Si la diversification m’était contée…

Si la diversification m’était contée…

Si la diversification m’était contée

Il était une fois, Camille et Alex, les parents de Charlie leur bébé né 4 mois plus tôt.

Lors de leur dernier rendez-vous chez le pédiatre, les quelques mots du médecin “il va falloir commencer la diversification” les avaient laissés perplexes.

Leur bébé leur paraissait bien jeune pour commencer une alimentation solide, mais face au conseil médical, ils préférèrent glaner quelques informations complémentaires.

L’ère du numérique dans laquelle ils vivaient avait cet atout : il ne fut pas difficile de trouver quelques définitions sur ce thème.

Ainsi, ils découvrirent que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) propose de commencer la diversification, soit le passage d’une alimentation exclusivement lactée à une alimentation solide,  à partir de 6 mois, lorsque l’enfant se sent prêt, et en étalant jusqu’à 3 ans environ.

L’Organisation Mondiale de la Santé rappelle qu’il s’agit d’une alimentation de complément qui permet de compléter les apports en lait (eux même insuffisants à partir de 6 mois).

Camille et Alex étaient rassurés, ils avaient du temps pour commencer et leur bébé allait pouvoir continuer de profiter des bienfaits du lait encore quelque temps !

Cependant, de nombreuses questions les poussèrent à se renseigner davantage, auprès de leurs amis cette fois. Ils constatèrent que la plupart d’entre eux donnaient à leurs bébés des purées, des compotes ; plus ou moins faits maison, parfois bio ;  vers 6 mois, certains un peu plus tôt (voire beaucoup trop tôt à leur goût), d’autres un peu plus tard ; des quantités plus ou moins adaptées, et souvent, le repas devait remplacer une tétée.

La diversification par une alimentation d’abord mixée finement, puis de plus en plus grossièrement pour arriver aux morceaux semblait être la principale façon de faire.

Sans trop savoir pourquoi, quelque chose les chagrinait dans cette façon d’amener l’enfant à la découverte d’autres textures et saveurs. Aussi, il décidèrent de pousser encore davantage leurs recherches.

Et si internet est une source inépuisable d’informations, Camille et Alex étaient aussi férus de rencontres. Ils décidèrent donc d’organiser une rencontre autour d’un pique-nique, avec d’autres parents rencontrés sur les réseaux sociaux.

Plusieurs familles répondirent présentes.

Camille et Alex étaient ravis !

L’observation des différentes tables débuta et certaines attirèrent particulièrement leur attention.

La première parce que le bébé, qui n’avait pas encore un an, piochait dans tous les plats présentés. Il semblait prendre ce qui l’attirait, sans aucune objection parentale.

Curieux, Camille et Alex s’approchèrent pour discuter, et l’échange s’averra très instructif :

“Nous pratiquons la Diversification Menée par l’Enfant [DME], expliquèrent les parents. Nous avons attendu que notre bébé soit prêt et qu’il se tienne assis. A vrai dire, nous avons commencé quand il avait 5 mois car il ouvrait tellement grand la bouche quand notre fourchette passait près de son visage ! D’abord des morceaux de légumes bien cuits et des fruits faciles à attraper, puis ce que nous mangions en version adaptée, donc sans sel.

-Ne s’est-il jamais étouffé ?”

“Jamais ! Il lui arrive souvent de faire remonter les aliments dans sa bouche, de les recracher, voire même de se faire vomir si le morceaux sont trop gros ou ne passent pas bien. Mais nous n’avons jamais eu à intervenir.”

Le lâcher prise dont faisaient preuve ces parents était impressionnant, déroutant même. Si bien que Camille et Alex se jurèrent d’approfondir leurs recherches sur ce sujet.

Ils reprirent leur mini voyage entre les tables.

Chemin faisant, ils rencontrèrent une famille au repas bien étonnant : aucune denrée animale ne se trouvait sur leur nappe ! Eux qui n’imaginaient pas un pique-nique sans saucisson et fromage, furent interloqués !

N’oubliant pas leur quête, il jetèrent un oeil  aux enfants. Manifestement, le régime était familial.

Que de perplexité ! Ces enfants devaient être carencés si ce régime était habituel !

Camille et Alex n’avaient pas pour habitude de juger les gens sans un minimum de connaissances, ils s’approchèrent donc de la famille, souriants, bien décidés à en savoir davantage.

“ – Nous sommes végétaliens, répondirent les parents. Nous ne consommons aucun produit animal : ni viande, ni poisson, ni produit laitier, ni oeuf, ni miel, sous quelque forme que ce soit [de la plus simple à la plus transformée]. Nous trouvons tous les nutriments et vitamines dont nous avons besoin dans les végétaux (fruits, légumes, céréales, graines, légumineuses…). Sauf la vitamine B12, que nous devons acheter comme complément alimentaire pour toute la famille.

– Voilà nos croyances bien mises à mal…Nous étions persuadés que le régime omnivore était le seul idéal… Vos enfants mangent-ils comme vous ?

– Bien sûr, du moins pour le moment. Ils verront ce qu’ils préfèreront quand ils grandiront.

– Ne sont-ils pas carencés ?

– En ont-ils l’air ?, répondit un des parents sur un ton amusé. Non, nous faisons attention à manger varié, comme tout le monde. Nos enfants prennent ce qu’ils veulent, ce dont ils ont besoin. Quand notre bébé a eu 6 mois, nous avons d’abord donné des purées car nous avions peur qu’il s’étouffe. Mais finalement, il a commencé à piocher dans nos assiettes,  et nous n’avons jamais eu de problème.”

Une chose était certaine, Camille et Alex étaient loin de se douter d’avoir encore tant de choses à apprendre. Ils se sentaient à la fois riches et perdus.

“- Il nous faudra faire de plus amples recherches dit Camille, histoire de faire au mieux pour notre petit Amour.

– Moi, mon coeur me parle  et je pense savoir aujourd’hui ce qui conviendra le mieux à Charlie, lui répondit Alex regardant amoureusement son bébé lové dans ses bras.”

Une question restait en suspens. Leur bébé avait déclaré une intolérance aux protéines de lait de vache [PLV]. Ils étaient un peu anxieux à l’idée d’introduire certains aliments connus comme potentiellement allergisants.

“-Il nous faudra prendre quelques précautions, nous verrons le moment venu. Et puis, nous avons tous nos limites, donc nous ferons avec. Sans compter que nous terminons ce repas avec quelques lectures au programme ! Après tout, avec une bonne dose d’information et un zeste  de  bon sens, nous devrions parvenir à faire nos choix, dit Alex avec un brin d’humour.”

L’après-midi se poursuivit dans la chaleur et la richesse d’échanges divers.

Camille et Alex étaient ravis de voir où leur quête les avait menés.

S’ils n’étaient pas encore sûrs de leurs choix, plus de doutes sur certains points :

La diversification alimentaire n’est pas une course, le lait restant l’aliment principal jusqu’à 1 an. Il y a bien des manières de permettre à l’enfant de découvrir d’autres saveurs et  textures mais l’enfant doit avoir accès à une alimentation variée et équilibrée. Enfin, la notion de confiance en leurs capacités de parents et en leur bébé restait essentielle.

SOURCES

 

Si vous avez une question vous pouvez contacter Samantha directement sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/cheminsdevies/

 

 

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