue, trucs et astuces

En tant que parents, ils nous arrivent bien évidemment d’être fatigués, au bout du rouleau, totalement épuisés… dans ces moments-là, il ne nous tarde qu’une chose: le soir, afin que les enfants aillent au lit! Bien qu’on les aime forts, si forts nos petits bouts, il n’en reste pas moins qu’il n’est pas toujours évident de s’élever à la hauteur de leurs émotions. Et pourtant, même à ces moments-là, il reste essentiel de tout faire pour garder toute sa bienveillance. C’est ainsi que nous te proposons ensemble cette vidéo qui rassemble les outils et astuces que nous mettons en pratique au quotidien, afin de rester le plus bienveillant possible. Lire la suite

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Positions différentes sur la notion de partage (VIDEO)

* Désolé pour la qualité technique de la vidéo – nous allons prochainement nous équiper d’un appareil de meilleure qualité dans notre quotidien, qui servira également à nous filmer – ainsi que pour la qualité globale du contenu – il était tard, les enfants venaient de s’endormir après une journée éprouvante, c’est notre première tentative… Pour une première, les excuses, ça marche, non? 😛 *

Et voici une première vidéo en duo où l’on a souhaité te livrer un échange que l’on a eu récemment, où nous étions d’abord en désaccord, sur la notion du « partage » des jouets de nos enfants. Et si on arrêtait de leur demander de partager? Est-ce que ça ferait de nous de mauvais parents? Est-ce que ça ferait d’eux des futurs adultes égoïstes? Un thème délicat car il renvoie à des valeurs bien ancrées, et jamais évidemment à appréhender quand on partage des moments avec des familles aux règles différentes des notres.

On précise que nous ne jugeons bien évidemment aucun mode éducatif, nous souhaitons juste partager notre réflexion, dans laquelle certains se retrouveront peut-être… les différences peuvent toujours être sources de richesses.

(https://youtu.be/LmhRvYEI82o)

Nos désaccords ont pu se résoudre facilement, à distance de l’épisode, par l’acceptation des émotions et idées de l’autre, dans le cadre d’une communication bienveillante entre nous. Si la thématique de la communication bienveillante dans le couple t’intéresse, afin de dénouer les noeuds du quotidien dans le respect de l’autre, nous avons rédigé un mini-ebook que tu peux recevoir gratuitement en t’inscrivant à notre newsletters  (colonne de droite, il te suffit de rentrer ton email, que nous vous promettons de garder confidentiel cela va de soi).

Nous te souhaitons une jolie journée.
Prends soin de toi.

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Le lâcher prise: pas toujours évident à atteindre? Comment faire?

Toi aussi tu as du mal à lâcher prise par moment?

C’est bien normal, c’est difficile de se distancier, de prendre du recul sur certaines choses. Si cette pratique est souvent salvatrice, libératrice pour les parents, elle ne marche pas toujours sur commande, et c’est tant mieux. Comment y voir clair?

Voici une mini vidéo que j’ai faite par rapport à ma propre expérience de maman 🙂 Lire la suite

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VIDEO : Comment communiquer sur la charge mentale?

La charge mentale tu connais?
Devoir penser à tout ce qu’il faut faire au quotidien: amener les enfants à tel endroit, appeler pour les RDV, ne pas oublier d’envoyer les papiers administratifs, penser à ce qu’il faut acheter pour les courses… et un tas d’autres choses à ne pas oublier et à organiser!
Ainsi, pas facile de dire à l’autre qu’on a la sensation de devoir penser à tout et que c’est épuisant !
Et pourtant, c’est souvent une réalité !!
Ainsi dans cette vidéo je te donne quelques petites astuces en communication que j’ai pu moi-même mettre en pratique pour partager la charge mentale au quotidien. 🙂

(https://youtu.be/6dEILSfsUak)

 

 

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Un peu girl-power dans mon couple: partage de la charge mentale !

Chères Wonder-Womans, super mamans, compagnes hors normes, cet article s’adresse à vous toutes.

Tout est parti de discussions avec un groupe de copinEs. Sabrina nous raconte qu’elle est rentrée hier soir à 20H30 du travail, à 20H, son compagnon (rentré depuis 17H) lui envoie un texto « tu nous fait quoi à manger ce soir ? » et là… elle réalise qu’elle n’a pas fait de courses, que la supérette d’à côté est fermée et qu’elle a juste envie de rentrer. A son retour, cela tourne mal à la maison, elle n’est pas de bonne humeur, fatiguée, excédée et elle a une machine à faire. Ils finissent par commander leur repas, un peu agacés par les prix exhorbitants.

Le lendemain, nous en discutons, et je lui demande « pourquoi tu ne lui as pas demandé ce que lui te préparerait ce soir vu que tu rentrais tard ? » « ah ben c’est moi qui m’occupe de la cuisine à la maison, courses, machines et ménage » « ah bon… mais tu finis plus tard non ? ». Elle fronce les sourcils. L’ai-je agacée ? Je n’en sais fichtrement rien sur le moment, mais j’ai pour habitude d’être assez franche dans mes relations.

Quelques jours plus tard, la situation se reproduit et étrangement… elle adopte mon conseil. La sentence est immédiate par sms « ben rien, on mangera de la sauce tomate ». Elle est furieuse, et lui envoie un émoji énervé. Toutefois, en rentrant, le frigo est plein, Monsieur lui a fait l’honneur d’un repas home-made. Elle est toute émue le lendemain. Mais là où le gentleman perd de son aura, c’est lorsqu’il lui rétorque que ce serait bien que cela ne se reproduise pas trop souvent, il est crevé en rentrant du travail quand même !

Cela s’appelle… la charge mentale, lorsque les femmes se sentent une responsabilité de tout gérer dans le foyer. Selon une enquête INSEE datant de 2010, les femmes prennent en charge 71% des tâches parentales (bon d’accord, pour l’allaitement, on le garde !) et 64% des tâches domestiques ! Mais, on travaille aussi non ?

Résultat, on est crevées et agacées du « ben il fallait demander !! » . Et moi j’aimerais dire « eh bien non. On est deux à vivre ici ! »

Alors à chaque couple ses règles, son fonctionnement. Mais pourquoi ne pas créer un nouvel état d’homeostasie ou chacun intervient à hauteur de ce qu’il peut faire ?

Nos mères, grands-mères ont lutté pour l’égalité des sexes, pour briser les carcans d’une société patriarcale rigide pour elles, pour nous, pour nos enfants !

Sabrina et moi, nous avons des visions très différentes du couple. Et des compagnons aux caractères assez antagonistes. Lui et moi, nous avons toujours eu cette propension à partager les tâches. Alors bien évidemment, cela n’a rien de parfaitement égalitaire. Mais par exemple, je vais m’occuper de la vaisselle car ça l’agace, il va cuisiner plus souvent que moi parce que ça ne lui déplait pas.

En réalité, nous essayons de nous économiser. Quand l’un est fatigué, l’autre prend la relève. Bien sur, on a tatonné au début, mais on a fini par en parler.

Alors, pourquoi ne pas mettre quelques coups de canifs aux idées reçues et aux règles pré établies ?

Vous vivez ensemble dans le même logement, ainsi vos responsabilités légales vis-à-vis de ce dernier sont les mêmes. Vous avez donc les mêmes droits. Et l’ère de l’homme des cavernes est terminée !

Mais comment faire ?

J’ai une tendance à être non-violente, calme, très « douce » diront certains. D’où l’étonnement de mes copines lorsque je leur raconte que la veille, Monsieur a fait une machine, l’a étendue, a fait le ménage, m’a préparé un super repas parce qu’il savait que j’avais eu une dure journée ! Et pourtant, cela n’a rien d’incompatible, c’est un fonctionnement de couple, de personnes, que l’on a su trouver avec le temps.

  • Engagez la conversation, il sera facile à comprendre que parfois vous ayiez besoin de temps pour vous reposer, voir des amis, ou simplement faire ce qu’il vous plait ; ainsi, vous pourriez établir une sorte des « listes de qui fait quoi » (par exemple : je fais à manger le mardi, vendredi, samedi dimanche et toi les autres jours ou je préfère m’occuper du ménage, peux-tu gérer les courses stp, etc… ). Certaines personnes choisissent même d’établir une semaine-type notée. Mais soyez flexibles, vous êtes des êtres humains et nous sommes faillibles, et pire encore, ce n’est pas un drame
  • Soutenez vous dans les cas de grande fatigue, n’hésitez pas à en discuter et à demander un soutien plus important sur les tâches qui vous incombent
  • Lorsque ce n’est pas bien fait, dites vous bien que Rome ne s’est pas construite en un jour, vous pouvez discuter de la meilleure manière de faire les choses ! Ne sombrez pas dans le conflit ! «  Aimer, c’est renoncer à la force » Milan Kundera
  • Essayez de rendre le jeu amusant « on fait le ménage en mettant la musique fort, on danse, on chante en même temps, et puis on s’écroule de rire sur le canapé avec mal aux abdominaux à force de rire », « on fait des concours de cuisine qu’on note comme top chef », « on s’envoie des listes de courses mystère avec des rébus », « celui qui fait la vaisselle peut manger le dernier bonbon » en parallèle « celui qui a oublié d’accomplir une des taches doit un café à l’autre ». La  vie peut être drôle, belle et pourquoi les corvées seraient forcément un poids ? Pourquoi ne pas essayer d’y trouver un peu de plaisir ? essayez de vous amuser, la vie est courte, rendez-la plus belle !
  • Accordez vous des breaks sur ces domaines là, ce n’est pas très grave s’il manque de la sauce tomate pour le repas de ce soir ou si la vaisselle attend demain
  • Si vous en avez les moyens, faites appel à une aide ménagère pour vous dégager plus de temps ensemble (et c’est déductible à 50% des impots, depuis janvier 2017, pour les foyers non imposables, un crédit d’impots existe).
  •  N’oubliez jamais de vous remercier l’un et l’autre, après tout, c’est un cercle vertueux ! Cela s’appelle « le renforcement positif ». Même fatigué, de mauvaise humeur, quand on pense qu’il est normal que l’Autre ait fait ci où ça, il est important de noter ces choses là. Auriez-vous envie de faire plaisir à quelqu’un qui fait mine de ne pas remarquer ce que vous faites ? Ou bien en reviendrez-vous à un acte passif, à autre chose ? Le remerciement sincère, la gratitude nous met en position de faiblesse, par rapport à un manquement ou une aide, selon la psychologue et gestalt-thérapeute Sylvie Schoch de Neufor, lorsque nous remercions,. « Nous sommes reconnus par l’autre dans notre unicité et notre totalité ». La gratitude nous plonge avec l’autre, nous élève et nous soude. Le jeu semble en valoir la chandelle ?
  • Soyez indulgent avec l’autre, au final, vous êtes un couple, une équipe gagnante, soutenez-vous !
  • Pour terminer, pensez l’un à l’autre «  L’attention est un pur acte d’amour » Jeanne Siaud-Facchin !

SOURCES

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1303232?sommaire=1303240

François de Singly – sociologie de la famille moderne

Tout est là, juste là – Jeanne siaud Facchin

L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera

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5 étapes pour désamorcer un conflit

Vous le sentez, ça va venir, le ton monte, l’agacement se fait de plus en plus oppressant, votre corps commence à être en ébullition… aïe aïe aïe le conflit risque d’éclater ! STOP !!!!!

Voici quelques astuces pour désamorcer avant que ça ne dégénère en une énième dispute:

1/ Relativiser ! Il est normal d’être en désaccord, c’est le propre du « vivre ensemble ». Accepter que l’autre pense différemment ou exprime les choses de façon différente c’est aussi se permettre d’être soi-même different. N’oubliez pas que ce que l’on accorde à l’autre n’est que le reflet de ce que l’on accorde à soi-même.

2/ Maintenant que vous avez réussi ou tenté de banaliser ce moment, n’en faites pas autant avec vos émotions. Elles sont là, vous ressentez de l’agacement alors autant faire avec puisque cela fait partie de vous. Demandez-vous plutôt quelle valeur a été bafoué pour vous mettre dans un tel état d’agacement. Tentez de mettre des mots. Pas facile ? Alors tentez dans un premier temps de décrire ce qui se passe dans votre corps de manière très factuelle; par exemple: chair de poule, montée de chaleur, tremblement, boule au ventre, tête qui tourne… Ceci aide bien souvent à se calmer suffisamment pour mettre des mots sur les émotions.

3/ Maintenant vous savez que c’est normal de s’agacer et que vous avez tenté de remettre des mots sur ce qui ne va pas, voyez le côté positif de la chose. Car oui il y en a bien un, comme la possibilité d’évoluer sur un sujet qui bloque, la possibilité de vous améliorer en communication, la possibilité de voir les choses autrement, la possibilité juste d’être fière de vous pour avoir réussi à vous « canaliser »…

Car toute situation peut être vue positivement, même les plus difficiles. Parfois on le voit pas de suite, parfois cela peut même prendre des années… mais si vous arrivez à prendre suffisament de recul, mettre des mots sur vos maux et voir cette situation positivement, BANCO vous aurez réussi à désamorcer le conflit (du moins celui en vous-même)!

4/ Si vous vous sentez encore très agacé, que la tension ne descend pas, n’hésitez pas à demander un « temps mort ». Un peu comme au sport, cette technique doit se mettre en place en collaboration avec l’autre. Dites-lui très honnêtement que vous avez besoin d’un moment de pause, ou vous allez faire autre chose, faire un tour, du sport, lire, manger, vous relaxer… bref stopper net le dialogue. Ca ne rime à rien de continuer une discussion si les protagonistes ne s’écoutent plus car submergés par leurs propres émotions! Ayez la sagesse pour l’autre et la sympathie pour vous d’arrêter le carnage avant qu’il ne soit trop tard.

5/ Enfin, toujours la base de toute relation bienveillante et empathique: mettez vous à la place de l’autre ! En effet, il est très rare de se mettre soi-même dans un tel état d’agacement. Connaissez-vous les neurones miroirs? les dernières études en neurosciences démontrent que cette catégorie de neurones dans notre cerveau se connectent « en miroir » avec autrui afin de nous amener à faire ou à ressentir la même chose. Ainsi il n’est pas rare de se sentir agacé lorsqu’on est en compagnie de quelqu’un d’agacé. C’est donc tout naturellement que je vous pousse dans les quatre premiers points à vous temporiser vous-même, et dans un dernier temps à réaliser que l’autre a certainement une influence sur votre énervement. Si vous êtes plus calme vous-même, vous l’aiderez à s’apaiser et d’autant plus si vous arrivez dans une posture ouverte à l’écoute empathique!

Juste 5 petits points à mettre en pratique au quotidien, juste 5 petites choses qui changeront vos rapports avec les conflits.

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Réflexion sur le genre

Réfléchir sur la notion de genre, pas si évident.

Je citerai alors Fontenelle pour m’aiguiller : « Il faut oser en tout genre mais la difficulté c’est d’oser avec sagesse. » Cependant, avec mes quelques printemps, c’est là que mon bât blesse.

J’essayerai alors dans ma lecture de me donner bon genre.

L’humain en est-il un bon ? Ce bon genre est-il androgyne ? Féminin Masculin, voilà ce qu’impose l’Etat Civil. L’homme de loi nous embourbe dans un carcan puéril. Subissez votre ‘H’ ou votre ‘F’ tout en sachant que l’homme englobe la femme dans son grand H.

Même dans nos règles d’orthographe le masculin l’emporte.

Remercions alors Mr PIVOT de faire tourner la tête aux hommes en les obligeant à conjuguer au féminin.

Les femmes obtiennent-elles pour autant tout ce qu’elles souhaitent ?

Grenier serait tenté de répondre par la négative, avec son célèbre pléonasme : « Femme insatisfaite ».

Pourtant Mère Nature est de genre féminin. Ne dit-on pas que ce que femme veut, dieu veut ? L’expression « homme de peu de foi » prendrait alors ici tout son sens.

Homme ou Femme, à vous de choisir. Laissez-vous guider par le néologisme contemporain.

Christine GUIONNET vous conseille de ne pas vous cantonner à la physiologie, tenez compte aussi de la sociologie, de la psychologie et du symbolique. Car parler du genre, c’est toujours risquer d’y investir un peu de son histoire et de ses propres cécités.

Peu importe votre choix, il n’y a pas de genres inférieurs, il n’y a que des productions ratées, comme le dit si joliment Georges COURTELINE.

Finalement, le genre ne serait-il donc pas qu’un mythe ? Masculin Féminin, peu importe, on est tous rattachés au genre humain.

Encore maintenant faudrait-il se pencher sur la confusion entre égalité et équité, peut-être sur une prochaine réflexion, en attendant je vous laisse sur celle-ci !

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Altérité et vérité, dans ma pratique de médiatrice

La vérité est un concept aux contours flous et peut se multiplier par autant d’habitants que la Terre en compte. Cette question revient souvent au cours des médiations familiales, chacun exigeant d’obtenir « la vérité ! ». Toutefois, si l’on peut en termes juridiques parler de « vérité des faits », ces derniers peuvent cependant être interprétés d’une multitude de manières différentes, inhérentes au vécu, aux perceptions, à la sensibilité de chacun. Elle n’est d’ailleurs pas un enjeu de la médiation familiale, il importe davantage au médiateur familial de travailler sur leurs ressentis et leurs vérités, comme nous l’avons vu plus haut.

D’ailleurs les individus que je reçois en rendez-vous de médiation familiale se déchirent depuis des années. L’objet de leur conflit est un nœud. Ils tous deux sont persuadés que l’autre ment. Par exemple:  » il ne veut pas recevoir les enfants le dimanche alors qu’il le pourrait le week-end parfois ! », il répond « Je ne peux pas. », elle riposte : « et voilà, il ment encore ! Il vit chez sa mère, il y a largement la place de les recevoir là-bas ». Il s’avère qu’il s’agit de versions différentes, lui ne peut pas car sa mère est malade et a besoin de calme depuis qu’elle est malade, loin d’un manque de volonté selon lui. La médiation familiale a permis un apaisement des conflits mais surtout à la parole de se circulariser et par ce biais, ils ont réussi à prendre conscience de la réalité de l’autre, ce qui était difficile dans ce contexte de conflit, les rendant aveugles à la vérité de l’autre.  Il semble que dans certaines situations, la vision d’un mensonge est simplement celle d’une autre vérité ; celle de l’Autre (incomprise du regard de l’autre en première instance).

Il importera alors à tout médiateur de porter une attention particulière à la reconnaissance de l’altérité, de l’autre en tant que personne qui vit avec son référentiel de valeurs propres dans un univers qui lui appartient. En effet, ce besoin de « vérité » témoigne d’un besoin de reconnaissance de l’autre. Son rôle, éminemment complexe, sera d’amener chaque parent à comprendre le référentiel de l’autre. Il devra parfois décoder ce que chacun exprime à l’aide de certains de ses outils, et amener chacun vers l’acceptation de certaines zones « floues » dans l’existence de l’autre.

La question du mensonge semble  inévitablement entamer la confiance que les parents ont entre eux, rendant la communication très difficile, chacun ayant le sentiment d’être trahi et de n’avoir pas connu l’autre auparavant, ne le voyant alors qu’au travers du prisme de la trahison. La médiation familiale ayant pour but d’amener à un rétablissement d’une communication harmonieuse devra donc traiter de ces questions sensibles en aidant les parents à trouver leurs propres moyens de recréer une relation de confiance relative si cela est nécessaire à l’établissement de leur projet et qu’ils en sont d’accord. Le médiateur familial a néanmoins la responsabilité de s’adapter et de respecter les besoins des personnes, tout en acceptant que le processus de médiation familiale puisse avoir ses limites, du fait de la singularité de chaque personne.

Ainsi, il apparait au regard des études théoriques et sur le terrain que j’ai réalisé que cette problématique particulière soit une question aussi complexe  que subtile qu’il convient de ne pas juger sous le prisme manichéen du « bien » et du « mal ». Les entretiens que j’ai réalisés m’ont amené une ébauche de réflexions sur les stratégies que l’on peut mettre en place pour amener à un apaisement des tensions dans ces situations où la communication semble parfois rompue.

En effet, le médiateur familial peut tenter, par le biais de ses outils, d’aider les individus à s’extirper de ce cercle vicieux afin d’amener une dynamique différente, moins centrée autour de ces problématiques infinies et de les amener à travailler en direction de leurs besoins. Là est la clé de la réussite, mais aussi toute la difficulté: savoir reconnaître son besoin !

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Le mensonge dans le couple en médiation

Mes observations en tant que médiatrice m’ont permis de prendre conscience que le mensonge générait une blessure narcissique chez l’autre, entrainant alors un sentiment de trahison, mais également, dans de nombreux cas, des ruptures de communications. C’est alors que mon intérêt est né pour cette question en médiation familiale, où il est question de travailler le lien familial.

Condamné par la société et perçu auparavant comme un pêché, le mensonge dans nos sociétés occidentales, est perçu d’une manière très manichéenne.  La réprobation sociale est encore aujourd’hui très présente, en témoignent les nouveaux ouvrages dédiés à la synergologie ou encore à l’interprétation des signifiants des mensonges (verbaux et non-verbaux). Traqué, le mensonge est au cœur des débats humains, politiques et publicitaires, menant parfois au scandale.

Toutefois, certaines études démontrent cependant le caractère ordinaire et universel du mensonge, nous mentirions en moyenne 3 à 6 fois par jours. Si le mensonge est si régulier, quelles en sont donc les raisons ?

Au travers de mes lectures et de mes expériences, j’ai pris conscience que le mensonge fait tout d’abord partie des fondements identitaires chez l’enfant. C’est, en effet, une partie de ce qui l’aidera à continuer à coller à l’amour de ses parents tout en poursuivant ses désirs propres, mais qui lui permettra aussi de s’opposer. Le mensonge, comme le souligne Piaget, se développe lorsque l’enfant développe un jugement moral et prend conscience du fait que ses actes aient des conséquences. C’est par ce biais entre autres que l’enfant peut peu à peu se différencier de sa mère afin de développer sa vie intérieure propre. Le psychiatre Winnicot évoque le mensonge comme une manière de protéger son intériorité du monde extérieur.

En grandissant, l’aptitude au mensonge évolue. Cela permet à tout un chacun de forger son « masque social », c’est-à-dire de se forger une image répondant aux normes socialement acceptées de tous.

Nous le retrouvons dans le domaine de la publicité, en politique, ou encore dans les médias, le mensonge semble omniprésent.  Ainsi, s’il semble indissociable du quotidien, quelles sont les raisons qui nous poussent à mentir ?

Mes étayages pratiques et théoriques m’ont permis de comprendre que la question du mensonge était bien plus complexe qu’elle n’y apparait. En effet, le mensonge a ses fonctions, il s’agit de protéger son intériorité, cacher un secret de famille, donner une image de soi favorable, protéger quelqu’un ou quelque chose, ou encore même soi-même, garder l’amour d’un proche…

Ainsi je me suis souvent demandée comment travailler face à la présomption du mensonge. Le médiateur familial n’est cependant pas là pour trancher en faveur de l’un ou l’autre durant le conflit. Il est celui qui va les aider à recréer les conditions d’un dialogue harmonieux, sans jugement. Il est impartial et neutre. En tout premier lieu, il lui faudra donc prêter une attention accrue à ce moment particulier qu’est celui de la mise en confiance qui facilitera l’adhésion au cadre et au processus de médiation familiale. Ce lieu sera un refuge où ils pourront exprimer les difficultés relationnelles qui les enserrent mais aussi où ils évalueront s’ils se sentent dans un endroit suffisamment sécurisant pour y aborder des problématiques aussi intimes que complexes, d’où l’importance de cette rencontre et de la réaffirmation de la confidentialité au travers d’une neutralité bienveillante.

Il apparait clairement que la question du mensonge soit très particulière  et éveille des affects exacerbés dans ces situations où l’ex-couple est déjà ébranlé par des conflits antérieurs et amène à des renfermements de soi, générant une blessure de trahison, une méfiance, un sentiment de honte…. Ces médiateurs familiaux ont ainsi démontré une partie de leurs outils, de leurs techniques et compétences dédiées à réinstaurer une communication devenue presque impossible puisque « c’est un menteur, pourquoi l’écouterais-je ? » (tiré d’une situation que j’ai vécu lors d’un entretien de médiation familiale).

Cela m’a amené à réfléchir sur les fonctions du langage, sur l’accueil des affects et des émotions, l’éthique et la déontologie…et sur comment amener les personnes à trouver leurs propres outils de communication.

Ainsi le dialogue au sein d’un couple ne peut réellement se tisser que si les deux protagonistes peuvent réinstaurer un climat de confiance entre eux.

La présomption du mensonge, très présente en médiation familiale, apparait comme très spécifique. Elle génère une problématique circulaire d’accusations sans fins (ne permettant plus le dialogue) dont le médiateur familial devra s’extirper afin de le leur permettre également. Aussi, me semble-t-il nécessaire de la traiter d’une manière particulière au travers d’une attention toute particulière, et d’outils et moyens propres à la professionnelle que je suis afin de tenter d’amener les individus vers le terrain d’une confiance relative. Ceci facilitera le travail en direction de leur projet et leurs besoins. 

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La société et le mensonge

Le mensonge fait ainsi partie intégrante de notre société, en effet, par exemple, il est

communément admis dans le cas des joueurs de pokers notamment qui doivent développer l’art de duper l’adversaire par une modification de leurs réactions naturelles mais également une analyse fine des « mensonges » physiques de l’autre.

Certaines duperies sont d’ailleurs acceptées en société, les magiciens par exemple usent de leur art au travers d’ « honnêtes mensonges » tels que les décrit le magicien techno-illusionniste Marco Tempest lors d’une conférence TED.

Toutefois, ils sont également présents sous d’autres formes dans notre quotidien : dans le monde du travail par exemple (il s’agit de par exemple modifier son Curriculum Vitae pour y faire apparaître des performances et connaissances accrues : « il faut être honnête, mais pas trop » et tenter ainsi d’accéder à un poste plus reluisant. Dans d’autres situations du quotidien, certains racontent des exploits de soirée ou vacances qui n’ont cependant jamais existé pour impressionner leurs proches, ou encore Emeline dit à sa mère que le hamster a volé les biscottes de la cuisine et qu’elle est très fâchée pour ne pas contrarier sa mère de même,« Maurice, tu pousses le bouchon un peu trop loin » (il a osé manger toutes les crèmes desserts !) dans le cadre de la publicité, Red Bull donne-t-il réellement des ailes ? Rien n’est moins sûr, c’est cependant sur cette image de toute puissance, d’énergie infinie que la marque se propulse en France et auparavant en Europe. Toutefois, son caractère imagé aura généré l’engouement du public, ce dernier ayant inconsciemment intégré cet effet de pulsion énergétique forte.

  • La publicité :

La publicité, souvent décriée, notamment l’an dernier par exemple avec notamment le scandale qui a éclaté concernant la révélation du contenu des lasagnes (de la viande de cheval), en dépit des indications sur la boite. De nombreuses associations de consommateurs s’insurgent aujourd’hui contre ces dissimulations de la vérité comme l’association « 60 millions de consommateurs » par exemple, dont la vocation est de veiller au respect et à la défense des droits des consommateurs.

L’article L.121-1 du code de la consommation définit ainsi la publicité mensongère : » Est interdite toute publicité comportant, sous quelque forme que ce soit, des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur, lorsque celles-ci portent sur un ou plusieurs des éléments ci-après : existence, nature, composition, qualités substantielles, teneur en principes utiles, espèce, origine, quantité, mode et date de fabrication, propriétés, prix et conditions de vente de biens ou de services qui font l’objet de la publicité, conditions de leur utilisation, résultats qui peuvent être attendus de leur utilisation, motifs ou procédés de la vente ou de la prestation de services, portée des engagements pris par l’annonceur, identité, qualités ou aptitudes du fabricant, des revendeurs, des promoteurs ou des prestataires « 

La question restera présente concernant la réalisation des publicités, y-a-t-il un souci de fidélité à la réalité ? La marque Dove a notamment essayé de créer des publicités plus fidèles à la réalité de leurs consommateurs, ne présentant pas que des mannequins au sein de leurs réclames mais des femmes de tous âges et tous poids.

Les récents scandales ont amené une vigilance des consommateurs et des associations de défenses de leurs droits. D’ailleurs, actuellement, les publicités mettant en avant une certaine transparence vis-à-vis de leurs consommateurs sont de plus en plus présentes (comme la grande enseigne mettant en avant une transparence et comparaison des prix « qui est le moins cher ? » entre divers magasins)

  • En politique :

Machiavel écrit : « Combien il est louable à un prince de respecter ses promesses et de vivre avec intégrité, non dans la fourberie, chacun le conçoit clairement. Cependant, l’histoire de notre temps enseigne que seuls ont accompli de grandes choses les princes qui ont fait peu de cas de leur parole et su adroitement endormir la cervelle des gens ; en fin de compte ils ont triomphé des honnêtes et des loyaux». Ici, le mensonge amène le pouvoir, la puissance.
L’histoire nous montre que nombreuses furent les manipulations politiques, dans les régimes totalitaires notamment, de par la manipulation des médias par exemple.

L’affaire Cahuzac nous montre à quel point l’opprobre pointe lorsque ces mensonges sont démasqués par le grand public, le pouvoir politique étant perçu comme vecteur de normes et d’une morale droite.

En effet, certains mensonges historiques ont longtemps défrayé la chronique. Bien des années après l’attaque des Wall Trade Center par Al-Quaïda, l’histoire reste encore bouillante. Les Etats-Unis, suite à l’attentat de 2001 ont en 2003 déclaré la guerre à l’Irak qu’ils en déclarent responsables (et dont ils déclarent redouter l’acquisition d’armes de destruction massives, ce qui a été réfuté, après enquêtes multiples par les organisations internationales), toutefois, nous apprendrons bien des années plus tard que l’enjeu était pétrolier. Les articles et la désapprobation publique défrayeront longtemps la chronique. Le président Bush aura cependant été désapprouvé par l’Organisme des Nations Unies et de nombreuses autres organisations. Il reste encore une haine contre cette guerre, une tristesse infinie pour tous les morts à la guerre. Dans ce cas-ci, l’histoire a été manipulée en temps réel pour faire croire aux citoyens américains que la guerre n’était qu’une réponse aux attentats meurtriers du 11 septembre 2011. On peut en conclure que le mensonge peut avoir des effets dramatiques en politique et amener à des conséquences sur la population. Mais qu’en est-il de la position de chacun face au mensonge ?

  • Les masques sociaux :

En effet le psychanalyste Carl Jung, définit la « persona », soit les masques sociaux que nous portons, comme l’apparence de ce que nous donnons à voir de nous-même et qui organise nos rapports sociaux. Ainsi, le mensonge est un parallèle de notre construction identitaire car il permet de forger notre masque social, il nous aide à préserver la paix sociale ainsi que nos intérêts. Freud révèlera que les actes manqués sont des révélateurs de nos mensonges. Anthony, reçu en entretien d’information de médiation familiale s’exprime sur situation professionnelle « j’aime mon travail », à ce moment précis, il empoigne une feuille de papier déjà dans sa main auparavant, la froissant totalement. Cela m’a permis de déterminer son malaise et de l’interroger sur ses ressentis et ses relations au travail, en ce moment conflictuelles malgré un cœur de métier qui le passionne. Ici, c’était le révélateur d’une difficulté temporaire.

Toutefois, dans le quotidien, ce genre de modifications du discours ne sont pas rares, les réseaux sociaux par exemple permettent à tout un chacun de véhiculer une image de lui-même, améliorée au regard des autres. Ils sont vecteurs d’image sociale et permettent de présenter une image de soi idéalisée, les gens y théâtralisent les évènements de leur vie quotidienne en y proposant une version plus avantageuse, au risque de déformer la réalité. Les réseaux sociaux sont de nouvelles scènes sociales au travers desquelles tout un chacun s’y présente à son avantage afin de préserver le regard de ses « amis » sur lui-même. Qui dit théâtre dit jeu d’acteur, ainsi le sujet orchestre et dirige le mensonge par des biais qui lui sont propres. « Le mensonge questionne l’être et son intériorité, mais aussi sa relation à l’autre », en effet, quel intérêt y trouve-t-il ? Pour quelles raisons est-il amené à mentir ?

Au sein de son ouvrage, Pascal Neveu évoque que la première raison invoquée au mensonge sera : pour ne pas faire de la peine (avec 74% des personnes interrogées le disant), puis en seconde position pour éviter des disputes, se disculper ou encore se faire valoir. Nous mentons par peur des réactions des autres, d’une modification négative de leur regard, par intérêt, par peur de blesser également. Le sujet est ainsi celui qui dirige et orchestre le mensonge à des fins particulières, il fait partie de notre masque social qui nous sert à nous protéger, à cacher des parties de nous comme à servir nos intérêts.

Dans l’ouvrage L’Insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera, les mensonges de Tomas envers Teresa sont destinés à la protéger de ses infidélités qui pourraient, selon lui, la dévaster et entâcher voire détruire leur amour. Pas dupe, elle accepte cependant ces dissimulations. Ici, Tomas désire porter un masque d’amoureux fou fidèle, aimant.
Nos masques sociaux sont en construction permanente, ils nous permettent de nous adapter aux intérêts de nos interlocuteurs et peuvent voir leurs traits se modifier en fonction de l’interlocuteur ainsi que de la qualité de la relation. En effet, les discours s’adaptent en fonction des récepteurs de l’information.

Mensonge par omission, par déni (en écho au célèbre ouvrage d’Oscar Wilde : Le portrait de Dorian Gray, ce dernier ne pouvant accepter que son corps vieillisse et n’étant amoureux que de l’actrice en sa dulcinée et non d’elle-même en tant que personne), dissimulation, tous ont leurs fonctions, tous nous protègent des autres ou bien de nous-mêmes. Le mensonge est  intrinsèques au quotidien et au réel.

 La comédie, The invention of Lying, montre à voir un monde où le mensonge n’existerait pas, la vérité étant un état de fait, chacun y accepte son sort avec résignation et réalisme, toutefois, il nous montre à quel point les mensonges sont inhérents à notre quotidien et font partie de l’ordre social.

  • Et le secret de famille?

« Nous trompons pour tirer avantage et cacher nos faiblesses » dit le magicien suisse Marco Tempest. Ne s’agit-il d’ailleurs pas certaines fois de cacher de lourds secrets également ?

« Le secret est avant tout l’information de la plus haute importance concernant un évènement honteux ou dramatique ou des comportements jugés comme répréhensibles de la part de certaines personnes. Cette information précieuse peut être connue d’une ou plusieurs personnes devant garder impérativement le silence.» François Vigouroux, psychologue définit le secret de famille comme un point clef de la transmission, c’est un passage qu’il décrit comme paradoxal car il est générateur d’obscurité, contraignant ainsi les descendants à nommer l’innommable.

Ainsi, les détenteurs du secret sont soumis à un clivage entre son intuition et les sécrétions du secret (non verbal, actes manqués, lapsus, évocations discrètes) et l’injonction de ne pas demander, le secret est innommable. Ces lourds secret engendrent des mythes familiaux puissants qui s’enracinent de générations en générations (l’innommable devenant progressivement impensable). Concernant l’émetteur, il subit des effets contradictoires d’avec la réalité, mais pour être aimée, la personne se conforme au mythe ; elle se ment donc à elle-même et transmettra ce message structurel à ses enfants. Il lui est donc difficile d’y trouver son identité propre. La fidélité au mythe empêche la parole de circuler réellement.Quant au détenteur du secret, il le garde précieusement, le cache, se taire est pour lui une obligation, il va déformer la réalité pour en établir une qui soit plus facilement acceptable au regard de la société, pour s’adapter une à une mythologie qu’il inventera. Il devra mettre en œuvre une imbrication de mensonges plausibles qui ne le dévalorisent pas et ne font pas état de sa honte (il s’agit de la création d’un mythe personnel pouvant devenir un mythe familial). Il sera partagé entre l’envie de dire et de ne pas dire, et à qui, la culpabilité est omniprésente du fait de la lourdeur du secret et des effets psychiques de ce mensonge. Le poids du secret reposera constamment sur ses épaules, l’amenant à se questionner sur les possibilités de révélation, la légèreté sera-t-elle au rendez-vous ? Et le secret sera-t-il à nouveau protégé ainsi que son image interne ?

Ainsi, certains mensonges sont protectifs et porteurs d’une histoire parfois difficile, jugée lourde et honteuse, mais ils ont souvent des effets inhibiteurs et destructeurs pour celui qui les porte. Toutefois, le mensonge transpire par des signes extérieurs.

  • Comment le mensonge nous apparait-il ?

La question de la détection des mensonges est au cœur de nos sociétés, on peut notamment en entendre parler au travers de séries télévisées ou films policiers. Les ouvrages dédiés à la détection des mensonges par le biais de la synergologie font leur apparition actuellement, marquant les préoccupations contemporaines de la société.

Si de nombreux chercheurs ont tenté de trouver des moyens de les détecter de manière fiable, aucun critère strict et invariable n’aura pu être défini. Toutefois, l’homme peut en détecter 80% par le biais des réactions verbales et non-verbales.

Les signifiants verbaux du mensonge :

La socialisation primaire du bébé passe par l’oralité et le sourire, lors de ses premiers mots pour affirmer son existence, même s’il se plie aux exigences éducatives parentales et sociétales, l’enfant va apprendre à s’opposer par le « non » afin d’exprimer ses désirs, mais mentira pour ne pas perdre l’amour de ses parents et préserver son intériorité. Ainsi, au fil du temps, il saura s’aguerrir et donner des explications plus élaborées, toutefois, adulte, des résidus de ces angoisses subsistent encore, générant un stress émotionnel lors des mensonges, d’où une expression verbale différente dans ces situations. En effet, lorsque nous mentons, notre stress agit sur nos fonctions respiratoires et notre système cardiovasculaire notamment et va générer des comportements involontaires comme une augmentation du timbre de la voix, plus aigüe, de grandes respirations, des soupirs, des bredouillements, un débit de parole soutenu notamment… Le discours semble préparé et est très détaillé, laissant donc peu de place aux questions gênantes. Ce discours amènera des tentatives de changement de sujet fréquentes assorti d’une feinte de l’émotion de la colère (l’imitation de la vexation d’être jugé menteur).

Toutefois, nous ne sommes pas égaux face au mensonge et chacun aura sa manière de les élaborer, ainsi, les déterminants restent généraux et vagues.

Le mensonge dans le non-verbal

Nos sociétés sont sous-tendues par un ensemble de codes sociaux et des sous-codes verbaux (par exemple, un italien utilisera davantage de gestes pour s’exprimer)

Le verbal et le non-verbal sont intimement liés et font corps tels que l’écrit Pascal Neveu. En effet, au travers de ma posture précédente d’assistante sociale j’ai pu par exemple observer la situation de Mme D., mère au foyer qui me dit « aimer rester à la maison s’occuper de ses enfants », toutefois, pendant qu’elle me dit cela, elle entame un mouvement de négation par la tête. C’est ainsi que j’ai pu comprendre qu’elle était animée par un nœud émotionnel profond, entre la femme qu’elle aimerait être, son rôle de mère et son histoire de couple. Elle souhaite toutefois protéger ses enfants en restant présente à la maison malgré son désir de mener une activité professionnelle épanouie.

Ainsi, s’il n’y a pas de constante dans le mensonge, peut-on également parler du mensonge à soi-même, est-ce d’ailleurs réellement possible d’être totalement honnête avec soi-même ? Le psychisme est une succession de rouages très complexes et l’honnêteté totale envers soi-même nécessiterait une intériorité permanente.

Le « menteur » porte en lui une vérité qui lui est propre dont il faut avant tout questionner les motivations, il est parfois pour lui nécessaire, par souci de préservation de son psychisme (comme pour le cas des secrets de famille notamment) Le mensonge est traqué dans nos sociétés, d’ailleurs les ouvrages à ce sujet sont de plus en plus nombreux, démontant le désir de contrôle sociétal.

 

SOURCES

Jean-Claude Kaufmann, Sociologie du couple, Paris, PUF, Que sais-je ?, 1993, 128p.

 Robert Neuburger,  Le mythe familial, 4ème édition argumentée, éditions ESF,  1995, 197p.

 Journal le Nouvel observateur, Findus le scandale des lasagnes au cheval secoue l’Europe, 9 février 2013.

 Nicolas Machiavel, Le Prince, Ed le Cluny, Paris, 1938,p.56

 Arielle Thedrel, Journal le Figaro, Guerre d’Irak, comment tout a commencé il y a dix ans, 20 mars 2013. 

 Pascal Neveu, Mentir… pour mieux vivre ensemble ?,Psychologie du mensonge, L’Archipel, 2012, 208p.

 Boris Manenti, Journal le Nouvel Observateur, Photos. Le profil facebook ou l’autoportrait 2.0, 26 octobre 2011.

 Milan  Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être,1990, Gallimard,476p.

 Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray, Le livre de Poche, réé dition, 1992, 256p.

 Ricky Gervais, Matthew Robinson, Film, The invention of lying, 2009, 100 minutes.

 Claire Delassus, Le secret ou l’intelligence interdite, Edition Hommes & Perspectives, 1993, P24

 François Vigouroux, Le secret de famille, éditions perspectives critiques, 2010, 127p.

 Martine Quesnoy-Moreau, Secrets intimes, secrets de famille ; ces secrets qui en disent long, Editions chroniques sociales, 2003, 112p.

 

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Eviter les débordements avec votre conjoint

J’ai vu pas mal de couples qui se disputent, et ne connaissent d’ailleurs que ce schéma. Il est d’ailleurs si répandu qu’il en est devenu une norme, reprise même dans les films comme préliminaire d’un futur acte érotique. En soit on veut nous expliquer que se disputer avec sa moitié c’est signe d’une bonne santé de couple… ou pas !

A chacun de voir son baromètre d’acceptation. Car si se disputer n’est pas anormal, c’est tout de même bien « énergivore ». Cela consomme beaucoup en temps et c’est émotionnellement dense. On a donc pas tous la même quantité de temps et d’énergie à mettre dans une dispute et parfois y’en a « en trop ».

Voici donc les petites astuces (liste non exhaustive) pour éviter les débordements:

1/ Se mettre à la place de l’autre. C’est ce que l’on appelle communément: faire preuve d’empathie. Par exemple évitez de faire une remarque, certes peut être constructive mais pas très agréable, quand vous sentez votre partenaire épuisé après une longue journée de travail. Sachez donc choisir votre moment! Dans la situation inverse, vous apprécierez sûrement pas qu’on vienne vous enquiquiner pour une vaisselle pas faite après une journée de merde au boulot.

2/ Le « tu tue ». En effet, évitez d’employer le « tu », il est accusateur! Si vous devez dire les choses, parlez de vous, de vos émotions, de vos ressentis, de vos interprétations. Par exemple au lieu de dire « tu ne m’aides jamais à faire le ménage », dire plutôt ce que ça vous fait de le faire: « je me sens fatiguée, j’ai la sensation de faire tout le ménage ».

3/ Vous n’êtes pas juge et partie: laisser le doute possible et n’accusez pas. Evitez donc de vous dire que si votre moitié ne vous aide pas pour telle ou telle chose c’est qu’elle s’en fout de vous, ou qu’elle n’a pas envie de vous faire plaisir ou que sais-je encore. Tentez plutôt de demander pourquoi et laissez l’autre y réfléchir. Par exemple, lors d’une médiation il n’est pas rare les fois où j’ai entendu « j’ai pas envie de faire l’aspirateur, ça sert à rien, elle repasse derrière moi ». En effet, il faut admettre qu’il y a  peu d’utilité à faire quelque chose si on sait que l’autre le refera.

4/ Acceptez de ne pas toujours comprendre l’autre. Parfois malgré toute la bonne volonté que l’on met dans les échanges avec l’autre, on ne comprend décidément pas son point de vue. Et alors? Il/elle a le droit de penser différemment  et donc d’analyser les choses à son prisme à lui/ elle. Il serait donc de bon ton de penser à un compromis et donc de voir comment concilier les deux. Le plus dur à faire reste dans la sphère éducative.

5/ N’oubliez pas ce que vous êtes et ce que vous souhaitez. Les compromis sont indispensables certes mais ne rentrez pas dans un rôle de martyrs. Si vous devez sacrifier quelque chose, jaugez ce que cela vous coûte et dites-le. Mais ce sera votre choix, ne le reprochez pas à l’autre ! On peut aisément se sacrifier pour une cause. Par exemple, pour les enfants, en tant que parents il n’est pas rare de faire passer nos besoins après les leurs, pour autant il serait de mauvais ton de leur en faire le reproche. Ou encore, si vous devez déménager pour suivre votre conjoint dans une autre ville (mutation professionnelle), si vous acceptez alors inutile de vous en servir comme argument de défense lors d’une dispute.

6 / Ne mélangez pas tout. Lors d’une discussion houleuse sur un sujet, inutile de revenir sur le sujet d‘une autre dispute, un thème à la fois ! Le ménage n’a pas de lien avec les enfants par exemple. Ne multipliez donc pas les reproches. rappelez vous du conseil sur l’empathie, mettez vous à la place de l’autre: il est fort désagréable de s’en prendre plein la poire !

7/ Pesez vos mots et si vous n’y arrivez pas, excusez-vous en ! Ce n’est pas de la faute de l’autre si vous sortez de vos gonds. Soit vous avez trop attendu pour en parler soit vous partez vite au quart de tour, dans les deux cas l’autre mérite qu’on lui parle avec respect. Et si l’émotion est trop forte préférez soit reporter la discussion soit vous excuser auprès de votre conjoint pour les termes employés.

8/ Sachez stopper une discussion trop difficile ou qui tourne en rond. Parfois un sujet de discorde ne se règle pas en un seul échange. Ayez l’intelligence de dire que là vous êtes à bout car beaucoup de tensions ou pas assez de recul et permettez à votre moitié comme à vous de faire une pause et d’y revenir plus tard, plus au calme, avec plus de recul sur la chose.

9/ N’hésitez pas à demander de l’aide si la communication se fige. Il existe de nombreux professionnels: psy, thérapeute, médiateur, coach … ce n’est pas digne d’une incompétence que de demander de l’aide mais justement d’une grande sagesse: reconnaître une limite pour mieux la dépasser.

10/ Soyez honnête ! J’aurais pu commencer par ça, mais c’est le conseil plus difficile à mettre en place car pour être honnête envers l’autre il faut avant tout être honnête envers soi-même. La malhonnêteté dans les disputes cristallisent souvent le manque de confiance. Ayez alors l’honnêteté de dire quand vous même vous doutez, ou juste de dire que vous ne savez pas voire que vous êtes même perdus dans vos propres émotions, et sachez accueillir l’honnêteté de l’autre avec bienveillance.

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Ne plus voir l’autre comme objet de son désir

Suite à mon écrit sur « l’autre comme objet de consommation », je vous propose une petite fiche pratique afin d’entrevoir les choses différemment. En effet, le fait de ne plus considérer l’autre comme un objet de désir, permet d’assainir les bases d’une relation.

Trop de relations se disloquent car on attend quelque chose de l’autre, on attend que l’autre nous complète, nous porte, nous emporte. Alors qu’il faut déjà être bien avec soi même, et se connaître avant tout pour choisir une relation sans s’y perdre et sans être en demande.

1 / Déjà commencez par apprendre à vous connaître. 

Dans ce monde de carcans et d’étiquettes, nombre d’entre nous ont été « bien éduqués » selon les conventions sociales communes; mais beaucoup s’y sont perdus: on fait le BAC que papa et maman nous ont conseillé, on fait des études car il paraît que c’est la solution la meilleure pour avoir un emploi, on fait tout pour avoir un CDI dans une entreprise socialement acceptable ou valorisée, on se marie puis après on fait des enfants, on fait construire ou achète une maison etc… des voies toutes tracées sans même savoir si c’est cela que nous voulons. Loin de moi l’idée de critiquer ce schéma, mais est-ce bien cela que vous vouliez? Là encore, on va pas tout remettre en question (c’est une voie bien compliquée à prendre), mais juste prendre la voie de l’honnêteté. Si vous aviez eu le choix, auriez-vous fait différemment? Quels étaient vos rêves d’enfants? Le but n’est pas de tout plaquer pour vendre des barbes à papa bleues ou devenir astronaute ou que sais-je encore… le but est de vous recentrer sur ce que vous êtes VOUS ! Car c’est en connaissance de vos réels besoins que vous apprendrez à vous connaître.

2 / Acceptez vos faiblesses et vos défauts pour aimer celles des autres.

Personne n’est parfait, c’est un constat facilement vérifiable. Et je dirais même plus, on est d’ailleurs tous le con de quelqu’un ! Ainsi, vous avez, comme moi, comme vos voisins, votre mère, frère, chien… des tonnes de défauts et de faiblesses. Dans ce monde de concurrence où il est nullement question de les mettre en avant, mais plutôt  de démontrer qu’on réussit tout et avec facilité; pas évident d’arborer nos petites ratures. Certes… alors juste gardez-les pour vous ! Mais soyez conscients de leurs présences, car cela vous aidera à voir les autres différemment, avec plus de tolérance. Cette fille qui parle haut et fort pendant les soirées, ou cet homme qui fait toujours des blagues graveleuses devant la machine à café, ou encore ce couple qui ne cesse de mettre des photos de leurs bonheur sur les réseaux sociaux… sont-il réellement ce que l’on voit d’eux? Cette fille ne cache-t-elle pas un lourd fardeau? Ne compenserait-elle pas un manque de confiance en elle? Cet homme, ne serait-il pas effrayé par les femmes et ne souffrirait-il pas d’une absence de relation? Et ce couple est-il si heureux? Ou aurait-il tant besoin de le montrer pour tenter juste d’y croire un peu?

3 / On ne change pas les gens. 

Vous n’aimez pas tout le monde et tout le monde ne peut pas vous aimer. C’est un fait qu’il faut absolument reconnaître. Cela n’empêche pas de nous respecter! Mais voilà, des atomes crochus on en a pas avec tout le monde et c’est bien normal. Il y a certaines caractéristiques qui vous agacent au plus haut point et vous en avez le droit. Mais lesquelles? Voyez avec ce que vous êtes car il serait une erreur de croire que l’on change les gens. Car si les personnes évoluent ça doit être avant tout pour elles et pas pour se travestir pour une relation (sinon ça ne dure jamais, les masques tombent). Ainsi si vous êtes d’un tempérament jaloux, évitez de vous engager dans une relation où le/la partenaire a un fort besoin de séduire. Mais si vous le faîtes, alors acceptez l’autre dans ce qu’il/elle est et n’attendez pas qu’il/elle change. Cela sera à vous de vous adapter et non l’inverse.

Ainsi choisir de faire couple avec quelqu’un c’est aussi savoir ce que nous souhaitons vivre au sein du couple, connaître ses besoins et voir s’ils peuvent être en adéquation avec ceux de l’autre.

4/ Acceptez de vous tromper.

Trop de couples sont ensemble pour de mauvaises raisons, cela ne durera donc pas, pire encore: plus ils vont s’entêter et plus il y aura de la souffrance. Le pire selon moi, c’est lorsque certains décident de faire des enfants en ayant le fantasme que cela arrangera les choses. Une chose est sûre, un enfant n’arrange rien, il fera juste ressortir ce qu’il y a déjà présent. C’est un multiplicateur ! Il multiplie  le bonheur comme les emmerdes et révèle donc ce que vous avez souhaitez dissimuler. Ainsi, il est possible que la personne que vous avez choisi ne vous corresponde pas, mais tout devient plus compliqué lorsqu’on vit avec, on a des amis en commun, on est mariés, on a des projets et on a des enfants. Mais vous n’avez qu’une vie, et il me semble bien triste de ne pas laisser à votre moitié la possibilité de rencontrer quelqu’un qui fera réellement son bonheur.

5/ Construisez vous-même votre bonheur.

N’attendez pas des autres et en particulier des gens avec qui vous vivez qu’ils vous rendent heureux. Ca ne fonctionne pas comme ça. Soyez heureux et ayez comme projet de partager votre bonheur avec quelqu’un. J’entends souvent dire « je serai heureux une fois que je serai en couple ». Absolument pas ! Ou du moins ça ne dure qu’un temps ! Apprenez à vous connaître, apprenez à vous faire du bien, apprenez à vivre seul; afin d’apprendre à quelqu’un d’autre  comment faire pour vous aimer. Si vous ne savez pas ce qui vous rend heureux, vous ne pourrez jamais expliquer à votre moitié ce qu’il/elle pourrait faire pour vous aider dans les moments difficiles. Il/elle n’est pas dans votre tête et a déjà à faire avec sa propre tête, alors n’attendez-pas de lui/ d’elle qu’il/elle fasse votre bonheur. Et c’est là où l’étape 4 a son importance. Si vous n’êtes pas heureux en couple, il faut savoir si c’est l’autre qui ne vous correspond pas/ plus, ou si c’est parce que vous ne vous connaissez pas, ou encore car vous attendez de l’autre quelque chose qu’il ne vous apportera jamais: le bonheur. Car seul vous même pouvez vous rendre heureux. Le bonheur c’est dans le coeur, c’est dans la tête, c’est les petites choses du quotidien et qui nous entourent mais ce n’est absolument pas dépendant des autres.

6/ Enfin soyez honnête et humble envers vous et contre tout… pas facile dans un tel monde ! 

 

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